L'école fragilisée par le communautarisme

Venez nous parler des problèmes de nos écoles ( service minimum, l'accueil des enfants, effectifs dans les classes ... )
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Baltorupec
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Baltorupec » 09 août 2015, 14:12:21

Un magistrat ne prend pas part, il applique la loi. Il ne l'invente pas quoiqu'en dise les excités du bras droit.
“Tout ce que tu peux régler pacifiquement, n’essaie pas de le régler par une guerre ou un procès.” Jules Mazarin

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johanono
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par johanono » 09 août 2015, 14:15:08

Dans l'idéal, oui. Mais dans la réalité, ça ne se passe pas comme ça. Concernant la laïcité, la loi n'est pas claire, elle suscite de nombreuses interprétations divergentes, d'ailleurs, force est de constater qu'en France, tout le monde n'a pas la même définition de la laïcité. J'ai déjà appelé de mes vœux à une clarification législative, mais manifestement, le pouvoir politique n'a pas le courage d'y procéder. Il appartient donc aux magistrats de combler ce vide. Nous verrons donc de quel côté ils se situent.

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politicien
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par politicien » 13 août 2015, 18:06:34

Bonjour,
La justice valide l'interdiction des menus de substitution

Le recours contre la suppression du menu sans porc dans les cantines de Chalon-sur-Saône a été rejeté jeudi par le tribunal administratif de Dijon, a annoncé le maire Les Républicains Gilles Platret.

Une "victoire pour la laïcité" : c'est ainsi que Gilles Platret, le maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), a annoncé sur Twitter la décision du tribunal administratif de Dijon de valider la décision de l'édile d'interdire les menus de substitution dans les cantines scolaires. Saisi en référé par la Ligue de défense judiciaire des musulmans présidée par l'avocat controversé Karim Achoui, le tribunal "vient de rejeter le recours dirigé contre la fin des menus de substitution à Chalon",

(...)

Interrogé mercredi soir par leJDD.fr, le sénateur LR François Grosdidier, spécialiste de ces sujets, avait dénoncé la position de Gilles Platret, pourtant membre de son parti : "Quand on force un enfant à manger un plat qui lui contrevient, pour des raisons religieuses ou culturelles, il ne le mange pas. On prive l'enfant de nourriture pour des raisons politiques."

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/La- ... one-746437
Qu'en pensez vous ?
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

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Adeline
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Adeline » 13 août 2015, 18:59:27

"Quand on force un enfant à manger un plat qui lui contrevient, pour des raisons religieuses ou culturelles, il ne le mange pas. On prive l'enfant de nourriture pour des raisons politiques."

Voila une jolie phrase bien extrémiste ! Déjà, on ne force jamais les enfants à manger à la cantine. Ensuite, ce monsieur tient-il le même discours pour l'ensemble des plats ? La majorité des enfants boudent le poisson, doit-on obligatoirement proposer un menu de substitution ? Notons aussi que ce monsieur considère que le repas n'est composé que de la viande : Il n'y a pas d'entrées ? de garnitures ? de dessert ? de pain ?
Si les parents ne souhaitent pas que leurs enfants mangent du porc, qu'ils le fassent manger eux même. La cantine est un service et non une obligation.

Je trouve la décision de justice juste. Libre après au chef de cuisine d'accepter de proposer aux enfants d'autres plats, s'il le souhaite, comme on le fait pour les enfants allergiques ou diabétiques ... ;)

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Nolimits
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Nolimits » 13 août 2015, 19:42:14

100% d'accord avec toi Adeline, mais a t'on vraiment besoin de lancer ce genre de choses qui va ne faire que remonter au créneau tous les abrutis extrémistes des 2 bords ?
On a plus besoin d'apaisement que de s'inventer des problèmes qui...n'existaient pas !

Mon avis vrai ? C'est petite racl*** de Sarko est vraiment prêt à faire tous les fonds de cuves à chiot*** pour récupérer l'électorat populiste. Après la Morano, le Gilles Platret en sauveur de la laïcité...pouarkkkk... :tigrou:

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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par El Fredo » 13 août 2015, 21:33:58

C'est de la connerie ce titre, vu qu'il s'agit d'un référé qui ne porte pas sur le fond mais sur la forme, et en particulier son caractère urgent. Le motif du rejet repose uniquement sur l'absence d'urgence vu que la décision ne sera effective qu'à la mi-octobre.
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par johanono » 14 août 2015, 14:17:14

En effet, il ne s'agit que d'une procédure en référé. Il faut attendre pour connaître l'issue de la procédure. De toute façon, il y aura des recours devant le Conseil d'Etat. Et une fois de plus, on constate que des magistrats sont sollicités pour trancher un problème de société : la veulerie du pouvoir politique éclate au grand jour.

Par ailleurs, on apprend que l'association communautaire islamiste est représentée par l'avocat Karim Achoui. Las de défendre les bandits, il défend désormais les islamistes...

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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par johanono » 16 août 2015, 13:47:58

Yves Jégo veut un menu végétarien obligatoire dans les cantines scolaires

Le député UDI voit dans un menu alternatif sans viande une réponse aux polémiques entourant les meus de substitution dans les cantines.

En plein débat sur les menus de substitution, le député UDI a lancé une pétition appelant à imposer la présence d'un repas végétarien au menu des cantines. Il souhaite déposer une proposition de loi en ce sens à la rentrée.

Il y voit la solution au début sur les menus de substitution. Le député UDI Yves Jégo a lancé vendredi une pétition afin de demander «une alternative végétarienne obligatoire dans les cantines scolaires». Au-delà de cet appel à signatures, l'élu centriste a annoncé vouloir déposer à la rentrée une proposition de loi en ce sens.

suite
Encore un qui cède face aux pressions communautaires... :star8:

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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Nolimits » 16 août 2015, 14:16:22

Pfouhhhh...fatigue...fatigue...quelle fatigue... :roll: :zen:

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El Fredo
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par El Fredo » 16 août 2015, 23:14:40

Très bonne chose, on peut être végétarien sans pourtant évoquer de raisons religieuses. Et d'un point de vue écologique c'est même souhaitable vu l'impact négatif de la production de viande.

Signé !
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Nombrilist » 16 août 2015, 23:27:44

Très bonne idée. C'est la voie du progrès. Signé.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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johanono
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par johanono » 28 août 2017, 16:02:28

Fanatisme religieux : le coup de g..... d'un principal de collège

Parce qu'il n'est plus soumis au devoir de réserve des fonctionnaires, Bernard Ravet s'est décidé à raconter sa vie de principal dans trois collèges difficiles de Marseille. Il décrit la violence, la montée de l'islamisme, la solitude des chefs d'établissements et des enseignants.

Retraité depuis 2015, Bernard Ravet, principal pendant quinze ans dans «trois des collèges marseillais les plus difficiles» livre un témoignage de première main (1) sur la montée progressive du fanatisme religieux musulman dans certains établissements scolaires. Et sur la réponse peu efficace voire fuyante de l'institution: «Il faut en finir avec la loi du silence qui pèse sur l'impact du religieux dans certains établissements», écrit cet ex-principal. Le fanatisme «frappe à la porte de dizaines d'établissements, (...) imposant ses signes et ses normes dans l'espace scolaire, dans les cours de récréation, les cantines, les piscines. Longtemps, je me suis tu. Par respect du devoir de réserve. Par crainte de stigmatiser les établissements que je dirigeais et d'en aggraver la réputation peu flatteuse (...). Par souci de protéger les élèves et les familles alors majoritaires qui résistaient aux coups de boutoir du fanatisme. Par peur d'être accusé d'islamophobie ou de racisme rampant». Essentiellement confronté à des problèmes de violence dans son collège des quartiers nord de Marseille, il doit vite faire face à un autre adversaire au début des années 2000: Dieu.

suite
La philosophie des Lumières qui avait imprégné la France ces derniers siècles laisse progressivement la place à l'obscurantisme religieux le plus rétrograde, mais il faut laisser faire, au noms des "Droits de l'Homme", au nom de la liberté religieuse, pour ne pas "stigmatiser", et pour ne pas se rendre coupable "d'islamophobie". :mrgreen:

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Jean
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Jean » 28 août 2017, 19:01:35

Dans le principe la décision de la justice est tirée par les cheveux. On utilise la justice pour tous les sujets délicats. Ca va du choix des menus à l'école au choix d'un repreneur d'une entreprise...!!!!! ???

En dehors des regimes déterminés par des raisons médicales je ne comprends pas pourquoi il faudrait tenir compte des desiderata de chacun dans la confection des menus.

Les croyances religieuses relèvent du domaine privé, il me semble donc que les injonctions religieuses ne devrait pas impacter les actions d'un administration publique.

Pourquoi, dans ce cas, ne pas prévoir un menu de substitution chaque fois qu'une personne refuse pour des raisons qui lui sont personnelles de manger le menu proposé ?


Cette décision se comprend par contre dans le cadre d'un maintien au calme d'une partie de la population.

Aussi je comprendrais beaucoup mieux qu'elle relève d'une décision administrative prise soit par le gouvernement soit par son représentant local à savoir le préfet.

On est dans le maintien de l'ordre et de la sérénité de la population pas dans celui de la justice.

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Hector
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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Hector » 28 août 2017, 21:07:28

@Jean : tu n'es pas dans le tempo, Johanono ne parlait pas de Chalon/Saone. Il parle de l'article de Le Figaro.fr à propos d'un principal en retraite qui s'est lâché sur l'islamisation rampante.

Fanatisme religieux : le coup de g..... d'un principal de collège.

L'article était en clair ce matin, il est réservé aux abonnés ce soir. L'article met en cause des personnes physiques directement.
La Provence a écrit :Sous sa moustache blanche, Bernard Ravet sourit. Un sourire qui cache une inquiétude profonde : celle de la dérive que subissent les collèges en zone d'éducation prioritaire (Zep). En quarante ans de carrière (dont quinze ans en Zep), ce principal de collège a vu la situation se dégrader, année après année. Ce qui semblait acquis ne l'était plus. Son quotidien a changé. Que ce soit à Édouard-Manet, Versailles et Jean-Claude-Izzo, trois collèges parmi les plus difficile de Marseille, Bernard Ravet a dû se battre au quotidien pour continuer à éduquer "ses" jeunes, pour défendre les droits des filles, chaque jour plus contestés par les garçons, pour protéger les établissements qu'il dirigeait de l'influence d’un fait religieux de plus en plus prégnant. Un combat qu'il a mené souvent, trop souvent, seul. Alors, enfin libéré du droit de réserve par son départ en retraite, Bernard Ravet parle. Et a écrit un livre "Principal de collège ou imam de la République" (1). Plus jamais, on ne pourra dire que l'on ne savait pas.

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les collèges de Zep ?
Bernard Ravet : La première des difficultés est l'inégalité sociale. Si l'on compare un collège des quartiers Nord de Marseille à un autre des quartiers Sud, on est dans deux univers totalement différents. La mixité sociale est absente. Ce phénomène est aggravé par le fait que les collèges privés choisissent leurs élèves et ne sont pas sectorisés. Dans les quartiers défavorisés, certaines familles, y compris issues de l'immigration, bien conscientes que la réussite sociale passe par la réussite scolaire, mettent leurs enfants dans des établissements privés.

Attaque de Levallois-Perret: Hamou B., un suspect au profil solitaire
Dans votre livre vous évoquez la poussée de l'islam dans les collèges...
Bernard Ravet : Aujourd'hui, nous sommes en face de quartiers où les enfants s'entendent répéter qu'il faut préférer la loi de Dieu à celle des hommes. L'institution est totalement démunie. On se retrouve dans une situation comme avant 1905 où l'école devait affirmer sa laïcité. Pour moi, il ne s'agit pas de dénoncer la religion musulmane mais de savoir faire face quand le discours d'un certain islam le rend incompatible avec les valeurs de la République.

Quels sont les signes qui laissent apercevoir une poussée de l'islamisme au collège ?
Bernard Ravet : Le premier peut être de voir le nombre croissant de gamines arrivant avec un voile sur la tête qu'elles retirent avant de pénétrer dans l'établissement. C'est aussi, en période de ramadan, le nombre d'enfants qui ne mangent plus à la cantine. Et, d'une manière plus générale, tous ces enfants qui refusent de manger parce que la viande n'est pas abattue rituellement.

Y a-t-il des tensions entre enfants de confessions différentes ?
Bernard Ravet : Lors d'un reportage de RFI au collège Versailles, les enfants disent qu'il n'y a pas de problème avec les enfants juifs car de toute façon, s'il y en a, ils se cachent. Quant aux enfants issus de familles de culture chrétienne, ils vont dans le privé. Du coup, il n'y a pas de problème de ce type.

À l'intérieur du collège, les enfants sont-ils influencés par des prosélytes ?
Bernard Ravet : Mais ce n'est pas qu'au collège ! À Versailles, on l'a vécu avec un petit livre prônant la Charia et interdit en France qui circulait. Et quand on a demandé d'où il venait, on a appris que c'était de la mosquée du surveillant. Aujourd'hui, ce surveillant, qui avait une aura certaine sur les enfants, serait fiché S.

L'enseignement dispensé est-il contesté ?
Bernard Ravet : Tout à fait. On a affaire à deux ordres de contestation. La première concerne l'enseignement des sciences naturelles. Les professeurs de SVT ont des difficultés pour aborder les théories évolutionnistes. Nous avons aussi le devoir de parler d'éducation sexuelle. Pour y arriver, les enseignants sont obligés de séparer les filles des garçons pour aborder ce sujet. Ce n'est pas déontologique. Mais que faut-il faire ? La seconde touche à l'éducation physique et sportive, notamment la natation. Certains médecins complaisants signent des certificats permettant aux filles de ne pas suivre ces cours.

"Les choses ont changé après le 11-Septembre"

Concernant les professeurs, sont-ils eux aussi contestés ?
Bernard Ravet : Ça peut arriver. J'évoque dans mon livre l'exemple d'une professeure issue de l'immigration, non croyante, qui se voit embêtée par les élèves car durant le ramadan, elle continue à manger à la cantine. Rares sont aussi les enseignantes qui ne viennent pas en pantalon pour éviter de choquer certains élèves garçons avec une jupe.

Comment font face les enseignants ? Et les autorités ?
Bernard Ravet : Comme ils peuvent. Certains ont le courage d'aborder d'ouvrir le débat, dautres pas. En 2004, quand je rencontre ces problèmes, le rectorat ne sait pas les gérer car il découvre cette réalité en même temps que nous. Par contre, les RG la connaissent. Mais rien ne se passe.

Quelle a été la réponse des politiques ?
Bernard Ravet : Je ne veux pas être polémique, mais quand je vois le maire de Marseille participer à l'inauguration d'une mosquée appartenant au mouvement tabligh, dont la finalité est la réislamisation des populations, je m'interroge. Quand la sénatrice Samia Ghali inaugure le collège privé musulman Ibn Khaldoun, je me dis que, ou alors, on est dans le clientélisme ou alors dans une inconscience totale. Il faut donc que les politiques prennent leurs responsabilités, peut-être même en revoyant la loi de 1905, ce qui permettrait de mieux contrôler ce qui se dit dans certaines écoles coraniques. Il y a un devoir de vigilance. On a les pieds et les poings liés par la séparation des Églises de l'État.

Inefficace et critiqué, l'unique centre de déradicalisation ferme
Faut-il aussi mieux former les enseignants ?
Bernard Ravet : Je pense que oui. Enseigner dans les collèges en zone d'éducation prioritaire, c'est un métier différent. On m'offre des "dermatologues", moi j'ai besoin de "médecins du Samu". Parce qu'il n'y a pas que le fait religieux. Il y a aussi une gigantesque misère sociale. On n'a pas été capable d'accompagner les habitants des quartiers défavorisés, à Marseille et ailleurs, face à la crise économique. Ce qui a abouti à la création d'une économie parallèle et à une influence croissante du religieux via l'accompagnement social. Enseigner dans ces collèges difficiles est un vrai métier.

Pourquoi cette situation ? On n'a rien vu venir ?
Bernard Ravet : On n'a pas compris que les choses avaient basculé après le 11-Septembre. Les Renseignements généraux le savaient, ils l'ont dit, on n'a pas voulu les entendre.

Votre livre évoque largement l'année 2004. La situation a-t-elle empiré, s'est-elle améliorée aujourd'hui ?
Bernard Ravet : Ce que je vois c'est que des élèves portent aujourd'hui des voiles transparents pour aller en classe, sont convaincues d'être inférieures aux garçons, que leurs grands frères ont des pouvoirs sur elles. Le discours que les enfants entendent à la maison, à l'école coranique n'est pas celui qu'ils entendent au collège. Aujourd'hui, l'Institution doit donc avoir un discours fort, ce qui a un coût en termes de formation des enseignants et d'ouverture au monde par le financement des projets des collèges. Il faut leur donner la fierté d'appartenir à la Nation. Bien sûr, il faut être fier de ses racines. Mais pas que. Car un arbre qui n'a que des racines est un arbre mort.

(1) Éditions Kero, 240 p. 16,90€

Frédéric Cheutin
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

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Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par phoenix72 » 29 août 2017, 10:00:17

Ce n'est pas la première fois que ce sujet revient sur la table (c'est le cas de la dire).
J'ai toujours pensée que pour éviter les polémiques les cantines devraient se transformer en self service et pour tout aussi bien dans les entreprises ,nous avons aujourd'hui accepté l'immigration ,il faut aujourd'hui s'adapter à une nouvelle société.

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