Et sur les sujets non écolo, que dit Joly ?

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 23 juil. 2011, 15:12:00

Eva Joly : un triomphe lepéniste ?


   «Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises». En une phrase lancée contre Eva Joly, Fillon a choisi de  basculer dans le camp des dirigeants UMP qui font leurs les campagnes et obsessions du Front National. Il symbolise ainsi la dérive d’une droite à bout de souffle, dont le seul ressort semble être l’escalade xénophobe.
Fillon s'empare de thématiques élaborées par l'extrême-droite depuis des dizaines d'années: dénonciation des "Français de papier" et de la binationalité, lourdes plaisanteries sur les accents, traque des origines...
En effet lors de la précédente présidentielle, en 2007, JM  Le Pen avait systématiquement mis en cause les « 3 grands parents étrangers de Sarkozy ».
 Ainsi, dans une interview au Parisien du 15 Avril  2007, il faisait référence aux origines hongroises du candidat :  " …Je dis à M. Sarkozy qu'il n'a pas ce passé qui constitue la structure de la nation" car un président, " … est en charge d'une incarnation du peuple et de la nation, et le fait d'avoir trois grands-parents étrangers n'est pas ce qui vous qualifie le plus pour cette fonction exceptionnelle".
 
À la question de savoir pourquoi il prenait autant pour cible Sarkozy, Le Pen répondait dans une autre déclaration : "…Il se trouve que Sarkozy a trois grands-parents étrangers sur quatre. Il peut être Français, ministre et même Premier ministre. Mais la fonction présidentielle a une dimension quasi-religieuse". L’insistance sur les grands-parents et la « dimension religieuse » nous  avait permis de révéler qu’il s’agissait pour le chef du FN d’une référence codée au statut des Juifs  de  Pétain, prévoyant l’exclusion de la vie publique pour ceux qui avaient 3 grands-parents juifs.
 «  LOI portant statut des juifs
Source : Journal officiel, 18 octobre 1940, p. 5323.
Nous, Maréchal de France, chef de l'État français, Le conseil des ministres entendu,
Décrétons :
Article l". - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.
Art. 2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs :
1. Chef de l'État, membre du Gouvernement, conseil d'État, conseil de l'ordre national de la Légion d'honneur, cour de cassation, cour des comptes, corps des mines, corps des ponts et chaussées, inspection générale des finances, cours d'appel, tribunaux de première instance, justices de paix, toutes juridictions d'ordre professionnel et toutes assemblées issues de l'élection..... »
 
 Après l’élection de Sarkozy Le Pen avait creusé ce sillon ;  en juin 2007 il s’en était pris à Rachida Dati, alors ministre de la Justice, en ces termes : " question à Mme Dati: est ce que vous avez la nationalité marocaine, ou est-ce que vous avez la nationalité française ? vous devez choisir. Si vous choisissez la nationalité étrangère, vous serez des étrangers, respectés en France, mais selon le statut des étrangers, sans les avantages que moi je crois devoir réserver aux Français… »
 Dès que la candidature d’Eva Joly a été connue, en Juillet 2010, JM Le Pen l’avait ainsi immédiatement attaquée :  "…C'est une question de bon sens et de pudeur, une question de bienséance, on ne se présente pas à la présidence de la République d'un pays avec lequel on n'a pas de lien direct, même pas celui de la naissance" (conférence de presse du 14 juillet 2010)
Marine Le Pen, censée rompre avec l’extrémisme de son père, lui a emboîté le pas. Elle dénonce à son tour E. Joly, en raison de sa double nationalité et lui conteste le droit de se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Elle utilise pour cela la rhétorique classique de l’extrême-droite française en déclarant en janvier dernier :
"Quand on est candidat à la présidentielle (...) il faut avoir un lien charnel avec notre pays, avec notre peuple. Je trouve profondément indécent que quelqu'un qui est devenu français à 20 ans, qui a la double nationalité, puisse poser sa candidature... Il faut supprimer la double nationalité"
C’est à ce discours que se rallient Fillon et les autres chefs de l’UMP qui évoquent même « l’anti-France », selon une terminologie issue directement de l’extrême-droite des années 1930. C’est le cri classique du nationalisme français : «  Dehors les métèques ! »
Il y avait déjà avait eu une première salve contre Strauss-Kahn, à l’époque favori des sondages.
Pour le dissuader  de se présenter, les dirigeants UMP se sont montrés prêts à recourir à des attaques fortement teintées d’antisémitisme.
La première offensive est  venue de Christian Jacob, président des députés UMP et proche de Copé en février dernier. Elle faisait référence aux « terroirs » dont DSK serait exclu, selon le modèle des attaques contre Léon Blum et Pierre Mendès-France
 Puis, pour montrer qu’il ne s’agissait pas d’une simple plaisanterie, est ensuite venue l'explication de texte d’un « intellectuel » du gouvernement lors du pèlerinage « chrétien » de Sarkozy au Puy-en-Velay le 3 mars dernier.
L. Wauquiez, alors   ministre des affaires européennes et agrégé d’histoire plongeait carrément dans l’univers des références du poujadisme, puisqu’il s'agissait pour lui des "racines"des uns et des autres ; il déclarait  :"...Son discours (de DSK) est celui d'une mondialisation sans couleur, ni saveur, qui se joue dans des grandes capitales internationales, c'est très loin de nous tout ça... Dominique Strauss-Kahn, c'est Washington… C'est pas la Haute-Loire et c'est pas ces racines-là". C'est le mot "racines" qui livrait la clé du propos, visant à disqualifier celui qui en serait privé, selon le stéréotype historique  du Juif errant, issu directement de l'anti-judaïsme de l'Eglise catholique.
Pourquoi tant de haine? décryptage
Dans le cas d’Eva Joly, il y a une dimension supplémentaire : en tant que juge, elle a osé défier  la compagnie Elf  et les turpitudes financières dans  cette affaire de l’ex-ministre mitterrandiste Roland Dumas qui la poursuit depuis de sa vindicte. Dumas , maintenant compagnon de route du Front national, a auparavant, dans sa fonction de président du Conseil Constitutionnel, rendu de distingués services aux dirigeants de la droite. Il a ainsi fait valider les comptes de campagne d’Edouard Balladur en 1997 malgré les très lourds soupçons qui pesaient et pèsent toujours sur son financement ; Balladur était à l’époque soutenu par Sarkozy, Fillon, Pasqua…
Puis Dumas a fait adopter l’impunité des présidents pendant leur mandat, ce qui a permis à Chirac d’échapper à toute mise en cause judiciaire pendant de longues années.
Pour la droite et l’extrême-droite, Eva Joly est décidément une femme à abattre.
Modifié en dernier par Nico37 le 04 août 2011, 10:55:00, modifié 1 fois.

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Golgoth
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Message non lu par Golgoth » 23 juil. 2011, 16:19:00

Je pense qu'il y a erreur dans l'article. A mon avis, elle veut l'augmenter: on ne peut pas descendre en dessous de 5.5 il me semble
Si si, on peut leur donner une aide pour chaque plat vendu, de référence plus cher qu'avant l'aide, en même temps qu'on leur envoie une carte UMP.
Modifié en dernier par Golgoth le 04 août 2011, 10:55:00, modifié 1 fois.
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

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johanono
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Message non lu par johanono » 24 juil. 2011, 13:01:00

 
 Eva Joly ne rend pas service à la gauche

En dehors de la polémique même du 14 juillet, la personnalité de la candidate écologiste pose de vraies questions pour le blogueur Variae qui juge qu'elle fait le jeu de la droite dure.

Sommes-nous tellement drogués à la polémique politique qu’il faille en inventer une quand, les congés d’été approchant, l’actualité commence enfin à se calmer, rompant avec son rythme frénétique des derniers mois ? La controverse sur les propos d’Eva Joly au sujet du défilé militaire du 14 juillet est en tout cas tombée à point nommé pour remplir un week-end du 14 juillet a priori dévolu au seul commentaire du classement du Tour de France, et pour ajouter un épisode peu glorieux au feuilleton de la xénophobie d’État en Sarkofrance.

La responsabilité d’Eva Joly est néanmoins forte. En tant que candidate à la présidentielle du deuxième parti de gauche, elle peut, elle doit se douter que chacune de ses interventions va être scrutée à la loupe – ce d’autant plus que son personnage, et son parcours, génèrent une curiosité certaine.

(...)

Mauvaise nouvelle également eu égard à ce qu’incarne progressivement cette candidature. La première polémique, sur le défilé, a vite été éclipsée par une polémique dans la polémique , celle sur les attaques de la droite, probablement concertées, contre la personne d’Eva Joly, contre ses origines étrangères, qui lui interdiraient de comprendre, et donc de critiquer, les institutions et composantes du « folklore » national. La gauche, du PS au Front de Gauche, n’a pas eu d’autre choix que de condamner vivement cette série de réactions flirtant plus ou moins ouvertement avec la xénophobie la plus « décomplexée » qui soit. Choix absolument légitime, et nécessaire, sur le plan des principes. Mais qui ne doit pas faire oublier, non plus, ce qui relève du simple bon sens.


(...)

Ne nous voilons pas la face, une grande partie des attaques de la droite sur sa (bi)nationalité visent silencieusement ce détail qui se « voit » – ou plutôt s’entend – comme le nez au milieu de la figure. Et ce n’est pas un non-sujet. Le président de la République est à la fois la « vitrine » et l’incarnation de la nation. La langue, les mots, sont la matière même de la politique. Présenter une candidate parlant le français avec un fort accent, quel que soit son attachement au pays, quelle que soit l’ancienneté de sa nationalité française, n’est donc pas un acte insignifiant. Même aux yeux de quelqu’un, comme moi, qui défend une conception « déflationniste » de la nationalité. Cela interroge fortement la fonction présidentielle, mais aussi l’identité nationale, et cela les interroge de la pire manière qui soit : par le biais d’une personne, brutalement mise sous les projecteurs sans la maturité politique nécessaire, comme l’a prouvé la polémique du défilé. Une personne qui se trouve souvent réduite à partir dans une fuite en avant bravache, revendiquant comme un atout indiscutable ce qui est au minimum questionnant.

(...)

Je tiens fortement, pour ma part, à ce que la gauche construise un clivage politique net avec la droite sur la question nationale, défendant une France ouverte, accueillante, généreuse et souple sur l’intégration, considérant sa « diversité » (ce vilain mot) comme une force plus qu’un problème.Mais je pense également qu’Eva Joly nous rend un fort mauvais service par la façon caricaturale et incontrôlée dont elle jette ces débats sur la table. Elle donne corps, à tous les sens du terme, aux fantasmes de la droite dure et de l’extrême-droite, qui ne s’y sont pas trompées et qui vont probablement faire d’elle leur tête de turc favorite des prochains mois. Il sera de la responsabilité de la gauche de répondre à leurs attaques avec la plus grande fermeté. Il sera en retour de la responsabilité d’Eva Joly de faire preuve d’un minimum de sens politique, et de ne pas se jeter tête baissée dans des impasses politiques aussi vaines et néfastes que celle de ce 14 juillet. Des impasses qui auront pour seule conséquence de prendre la gauche en otage, et de jouer contre ce qu’elle entend défendre.


http://www.marianne2.fr/Eva-Joly-ne-ren ... 08654.html
Modifié en dernier par johanono le 04 août 2011, 10:55:00, modifié 1 fois.

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Re: Et sur les sujets non écolo, que dit Joly ?

Message non lu par politicien » 17 déc. 2011, 18:27:56

Bonjour,

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, a détaillé samedi ses priorités pour 2012, jugeant que "l'économie verte" peut créer jusqu'à "un million d'emplois" et y voyant le "seul chemin pour sortir de la crise".

(...)

Selon elle, alors que "la France est malade du chômage", il est possible de "créer un million d'emplois" dans "l'économie verte" d'ici à 2020. Le chiffrage de cette annonce ne sera dévoilé qu'en janvier prochain.

"C'est le seul chemin pour sortir intelligemment et efficacement de la crise", a-t-elle dit, fustigeant la "toute puissance" des marchés financiers. "Les spéculateurs ne gagneront pas", a souligné l'ex-juge, experte en "combat contre les paradis fiscaux".

(...)

L'intégralité de l'article sur les Echos.fr => http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... 264596.php
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Re: Et sur les sujets non écolo, que dit Joly ?

Message non lu par politicien » 25 janv. 2012, 18:55:56

Bonjour,

Après Marine Le Pen et avant François Hollande, c'est Eva Joly qui s'est livrée ce mercredi à l'exercice délicat de chiffrage de son programme présidentiel. Ou plutôt à en valider la pertinence économique. Car à l'instar du Front national, les écologistes savent que l'économie est leur point faible dans l'opinion publique.

(...)

Résultats: "notre politique écologique est meilleure pour les Français, meilleure pour l'économie et pour la planète", s'est réjouie Eva Joly lors d'une conférence de presse au siège de son parti le 25 janvier. Entendez "meilleure que celle de Nicolas Sarkozy". En effet, le modèle d'analyse utilisé par les experts compare, sur 4 ans, un scénario de référence - le projet de loi de finances pour 2012 voté en septembre dernier - avec un scénario obtenu après l'adoption du budget d'EELV - une fiscalité environnementale, une hausse des investissements publics, l'alourdissement de la pression fiscale sur les hauts revenus, et la sortie progressive du nucléaire.

Selon les experts de l'OFCE, le programme d'Eva Joly permettrait de créer 400 000 emplois d'ici à 2015 grâce à la conversion écologique, ce qui entrainerait une baisse du chômage à 8,3%, contre 10% aujourd'hui. Ces créations d'emplois ainsi que les investissements publics dans les filières vertes et la construction de logements neufs auraient un impact positif sur la croissance, de 1,8 point de PIB sur deux ans. Ainsi, la croissance atteindrait 1,7% en 2012 et 2,1% en 2013, contre 0,8% et 1,2% dans le scénario de référence - celui du gouvernement.

"Non à la thérapie de choc de l'austérité"
Ces choix budgétaires permettraient de ramener le déficit public sous la barre des 3% en 2014 et à 2,4% à l'horizon 2015, ce qui permettrait de stabiliser la dette autour de 90 point du PIB. "Ramener le déficit à 3% dès 2013, ce n'est pas crédible", a souligné Eva Joly.
(...)

Ils ont tenu pour acquis que la lutte contre les paradis fiscaux rapporterait 8 milliards d'euros par an, la mise sous condition des exonérations de cotisations des entreprises 4,5 milliards ou encore que l'investissement dans les transports alternatifs à la voiture ne coûterait que 4 milliards d'euros par an. Or selon l'Institut Montaigne, la mise en oeuvre d'un plan massif d'investissement dans les transports collectifs urbains et interurbains coûterait plutôt 5 milliards d'euros par an.
Le "new deal écologique" proposé par Eva Joly

- 36,4 milliards d'euros de dépenses, dont 14 milliards pour l'environnement (rénovation thermique des bâtiments, logements sociaux, chèques verts aux ménages, transports urbains, etc.), 12 milliards pour la jeunesse et la solidarité (hausse de 25% du RSA, rétablissement de la retraite à 60 ans, allocation autonomie de 600 euros par mois pour les jeunes, etc.) et 8 milliards pour les services publics (recrutement de 20 000 postes d'enseignants, scolarisation en crèche dès 2 ans, arrêt de la RGPP, suppression totale de la publicité sur France télévisions, etc.).

- 18,5 milliards de baisse des dépenses (rabot des allègements de cotisation, suppression de la TVA à 5,5% dans la restauration, baisse des dépenses militaires, etc.)

- 47,9 milliards de recettes nouvelles, dont 14,5 milliards liés à la fiscalité écologique (taxe carbone), 23,8 milliards d'impôts (création de deux nouvelles tranches de l'impôt sur le revenu, hausse de la taxation du patrimoine, rétablissement de l'ISF, création d'un impôt plancher sur les béénfices des grandes entreprises, etc.) ou encore 8 milliards grâce à la lutte contre les paradis fiscaux.

Soit 30 milliards d'euros de surplus pour réduire le déficit public d'un point par an.
Retrouvez l'intégralité de cet article sur Image
Qu'en pensez vous ?

A plus tard,
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Re: Et sur les sujets non écolo, que dit Joly ?

Message non lu par El Fredo » 25 janv. 2012, 22:03:27

C'est logique, plutôt que d'embarquer sur le rafiot de la rigueur comme tous les moutons, EELV ont bien compris que dans la période économique actuelle cette politique est suicidaire car procyclique, il vaut donc mieux proposer un programme économique orienté sur des dépenses économiquement efficaces comme l'isolation des bâtiments. En réalité les partisans de la saignée-rigueur sont des décroissants qui s'ignorent icon_mrgreen
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Re: Et sur les sujets non écolo, que dit Joly ?

Message non lu par Michel Poulat » 19 avr. 2012, 22:51:25

Sarkozy va perdre, quoiqu'il arrive. Une bonne partie de la droite n'en veut plus, de son enrichissement personnel, de ses lois pour ses potes riches, de ses avantages en nature...
Sarkozy a perdu cette élection car tout le monde rappelle ce qu'il a fait.

Trois candidats uniquement peuvent gagner l'élection : Hollande, Bayrou et ... Mélenchon s'il se retrouve au 2nd tour face à Hollande (je ne sais pas ce que cela donnerait...)
Si pour vous, ces trois là, c'est pareil, alors votez ce que vous voulez, vous aurez perdu.

Si pour vous, au moins un de ces candidats est plus acceptable que les autres, alors votez soit pour Hollande, soit pour Bayrou.
Si Mélenchon se retrouve tout de même au 2nd tour, vous pourrez voter pour lui (mais cette hypothèse semble poussée par les sondages privés de l'Elysée, pas par les résultats des dernières élections en France).

Au moins, avec Joly, les sondages et son score sont conformes à nos institutions. Les électeurs écolos se défouleront aux législatives, mais aux présidentielles, pas de place pour la défaite !
Pour plus de démocratie.

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