Les alternatifs

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 25 mars 2014, 08:37:04

Premier tour des municipales en 44 : la claque pour le PS et ses alliés. Forte progression de la droite. La gauche alternative et citoyenne confirme.

Sur fond d'abstention croissante, le premier tour des municipales en Loire Atlantique confirme la claque pour le PS et ses alliés. C'est là le résultat direct de deux ans de gouvernement Ayrault. Mais dans le plus grand nombre de communes, c'est la droite qui sort gagnante, avec un FN qui s'affirme dans les cinq communes où il présentait une liste.

Partout où elles ont été présentes, les listes de la gauche alternative et citoyenne réalisent des scores prometteurs.

Résultat des listes que nous soutenions :

Nantes, Nantes à gauche toute ! Place au Peuple ! : 4849 voix, 5,04%
Le PS arrive en tête avec 34% des voix, devant l'UMP 24% et EELV 14,5%. FN 8%. Liste LO 1,1%. La liste se réunit ce soir pour définir sa position*

Bouguenais, Bouguenais Agir Solidaires 1596 voix, 21,6%.
Le PS arrive en tête avec 33%, les deux listes de droite réunissent 35% des exprimés et EELV 9,5%. EELV semble pencher vers une fusion avec le PS. Inconnu sur ce que feront les deux listes de droite. La liste définit ce soir sa position. Son maintien est probable.

Rezé, Rezé à gauche toute, 2636 voix – 18,12%
Le ballottage de la liste PS/PCF/EELV est un évènement, avec 47,7%. L'UMP obtenant 34,15%. La liste PS/PCF/EELV exclu toute fusion avec la liste Rezé à gauche toute considérant qu'elle y perdrait des postes et qu'elle sera en tête au second tour. Maintien de la liste Rezé à gauche toute

Saint Herblain, Saint Herblain à gauche toute, A gleiz penn da benn !, 1525 voix,10,06%
Ballotage historique là aussi de la liste PS/PCF/EELV avec 44,14%. Les deux listes de droite totalisent 45,8% des voix. Maintien probable de la liste Saint Herblain à gauche toute

La Montagne, Donnons du relief à La Montagne 834 voix, 31,4%
La liste PS/PCF obtient 1009 voix, 37,7% et la liste de droite 31%. Une triangulaire est le plus probable.

Coueron, Coueron à gauche autrement, 1197 voix, 14,88%, 2 élus.
La liste PS/PCF/EELV est élue avec 50,39%, la droite obtient 34,7%

La Chapelle/Erdre, Pour une alternative écologiste et citoyenne, 1224 voix, 13,20%
La liste PS arrive en tête avec 45,8%, la droite 41% Là encore triangulaire annoncée.

Vertou, pour une alternative de gauche, l'humain d'abord, 1149 voix, 10,17%, un élu
La droite passe au 1er tour avec 57% des voix, devant la liste PS 22,7% et la liste écologiste et citoyenne 10%

Châteaubriant, La Voie citoyenne , 1186 voix, 20,1%, trois élus
Le maire sortant UMP est élu avec 60,6% des voix, la liste UDI obtient 19%

Saint Nazaire, Saint Nazaire vraiment à gauche, 1586 voix, 6,24%
La liste PS/PCF/EELV est en tête avec 41,37%, devant la droite 21,5% et le FN 12,5%. La liste conduite par Gilles Denigot, EELV dissident obtient 6,5% des voix et celle de LO 2,90%

* les premiers contacts avec le PS semblent confirmer le refus de ce parti d'une fusion avec les listes de la gauche alternative et citoyenne respectant leur poids politique et leur indépendance durant le mandat. La droite et l'extrême-droite ne demandent pas autre chose !

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 27 mars 2014, 03:27:41

Après les Municipales : l’avenir est entre nos mains ! (Communiqué des Alternatifs 81-12) 26/03

A l’occasion du 1er tour des Municipales, plus de 2 français sur 3 ont exprimé, dans les urnes, leur refus des politiques d’austérité mises en œuvre et à venir, leur désarroi devant les promesses trahies, devant l’espoir brisé.

Au cours de cette campagne, Les Alternatifs du Tarn et de l’Aveyron ont mis en avant des choix de rupture avec les politiques menées aujourd’hui. Nous avons pris la décision de confirmer cette rupture avec la manière de faire de la politique en refusant tout accord électoral avec ceux qui soutiennent les politiques mises en œuvre depuis des années. .

Avant de penser battre les droites et leurs politiques, il nous faut travailler à proposer une véritable politique de gauche avec cette volonté de partage qui nous anime : partage des idées, des projets et de l’espace commun.

Les citoyens qui se reconnaissent dans ces valeurs sont aujourd’hui totalement désorientés voire désabusés. Nous devons avoir comme objectif de nous donner, tous ensemble, l’espoir du changement indispensable pour notre vivre ensemble et pour la qualité de notre espace commun.

Notre démarche, avec tous ceux qui viendront partager avec nous, représente cet espoir. Nous devons poursuivre le travail commencé. Nous soutiendrons, dans les jours qui viennent, les initiatives allant dans ce sens.

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Message non lu par Nico37 » 28 mars 2014, 14:37:11

Communiqué des Alternatifs et de la Gauche anticapitaliste de l’Ardèche

Les Alternatifs et la Gauche anticapitaliste Ardèche tiennent à préciser que le positionnement d’Ensemble 07 ! pour le second tour est celui qui a été transmis dimanche soir à la presse (voir ci-dessous).

Dans ce communiqué, Ensemble 07 appelle clairement « à battre la droite et l’extrême droite » au second tour et cette position a été validée par les trois composantes.

En conséquence, nos organisations, membres d’Ensemble Ardèche ! considèrent que seule cette position doit être prise en considération au nom du regroupement départemental.

Les Alternatifs et la Gauche anticapitaliste

Le 27 mars 2014

RAPPEL : COMMUNIQUE DE PRESSE ENSEMBLE ARDECHE DU 23 mars 2014

En Ardèche, plus encore que sur le reste du territoire national, l’abstention progresse sur ce scrutin municipal.

Il est regrettable que la politique du gouvernement, qui abandonne les classes populaires à leurs difficultés, ait permis à la droite de conserver l’essentiel de ses positions en Ardèche.

Le FN n’a pas réussi à faire la percée qu’il espérait dans les 4 communes où il présentait une liste Bleu marine. Son score n’en demeure pas moins inquiétant.

Nous nous félicitons des résultats des listes que nous avons soutenues. C’est notamment le cas à Privas où la liste Cap à Gauche, qui incarnait une gauche alternative authentiquement populaire, a réussi à obtenir plus de 16% des voix. Privas obtiendra un nouveau souffle si la liste conduite par le maire sortant Yves Chastan comprend la responsabilité qu’elle a de faire une place aux espérances de cet électorat.

Les autres listes de gauche que nous avons soutenues, à Aubenas, Vals les Bains et Villeneuve de Berg, obtiennent des résultats encourageants. Beaucoup d’électeurs et électrices ont pu dans ces communes exprimer leur hostilité à la politique d’austérité qu’ils-elles subissent, tout en soutenant des projets d’une plus grande ambition sociale et écologique.

Le mouvement Ensemble 07 qui regroupe des organisations du Front de Gauche (Les Alternatifs, la FASE et la Gauche Anticapitaliste) appelle au second tour à battre la droite et l’extrême droite.

Transmis à la presse le 23 mars à 23 h 39

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Message non lu par Nico37 » 29 mars 2014, 15:33:39

REUNION ALTERNATIFS PARIS SUD MERCREDI 2 AVRIL Réunion rapide 19h30-21h au local Alter 25, rue du Moulinet, Paris 13e (métro Tolbiac) pour un bilan de la séquence municipale, et la préparation des prochains débats Alternatifs Paris Sud, notamment (suite au débat sur l’apport de C. Castoriadis au projet d’émancipation) un échange sur la (dé)croissance, la réduction de travail et la démocratie active à partir des réflexions d’André Gorz et Castoriadis.

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Message non lu par Nico37 » 31 mars 2014, 22:58:20

Grenoble, enfin « une ville pour tous ! » Alternatifs 38

La victoire d’hier est avant tout celle d’une équipe soudée au fil du travail mené en commun pendant des mois. Nous serons un seul groupe au conseil municipal et à l’agglomération, appelée à devenir future Métropole, qui travailleront au coude à coude pour le bien commun. Les Alternatifs ont pris leur part dans la victoire, mais ce résultat est d’abord le fruit de 30 ans de travail d’écolos avant l’heure, comme de militants de la vraie gauche, avec des périodes dans l’opposition où nous avons mené le combat contre les politiques de droite du maire RPR corrompu, comme du PS local.

L’élan populaire que notre liste a suscité avec des scores importants dans tous les quartiers, où nous avons même gagné dans des bastions PS largement choyés ces derniers mois, montre qu’un autre Grenoble est possible.

Le travail commence aujourd’hui avec tous les Grenobloises et les Grenoblois. Nous devons réinventer radicalement la démocratie locale. Un espoir s’est levé, ne le décevons pas. Nous avons vécu hier un moment historique à Grenoble, la presse ne s’y est pas trompée. Cette confiance accordée par les électrices et les électeurs l’a d’abord été à un réseau citoyen de gauche et écologiste rassemblé autour d’Eric Piolle qui a su fédérer les énergies et les compétences de chaque groupe, parti politique ou collectif, pour convaincre qu’une autre voie était possible et que nous allions gagner.

Oui, le vrai discours de Grenoble est désormais celui prononcé hier par le nouveau maire : « nous devons réparer maintenant ce qui a été cassé » par les politiques de droite qu’a connues notre ville. Les Alternatifs y prendront toute leur part.

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Message non lu par Nico37 » 12 avr. 2014, 17:02:41

Tout changer, pour que tout change !

Le premier tour l’avait annoncée : sur fond d’une abstention croissante, la débâcle électorale pour le PS a bien été au rendez-vous du second tour des municipales. Le plus terrible, et le plus inquiétant, est sans doute que ce qui s’apparente à un séisme électoral se soit passé dans l’indifférence de la majeure partie de la population.

Il en est de même pour le changement de Premier Ministre et de gouvernement. Ayrault, sitôt parti, sitôt oublié. Valls, sitôt arrivé, sitôt laminé. Le discours de politique général du nouveau chef du gouvernement, dans le brouhaha pitoyable des députés UMP, aura conforté l’impression de cirque parlementaire loin, très loin, des préoccupations et des attentes des populations.

Sur le fond, le « gouvernement de combat » annoncé par François Hollande, s’est affiché sans fard aux ordres de la Commission Européennes et au service du capital et du MEDEF avec comme trilogie : baisser le "coût du travail" pour améliorer la compétitivité des entreprises, diminuer les dépenses publiques pour rembourser la dette publique, accélérer la réorganisation de l’organisation territoriale.

Un gouvernement de combat contre les salarié-e-s et les peuples, pour qui la référence à la gauche est, au plus, affaire de philanthropie. La nomination de Jouyet, l’ «ami des présidents », au secrétariat général de l’Elysée après avoir été ministre de Sarkozy, confirme jusqu’à la caricature la conversion - soumission politique de Hollande et des dirigeants sociaux-démocrates au libéralisme le plus brutal. C’est cette politique que l’autoritaire Valls est chargé de mettre en œuvre.

« Le patronat entendu et servi » (CGT) « la logique d’austérité perdure » (FO), « la brutalité des orientations libérales de ce gouvernement » (Solidaires), la réaction des organisations syndicales a été unanime pour rappeler « que moins de dépenses publiques, c’est au final moins de protection sociale, moins de pouvoir d’achat, moins de santé, moins d’éducation, moins de culture, moins de justice » (FSU) et à « appeler les salariés à ne pas se laisser faire» (CGT).

Le pouvoir va « tout changer pour que rien ne change » Mais il nous faut prendre en compte la mesure de l’implosion sociale actuellement à l’œuvre. C’est sans doute la signification première de l’abstention politique et sociale et de la réelle poussée électorale du Front National.

Dans le Guépard, Lampedusa donnait à Tancredi cette autre formule : « Nous fûmes les guépards, les lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes. Et tous, guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre. » Contre les Hollande-Tancredi et leur monde, c’est une véritable course de vitesse qui est engagée. Et c’est là, pour nous militant-e-s de la gauche de transformation sociale et écologique, que le bât blesse, tellement la mobilisation sociale est aujourd’hui atone.

La manifestation nationale du 12 avril contre l'austérité, avec toutes les forces du Front de Gauche et bien d'autres, avec de larges secteurs syndicaux et associatifs, est une première riposte. Oeuvrer à sa réussite nous concerne toutes et tous. Et le chantier combinant résistances et projet alternatif, autogestionnaire écologique et solidaire, est devant nous

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Message non lu par Nico37 » 13 avr. 2014, 10:38:39

Elections municipales : DOUARNENEZ, UN BEAU RESULTAT Alternatifs Quimper

Au lendemain des Législatives de 2012, quelques militants et sympathisants douarnenistes du Front de Gauche avaient pris l’initiative d’appeler localement à la constitution d’un Collectif citoyen avec le souci d’élargir la base de la mobilisation dans la perspective des municipales 2014. Initiée par une assemblée de près de 70 personnes à l’automne 2012, la démarche s’est poursuivie depuis avec la mise en place de groupes de travail qui ont produit une somme importante de réflexions sur les divers aspects de la vie municipale. Au fil du temps, le Collectif s’est élargi pour toucher un réseau de 150 à 180 personnes avec un noyau dur d’une bonne soixantaine de participants réguliers.

Après la tenue en Septembre 2013 de « Rencontres citoyennes du Pays de Douarnenez », co-organisées par le Collectif et le Front de Gauche (le PS, EELV et l’UDB ayant refusé la proposition qui leur avait été faite de s’associer à cette initiative), la démarche a naturellement abouti à la constitution de la liste « Initiatives citoyennes, à gauche pour Douarnenez » pour les élections municipales.

Au premier tour, 4 listes se présentaient aux suffrages des électeurs : celle du sénateur-maire UMP sortant ; une liste de droite montée par son ancien premier adjoint ayant rompu avec la majorité municipale depuis 2 ans ; une liste PS/EELV/UDB et la liste « Initiatives citoyennes ». Au soir du premier tour la liste du Maire sortant enregistrait un surprenant 43,6 % et la liste « Initiatives citoyennes » 23,4 % alors que la Liste PS/EELV/UDB chutait à 16,5 %, à égalité parfaite avec la 2ème liste droite.

La tête de liste PS s’était prononcée par voie de presse au mois de janvier pour que la liste de gauche arrivée en second se retire sans autre forme de procès au profit de celle qui arriverait en tête (au nom du principe selon lequel « la fusion c’est la confusion »). Refusant l’offre de discussion qui leur a été faite au soir du, premier, la liste PS/EELV/UDB s’est donc retirée de la course sans d’ailleurs appeler très franchement à soutenir la liste « Initiatives citoyennes ». Celle-ci s’est donc résolument engagée dans la campagne du second tour, fournissant un gros effort de porte à porte pour convaincre les abstentionnistes (10 % de plus qu’aux municipales précédentes). Partant de très loin, renverser la tendance du premier tour, c’était mission impossible. Mais au final, la liste aura réussi à recueillir 41,4 % des voix des exprimés, plaçant 7 conseillers d’opposition (dont un camarade du PCF et deux membres des Alternatifs),

Restera au Collectif à tirer les enseignements de ce scrutin, et en particulier la bascule à droite de bureaux de vote jusqu’ici marqués à gauche et le fort taux d’abstention qui a touché les quartiers populaires. Restera aussi à se projeter dans l’avenir en assurant la continuité du travail entrepris et la transition générationnelle en direction des jeunes qui se sont investis dans cette liste (une dizaine su 33 candidats). Restera enfin à clarifier les rapports entre militant-e-s des organisations politiques et citoyen-ne-s engagés. Car de ce point de vue, notre aventure n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, la suspicion envers les organisations politiques restant grande (même si elle n’est pas toujours légitime) chez les personnes qui veulent agir sur le terrain politique.

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Re: Les alternatifs

Message non lu par Nico37 » 15 avr. 2014, 01:50:42

De la coopérative vers le commun Benoit Borrits

Face à la privatisation généralisée de l’économie, de nombreuses luttes opposent la construction de « biens communs ». Les récentes reprises d’entreprises par les salariés en coopérative s’inscrivent dans cette logique et, sous réserve d’une intervention politique, dessinent les traits d’une appropriation sociale basée sur la construction du commun.

Pendant une bonne partie du XXe siècle, la nationalisation était vue comme le moyen concret de mettre en œuvre l’appropriation sociale : l’État, censé représenter l’intérêt général, se substituait aux actionnaires privés pour gérer l’entreprise. Ce modèle s’est aussi bien appliqué dans les anciens pays socialistes que dans les pays occidentaux, obérant ainsi un quelconque débat sur la nature de classe de l’État. La facilité avec laquelle le néolibéralisme a été capable de privatiser des pans entiers de l’économie nous montre avec limpidité combien cette appropriation sociale était factice.

Face aux privatisations, de nombreuses luttes se sont développées pour la défense des « biens communs », notion qui fait appel à des concepts existants bien avant le capitalisme – tels que les commons anglais – et que celui-ci a dû combattre pour émerger. Ces luttes ont comme support l’accès à des ressources naturelles telles que l’eau, les terres agricoles, ou le domaine des connaissances – brevets, copyright. Ces combats nous montrent qu’il n’y a pas de bien commun par nature mais qu’un bien ne devient commun qu’à la condition expresse qu’une construction politique associant les différentes parties intéressées à sa gestion se positionne comme alternative à sa privatisation.

Les annonces de fermetures d’usines se sont multipliées depuis le début de la crise de 2008. Que ses annonces correspondent à des difficultés réelles ou à une volonté des actionnaires d’optimiser leur profit, la résultante est toujours la même : les salaires sont souvent pointés du doigt et présentés comme la raison du non-investissement des possédants. Une première attitude consiste à se plier à ces diktats et accepter la flexibilité à la baisse des salaires, ce que font les syndicats dits « réformistes ». Une autre attitude consiste à prendre acte que le capital ne veut plus investir et de s’y substituer. L’orientation politique actuelle des gouvernements européens semble interdire cette perspective. Et pourtant, la reprise d’une entreprise sous forme de SCOP constitue une réalisation microéconomique de cette substitution.

On aurait tort de sous-estimer ces quelques expériences. Elles ont un contenu fortement politique et démontrent une volonté claire de se passer du capital. Pendant des années, le mouvement ouvrier a décrié les SCOP, coopératives dans lesquelles les travailleurs sont sociétaires. On leur reprochait leur intégration au marché génératrice d’auto-exploitation, critique qui reste fondamentalement juste. Mais on oublie un phénomène que Marx analysait déjà en son temps, celui d’un début de désaliénation : le travailleur redevient maître de son travail. Ce n’est pas un hasard si, dans de nombreux cas de reprises d’entreprises ou de projets – Fralib, La Fabrique du Sud (ex-Pilpa), Vio.Me. à Thessalonique… –, les salariés remettent en question ce qu’ils faisaient auparavant et souhaitent dorénavant produire de la qualité en intégrant le paradigme écologique.

Dans une telle démarche, ces travailleurs tendent à abandonner les réflexes marchands pour préférer une concertation entre producteurs et usagers visant à planifier des rapports économiques de long terme. Il y a une volonté de construire du commun qui rentre en résonance avec les mouvements citoyens de réappropriation des services publics. Cependant, la transformation sociale ne se fera pas par une multiplication spontanée de ces expériences mais par une intervention politique résolue. D’ores et déjà trois axes complémentaires peuvent être déclinés :

Un dépassement de la coopérative avec fonds propres vers des unités de production entièrement financées par un secteur bancaire socialisé gérées par les travailleurs avec une orientation définies par les usagers ;
Une appropriation sociale du secteur bancaire et financier qui permet d’exercer des choix généraux permettant l’orientation de l’économie selon une délibération démocratique. Cette orientation pourra s’exercer par des enveloppes budgétaires d’investissement dont la dépense sera contrôlée par des taux d’intérêt différenciés ;
Une socialisation des rémunérations afin que celles-ci ne soient plus intégralement dépendantes de la valeur ajoutée produite par l’entreprise. Ceci peut se faire par un mécanisme de péréquation de la valeur ajoutée permettant de garantir à chaque travailleur une partie de rémunération.
Tels pourraient être les axes d’une reformulation non étatique de l’appropriation sociale tournée vers la construction du commun.

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Message non lu par Nico37 » 19 avr. 2014, 21:57:51

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Re: Les alternatifs

Message non lu par Nico37 » 20 avr. 2014, 19:35:19

Vote électronique : un rapport qui accouche d’une souris

Autant poser clairement les choses, le rapport parlementaire rendu public le 14 avril 2014 par les sénateurs Alain Anziani (PS) et Antoine Lefèvre (UMP) ne fera pas date dans la littérature consacrée au vote électronique, qu’il se pratique via l’interface de machines à voter ou par internet.
Bien que ce rapport s’affiche comme critique sur l’usage des machines à voter et du vote sur Internet, les prescriptions émises s’avèrent bien faibles, voir pas très courageuses au regard des régressions introduites par le vote électronique lors d’un processus électoral. Il transpire clairement de ce document la volonté de ne pas désavouer les élus locaux qui se sont déjà engagé dans l’impasse des machines à voter et de ne pas fermer la porte aux industriels de l’informatique et à leur potentiel marché juteux du vote électronique.

Malgré le fait que ce rapport s’intitule "Vote électronique : préserver la confiance des électeurs", l’attention aux citoyens électeurs est le grand absent des prescriptions proposées. Sur le fond, comment considérer en effet que le vote électronique puisse s’apparenter à une modernisation d’un mode de scrutin quand, au vu de l’opacité et du caractère invérifiable du système de vote électronique utilisé, il s’avère désormais impossible pour les citoyens de contrôler le bon déroulement de toutes les étapes des scrutins électoraux. Comment oser s’attendre à de la « confiance » de la part des électeurs lorsque l’action de « voter » se résume dès lors à cliquer sur un bouton sans avoir la garantie que son « vote » électronique soit bien crédité au compte de voix du candidat ou de la liste de personnes de son choix. Comment évoquer une soit-disante « confiance » lorsqu’il est désormais impossible de recompter des « bulletins » (sic) dématérialisés en cas d’erreur ou de contestation. Cette confiance ne s’acquerra jamais par la délégation imposée de son droit légitime de contrôle à un tiers. Cette confiance ne pourra pas par ailleurs s’artificialiser par le bidouillage du Code électoral par les législateurs pour rendre « légal » des procédés indignes d’un pays qui veut se prétendre être une démocratie. Qu’on se le dise une fois pour toute, le vote électronique, via des machines à voter ou par internet, introduit de facto la notion de doute dans le processus électoral.
Si les sénateurs Alain Anziani et Antoine Lefèvre avaient été honnêtes dans leur démarche, on aurait pu s’attendre au minimum de leur part qu’ils apportent de la précision dans leur exposé concernant les expérimentations européennes. On aurait apprécié que les deux sénateurs rappellent que les machines à voter tour à tour désavouées ces dernières années en Irlande, aux Pays-Bas ou bien en Allemagne étaient fabriquées par l’entreprise néerlandaise NEDAP. Machines à voter NEDAP qui s’avèrent correspondre à près de 80 % des ordinateurs de vote utilisés encore à l’heure actuelle en France ! Témoignage de la persistance d’un « syndrôme de Tchernobyl » franco franchouillard qui fait toujours s’arrêter miraculeusement les questions dérangeantes aux frontières de notre beau pays ? La prescription des deux sénateurs d’un retrait pur et simple par le Ministre de l’Intérieur de l’agrément des machines à voter NEDAP aurait tenu d’un véritable courage politique. Voir à minima d’une demande d’un moratoire sur l’utilisation des machines à voter utilisées en France à l’image de celle faite en 2007 par le Parti socialiste à la veille des élections législatives. Le courage politique tant attendu sur le dossier du vote électronique sera t-il en dernier lieu à l’initiative de Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur fraîchement nommé…

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Message non lu par Nico37 » 22 avr. 2014, 11:29:52

DEBAT ALTERNATIFS PARIS SUD MERCREDI 30 AVRIL 19h30-21h30 25, rue du Moulinet Paris 13e métro Tolbiac avec Nicolas Poirier et Alain Véronèse

Autonomie individuelle-autonomie collective : quelle articulation avec la réduction du temps de travail et avec les enjeux écologiques
débat à partir des perspectives d’André Gorz et Cornelius Castroriadis

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Re: Les alternatifs

Message non lu par Nico37 » 27 avr. 2014, 23:33:47

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Message non lu par Nico37 » 30 avr. 2014, 00:23:48

Solidaridad c.. las trabajadoras y los trabajadores del hotel Bauen en Buenos Aires

Les Alternatifs, mouvement politique autogestionnaire, tiennent à exprimer leur solidarité avec les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel Bauen afin qu’ils puissent poursuivre l’exploitation de l’hôtel comme ils le font depuis onze ans. Nous espérons qu’une solution rapide leur permettra de poursuivre leur expérience autogestionnaire emblématique.

http://en.wikipedia.org/wiki/Hotel_Bauen

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Re: Les alternatifs

Message non lu par Nico37 » 01 mai 2014, 23:53:18

CHANGEONS VRAIMENT DE SOCIETE 30/04

Le 1er mai est l’occasion pour les «forces de gauche» de se retrouver dans la rue aux côtés des syndicats et des associations.
Les Alternatifs 81-12 sont dans la rue pour en finir avec :
- l’austérité et le pacte de responsabilité
- le culte de la croissance
- le productivisme et la surconsommation
- la destruction des terres agricoles et des paysans
- le nucléaire civil et militaire
- l’écologie seulement présentée comme un «supplément d’âme»
- les grands projets inutiles imposés (GPII) comme, entre autres, le barrage du Testet et l’autoroute Castres-Toulouse) dans le Tarn …
Les Alternatifs 81-12 proposent la plus large unité pour :
- bâtir une société responsable où l’écologie n’est pas un ornement facultatif, mais une nécessité première
- bâtir une société autogestionnaire où chaque personne prendra en charge les affaires qui la concernent dans son travail et son cadre de vie
- expérimenter des formes nouvelles d’organisation de cette future société et, près de nous, participer à la Foire à l’Autogestion dans le cadre du Bazar au Bazacle à Toulouse du 30 avril au 4 mai 2014…

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 06 mai 2014, 00:20:26

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