Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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karoline
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par karoline » 01 oct. 2018, 23:25:58

asterix a écrit :
01 oct. 2018, 22:18:24


Perso, loin d'être contre le travail des femmes (il n'y a aucune raison valable à cela), je considère que nous serions une société nettement plus sereine, si un seul dans le couple travaillait, notamment le mieux payé des deux. Il est donc particulièrement intéressant de voir les femmes recevoir les mêmes salaires que les hommes à activité égale. Si demain ma femme gagne plus que moi, c'est clair, je reste à la maison, je cuisine, j’entretiens, et je m'engage dans des actions associatives. Il m'arrive d'en rêver... mais... :D je suis son patron :gratte: pour encore une poignée d'année.
Depuis que les femmes travaillent en masse, nous avons de gros problèmes de divorce (donc de logement), d'éducation, de trame sociale, de chômage, de crèche, de santé... Donc plutôt que d'accuser stupidement les femmes de tous ces maux, comme certains osent encore, pourquoi ne pas promouvoir simplement l'idée d'un seul travailleur par famille. Le deuxième salaire passe presque entièrement à financer l'absence au foyer d'un des parents. C'est ce qui s'appelle brasser de l'air tout en le rendant irrespirable. A moins que de gagner vraiment beaucoup d'argent, je ne vois pas bien l'intérêt. Il faut tuer l'idée qu'il est indigne de ne pas travailler, et que c'est un facteur de de-sociabilisation, car bien au contraire, cela rendrait nos villes et nos villages plus vivants, moins "dortoirs. Nos commerces pourrait faire leur chiffre d'affaire toute la journée, et non pas de 18 à 20 heures, les services publics seraient atteignables sans prendre une journée de congé, la communication parents professeurs serait permanente, la société civile reprendrait en charge de nombreuses choses pour soulager l'état, le problème de la malbouffe retournerait à un stade anecdotique... bref, c'est ce que j'ai connu dans mon enfance, et vu disparaître peu à peu dès 1970.
Qu'en penses tu?
Je suis totalement de ton avis. Il y a aussi la solution de travailler à mi-temps, mais beaucoup de personnes veulent faire une "carrière". Je considère que ceci est un égoïsme qui est indigne et dont les enfants payent les frais. Cette ambition excessive ne mène à rien, une fois atteint l'âge de la retraite. Et comme tu le dis, les divorces se multiplient ce qui sans doute est une suite logique des difficultés que rencontrent les couples actuellement. Combien d'enfants vont quand-même chez la nourrice ou à l'école à peine guéris d'une infection ou maladie virale, ce qui augmente les épidémies et est pour moi de la maltraitance.

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Jean
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par Jean » 02 oct. 2018, 11:57:44

asterix a écrit :
01 oct. 2018, 22:18:24
karoline a écrit :
30 sept. 2018, 23:39:07
asterix a écrit :
25 sept. 2018, 21:02:27
Nous savons que nous avons perdu 40% de l’empathie naturelle de l'être humain depuis 1960.
Oui, je pense que tu as raison, mais est-ce une situation propre à la France?
asterix a écrit :
25 sept. 2018, 21:02:27
Nous savons aussi que l'individualisme atteint un niveau sans doute jamais connu, que la famille part en éclat........

Au même temps les réseaux sociaux se multiplient.
En se qui concerne la famille, je me demande quand viendra le jour que les enfants seront abandonnés dès la naissance à une institution pour que les parents pourront se consacrer à 100 % à leur carrière, qui fera en sorte que les salaires baisseront de plus en plus, étant donné que tout est basé sur le rapport offre/demande.
Ce n'est d'autant pas propre à la France, que l'étude sort de l'Université de Chicago, mais avec des calculs de probabilité qui établissent que le chiffre reste relativement valable dans toutes les démocraties occidentales, peut être à l’exception de pays assez peu peuplés comme la Finlande.
Quant au jour ou l'état prendra nos gosses à la sortie de la maternité, il m’apparaît proche. Mais je vois aussi que la nouvelle génération, dans sa partie la plus diplômée, ne fera pas du tout d'enfant, alors que les milieux populaires en font encore pas mal, et notamment les français de fraîche date.
Perso, loin d'être contre le travail des femmes (il n'y a aucune raison valable à cela), je considère que nous serions une société nettement plus sereine, si un seul dans le couple travaillait, notamment le mieux payé des deux. Il est donc particulièrement intéressant de voir les femmes recevoir les mêmes salaires que les hommes à activité égale. Si demain ma femme gagne plus que moi, c'est clair, je reste à la maison, je cuisine, j’entretiens, et je m'engage dans des actions associatives. Il m'arrive d'en rêver... mais... :D je suis son patron :gratte: pour encore une poignée d'année.
Depuis que les femmes travaillent en masse, nous avons de gros problèmes de divorce (donc de logement), d'éducation, de trame sociale, de chômage, de crèche, de santé... Donc plutôt que d'accuser stupidement les femmes de tous ces maux, comme certains osent encore, pourquoi ne pas promouvoir simplement l'idée d'un seul travailleur par famille. Le deuxième salaire passe presque entièrement à financer l'absence au foyer d'un des parents. C'est ce qui s'appelle brasser de l'air tout en le rendant irrespirable. A moins que de gagner vraiment beaucoup d'argent, je ne vois pas bien l'intérêt. Il faut tuer l'idée qu'il est indigne de ne pas travailler, et que c'est un facteur de de-sociabilisation, car bien au contraire, cela rendrait nos villes et nos villages plus vivants, moins "dortoirs. Nos commerces pourrait faire leur chiffre d'affaire toute la journée, et non pas de 18 à 20 heures, les services publics seraient atteignables sans prendre une journée de congé, la communication parents professeurs serait permanente, la société civile reprendrait en charge de nombreuses choses pour soulager l'état, le problème de la malbouffe retournerait à un stade anecdotique... bref, c'est ce que j'ai connu dans mon enfance, et vu disparaître peu à peu dès 1970.
Qu'en penses tu?
Je suis d'accord avec cette approche.

L'absence des deux parents du foyer créent des problèmes pour les enfants (les fameux orphelins de 16 h) et conduit à une faiblesse généralisée de l'éducation que l'on a trop tendance à considéré du domaine de l'éducation nationale. J'ai de gros reproches envers l'éducation dans notre pays mais je trouve injuste de confier à l'EN de plus en plus d'activité qui sont du domaine de l'éducation et donc des parents.

Mais encore faut-il que les parents soient présents... et disponibles...

Malheureusement je ne crois pas cette solution viable sauf à prendre des mesures drastiques qui seraient très impopulaires dans un premier temps.

Pourtant c'est possible en Allemagne par exemple il semble que la société n'incite pas le deuxième conjoint à travailler mais cela se fait par l'absence d'allocations de garde, le faible nombre de garderies...

Mais pour nous qui anons fait un choix différents il me semble ide relancer une telle politique qui serait évidemment considérée négativement par la majorité des familles françaises.

Par ailleurs dans la culture actuelle (et c'est toujours long à changer une culture) le travail notamment celui des femmes (plus récent) est perçu comme un symbole de liberté.

Enfin il serait difficile de convaincre l'un des parents à demeurer à la maison après qu'il ait passé sa jeunesse à se préparer pour le monde du travail...

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asterix
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par asterix » 06 oct. 2018, 12:42:23

C'est vrai qu'en Allemagne il y a encore beaucoup de femmes au foyer. Certains brandissent l'argument de la pression sociale, culturo-religieuse, qui dénigre les femmes qui créent les
fameux orphelins de 16 h
. Ma foi, si cela se vérifie, c'est plutôt positif. Mais pourquoi spécialement un dénigrement des mères travailleuses, et pas des pères? C'est seulement là la question. Moi globalement, je n'ai pas de distinction: si je dénigre les condition qui créent "l'orphelin de 16:00h", je n'attaquerais pas les femmes, mais le couple.

Comme quoi le débat est pipé, et présenté aux gens avec des cases pré-remplies... par des aboyeurs politiques... qui ne manquent pas de chien.
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par Jeff Van Planet » 06 oct. 2018, 17:13:47

<<Mais pourquoi spécialement un dénigrement des mères travailleuses, et pas des pères? >>
peut être parce qu'en cas de séparation ces dames ont statistiquement l'avantage sur la garde des gosses? peut être parce qu'elles sont plus nombreuses à obtenir des pensions alimentaires scandaleuses?
Ou peut être que ça n'a rien à voir. qui sait?
Le grand problème de notre système démocratique c'est qu'il permet de faire démocratiquement des choses non démocratiques.
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asterix
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par asterix » 06 oct. 2018, 18:36:47

Jeff Van Planet a écrit :
06 oct. 2018, 17:13:47
<<Mais pourquoi spécialement un dénigrement des mères travailleuses, et pas des pères? >>
peut être parce qu'en cas de séparation ces dames ont statistiquement l'avantage sur la garde des gosses? peut être parce qu'elles sont plus nombreuses à obtenir des pensions alimentaires scandaleuses?
Ou peut être que ça n'a rien à voir. qui sait?
Question avantage des femmes sur le droit de garde, c'est vrai en France. En Allemagne je n'en sais rien.

Après, je te laisse la qualification "scandaleuse". Le vrai scandale n'est pas la pension alimentaire, mais la quasi exclusivité du droit de garde.

C'est hors sujet, et complètement dénué d'aspect politique, mais je pense que les femmes attendent surtout que nous coupions le cordon, et que nous revendiquions notre part du gosse, même si c'est un peu trash exprimé ainsi. Moi je l'ai physiquement fait deux fois, et je te confirme que c'est un acte hautement symbolique, qui pose les jalons tout de suite avec Madame, et qui la rassure en même temps.
Les femmes, lorsque dans la préhistoire, personne ne faisait le lien entre un rapport sexuel et la naissance, prenaient entière possession de l'enfant, à juste titre, puisque c'était un miracle qui sortait de leur ventre, et non pas de celui de l'homme. Voila une parenthèse pour dire que ça nous est un peu resté, d'une part cette possessivité féminine sur l'enfant, et d'autre part un intérêt relatif du père pour son rejetons. Alors que la psychologie moderne est assez claire: l'homme doit aussi prendre l'enfant et dire à la femme, mieux, lui démontrer: tu n'as pas l'exclusivité, je sais m'en occuper aussi bien que toi, et j'ai aussi mon avis sur son éducation. La seule exclusivité reste la gestation et l'allaitement.

Du reste ce n'est pas hors sujet, puisque le poids de la pension alimentaire pour l'homme, le soucis d'assumer un enfant seule pour une femme, contribue à mettre le salarié en faiblesse nerveuse, et à sur-interpréter sa situation au travail ou dans la société. Ce qui l'amènerai à être moins solide face à la difficulté, ou vers un état semi paranoïaque, puis vers un burn out. Cette faiblesse nerveuse peut aussi amener doucement au "placard", justifié par une perte de confiance du cadre en son collaborateur. Les interactions entre la vie sociale et la vie professionnelle sont évidentes et insécables.

Ce que l'Homme moderne devrait essayer de comprendre, dans son désamour pour la cellule familiale, c'est qu'un individu est infiniment plus faible et malléable, plus insécurisé et précaire, qu'un couple en statut de famille. A ne pas vouloir s'encombrer de quelqu'un d'autre dans sa vie, a vouloir se la jouer solo, on rencontre d'autres encombrements plutôt féroces. D'ou cette nouvelle férocité de la société, et cette perte notoire de l’empathie moyenne des humains entre eux. Aujourd'hui on dit "Je". Hier on conjuguait à la première personne du pluriel "nous". Cela change tout dans une société. Voilà pourquoi, dès la première république, le premier élément fondateur de la république fut certes l'individu citoyen par défaut, mais la cellule familiale par dessus tout, les mariés ne faisant plus qu'un, progénitures incluses. Le monde moderne en a décidé autrement: qu'il se démerde avec son choix, et les conséquences de son choix! Puisse t il seulement admettre et comprendre le lien entre ses choix et ses emmerdes...

Tout ça pour dire que dans un couple digne de ce nom, on se soutient, se conseille, se confie. Ça peut résoudre pas mal de choses! J'entends parfois que les conjoints ne s’aperçoivent pas de la détresse de l'autre? Cela me laisse pantois de voir que dans le couple on puisse être aussi peu intuitif sur l'état de l'autre. Incroyable.
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Jeff Van Planet
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par Jeff Van Planet » 06 oct. 2018, 19:28:15

@asterix Ok le terme "scandaleux" était excessif, mais quand on voit des gens qui donnent un tiers de leurs revenus en pensions, c'est un peu excessif.

fin de la parenthèse pour ma part.
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asterix
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Re: Le brown-out, le nouveau syndrome de souffrance au travail

Message non lu par asterix » 07 oct. 2018, 00:02:28

@Jeff Van Planet non mais je comprends... c'est parfois raide.
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