Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Répondre
Cobalt

Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Cobalt » 09 juil. 2015, 15:52:00

De nombreux indices permettent de penser que les Grecs préparent activement leur dépôt de bilan et le retour à la drachme.

« Ne jamais croire un Grec, surtout s’il t’amène un présent. » Ces mots tirés de l’Énéide, déposés par Virgile dans la bouche de Laocoon qui ne voulait pas laisser entrer le cheval de Troie, sonnent comme un avertissement. Ne jamais croire un Grec… Cet Alexis Tsipras est apparemment un grand malin, un manipulateur professionnel qui a appris à mentir pendant sa rude formation aux Jeunesses communistes, le dernier parti stalinien d’Europe, mais c’est aussi un fin politicien doublé d’un metteur en scène médiatique de talent. Le voir faire chanter les dirigeants européens, les faire danser le sirtaki, les faire monter au cocotier comme des chimpanzés apeurés, les rudoyer devant son peuple hilare… c’est du grand art ! Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui adore admirer ses propres incantations, l’a reconnu comme l’un des siens, et Hugo Chavez, qui a eu le temps de ruiner son pays avant de mourir, l’aurait certainement adoubé.
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/ ... 4_2428.php
:mrgreen2:

Avatar du membre
Golgoth
Messages : 19089
Enregistré le : 15 mars 2010, 00:00:00
Localisation : Chez moi

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Golgoth » 09 juil. 2015, 17:17:09

Il y a effectivement une chance que les Grecs aient finement joué à ce niveau pour retourner au drachme de façon forcé pour éviter les représailles, voir l'article posté sur autre fil qui l'explique très bien.
Ils auraient bien raison et sont moins kons que nos élus anti-France qui font le jeu d'un pays étranger voisin au lieu de défendre nos intérêts.
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

Avatar du membre
Ramdams
Messages : 13178
Enregistré le : 18 mars 2013, 09:37:10

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Ramdams » 09 juil. 2015, 17:40:55

Le Point a décidé de mener une guerre contre Tsipras pour défendre le dogme union-européen. Son chroniqueur Jean Nouailhac a visiblement une haine contre le Premier ministre grec proportionnelle à son amour pour la troïka, au point d'insinuer que les résultats du référendum ont été trafiqués. Il faudrait qu'il arrête la fumette et prendre ses fantasmes pour des réalités. Je n'apprécie Tsipras pas plus que ça mais je trouve que ce papier est un torchon.

Concrètement, je ne pense pas que Tsipras soit prêt à quitter la zone euro. Les Grecs auront un plan de remboursement légèrement édulcoré par rapport à la version qu'ils ont rejetée par référendum.

Avatar du membre
johanono
Messages : 24262
Enregistré le : 14 août 2010, 00:00:00

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par johanono » 09 juil. 2015, 18:42:41

Voici d'ailleurs la une du dernier numéro du Point :

Image

En effet, le Point relaie le discours européiste classique de ceux qui veulent faire passer ceux qui contestent la construction européenne actuelle pour des irresponsables, des charlatans, des escrocs, etc.

Et tous ces européistes qui nous expliquaient que l'UE et l'euro seraient des facteurs de développement et de progrès ne sont-ils pas eux aussi des charlatans, des escrocs ?

Avatar du membre
Baltorupec
Messages : 12686
Enregistré le : 13 juil. 2011, 00:00:00

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Baltorupec » 09 juil. 2015, 20:29:38

L'Union européenne 2015 n'est pas l'Europe.
“Tout ce que tu peux régler pacifiquement, n’essaie pas de le régler par une guerre ou un procès.” Jules Mazarin

Avatar du membre
Narbonne
Messages : 14452
Enregistré le : 04 sept. 2011, 16:12:50
Localisation : Région parisienne
Contact :

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Narbonne » 09 juil. 2015, 20:32:24

Les charlantans sont les membres de la commission qui prennent les citoyens pour des idiots. Grâce à eux' l europe est ouverte à tout vent entrainant une explosion du chomage. Du coup, les etats essaient de sauver les meubles en mettant de l'argent (qu ils empruntent) dans le circuit. Ce sont des fossoyeurs.
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.

Avatar du membre
mordred
Messages : 7215
Enregistré le : 22 mai 2012, 11:40:06
Localisation : Tout à l'Ouest (France)

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par mordred » 10 juil. 2015, 15:29:52

L'Europe va passer de mode chez les électeurs.
"La mer était très forte. Je pense qu'il était bien trop vieux pour aller à la pêche aux maquereaux".
Feu Dédé la fleur; bien souffrant (Ouessant) et Yann Tiersen (mondialement connu).

Avatar du membre
Arcanepunk
Messages : 628
Enregistré le : 27 déc. 2014, 23:08:16

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Arcanepunk » 13 juil. 2015, 22:12:47

Grèce : Yánis Varoufákis révèle les raisons de sa démission surprise
AFP 13 juillet 2015 à 20:10 (Mis à jour : 13 juillet 2015 à 20:21)

L'ancien ministre des Finances grec a révélé avoir démissionné après avoir été mis en minorité sur sa ligne dure prévue face à la BCE.

Son départ du gouvernement, au lendemain du référendum, avait surpris tout le monde. L’ancien ministre des Finances grec, Yánis Varoufákis, a révélé, dans un entretien au magazine britannique New Statesman publié lundi, avoir démissionné après avoir été mis en minorité, le soir du référendum, sur sa ligne dure prévue face à la BCE après la fermeture des banques grecques.

L’économiste qui assurait avant le référendum qu’il démissionnerait en cas de victoire du oui, avait assez inexplicablement démissionné au lendemain de la victoire à 61,1% du non, le 5 juillet dernier. Officiellement, il avait jeté l’éponge parce que les créanciers ne l’aimaient pas et que le Premier ministre Alexis Tsipras jugeait son départ «utile» pour un accord.

Mais il a révélé lundi avoir en fait perdu à quatre contre deux lors d’une réunion de cabinet après la victoire du non, au cours de laquelle il prônait une ligne dure.

Yánis Varoufákis a également affirmé au magazine britannique qu'il avait prévu «un triptyque» d’actions pour répondre à la situation que connait la Grèce aujourd'hui, et notamment à la fermeture des banques, pour éviter une hémorragie de l’épargne : «émettre des IOUs» (phonétiquement «I owe you», «je vous dois», des reconnaissances de dettes en euros) ; «appliquer une décote sur les obligations grecques» détenues par la BCE depuis 2012, pour réduire d’autant la dette, et «prendre le contrôle de la Banque de Grèce des mains de la BCE».

Cela laissait, selon lui, entrevoir une possible sortie de la Grèce de l’euro mais avec la certitude, explique-t-il, qu’il n’y avait de toute façon aucun moyen légal de la pousser dehors. Le tout pour faire peur et obtenir un meilleur accord des créanciers, selon lui. «Mais ce soir-là, regrette-t-il, le gouvernement a décidé que la volonté du peuple, ce "non" retentissant, ne devait pas être le déclencheur de cette approche énergique (...) au contraire cela allait mener à des concessions majeures à l’autre camp».

La «très subtile» voix de Michel Sapin face à l’Allemagne

L'ancien ministre éreinte également le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. Selon lui, le groupe des ministres des Finances de la zone euro est «complètement, totalement» dominé par lui. «C’est comme un orchestre extrêmement bien dirigé, dont il serait le chef», raconte Yánis Varoufákis, qui s'est dit «soulagé» de ne plus avoir à négocier une position «difficile à défendre».

Selon lui, «il n’y a que le ministre des Finances français [Michel Sapin] qui émettait une tonalité différente de la ligne allemande, et c’était très subtil. (...) Dans l’analyse finale, quand Doc Schäuble répondait et déterminait la ligne officielle, le ministre français finissait toujours par plier et accepter», assure-t-il.

Enfin Yánis Varoufákis, universitaire de formation, s’en prend à l’absence de débat de fond au sein des instances européennes: «Il y avait un refus pur et simple d’engager des débats économiques.» Et d’assurer que lorsqu’il exposait un argument économique, il était confronté à «des regards vides». Avant de lancer une pique à ses anciens homologues européens : «J’aurais pu tout aussi bien chanter l’hymne national suédois, j’aurais obtenu la même réponse».
AFP
http://www.liberation.fr/economie/2015/ ... on_1347506
Ni dieu ni maître.

Avatar du membre
Baltorupec
Messages : 12686
Enregistré le : 13 juil. 2011, 00:00:00

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Baltorupec » 13 juil. 2015, 22:15:38

:(
“Tout ce que tu peux régler pacifiquement, n’essaie pas de le régler par une guerre ou un procès.” Jules Mazarin

Avatar du membre
Golgoth
Messages : 19089
Enregistré le : 15 mars 2010, 00:00:00
Localisation : Chez moi

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Golgoth » 13 juil. 2015, 22:28:17

Je suis fier d'avoir mon avatar. :mrgreen:
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

Avatar du membre
Nombrilist
Messages : 50947
Enregistré le : 08 févr. 2010, 00:00:00

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par Nombrilist » 14 juil. 2015, 09:20:38

Bien sur qu'il a eu des regards vides. Les autres ministres n'étaient pas économistes et n'y connaissaient rien. A commencer par le juriste Schaüble qui doit s'y connaître autant que vous ou moi.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

Avatar du membre
wesker
Messages : 30174
Enregistré le : 18 mai 2009, 00:00:00
Localisation : Proche de celles et ceux qui vivent dans le pays réel

Re: Et si la Grèce nous menait en bateau depuis le début ?

Message non lu par wesker » 14 juil. 2015, 09:37:32

Ce qui est paradoxal, pour les europhiles convaincus est de voir à quel point ils s'en prennent et contestent à la Grèce et à Tsipras leur sincérité, leur volonté, finalement de continuer à construire l'Europe tout en assumant leurs responsabilités et qu'ils ne disent mots sur le projet alternatif que l'Allemagne a élaboré, notamment avec les pays de l'alliance baltique qui lui offre, en cas de déchirement trop important des possibilités de s'en remettre.

On ne peut, naturellement critiquer le laxisme budgétaire des uns ainsi que leur méthode sans avoir une analyse objective sur les véritables intentions des autres et sur les limites d'un modèle qui n'est adapté qu'aux intérêts d'une minorité (à savoir les vieux retraités aisés d'Allemagne), car cela revient à reconnaître, alors que le projet européen est un projet d'intégration, d'alignement qui n'aurait rien à voir avec celui qui fut présenté aux français durant des décennies et au nom duquel des efforts budgétaires, dont certains les jugeront insuffisants, furent justifiés

Répondre

Retourner vers « Crise Grecque »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré