Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguïtés

venez parler des sujets de société qui vous concerne ( drogue, alcool, avortement...)
Cobalt

Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguïtés

Message non lu par Cobalt » 17 août 2011, 22:51:37

Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguïtés de la France

Bien prendre conscience de nos atouts, qui sont grands, et de nos faiblesses qui tiennent surtout à notre difficulté à regarder en face le monde tel qu'il est.
- Pendant le Tour de France 2010. REUTERS/Eric Gaillard -
L'AUTEUR
Jean-Yves Demeunynck et les Maquizards Président de Reflex PE, Jean-Yves Demeunynck conseille et accompagne les Fonds d’investissements, les Investisseurs Institutionnels et les grandes entreprises, dans leur réflexion stratégique de gestion et développement, dans de nombreux pays. Il a été Délégué Général de l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC).Les Maquizards sont un groupe de réflexion de hauts fonctionnaires et de chefs d'entreprises. Ses articles
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Parce qu’il n’y a pas de bonne stratégie qui ne s’appuie sur un diagnostic partagé, les maquizards veulent soumettre aux internautes français leur interprétation de la situation actuelle de la France, sans fard ni trompe l’œil, afin de préparer un débat de fond et non de forme pour la campagne présidentielle qui s’annonce. Voici notre première analyse.

LES FORCES

Première force : un territoire unique et plein d’atouts

La France est géographiquement bien placée. Elle se situe au carrefour des grands flux de l’Europe Occidentale et a pour voisins les principales puissances de l’Union Européenne. Son littoral métropolitain l’ouvre sur les grands fronts du transport maritime.

La France est équipée d’infrastructures de qualité. Elle dispose de plus de 11.000 kilomètres d’autoroutes et de plus de 31.000 kilomètres de lignes ferroviaires. Deuxième plus grand réseau de trains à grande vitesse du monde. Son réseau de routes nationales, ses équipements énergétiques (hydro-électricité et énergie nucléaire), ses canaux, son système de télécommunications en font un pays moderne, efficace, attirant.

Il n’est pas étonnant que les étrangers, prompts à dénigrer les français, soient aussi nombreux à aimer la France et à en faire la première terre d’accueil des investissements directs étrangers en Europe.

Deuxième force: des enfants plus nombreux

En 2010, la population française a dépassé les 65 millions d’habitants. Comme au cours de chacune des années précédentes, la population a augmenté: notre pays compte 358.000 personnes de plus, et ce, davantage du fait d’un excédent de naissances sur les décès (avec un solde naturel de 283.000) qu’en raison du solde migratoire (75.000).

Les femmes françaises ont, en moyenne, 2,01 enfants, le niveau le plus élevé que nous connaissons depuis la fin du baby boom, soit moitié plus que nos voisins allemands. (1,98 enfant par femme en moyenne, en France contre 1,38 en Allemagne en 2009)

On ne peut que se réjouir de l’avantage que représente la vitalité démographique actuelle, qui tranche sur la dépression que connaît la natalité de la plupart des pays européens. Une France plus nombreuse compte politiquement plus en Europe.

Troisième force : une épargne plus abondante

Le taux d’épargne français, l’un des plus élevés des pays développés, est une force de la France.

Pourquoi est-ce important? Un pays qui n’épargne pas ne peut financer ses investissements, donc sa croissance et son avenir, sauf à dépendre de l’épargne étrangère, par définition plus volatile et aléatoire.

En France, les fourmis sont les ménages, pas l’État. Leur taux d’épargne élevé leur permet, par exemple, de compenser les insuffisances des régimes de retraite par répartition par des efforts de capitalisation, au premier chef par l’assurance vie.

L’épargne des français est donc à la fois un carburant pour la préparation de l’avenir et un amortisseur de déficits. C’est un trésor national et, à ce titre, un précieux atout que bien des pays nous envient.

Quatrième force : la culture française

La culture française, une force dans le monde de demain? Oui, à plus d’un titre.

D’abord parce que la main-d’œuvre française est qualifiée. Héritage des savoir-faire accumulés au fil des siècles dans les «métiers», le niveau de formation et de qualification des français est, par rapport à celui des autres pays, élevé. En attestent les dirigeants des sociétés multinationales qui viennent volontiers chercher en France l’accès à ce réservoir de main-d’œuvre et qui y voient l’un des éléments les plus importants de l’attractivité de notre pays: le «capital humain» de la France.

Ensuite parce que les français sont -comment le dire sans faire sourire ni paraître arrogants- «débrouillards», proactifs, volontaires. Ils sont des centaines de milliers à créer, chaque année, leur entreprise, loin du cliché qui fait de tous les français des fonctionnaires en puissance. Ils sont des millions à travailler dans des entreprises de toutes tailles et à y faire preuve, tous les jours, d’ingéniosité technique, commerciale, humaine ou financière. Les cabinets de « chasseurs de tête » qui comparent les salariés des différents pays voient chez les français un niveau de flexibilité, d’adaptabilité, de capacité à faire face à des situations complexes, imprévues ou ambigües, supérieur à la moyenne. Dans un monde de plus en plus difficile à lire, les français tracent leur chemin.

LES FAIBLESSES

Première faiblesse: nous ne travaillons pas assez

Nous travaillons peu. Cette affirmation n’est ni de droite, ni de gauche. Elle est factuelle. Nous cumulons un grand nombre de jours de congés payés (36), de jours fériés (11), des études longues, un âge moyen de départ à la retraite peu élevé (59,4 ans en France, en 2007, contre 62 pour l’Allemagne, 62.6 pour le Royaume-Uni et 63.9 ans pour les Pays-Bas et la Suède) et une des plus faibles durées hebdomadaires du travail du monde.

Il est souvent opposé aux critiques portant sur la faible quantité de travail effectué par les français que notre pays se situe dans les tout premiers en termes de productivité de travail par heure. Mais avec une faible durée du travail et de faibles taux d’emploi, ces statistiques sont trompeuses: elles ne révèlent que les performances des gens qui travaillent quant ils travaillent. De fait, «si un salarié français produit 5% de plus par heure travaillée qu’un américain, il produira 13% de moins par an et 36% de moins sur l’ensemble de sa vie active». Nous ne pouvons donc compenser le fait que nous travaillons peu avec l’idée que nous serions plus productifs que les autres.

A l’heure où la quantité de travail fourni par un pays est une des principales variables qui déterminent ses performances économiques, sa capacité à financer la justice sociale, à investir dans la recherche et l’enseignement, cette faiblesse doit être reconnue.

Deuxième faiblesse: une société de défiance

Les français se méfient des … français. Les citoyens de la classe politique. Les responsables politiques des électeurs. Les syndicalistes des patrons. Les français des syndicats. Les lecteurs des médias.

La méfiance nourrit le déni de la réalité et complique tout, particulièrement les rapports sociaux dans l’entreprise et le fonctionnement de la vie politique. Tout se passe comme si le français préfère avoir raison tout seul que de rechercher avec d’autres une solution raisonnable acceptable par tous.

Cette société de défiance alimente, en France, le conservatisme, de gauche comme de droite. Pourquoi changer puisque j’ai raison et que les autres ont tort?

Troisième faiblesse: une société bloquée

Les français ont progressé dans leur capacité à négocier entre eux mais la société française a perdu en fluidité, en ouverture, en flexibilité : elle offre moins d’opportunités.

L’ascenseur social fonctionne aujourd’hui moins qu’hier. Il est, en 2011, plus rare qu’en 1970 qu’un fils d’ouvrier devienne cadre supérieur. Face à la détérioration du contexte économique, on constate une tendance au repli sur soi des classes sociales et une plus grande difficulté pour ceux de la «France d’en bas» à rejoindre les rangs de la «France d’en haut».

Quatrième faiblesse: une société encarcanée

Encarcané! Nous avons fabriqué ce mot pour illustrer l’idée que la France vit dans un carcan qu’elle s’est progressivement construit.

Carcan institutionnel. L’amoncellement des lieux de décision (Europe, Nation, région, département, communauté urbaine, commune, fédérations professionnelles, entreprises, syndicats) créé une complexité coûteuse et paralysante. Chacun le sait, beaucoup le dénoncent mais les réflexes partisans inhibent les tentatives de réforme, de droite comme de gauche.

Carcan législatif et réglementaire. «Je légifère donc je suis». A droite comme à gauche, les gouvernements successifs ne savent pas résister à la tentation de légiférer et décréter à tout va, dans un réflexe de réaction épidermique aux faits divers. Il faut, n’est-ce pas, montrer aux français que nous sommes là, présents, attentifs, actifs, efficaces ! Les textes s’accumulent plus vite qu’ils ne peuvent être lus, compris et appliqués. Et, en bout de chaine, les français, salariés, patrons, fonctionnaires, doivent faire au mieux, c’est-à-dire souvent mal.

Carcan économique. La France est devenue un des pays les plus chers au monde. C’est surtout vrai de la main-d’œuvre. Non pas parce que les français touchent des salaires extravagants. Mais les cotisations sociales qui s’ajoutent aux salaires font du salarié français l’un des plus chers du monde. Il ne s’agit pas de ramener les coûts salariaux français au niveau des pays émergents. Non, c’est par rapport à l’Europe que nos surcoûts sont dévastateurs, en termes d’emplois et, à ce titre, inacceptables. La protection sociale profite à tous: son financement devrait donc peser sur tous et non sur le seul facteur travail, afin de ne pas pénaliser l’emploi.

LES AMBIGUITES

Première ambiguïté : le rapport à l’Europe

Jean Monnet, Robert Schuman, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre, François Mitterrand, Jacques Delors, Simone Veil: aucun pays n’a donné à l’Europe autant de ses «pères».

Et pourtant, les français ont vis-à-vis de l’Europe une relation ambiguë. Ils aiment l’Europe quand elle est française, et qu’elle leur apparaît alors comme une extension naturelle de la puissance de leur pays. Ils l’aiment moins quand l’Europe existe et rappelle à la France des règles et principes que celle-ci a pourtant contribué à façonner et décider.

En réalité, l’Europe est un projet collectif. Un projet? Il demande à se projeter dans le futur. Collectif? Il appelle donc un effort de chacun pour bâtir la maison commune.

Pour la France et les français, l’Europe est à la fois un devoir historique et une opportunité extraordinaire. Elle ne doit être ni un bouc émissaire, ni une potion magique. Pour que les français aient vis-à-vis d’elle une relation adulte, il faut que nos dirigeants politiques se décident à tenir un discours responsable et clair vis-à-vis de l’Europe.

Deuxième ambiguïté: le rapport à l’argent

Les français ont, de longue date, un rapport compliqué à l’argent. Nicolas Sarkozy s’y est trompé, lui qui projetait, une fois élu, de «réconcilier les français avec l’argent».

Cette réserve des français par rapport à l’argent est à la fois une réalité et une force. Elle fait partie de notre culture, de nos traditions, de notre civilisation. Elle a permis, notamment, à la crise financière (de 2008-2009) de frapper moins durement l’économie et les banques françaises que leurs homologues américains et britanniques. En France, l’argent n’est pas un objectif, ni l’étalon de toutes les réussites. Et c’est tant mieux.

Pour autant, il est du devoir des politiques de rappeler aux français que le capital est un facteur de production, pour parler comme les économistes, aussi nécessaire au fonctionnement et à la modernisation de l’économie que le facteur travail. Moins sympathique peut-être mais tout aussi indispensable. Sans capital, pas d’investissement, pas d’innovation, pas de progrès. L’argent ne doit pas être un maître mais il faut qu’il soit un outil.

Troisième ambiguïté: le rapport à la mondialisation

Quand une entreprise française rachète une entreprise étrangère ou emporte un gros marché à l’exportation, les français sont nombreux à se réjouir. Mais quand l’inverse se produit, les français crient volontiers à la triche ou à l’abus. C’est pourtant du même «jeu» qu’il s’agit.

Les termes mondialisation et globalisation évoquent une disparition des frontières, une dilution des nations, un affaiblissement des cultures, un abandon des États, la démission des politiques.

Comme souvent, nous accusons certains phénomènes objectifs pour masquer nos propres échecs et notre propre incapacité. La mondialisation des soixante dernières années a permis de sortir de la pauvreté plusieurs centaines de millions de latino-américains, d’africains et d’asiatiques grâce à une expansion sans précédent du commerce mondial. Elle a également entraîné, dans les pays développés, une augmentation elle aussi sans précédent du pouvoir d’achat et du niveau de vie des peuples.

La mondialisation n’avance pas sans excès. Elle ne peut être laissée à elle-même. Elle ne détruit pas les politiques. Elle appelle des politiques nationales plus intelligentes, plus volontaristes et mieux coordonnées. L’inverse de la mondialisation, c’est le protectionnisme, le repli sur soi, l’appauvrissement, le nationalisme.

Quatrième ambiguïté: le rapport au marché

Les français aiment aller au marché. Les fruits, les légumes, les fromages, les couleurs, les odeurs, les marchands, les cris, l’atmosphère, quoi de plus français et de plus sympathique!

Les français aiment moins les marchés. Incompréhensibles, invisibles, rapides, brutaux, ceux-ci sont souvent perçus comme les coupables anonymes des difficultés de notre temps. Il y a de la xénophobie derrière les formules bien connues des «gnomes de Zurich» et des «Golden boys» de la City ou de Wall Street.

Il faut être cohérent: si on ne veut pas d’une économie de marché, il faut aussi renoncer à tout ce qu’elle produit et que chacun d’entre nous consomme chaque jour.

Les maux dont nous accusons les marchés sont souvent le fruit d’une absence ou d’un mauvais fonctionnement des marchés, causé par une réglementation inefficace ou par certains comportements répréhensibles.

Soyons clairs! Nous ne croyons pas une seconde que les marchés puissent être livrés à eux-mêmes. Ils doivent être surveillés, régulés et supervisés. Nous pensons en premier lieu aux intolérables excès auxquels ont donné lieu les marchés financiers. Mais il faut assumer que les marchés ont, dans les progrès du monde et de notre pays, un rôle crucial à jouer. L’oublier ou le nier, c’est mentir aux français.

Ce bilan invite-t-il au final au pessimisme ou à l’optimisme? Il n’est qu’une photographie de quelques caractéristiques de la société française à une époque de son histoire. Nous avons pourtant une raison fondamentale d’espérer : on ne peut manquer d’observer que les principales faiblesses françaises sont autoproduites: elles proviennent de nous, de notre façon de vivre ensemble, de nous voir et de nous comporter? Nous sommes ce que nous faisons de nous-mêmes.

Jean-Yves Demeuninck et Les Maquizards, groupes de hauts fonctionnaires et de chefs d'entreprises.

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wesker
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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par wesker » 20 août 2011, 15:13:41

La France dispose de ressources, d'atouts considérables et est en mesure d'honorer ses échéances mais doit aujourd'hui préparer l'avenir et mettre un terme à la gabegie fiscale et autres errements personnels de cette mandature. Elle doit renouer avec le courage de montrer la voie et refusant d'aligner sa politique budgétaire sur les inquiètudes excessives de marchés auxquels les français ne doivent pas se soumettre.

Les rapports à l'argent ne sont pas compliqués, car ce n'est pas la richesse qui est critiquée en soi, c'est son utilisation par la bande du fouquet's. A trop se moquer du monde on finit par s'éloigner des réalités et à inspirer du mépris.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par lucifer » 20 août 2011, 19:32:24

wesker a écrit :La France dispose de ressources, d'atouts considérables et est en mesure d'honorer ses échéances mais doit aujourd'hui préparer l'avenir et mettre un terme à la gabegie fiscale et autres errements personnels de cette mandature. Elle doit renouer avec le courage de montrer la voie et refusant d'aligner sa politique budgétaire sur les inquiètudes excessives de marchés auxquels les français ne doivent pas se soumettre.

Les rapports à l'argent ne sont pas compliqués, car ce n'est pas la richesse qui est critiquée en soi, c'est son utilisation par la bande du fouquet's. A trop se moquer du monde on finit par s'éloigner des réalités et à inspirer du mépris.
Entre le Fouquet's pour les riches, et la palanquée d'aide pour ceux qui soit disant sont pauvres, il y a du fric à récupérer.
Mais comme c'est + simple de casser du français moyen travailleur et contribuable, ils vont pas arreter. La droite favorise les riche, la gauche favorise les pauvres et les menteurs.

Mais qui favorise celui qui paye pour tout ça ? Ben personne, pas + en 2012 que les autres années.
Maintenant que j'habite en province, je suis devenu peace and love. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ( surtout les descendants d'immigrés des cités que j'adore dorénavant )

Cobalt

Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Cobalt » 20 août 2011, 20:09:57

Je comprends Lucifer,qui est excédé ,des français classes moyennes et ouvriers j'en connais et ils parlent tout pareil.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Nombrilist » 20 août 2011, 20:19:13

Il ne me semble pas que la gauche s'apprête à taxer davantage les travailleurs qui gagnent moins de 3000 net par mois.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par lucifer » 20 août 2011, 20:32:38

Non, mais à multiplier les aides , et ce sans + de controle qu'avant, ça, elle sait faire.
Donc, bonnet blanc, blanc bonnet.
Toujour les même qui trinquentt et qu'on laisse crever en les taxant car soit disant solvables (ou du moins honnete dans leur declaration).
Maintenant que j'habite en province, je suis devenu peace and love. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ( surtout les descendants d'immigrés des cités que j'adore dorénavant )

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Nombrilist » 20 août 2011, 21:05:06

Je n'ai pas entendu parler d'une multiplication des aides. Pour la lutte contre la fraude, je te rejoins, PS ou droite, ils n'ont pas l'air d'avoir envie d'aller chercher les 20 milliards annuels que nous doivent les délinquants en col blanc.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

Cobalt

Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Cobalt » 20 août 2011, 22:10:19

Nombrilist a écrit :Je n'ai pas entendu parler d'une multiplication des aides. Pour la lutte contre la fraude, je te rejoins, PS ou droite, ils n'ont pas l'air d'avoir envie d'aller chercher les 20 milliards annuels que nous doivent les délinquants en col blanc.
En même temps,c'est plus compliqué,étant donné les accointances qu'ils ont,mais en effet,on a parfois à les oublier ceux là,il faut dire qu'ils ne font pas les gorges chaudes de la presse,non plus...Cherchez l'erreur.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Nombrilist » 20 août 2011, 22:14:11

Parce que ceux qui contrôlent la presse, c'est eux icon_cheesygrin. Et c'est même pas une blague.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par mps » 21 août 2011, 08:00:41

Inutile d'ajouter son grain de sel, par réflexe bavard icon_confused

L'analyse que nous a fourni Cobalt est objective, honnête et assez remarquable.

Merci Cobalt. icon_confused
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

Cobalt

Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Cobalt » 21 août 2011, 09:27:32

En réalité ce que je comprends de cette article qui provient de Slate,(plutôt de droite) peu importe...

La mondialisation tendrait à aider les pays plus ou moins développer ,dans le but de les mettre à niveau afin qu'ils consomment autant que nous pendant les 30 glorieuses,ce qui nous ferait un bon capital consommateur, auprès de qui l'Europe et la France qui a des atouts (savoir faire) entre autre ,pourrait voir des marchés s'ouvrir et rentrer des devises étrangères,mais je ne sais pas bien ce qu'on va leur vendre à ce moment là ? nous avons de moins en moins d'industrie,et le TGV les chinois sont entrain d'en faire,c'est un exemple..

Ce qui m'interpelle,c'est surtout que les français fourmis,qui mettent sous par sou de côté vont se faire plumer par l'allumé de la pleine lune,en dé-remboursant les médocs(bon ça on en prend trop) mais en rendant payant ce qui était semi-gratuit...Et là je ne parle pas des riches ,je parle du français moyen.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par un artisan » 21 août 2011, 09:52:22

"Quand une entreprise française rachète une entreprise étrangère ou emporte un gros marché à l’exportation, les français sont nombreux à se réjouir. Mais quand l’inverse se produit, les français crient volontiers à la triche ou à l’abus. C’est pourtant du même «jeu» qu’il s’agit."
Cette réflexion semble ignorer (volontairement ou non) que le fait de créer français ,permet de fabriquer en France et donc aura une incidence certaine sur l'emploi, alors qu'investir dans des capitaux ou des industries étrangères n'aura comme conséquences que de rentrer en concurrence...
Soyons clairs! Nous ne croyons pas une seconde que les marchés puissent être livrés à eux-mêmes. Ils doivent être surveillés, régulés et supervisés. Nous pensons en premier lieu aux intolérables excès auxquels ont donné lieu les marchés financiers. Mais il faut assumer que les marchés ont, dans les progrès du monde et de notre pays, un rôle crucial à jouer. L’oublier ou le nier, c’est mentir aux français.
Actuellement nous percevons apparemment le contraire , le bourses flambent à la baisse , la spéculation remplissant son oeuvre destructive, la régulation n'est qu'un mythe , car les politiques ont perdu toute autorité et ne sont dorénavant que des pions au service des financiers, sous couvert d'une propagande éhontée tentant de nous faire croire que les mesures en place sont principalement orientées pour combler les dettes nationales ,réellement la BCE finance des banques toujours en difficulté, alors que la politique d'austérité ne concerne exclusivement les citoyens de l'union.
L'impact de toute cette démagogie est fort perceptible, présente d'ailleurs sur ce fil, car ne voit on pas il faut réduire et supprimer ,mais cela ne concerne évidemment les aides des plus humbles, le faste et la gabgie des plus fortunés n'est pas remise en cause.....Pas plus que les fermetures de boites ,la délocalisation n'étant apparemment pas un problème préoccupant...
Cet article n'aborde pas cette réalité...
Démocratie :le pouvoir pour les poux de manger les lions Clémenceau

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par wesker » 21 août 2011, 13:21:26

Nombrilist a écrit :Il ne me semble pas que la gauche s'apprête à taxer davantage les travailleurs qui gagnent moins de 3000 net par mois.

Nombrilist....Tu soutiens je crois la formation de Mélenchon, par conséquent, je me permets de t'interroger à ce sujet.

Le parti de gauche, dnas l'hypothèse d'une négociation de ralliement au second tour, exigera t-il de la part des socialistes une remise en cause de la fiscalité qui pèsent sur les travailleurs modestes au détriment de ceux qui perçoivent des rémunérations extravagantes ne correspondant ni à une prise de risque ni à un travail de qualité supérieure ?

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par Nombrilist » 21 août 2011, 14:21:38

Peux-tu me donner une gamme de salaire net annuel pour les travailleurs que tu définis comme modestes ?
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: Préparer 2012: Les forces, les faiblesses et les ambiguï

Message non lu par wesker » 21 août 2011, 14:28:12

A titre personnel, je suis au SMIC, par conséquent te te feras une opinion, mais ayant exercé la profession de comptable et de gestionnaire financier j'ai eu l'occasion de voir l'échelle des salaires.

dans ma région, cela tourne entre 850€ et 1400€, tu conviendras que cela n'est guère de hauts salaires, mais quelqu'un qui perçoit de 200 000€ à plus de 800 000€ par mois constituent de hauts revenus n'est ce pas ?

J'estime que jusqu'à 1700€ nets on reste tout de même dans la catégorie des travailleurs modestes !

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