patron et concurrence

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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artragis
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Message non lu par artragis » 09 juin 2010, 18:02:00

Je mets ce topic dans la section "travail" car j'aimerais que ça ne vire pas aux clichets habituels du patron riche méchant pas beau.
Je mets ce topic dans la section "travail" car j'estime (et j'espère à raison) que PDG (patron) est un travail à part entière, de même qu'admnistrateur etc.

Les patrons : un cercle fermé et opaque :
Pourquoi donc ces patrons sont-ils, de manière aussi cyclique que les crises critiqués tant dans leur "management" (crise FT) que dans leurs "salaires et parachutes dorés"? Après tout ces PDG subissent eux aussi une grande pression, certains font preuve d'un grand savoir faire pour améliorer l'entreprise et la faire conquérir des marché.
Mais le gros problème qui se pose c'est "Qui est patron?" car tous les patrons ne semblent pas être J6M, et la France compte des centaines d'entreprises de plus de 100 employers qui ne sont donc pas dans le CAC40.
Il paraitrait donc que le patron risquerait ses ressources. Pourtant les PDG et administrateur des entreprises du CAC n'ont parfois besoin que d'une action pour être là et... diriger.
Image
Le graphique (Alternatives Economiques) le montre, être patron dans le CAC c'est pas inné, et souvent administrer une société c'est aussi en administrer une autre. résultat : multiplication des salaires, conflits d'intérêts et inertie de l'entrepreunariat français.


Je posterai dans d'autres message d'autres parties de réflexion, celle-ci me paraissant pour l'instant la plus évidente. Bon débat
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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 09 juin 2010, 18:15:00

Je pense qu'en fait il faut distinguer le patron qui a monté sa boîte et qui donc à risqué ses billes, et un président directeur général qui n'est qu'un administrateur salarié de ladite boîte. Et il faut aussi distinguer les grosses fortunes (Lagardère etc), que l'on pourrait grosso-modo assimiler à de la noblesse moderne.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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artragis
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Message non lu par artragis » 09 juin 2010, 18:28:00

c'est plus ou moins ce que j'ai dit nombrilist : "Mais le gros problème qui se pose c'est "Qui est patron?" car tous les patrons ne semblent pas être J6M, et la France compte des centaines d'entreprises de plus de 100 employers qui ne sont donc pas dans le CAC40.
Il paraitrait donc que le patron risquerait ses ressources. Pourtant les PDG et administrateur des entreprises du CAC n'ont parfois besoin que d'une action pour être là et... diriger.
"

Suite de la réflexion

Une affaire récente sur le PDG d'EDF, simultanément de GDF/Suez a aussi défrayé la chronique : salaire mirrobolant, conflits d'intérêt, et justifications de plus en plus cavalière. En effet Il y a les président exécutifs, et ceux qui ne le sont pas. Ils ne sont donc que "consultatifs", mais gardent leurs indemnités.
Ces Présences consultatives n'ont pas que des effets négatifs sur l'économie ou la concurence, cependant, elle augmente la capacité de cartel, l'UE a condamné en 2009 à plus de 12.9G€ des entreprises qui cassaient ainsi la concurrence par cartellisation (les prochains sur la liste : les FAI et opérateurs téléphonie).
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mps
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Message non lu par mps » 09 juin 2010, 18:29:00

Tu as tout simplement deux types de patrons:

- le patron-propriétaire (généralement d'une PME) qui finance sa boite en fonds propres, hypothèque sa maison et sa grand-mère, fait tourner sa crèmerie en semaine, fait la comptabilité le samedi, et aspire les tapis le dimanche. Eux risquent tout à chaque instant. et l'achat du moindre attache-tout sort de leur poche.

- le patron mercenaire : là, il s'agit généralement de grosses entités, rarement familiales, plus souvent regroupant des milliers ou bien plus d'actiionnaires, et foctionnant avec un managment "mercenaire". Le job est  tout aussi erreintant et stressant, dans la mesure où le manager doit prendre des décisions plus complexes que dans la PME, mais n'a pas la liberté de décider sans la bénédiction de son CA après des centaines de pages de justification.

La grande ifférence est quasi affective :

- pour le patron-propriétaire de PME, c'est à la vie à la mort avec son entreprise et j'e ai vu beaucoup se ruiner littéralement pour essayer de sauver leur boite.
- le patron mercenaire, lui, "ne fait que passer" même si son passage est long. Autrement dit, il est moins intéressé par la boite qu'il dirige que par les bons chiffres dont il pourra se prévaloir, soit pour être adulé apr le CA, soit pour préparer sa transhumance vers une autre société plus intéressante.

Le vice de ce patron mercenaire est évidemment qu'il ne se soucie guère du long terme : ce qu'il lui faut, ce sont des résultats rapides et spectaculaires, avec la dynamique mais aussi le danger que cela comporte.

et tout à coup, une analogie me vient à l'esprit : c'est aussi toute la différence entre royauté contitutionnelle et république :

- le Roi est un patron de PME, qui voit son pays à 20 ou 30 ans ;
- un Président est un mercenaire qui doit tout démonter et tout réaliser en un mandat. 
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 09 juin 2010, 18:34:00

Je suis assez d'accord, sauf avec ta parabole à la fin.

Artragis, les opérateurs téléphoniques ont déjà été condamnés pour entente illicite sur les prix il y a 2 ou 3 ans.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 09 juin 2010, 20:40:00

Une précision artragis : Le "ont dit que ...." les patrons risquent leur peau, est une rumeur totalement fausse. Les statuts sont protecteurs et il ne peut y être dérogé, sauf en cas de malversations ou fraudes.

La responsabilité de l'entreprise est limitée à son capital. Ils ne peuvent donc risquer que leurs outils de travail et les fonds (éventuellement propres) investis dans l'entreprise. Les montages actuels, pour la catégorie que tu cites, à savoir PME de 50 à 250 salariés, permettent via des SCI et des sociétés sous traitantes prestataires de limiter très fortement les gamelles. En effet, les dettes accumulées , ce que l'on appelle le passif, sont soit : effacées (le cas des clients non livrés mais qui ont payé ou versé un acompte, ainsi que des fournisseurs), ou payées par un fonds patronal : l'AGS, qui garantit les créances et se substitue à l'entreprise pour les régler dès lors que l'entreprise est liquidée.

Maintenant, c'est un tissu tellement diversifié, car il va de la boite centenaire qui fabrique des charnières pour les coffres forts (par exemple) à une start up qui lance un nouveau concept, qu'il est difficile de dresser un tableau du dirigeant type.

Il y a de tout. Du plus arnaqueur (l'essentiel des (vrais) conflits du travail se trouvent dans ce tissu), au plus émérite, exactement comme le reste de la population.

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mps
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Message non lu par mps » 10 juin 2010, 06:30:00

Oui, pour ta conclusion, encore que ce genre d'arnaqueurs et de conflits de travail semble très franchouillard.

Mais quand je dis que les patrons risquent leur peau (les patrons-propriétaires), je sais évidemment qu'ils ne sont tenus qu'à leur capital social. Mais combien vont au-delà, sollicitent leurs fonds propres et s'endettent personnellement pour sauver leur bébé ?  Une des grandes difficultés est de leur faire compredre, dans certains cas, que la messe est dite, et qu'il est temps d'arrêter la débâcle.

Ta vision est celle du Tribunal du Travail, mais va voir au Tribunal de Commerce (Juges consulaires)dans quelles situations pathétiques se fourrent des patrons de bonne foi, par "affectivité" pour leur boite ...
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lancelot
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Message non lu par lancelot » 10 juin 2010, 07:13:00

Je vais souvent au TC, pour mettre des entreprises en dépot de bilan afin de déclencher le processus de paiement de garantie des salaires.
On voit aussi de tout, hélas et si le chef d'entreprise qui engage (en caution, par exemple) des fonds propres existe encore c'est assez marginal. Beaucoup de personnes sont conseillées en amont et arrivent devant le TC sereins.

Cela étant il est quelquefois difficile de faire admettre a certains patrons propriétaires et passionnés qu'il vaut mieux déposer son bilan pour apurer les comptes que de s'entêter.

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mps
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Message non lu par mps » 10 juin 2010, 09:27:00

Oui.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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