Retraites : Ce qu'on peut faire

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
logan
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Message non lu par logan » 17 mai 2010, 23:34:00

rendez-vous dans la rue ;)

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mps
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Message non lu par mps » 18 mai 2010, 07:47:00

Des mesures parfaitement normales, respectueuses des gens, et allant même jusqu'à encore taxer les riches (y a bon !)

Et la réaction schizophrénique habituelle du "tous dans la rue" ... (on se demande bien pourquoi).

Ecoeurant.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 18 mai 2010, 13:35:00

Que de grandes orientations. Tant qu'il n'y a rien de chiffré, on ne peut pas se faire une idée. Néanmoins, y a 2-3 petites choses amusantes:

"Engagement n 1: le gouvernement maintiendra le système par répartition "même s'il est nécessaire d'encourager les dispositifs d'épargne retraite"."

Que c'est joliment dit pour annoncer la privatisation des retraites. Ceux qui ont les moyens pourront s'en faire une et pas les autres.

"La réforme déterminera "les règles des régimes à horizon 2020 ou 2030"."

Engagement bidon. Dans 5 ou 6 ans, ils nous referont une nouvelle réforme.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 18 mai 2010, 14:37:00

Il faut préserver les (maigres) chances de 2012 .... cette réforme n'a pas d'autre but.

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Gis
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Message non lu par Gis » 19 mai 2010, 11:13:00

Tu as raison Nombrilist, j'ai "bloqué" sur cet engagement aussi.. drôle d'engagement je trouve, encore que le terme "drôle" ne colle pas vraiment à ce que je pense.. comment épargner quand le salaire suffit à peine à vivre ? Comment faire avec un temps partiel, les temps de chômage ; à moins que l'engagement 11 soit la réponse ?

La réaction de la CGT à ce document d'orientation : grève prévue le 27 mai 2010.
 

bye 2
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Message non lu par bye 2 » 19 mai 2010, 11:46:00

Engagement 15: le gouvernement s'engage à faire toute la lumière sur les richesses produites depuis une trentaine d'années, et à combler ainsi les déficits constatés dans les régimes de retraite, de protection sociale.Cette richesse supplémentaire produite, représenterait 30 % par salarié.

Engagement 16 : le gouvernement s'engage à rétablir la distribution entre capital ( sa rétribution ) et salaires, à hauteur de cette répartition connue en 1982, soit: 66,5 % pour les salaires ( 2007: 57 ). De même, le gouvernement s'engage à rétablir le nombre d'actifs de 84 % à 92 % ( variation de 82 à 2007 ).
Le gouvernement fera le point sur ces diverses actions, et ne se refuse pas l'objectif connu en 1974: 74 % en rétribution du travail salarié.

Chiffres communiqués par la Commission Européenne.

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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 19 mai 2010, 11:51:00

Gis, l'engagement 11 pourrait être la réponse, mais pour le moment, il fait partie d'une liste de cadeau pour le père Noël.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

bye 2
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Message non lu par bye 2 » 20 mai 2010, 10:01:00

La CGT était reçue, ce mercredi 19 mai, par le Ministre Eric Woerth, dans le cadre de la « concertation » sur la réforme des retraites. Cette rencontre faisait suite à la publication du document d’orientation sur les retraites.
D’emblée, Bernard Thibault a indiqué que la CGT demandait la tenue d’une réunion plénière, avec le Gouvernement, le Patronat et les syndicats autour d’une même table. Seule cette configuration permettrait une réelle confrontation des points de vue. Le Ministre persiste dans son refus.
Il a ensuite interrogé le Ministre sur le calendrier.
Celui-ci a indiqué que le projet de loi serait rédigé dans les 2 à 3 semaines, l’objectif étant de le soumettre au conseil des ministres le 13 juillet. C’est la raison pour laquelle le texte serait communiqué aux organisations syndicales autour du 15 juin. Il a ensuite indiqué que la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale disposerait du texte à partir du 21 juillet, le but étant que le débat parlementaire puisse débuter dès le 6 ou 7 septembre.
S’agissant de l’appréciation de la CGT sur le document d’orientation, Bernard Thibault a regretté que la CGT n’ait manifestement pas été entendue.
Il a fait observé que tel n’était pas le cas pour le MEDEF, qui avait largement inspiré ce texte.
Il a fermement réfuté l’approche selon laquelle le problème des retraites serait essentiellement démographique. C’est cette thèse, centrale dans ce document d’orientation, qui conduit le Gouvernement à privilégier des mesures dites d’ordre démographique : l’allongement de la durée d’assurance et le report de l’âge légal. Cette porte d’entrée n’est pas la bonne.
La CGT ne conteste pas la démographie comme un élément important du dossier Retraite, mais il n’est pas question pour elle d’écarter les problématiques d’emploi et de financement.
Bernard Thibault a ainsi réaffirmé que le plein emploi permettait d’assurer une bonne moitié des besoins de financements supplémentaires, l’autre moitié pouvant être trouvée au travers de mesures faisant appel à une répartition des richesses plus « équitable ».
Il a observé que le Gouvernement ne pouvait pas totalement s’affranchir de la dimension emploi, puisqu’il était obligé d’y revenir au travers de l’emploi des seniors. Cependant, il a indiqué que c’était bien l’emploi dans toutes ses dimensions, et particulièrement l’emploi des jeunes, dont le taux d'activité est le plus faible d'Europe, qui devait être au centre des préoccupations. Pourquoi un engagement sur l’emploi des seniors et aucun engagement sur le taux d’emploi des jeunes ?
Il a ensuite interpellé le Ministre sur le caractère particulièrement mal venu de la partie du texte justifiant le refus d’une augmentation des cotisations employeurs. Il a indiqué qu’à cet endroit du texte, qui reprend fidèlement l’esprit des textes patronaux, il n’était pas acceptable de lire qu’une augmentation des cotisations de 1 % générerait 50 000 suppressions d’emplois. Il a mentionné les 680 000 emplois détruits ces 18 derniers mois, qui n’avait rien à voir avec une quelconque augmentation des prélèvements. A contrario, les entreprises n’avaient jamais reçu autant d’aides publiques. Il a mis en évidence que dans le même moment, la part des profits captée par les actionnaires était passée de 42 à 56 %.
Revenant aux propositions phares du document d’orientation, il a souligné qu’elles étaient bien en phase avec les attentes du MEDEF qui défend avec force le fait que parce que l’on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps.
Mais, a-t-il relevé, les salariés ne décident pas de leur maintien au travail. Il a informé, à titre d’exemple, de la situation de l’entreprise SCA, dans le Nord. Cette entreprise, appartenant à un groupe suédois, va bientôt fermer sur décision des actionnaires. La moitié des 283 salariés a plus de 50 ans. Ce qu’attendent ces salariés, ce ne sont pas les mesures préconisées par le Gouvernement, les obligeant à travailler au-delà de 60 ans, mais bel et bien une intervention de ce gouvernement pour qu’ils puissent conserver leur emploi maintenant.
Il a solennellement signifié l’opposition de la CGT à cette approche qui ne consiste finalement qu’à réaliser des « économies » sur les pensions de retraites qui seront versées à l’avenir. Ceci en combinant le fait de différer les départs et la baisse des pensions.
Il a, à ce propos, rappelé que les réformes passées avaient déjà généré une baisse des pensions de l’ordre de 20 %. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la réforme annoncée ne pourrait qu’aggraver cette situation.
Bernard Thibault a insisté sur l’opposition de la CGT à un tel projet, orienté principalement vers la baisse du taux de remplacement de la retraite.
Il a ensuite indiqué que le Gouvernement voulait donner le change avec des mesures concernant les hauts revenus et les revenus du capital. Encore faudrait-il préciser à quel niveau. Bernard Thibault a montré que ces mesures étaient plus d’ordre symbolique et politique qu’une véritable réponse au problème de financement.
Concernant la pénibilité, il a observé que le document se gardait bien de mentionner les 3 critères qui avaient pourtant été retenus lors des négociations ouvertes après 2003, à savoir les efforts physiques et psychiques, l’environnement de travail agressif, les rythmes de travail. Il a ensuite indiqué que le caractère ambigu du texte pouvait laisser à penser que le Gouvernement reprendrait à son compte les propositions du MEDEF, à savoir la mise en place d’une visite médicale, au même titre que le contrôle technique effectué sur les véhicules particuliers. Si cela venait à se confirmer, le Gouvernement devrait s’attendre à une opposition très ferme de la CGT.
Bernard Thibault a enfin demandé des précisions sur ce qu’entendait le Gouvernement par équité, en s’interrogeant sur le fait qu’à aucun moment n’était évoquée la situation des femmes, pourtant marquée du sceau de l’inégalité.
 

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mps
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Message non lu par mps » 20 mai 2010, 18:31:00

"
Engagement n 1: le gouvernement maintiendra le système par répartition "même s'il est nécessaire d'encourager les dispositifs d'épargne retraite"."

Que c'est joliment dit pour annoncer la privatisation des retraites. Ceux qui ont les moyens pourront s'en faire une et pas les autres.
Il n'est nullement question d'annoncer la privatisation des retraites

Chacun continuera à cotiser et à promériter une retraite conforme à ses années de travail, et ses revenus des dernières années, fortement pondérés par des touches "sociales", comme partout.

Une fois cette retraite assurée, personne n'est cependant contraint à s'en contenter. Classiquement, les gens l'améliorent par l'achat de leur logement (plus de loyer une fois pensionné), parfois d'u logement locatif (un peu de beurre dans les épinards), ou la constitution d'une épargne financière.  C'est un dfroit de base, tel que défini dans la Déclaration des Droits de l'Homme.

Alors, que veut dire "encourager des dispositifs d'épargne-retraite) ? Simplement de rattrapper une fois encore un énorme retard par rapport aux pays voisins.

Chacun peut ainsi constituer une assurance-vie, par des apports mensuels fixes ou variables, pris sur le brut et non le net. Cette assurance vie garantit soit un capital proportionnel, soit une rente mensuelle dès la prise de retraite.

L'avantage pour le salarié ou l'idépendant est clair. Mais il l'est aussi pour l'Etat qui, s'il consent une facilité à l'épargnant, se re-sert largement en TVA, en taxe sur les compagnies d'assurances, en emploi, et en stabilité pécuniaire des retraités.

Sincèrement, on ouvre des yeux comme des soucoupes, à voir que ces mesures rodées aprtout depuis 50 ans et très fructueuses, sont innovante et contestables en France ?

 
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Message non lu par Nombrilist » 20 mai 2010, 18:48:00

"C'est un dfroit de base, tel que défini dans la Déclaration des Droits de l'Homme."

Ah oui, j'avais oublié que la déclaration des droits de l'homme avait planifié le système des retraites.
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Georges
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Message non lu par Georges » 20 mai 2010, 20:54:00

"Des mesures parfaitement normales, respectueuses des gens, et allant même jusqu'à encore taxer les riches (y a bon !)"

Pour que ta phrase corresponde à la réalité tu aurais du remplacer "encore" par "enfin".

logan
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Message non lu par logan » 20 mai 2010, 21:02:00

chère MPS, personne ne compte interdire à qui que ce soit d'épargner, d'investire je ne sais où ou de souscrire à des assurances, donc là déjà c'est un premier mensonge de ta part

évidemment le problème c'est pas ce qui peut être fait en complément, chacun fait ce qu'il veut en complément ...
ce contre quoi nous nous opposons c'est contre l'obligation d'avoir recours à un complément ou pire encore le démentellement du système de répartition pour le remplacer par un système par capitalisation
bref nous nous opposons à tout recul du système de répartition au profit d'un système de capitalisation
c'est quand même pas très difficile à comprendre ;)

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Message non lu par mps » 20 mai 2010, 22:09:00

Logan, tu as raison, et personne ne souhaite cela. Mais il n'en est pas plus question en France que nulle part eu Europe.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

logan
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Message non lu par logan » 20 mai 2010, 22:12:00

mensonge, nous savons très bien que c'est le projet de la droite de démenteler le système par répartition pour le privatiser

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Message non lu par Nombrilist » 20 mai 2010, 22:25:00

C'est évident.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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