Bilan très mitigé du RSA pour sa 1ere année

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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racaille
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Message non lu par racaille » 01 juin 2010, 15:44:00

Le RSA fête son premier anniversaire et cherche encore ses marques

De Julie CHARPENTRAT (AFP) – Il y a 2 jours

PARIS — Malgré la crise, le Revenu de solidarité active (RSA), créé par Martin Hirsch il y a un an pour aider les "travailleurs pauvres" et remplacer le RMI, ne compte pas autant de bénéficiaires qu'escompté et son efficacité reste encore difficile à mesurer.

En mars, près de 1,76 million de personnes touchaient le RSA, dont environ 615.000 exerçaient aussi une petite activité salariée, selon le ministère des Solidarités actives, c'est moins que ce qu'attendait le gouvernement.

Martin Hirsch, puis son successeur Marc-Philippe Daubresse, ont reconnu eux-mêmes que beaucoup de bénéficiaires potentiels ne faisaient pas valoir leurs droits au RSA, l'une des mesures-phares des trois premières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Pour certains, il existe une "barrière psychologique" car "le RSA est perçu comme une prestation pour les pauvres", explique le président d'ATD Quart Monde Pierre Saglio.

D'autres ne souhaitent pas entamer des démarches complexes pour un supplément de revenu parfois modeste: le ministre des Solidarités actives aimerait d'ailleurs savoir combien de personnes "ne toucheraient que 20 ou 30 euros" de RSA.

Beaucoup d'allocataires potentiels ne connaissent même pas l'existence de cette prestation. Qui plus est, paradoxalement, la crise freine le RSA. Comme il est en grande partie prévu pour des personnes qui travaillent, la hausse du chômage a mécaniquement réduit cette cible.

Pour M. Daubresse, le dispositif du RSA, géré entre les Caisses d'allocations familiales, Pôle Emploi, les centre communaux d'action sociale et les collectivités locales, est également "trop compliqué": il faut "le simplifier".

Quant à l'efficacité du dispositif, elle fait toujours débat, d'autant que la crise a pu hypothéquer certains espoirs.

Le RSA a plusieurs buts: comme le RMI, il assure un minimum aux plus précaires ("RSA socle"). Mais il doit aussi offrir un coup de pouce financier aux "travailleurs pauvres" ("RSA complément d'activité") et inciter à reprendre un travail ou à augmenter ses heures de travail.

La nouvelle prestation est venue en effet corriger un problème que posait parfois le RMI: certains perdaient de l'argent en reprenant une activité.

Pour l'économiste François Bourguignon, président du comité d'évaluation du RSA, ce dernier "permet d'alléger la pauvreté mais pas nécessairement d'en sortir" que ce soit pour les sans-emploi ou pour les "travailleurs pauvres".

Quant à savoir si le RSA incite et aide - par les dispositifs d'accompagnement - à travailler plus, "on ne pourra absolument pas" déterminer la proportion d'emplois trouvés grâce au RSA et celle est qui dûe à la conjoncture, ajoute le directeur de l'Ecole d'économie de Paris.

Il risque donc aussi d'être difficile de savoir si le RSA a encouragé le temps partiel, comme le craignaient ses détracteurs.

Le suivi des bénéficiaires du RSA est aussi critiqué, notamment par les députés Jean-Marie Rolland (UMP) ou Martine Pinville (PS) lors d'une récente audition du directeur de Pôle emploi Christian Charpy.

Car si la loi RSA permet aux collectivités locales de passer par Pôle emploi pour assurer le suivi des demandeurs d'emploi plutôt que par leurs propres services, Pôle emploi a du mal à faire face à l'afflux.

M. Charpy ne le nie pas: "il est vrai que le nombre de personnes (au RSA orientées vers Pôle emploi, ndlr) et restant inscrites à Pôle emploi reste assez faible, proche de celui qui était constaté du temps du RMI".

La deuxième année du RSA mettra l'accent sur l'insertion, promet-on au ministère des Solidarités.
http://www.google.com/hostednews/afp/ar ... 9I2uc7oiUH…
"Comme son fils Titus lui reprochait d'avoir imposé l'urine, Vespasien lui mit sous le nez l'argent qu'avait rapporté l'impôt lors des premières rentrées et lui demanda s'il était incommodé par l'odeur." - Suétone

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mps
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Message non lu par mps » 02 juin 2010, 11:37:00

Mais c'est SCANDALEUX !

Il faudrait leur apporter l'allocation à domicile, sur un plateau d'argent !
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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racaille
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Message non lu par racaille » 03 juin 2010, 00:30:00

Encore un chantier présidentiel en friche ;)
"Comme son fils Titus lui reprochait d'avoir imposé l'urine, Vespasien lui mit sous le nez l'argent qu'avait rapporté l'impôt lors des premières rentrées et lui demanda s'il était incommodé par l'odeur." - Suétone

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