Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Interviews de personnalités connues ou moins connues venant d'horizons différents, avec des idées et des visions différentes
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politicien
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Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par politicien » 23 juin 2014, 22:39:37

Bonjour,

Voici l'interview de Liêm Hoang­-Ngoc, économiste, élu au parlement européen en 2009, membre du bureau politique du PS, et fondateur avec Philippe Marlière du club des socialistes affligés :

- Quel est l'objectif de votre club "les socialistes affligés" ? Pensez vous pouvoir peser sur la majorité ?
Nous avons voulu créer un club comme il en existait pendant la Révolution française. D’où le logo : la première constitution française sur laquelle est posée une rose. Ce logo signifie qu’il y a aujourd’hui un problème avec la démocratie dans la cinquième République. Il indique de plus que la question sociale n’est toujours pas réglée. En d’autres circonstances, nous aurions baptisé ce club « le club des nouveaux cordeliers ». Il s’agit d’une structure souple qui servira à la fois de boîte à idées et de lieu où les militants politiques de gauche pourront débattre du futur de la gauche.

- Pourquoi restez vous au PS ? Quelles sont les différences entre vos solutions et celles du Front de Gauche ?
Ce n’est pas à nous de quitter le navire socialiste. Ceux qui bradent les idées socialistes n’osent d’ailleurs pas nous exclure. Ce sont eux qui sont mûrs pour des alliances avec l’UDI… Notre club s’adresse avant tout aux militants et électeurs socialistes qui représentent 60% de ceux qui ont voté « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Pour leur part, le Front de gauche et les verts ont leurs propres partisans, avec qui nous pensons que le rassemblement se fera sous une forme ou sous une autre.


- Comment comptez-vous vous positionner par rapport à Nouvelle Donne et le Parti de Gauche ? Votre mouvement a-t-il pour but de "gauchir" le PS de l'intérieur, de former des alliances à gauche, ou d'aboutir à une scission en cas de blocage ?
La voie la plus rapide pour éviter le retour d’une droite flanquée d’une extrême droite forte est de gagner la bataille du prochain congrès, prévu, aux dernières nouvelles en juin 2015. Cela inciterait l’exécutif à changer de politique en s’appuyant sur la majorité rose-rouge-verte qui existe encore à l’Assemblée nationale. Si nous échouons, il est vraisemblable que la gauche soit absente du second tour en 2017, à moins qu’un Syriza à la française n’émerge rapidement….

- Selon vous François Hollande Président renie t-il les promesses de François Hollande Candidat ?
A l’évidence, le virage à droite opéré avec le pacte de responsabilité n’a jamais été avalisé par un quelconque débat au sein du PS. Les promesses du Bourget sont aujourd’hui bien loin, d’où le désarroi de nos électeurs.

- Est-ce qu'une solution pour se sortir de la crise ne serait pas de sortir de l'euro (pas de l'UE) et de monétiser une partie de notre dette, de manière à ce que ses intérêts ne soient plus le nœud qui étrangle notre budget et donc notre économie ? Si ce n'est pas une solution, alors qu'est ce qui en est une ?
L’euro a mis un terme à la spéculation contre les monnaies, qui avait sévi contre le franc en 1983. La BCE a montré la voie depuis septembre 2012 en enrayant la spéculation sur les dettes souveraines grâce à son programme OMT, menaçant les marchés d’un rachat illimité de titres souverains sur le marché secondaire en cas de besoin. Pour sortir de la crise actuelle, la solution la plus rapide est de réorienter la construction européenne en la dotant des moyens politiques qui lui font défaut : un véritable budget fédéral, financé par l’impôt et l’emprunt européen et contrôlé démocratiquement par le Parlement européen. Si ce scénario n’aboutissait pas, il ne faut pas être fétichiste de la monnaie. Pragmatiquement, le retour aux monnaies nationales, arrimées à une monnaie commune, sera alors envisagé par de nombreuses forces politiques.

- Croyez-vous que la France puisse respecter ses engagements de réduction des déficits autrement qu'en menant une politique d'austérité budgétaire ? Si oui, comment ? Et si non, proposez-vous de dénoncer les engagements européens de la France ? Et faut-il les renégocier ?
L’austérité tuera la croissance et ne permettra même pas d’atteindre les objectifs annoncés de réduction des déficits et des taux d’endettement. Le pacte de stabilité est une stupidité. Au Conseil européen, la France, l’Italie et d’autres, appuyés par un Parlement européen sensible à ces questions, pourraient proposer une adaptation des déficits publics en fonction de la conjoncture pour soutenir l’activité quand celle-ci est morose. Les investissements d’avenir doivent par ailleurs être exclus du calcul des déficits, comme le suggèrent aussi les italiens.


- Proposez-vous de dénoncer les traités européens et internationaux d'inspiration libre-échangiste signés par la France ?
La France a entériné l’acte unique qui régit désormais les échanges intra-européens. S’agissant des échanges avec le reste du monde, ce n’est pas la France mais l’Union européenne qui a mandat pour la négociation. Nous sommes favorables à un protectionnisme à l’échelle européenne. L’exécutif français doit œuvrer dans cette direction au Conseil. Nos parlementaires européens (socialistes) y sont favorables.

- Que pensez-vous du traité de libre-échange transatlantique ?
TAFTA ne doit pas être signé. Cet accord transatlantique est une aberration. Il n’y a quasiment plus de barrières tarifaires entre l’Union européenne et les Etats-Unis. L’accord portera nécessairement sur les barrières non-tarifaires qui nous prémunissaient jusqu’alors des OGM et du bœuf aux hormones. Les traités européens permettent à nos députés d’apposer leur veto au Parlement européen à l’issue de la négociation entre l’UE et les USA. Ils doivent prendre leurs responsabilités, malgré les pressions qu’ils subiront de la part de l’exécutif !


- Peut on réellement continuer à mener une politique basée sur la croissance ?
La politique économique actuelle tue la croissance, creuse les déficits et les inégalités, tout en accroissant le taux d’émission de CO2. Il ne faut pas tout mélanger. Une véritable politique progressiste doit accroître, au bénéfice de tous les richesses matérielles et immatérielles (70% de la production s’effectue désormais dans le secteur des services – i.e. culture, éducation, santé, etc…), tout en réconciliant l’être humain avec la nature. Cela passe par une transition énergétique, par laquelle la sortie du nucléaire et la mise en place de réseaux de production et de distribution d’énergies non-fossiles, doivent être planifiées. Le « keynésianisme social vert » est désormais à l’ordre du jour.
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Nombrilist
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Nombrilist » 24 juin 2014, 00:01:27

Enfin un discours de gauche qui me convient, avec le protectionnisme européen et le non au traité de Lisbonne. Liem Hoang Ngoc veut encore croire à la construction européenne, mais je ne pense pas que la gauche française sera un jour le moteur d'un changement de cap européen. Je suis alors content de voir que le retour aux monnaies nationales est réellement considéré comme une alternative. Je suis content de voir évoqué le nom de Syriza. Je suis content de voir que des socialistes sont contre TAFTA. Je suis prêt à voter pour eux, dès lors qu'ils ne seront plus dans le même parti que la droite qui est au pouvoir.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Baltorupec
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Baltorupec » 24 juin 2014, 12:33:09

Oui, un peu déçu par la réponse sur la croissance. J'ai du mal à me représenter une croissance matérielle et immatérielle illimitée.
“Tout ce que tu peux régler pacifiquement, n’essaie pas de le régler par une guerre ou un procès.” Jules Mazarin

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johanono
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par johanono » 24 juin 2014, 12:55:07

Ses réponses me laissent un sentiment mitigé.

Sur la politique monétaire, on comprend qu'il critique la politique actuelle de la BCE. Mais il ne dit pas clairement s'il faut dévaluer ou monétiser. Il dit qu'il faut un budget européen, un impôt européen : est-ce bien la réponse adéquate à une question sur la politique monétaire ? Tout à la fin de sa réponse, il admet qu'il ne faut pas être fétichiste de la monnaie unique. Très bien. Mais lui, que souhaite-t-il ? Propose-t-il clairement, et dès à présent, de quitter l'euro ? On ne dirait pas.

Concernant le libre-échange, il entérine le libre-échange à l'intérieur de l'Europe (donc la concurrence déloyale pratiquée par les pays de l'Est). Et concernant les relations commerciales avec les autres pays, il admet le principe actuelle qui veut que ces relations soient négociées par la Commission. Il se dit favorable au protectionnisme européen, il se dit hostile au traité avec les Etats-Unis, c'est bien, mais il se soumet à la Commission européenne pour négocier tout ça...

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El Fredo
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par El Fredo » 24 juin 2014, 17:21:18

Baltorupec » 24 Juin 2014, 12:33 a écrit :Oui, un peu déçu par la réponse sur la croissance. J'ai du mal à me représenter une croissance matérielle et immatérielle illimitée.
Matérielle ça paraît impossible, mais immatérielle sans problème (notons au passage que illimité et infini ce n'est pas la même chose, mais là on rentre dans le domaine de la philosophie).

Déjà il faut comprendre que le PIB a plusieurs composantes en fonction du secteur économique :

- le secteur primaire, qui consiste en l'exploitation des ressources naturelles : matières premières (pétrole, minerais...), énergie, agriculture, chasse & pêche et traditions.
- le secteur secondaire, qui consiste en la transformation des ressources produites par le secteur primaire. Les industries en général en font partie, ainsi que le bâtiment et la production de fromage artisanal.
- le secteur tertiaire, composé de toute les autres activités, comprend notamment les transports, les télécommunications, le commerce etc.

On entend souvent dire qu'il est impossible d'avoir une croissance illimitée avec une planète de taille limitée, mais c'est faux. En réalité la limite de la planète ne pèse directement que sur le secteur primaire, et encore si on exclut l'énergie vu que la Terre reçoit des quantités phénoménales d'énergie en provenance du Soleil, donc de l'extérieur (plus de 10.000 fois notre consommation totale d'énergie). Il n'y a pas de limite théorique à la richesse produite par les secteurs secondaire et tertiaire.

Imaginons le scénario hypothétique suivant :

l'Humanité a fini par extraire 100% des ressource naturelles non renouvelables, et exploite 100% du potentiel de ressources renouvelables de la Terre. Comme ces ressources, renouvelables ou non, sont limitées, alors la part du PIB produite par le secteur primaire est à son maximum : l'extraction de ressources non renouvelables est à zéro, les surfaces agricoles couvrent 100% du territoire exploitable et la productivité plafonne, et on capture 100% de l'énergie solaire exploitable.

Comme on dispose d'une énergie renouvelable abondante en provenance du Soleil, l'industrie peut sans cesse recycler les matières premières déjà extraites sans avoir besoin d'en extraire de nouvelles : on valorise ainsi chaque année 100% (*) des déchets pour produire de nouveaux biens de consommation à partir des anciens. C'est ce qu'on appelle l'économie circulaire. La production en volume physique plafonne, par contre elle peut théoriquement augmenter en valeur grâce à l'innovation (les produits sont de plus en plus perfectionnés par exemple).

(* en réalité il existera toujours un taux de perte, aussi petit soit-il, qui fait que les volumes s'éroderont avec le temps, mais du strict point de vue du PIB c'est la valeur et non le volume qui compte, et la valeur peut augmenter indépendamment du volume).

Quant au secteur tertiaire, certains secteurs sont sujets à des contraintes de ressources (les transports qui dépendent de l'énergie) mais d'autres n'ont aucune limite : la culture, la connaissance, les technologies de l'information, etc.

En résumé les activités matérielles peuvent parfaitement plafonner autour d'une valeur limite due aux contraintes physique, mais il n'y a rien qui empêche les activités immatérielles de croître indéfiniment. Après tout, est-ce que la quantité de pétrole disponible nous empêche d'écrire de nouvelles chansons ?
If the radiance of a thousand suns were to burst into the sky, that would be like the splendor of the Mighty One— I am become Death, the shatterer of Worlds.

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Nombrilist » 24 juin 2014, 18:34:13

johanono » Mar 24 Juin 2014 - 12:55 a écrit :Ses réponses me laissent un sentiment mitigé.

Sur la politique monétaire, on comprend qu'il critique la politique actuelle de la BCE. Mais il ne dit pas clairement s'il faut dévaluer ou monétiser. Il dit qu'il faut un budget européen, un impôt européen : est-ce bien la réponse adéquate à une question sur la politique monétaire ? Tout à la fin de sa réponse, il admet qu'il ne faut pas être fétichiste de la monnaie unique. Très bien. Mais lui, que souhaite-t-il ? Propose-t-il clairement, et dès à présent, de quitter l'euro ? On ne dirait pas.

Concernant le libre-échange, il entérine le libre-échange à l'intérieur de l'Europe (donc la concurrence déloyale pratiquée par les pays de l'Est). Et concernant les relations commerciales avec les autres pays, il admet le principe actuelle qui veut que ces relations soient négociées par la Commission. Il se dit favorable au protectionnisme européen, il se dit hostile au traité avec les Etats-Unis, c'est bien, mais il se soumet à la Commission européenne pour négocier tout ça...
Il parle quand même de sortir de l'euro.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

freeze
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par freeze » 10 nov. 2014, 17:24:20


pierre30
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par pierre30 » 25 déc. 2014, 10:26:35

Dès qu'on interroge des membres de l'assemblée européenne, on constate que ces gens sont plus favorables à l’Europe que ne le sont les politiciens en général.

Soit ils ne veulent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, soit ils connaissent mieux la réalité de l'Europe et en apprécient les vertus.

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Narbonne
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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Narbonne » 25 déc. 2014, 19:37:39

L'Europe est le continent le plus riche de la planète et il a la plus faible croissance. C'est du à la stratégie économique de l'Europe (ouverture totale des frontières et un € fort qui ne convient pas a beaucoup de pays).
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par pierre30 » 26 déc. 2014, 09:58:22

C'est un point de vue recevable, bien sûr. Je relevais seulement que les politiciens qui sont impliqués ont des points de vue plus modérés en général que ceux qui sont dehors et cherchent à convaincre des électeurs.

Au fond, il y a l'attitude du gars qui bosse dedans et parle de la réalité qu'il rencontre qui est toujours complexe et il y a l'attitude un peu caricaturale du politicien en campagne permanente qui doit faire passer des messages parfois simplistes pour qu'ils atteignent leur cible : les électeurs.

Cela est vrai pour tous les partis. Et c'est aussi la raison pour laquelle il est toujours plus simple d'être dans l'opposition qu'au gouvernement.

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Nombrilist » 26 déc. 2014, 11:43:01

Peut-être aussi que quand on est dedans mais finalement pas aux manettes de grand chose, on s'enferme dans une tour d'ivoire et on se laisse lobotomiser par le discours dominant de ceux qui, eux, contrôlent les choses. L'Europe n'est pas faite pour que ses dirigeants et ses élus (notez que je fais la distinction) soient proches du peuple.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par pierre30 » 26 déc. 2014, 12:06:02

En d'autre termes, ceux qui sont dedans savent mais ne réfléchiisent pas, et ceux qui sont dehors ne savent pas mais réfléchissent !!! C'est pas un peu capillo-tracté, ce raisonnement ?

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Nombrilist » 27 déc. 2014, 11:25:56

Ce qui sont dedans ne réfléchissent pas en dehors d'un certain "univers" et donc ils tournent intellectuellement en rond. Tu te rappelles ce que tu m'avais dit sur la logique et l'univers ? Que la logique faisant partie de l'univers, on ne peut trouver la logique que logique ! Mais la trouverait-on toujours aussi logique en se positionnant en dehors de l'univers ? Dans ce cas de figure, ça s'applique aussi.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par pierre30 » 28 déc. 2014, 18:04:43

l'image est quand même osée. Ces gens sont à peine plus dedans que nous autres. Simplement, ils ont des éléments d'appréciation que nous n'avons pas. Et surtout il est plus difficile de dénigrer un truc auquel on a choisi de participer.

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Re: Interview de Liêm Hoang­-Ngoc

Message non lu par Narbonne » 28 déc. 2014, 22:52:56

Les éléments d'appréciation que nous avons, sont tous au rouge. S'il y en avait un de vert, ils nous le diraient. icon_mrgreen
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.

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