« Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

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Papibilou
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Papibilou » 31 oct. 2018, 18:12:59

El Fredo a écrit :
31 oct. 2018, 10:34:12
Et comme d'habitude on nous ressort des comparaisons foireuse sur le thème "De Gaulle n'aurait jamais fait ça". (Si)
D'ailleurs De Gaulle dormait-il ?
Vous avez raison de noter que les médias n'ayant pas suffisamment d'infos deviennent tous des France-Dimanche ou des Closer.

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Spartiate
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Spartiate » 31 oct. 2018, 19:09:59

Papibilou a écrit :
31 oct. 2018, 18:08:04
Spartiate a écrit :
30 oct. 2018, 22:34:49

Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer de cette nouvelle ? Personnellement, ça me le rend d'autant plus détestable, ça montre qu'il n'a pas la carrure pour le poste.
Si vous jugez l'action d'un président à sa capacitéà ne pas se fatiguer, vous avez du être ravi par les 12 ans de Chirac.
Non, ce que je n'aime pas, c'est l'hyper-présidentialisation et le fait qu'un président veuille tout gérer, tout contrôle, être présent partout.
L'esprit de la Ve République, c'est que le président devait être un arbitre capable de déléguer les tâches à son gouvernement. Chirac était le dernier à s'inscrire dans ce rôle même si je manque de recul par rapport à son mandat, j'étais adolescent à l'époque. Par contre, Hollande était davantage dépassé par les événements qu'un réel arbitre.

Et puisque le Nouveau monde entend gérer la France comme une start-up, je ferais remarquer que pour un patron, c'est pareil. S'il n'est pas capable de déléguer ses pouvoirs et faire confiance, alors sa boîte va droit dans le mur.

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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Snark » 31 oct. 2018, 19:28:55

Il a un coup de pompe ?
Et pendant ce temps là le permafrost décongèle .

Papibilou
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Papibilou » 01 nov. 2018, 10:48:16

Spartiate a écrit :
31 oct. 2018, 19:09:59
Papibilou a écrit :
31 oct. 2018, 18:08:04
Spartiate a écrit :
30 oct. 2018, 22:34:49

Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer de cette nouvelle ? Personnellement, ça me le rend d'autant plus détestable, ça montre qu'il n'a pas la carrure pour le poste.
Si vous jugez l'action d'un président à sa capacitéà ne pas se fatiguer, vous avez du être ravi par les 12 ans de Chirac.
Non, ce que je n'aime pas, c'est l'hyper-présidentialisation et le fait qu'un président veuille tout gérer, tout contrôle, être présent partout.
L'esprit de la Ve République, c'est que le président devait être un arbitre capable de déléguer les tâches à son gouvernement. Chirac était le dernier à s'inscrire dans ce rôle même si je manque de recul par rapport à son mandat, j'étais adolescent à l'époque. Par contre, Hollande était davantage dépassé par les événements qu'un réel arbitre.

Et puisque le Nouveau monde entend gérer la France comme une start-up, je ferais remarquer que pour un patron, c'est pareil. S'il n'est pas capable de déléguer ses pouvoirs et faire confiance, alors sa boîte va droit dans le mur.
Le principe de la Vème est qu'il y a toujours une hyper-présidentialisation, et les présidents successifs n'y ont pas vraiment échappé, sauf en période de cohabitation. Le président n'est pas un arbitre mais un capitaine d'équipe mais De Gaulle refusait d'avoir à rendre des comptes au parlement et il a donc fait inventer un fusible commode le premier ministre qui lui doit rendre des comptes au parlement.
Cela n'empêche pas le président d'avoir souvent une hyper activité au niveau international. Je ne suis pas loin de penser que l'écart des sondages entre Philippe et Macron résulte du fait que les français ont l'impression que Macron est toujours parti et que c'est Philippe qui dirige le pays. Alors qu'il suffit de voir l'agenda du président pour comprendre qu'il y a un étroite osmose entre les deux. Cependant il est fréquent de se demander comment font les autres pays qui ont une seule personne là ou on en a deux. Et il a été souvent envisagé de supprimer le poste de premier ministre mais ça laisserait le président à découvert devant le parlement.
En ce qui concerne Macron il a une volonté évidente de mettre en place les réformes qu'il a promises mais entre la parole et les actes il y a des résistances considérables inhérentes à notre pays réputé irréformable. Regardez la personne qui lance une mobilisation contre le prix de l'essence alors que la part des taxes qui ont été augmentées est destinée à l'environnement
Quant à votre remarque sur la délégation, il y est obligé et personne n'y déroge, mais il doit continuer à superviser tout, comme le fait un patron. Mais c'es la quantité que l'on délègue qui varie: Chirac déléguait tout ou presque, Macron ou Sarkozy assez peu.

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Spartiate
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Spartiate » 01 nov. 2018, 11:49:24

Je vais donc faire une révélation : l'hyper-présidentialisation ne fonctionne pas. C'est sans doute utile pour relever un pays en sortie de guerre mais actuellement, c'est insensé.

"Cependant il est fréquent de se demander comment font les autres pays qui ont une seule personne là ou on en a deux."
Lesquels ? Toutes les démocraties distinguent le chef d'Etat du chef de gouvernement, le premier servant à arbitrer et incarner la continuité de l'Etat, le second à conduire la politique de la nation. La France est l'une des rares démocraties où dans les faits, les deux rôles sont assurés par la même personne. Même les régimes très présidentiels comme les Etats-Unis sont compensés par d'importants contre-pouvoirs et d'échelons locaux autonomes ou fédéraux.

Macron n'a jamais voulu engager une réflexion sur les institutions. Lui qui prend exemple sur les pays scandinaves oublient volontairement de préciser que ce sont des pays marqués par le consensus, par le bon usage de l'argent public et par le maintien de l'Etat-providence. Et vu qu'il a la conviction intime que 66 % des électeurs qui l'ont élu ont approuvé son programme de fond en comble, sans se poser la question des conditions de sa victoire, alors il estime de son bon droit de l'appliquer en s'enfermant dans son autisme. Grande révélation : ça ne marche pas.

Du coup, on arrive à ce point où la réforme devient une fin en soi, sans intelligence mais avec beaucoup de mépris. Qu'importe, s'il ne le paie pas au prix de sa santé, il sera saigné dans les urnes.

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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Papibilou » 01 nov. 2018, 15:23:16

Spartiate a écrit :
01 nov. 2018, 11:49:24
Je vais donc faire une révélation : l'hyper-présidentialisation ne fonctionne pas. C'est sans doute utile pour relever un pays en sortie de guerre mais actuellement, c'est insensé.

"Cependant il est fréquent de se demander comment font les autres pays qui ont une seule personne là ou on en a deux."
Lesquels ? Toutes les démocraties distinguent le chef d'Etat du chef de gouvernement, le premier servant à arbitrer et incarner la continuité de l'Etat, le second à conduire la politique de la nation. La France est l'une des rares démocraties où dans les faits, les deux rôles sont assurés par la même personne. Même les régimes très présidentiels comme les Etats-Unis sont compensés par d'importants contre-pouvoirs et d'échelons locaux autonomes ou fédéraux.

Macron n'a jamais voulu engager une réflexion sur les institutions. Lui qui prend exemple sur les pays scandinaves oublient volontairement de préciser que ce sont des pays marqués par le consensus, par le bon usage de l'argent public et par le maintien de l'Etat-providence. Et vu qu'il a la conviction intime que 66 % des électeurs qui l'ont élu ont approuvé son programme de fond en comble, sans se poser la question des conditions de sa victoire, alors il estime de son bon droit de l'appliquer en s'enfermant dans son autisme. Grande révélation : ça ne marche pas.

Du coup, on arrive à ce point où la réforme devient une fin en soi, sans intelligence mais avec beaucoup de mépris. Qu'importe, s'il ne le paie pas au prix de sa santé, il sera saigné dans les urnes.
Le nouveau Nostradamus est arrivé et fait des révélations. :star1:
Ailleurs le chef d'état est une potiche sans pouvoir, comme sous la IVème (Italie, Alemagne) ou bien c'est un souverain également sans pouvoir (Espagne, Royaume Uni etc ..).
C'est vrai que les USA sont caractérisés par de forts contre pouvoirs mais on voit qu'ils n'ont pas tant de pouvoir que ça puisque Trump fait ce qu'il veut, c'est à dire n'importe quoi.
Quant aux réformes un sondage montrait que les français ne sont pas opposés aux réformes, même s'ils sont opposés à Macron. Mais Sarkozy ou Hollande avaient-ils beaucoup plus de popularité ?
Pourquoi une réforme serait-elle sans intelligence et pleine de mépris ? Peut-être est-ce l'avis de celui qui ne les souhaite pas ou qui est touché par ces réformes.
Ne pas se leurrer: 23% des électeurs ont voté pour lui et la différence entre 23 et 66 ce sont ceux qui ne voulaient pas voter pour MLP. Il le sait parfaitement et donc sait que son socle n'est pas si fort que cela.
Sur la réforme des institutions, il n'a jamais parlé de la suppression du poste de premier ministre mais avait envisagé une réforme des institutions, vous avez oublié.
Enfin les élections de mid-term comme on dit aux USA sont toujours mauvaises pour le pouvoir en place. Celles qui comptent se situeront en 2022. Au passage, quand j'entends Melenchon renouveler son appel à faire des européennes un référendum anti Macron ça me fait honte que ce type induise en erreur les français en leur faisant croire que les européennes ça doit servir à ça.

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asterix
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par asterix » 01 nov. 2018, 16:25:55

Nolimits a écrit :
24 oct. 2018, 13:19:32
Quand on est dans un pays qui croule sous le pognon, que l'on puisse commenter les décisions et les critiquer c'est assez facile quand on est dans un pays comme la France qui croule sous les dettes, on s'attend à quoi comme décision ?
Ah! voilà des paroles de grand intérêt dans un sujet sans intérêt.

Quand à la fatigue de macron, elle n'est due qu'à son incapacité à déléguer. Il veut tout gérer comme Sarko. Défaut de jeunesse, qui ne sait rien user d'autre que du dynamisme.
Je suis sur que Juppé aurait fait plus sans même avoir une goutte de sueur.
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par asterix » 01 nov. 2018, 16:33:47

Papibilou a écrit :
01 nov. 2018, 15:23:16

Enfin les élections de mid-term comme on dit aux USA sont toujours mauvaises pour le pouvoir en place. Celles qui comptent se situeront en 2022. Au passage, quand j'entends Melenchon renouveler son appel à faire des européennes un référendum anti Macron ça me fait honte que ce type induise en erreur les français en leur faisant croire que les européennes ça doit servir à ça.
Certes, mais Mélanchon ne fait qu'attiser un travers qui fonctionne depuis toujours. Hormis les municipales et les présidentielles associées aux législatives, les gens prennent toujours les élections "subalternes" pour des boites à colère. Surtout lors de référendum, il ne répondent jamais à la question posée. En tout cas il répondent un avis contraire au pouvoir, quasi systématiquement.
N'empêche que c'est irresponsable de la part de Mélanchon. Mais ça, on a l'habitude. C'est pour ça que Macron est élu, et pas lui, ni même la blonde.

Alors, si on le ménageait un peu ce Macron? Si on le casse, on sait ce qu'on va gagner! C'est sans doute le dernier mandat social démocrate libéral avant longtemps, si on continue à le défriser.
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par asterix » 01 nov. 2018, 16:39:28

Papibilou a écrit :
31 oct. 2018, 18:08:04

Si vous jugez l'action d'un président à sa capacitéà ne pas se fatiguer, vous avez du être ravi par les 12 ans de Chirac.
Excellent!
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par wesker » 01 nov. 2018, 16:50:04

Johanono

Nous discutons et philosophons pour rien mais dans l'hypothèse d'un retrait de la présidence, je ne m'inquiète pas de la multiplicité des candidatures que les citoyens auraient, alors, la responsabilité de départager.

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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par asterix » 01 nov. 2018, 16:54:23

Spartiate a écrit :
31 oct. 2018, 19:09:59


Non, ce que je n'aime pas, c'est l'hyper-présidentialisation et le fait qu'un président veuille tout gérer, tout contrôle, être présent partout.
L'esprit de la Ve République, c'est que le président devait être un arbitre capable de déléguer les tâches à son gouvernement. Chirac était le dernier à s'inscrire dans ce rôle même si je manque de recul par rapport à son mandat, j'étais adolescent à l'époque. Par contre, Hollande était davantage dépassé par les événements qu'un réel arbitre.

Et puisque le Nouveau monde entend gérer la France comme une start-up, je ferais remarquer que pour un patron, c'est pareil. S'il n'est pas capable de déléguer ses pouvoirs et faire confiance, alors sa boîte va droit dans le mur.
Tout cela est vrai.

Perso, l'élection de Chirac est celle qui m'a le plus marqué, tant j'ai mal vécu les années Mitterrand, élu à mon grand dépit, lors de mon premier vote à une présidentielle. J'espérai tant de Chirac, et que n'a t il rien fait, laissant les énergies de Juppé et De Villepin, ou même Sarko, stériles. Il avait dit en 2002 "la maison brûle mais nous regardons ailleurs". Lui le premier regardait ailleurs, notamment les courbures de Madona. Mais effectivement, il avait une vrai posture de président. Encore eu t il fallut qui cautionna jusqu'au bout la politique qu'il délégua. Ce fut loin d'être le cas. Il demanda à ses ministres de reculer sur tout, au nom de la paix sociale, arguant "qu'il n'y a pas de problèmes que l’absence de solution ne résolve".

Nous sommes tristement coincé entre cette image conforme de la présidentialisation traditionnelle, et la nouvelle image de super startupeurs essouflés, des présidents du quinquennat.
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par asterix » 01 nov. 2018, 16:55:03

wesker a écrit :
01 nov. 2018, 16:50:04
Johanono

Nous discutons et philosophons pour rien mais dans l'hypothèse d'un retrait de la présidence, je ne m'inquiète pas de la multiplicité des candidatures que les citoyens auraient, alors, la responsabilité de départager.
Pour sur. Et ce n'est pas bon signe.
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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par johanono » 01 nov. 2018, 17:52:59

Spartiate a écrit :
01 nov. 2018, 11:49:24
Je vais donc faire une révélation : l'hyper-présidentialisation ne fonctionne pas. C'est sans doute utile pour relever un pays en sortie de guerre mais actuellement, c'est insensé.

"Cependant il est fréquent de se demander comment font les autres pays qui ont une seule personne là ou on en a deux."
Lesquels ? Toutes les démocraties distinguent le chef d'Etat du chef de gouvernement, le premier servant à arbitrer et incarner la continuité de l'Etat, le second à conduire la politique de la nation. La France est l'une des rares démocraties où dans les faits, les deux rôles sont assurés par la même personne. Même les régimes très présidentiels comme les Etats-Unis sont compensés par d'importants contre-pouvoirs et d'échelons locaux autonomes ou fédéraux.

Macron n'a jamais voulu engager une réflexion sur les institutions. Lui qui prend exemple sur les pays scandinaves oublient volontairement de préciser que ce sont des pays marqués par le consensus, par le bon usage de l'argent public et par le maintien de l'Etat-providence. Et vu qu'il a la conviction intime que 66 % des électeurs qui l'ont élu ont approuvé son programme de fond en comble, sans se poser la question des conditions de sa victoire, alors il estime de son bon droit de l'appliquer en s'enfermant dans son autisme. Grande révélation : ça ne marche pas.

Du coup, on arrive à ce point où la réforme devient une fin en soi, sans intelligence mais avec beaucoup de mépris. Qu'importe, s'il ne le paie pas au prix de sa santé, il sera saigné dans les urnes.
Je suis globalement d'accord avec toi sur le caractère assez malsain de l'hyper-présidentialisation de notre régime. Mais quelle alternative a-t-on à cette hyper-présidentialisation ? Un régime parlementaire "moniste" telle que le connaissent les pays d'Europe du Nord, avec un scrutin proportionnel, peut fonctionner dans des pays où règne la culture du consensus : ce n'est malheureusement pas le cas de la France. Un régime présidentiel à l'américaine peut fonctionner dans un pays où il y a des contre-pouvoirs très forts et où les parlementaires représentent leur État avant de représenter leur parti. Mais en France ?
asterix a écrit :
01 nov. 2018, 16:55:03
wesker a écrit :
01 nov. 2018, 16:50:04
Johanono

Nous discutons et philosophons pour rien mais dans l'hypothèse d'un retrait de la présidence, je ne m'inquiète pas de la multiplicité des candidatures que les citoyens auraient, alors, la responsabilité de départager.
Pour sur. Et ce n'est pas bon signe.
Beaucoup de candidats, probablement. Mais de quelle qualité ?

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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par Snark » 01 nov. 2018, 18:11:09

« Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Après un an et demi au sommet de l'État, le président de la République commencerait à accuser le coup, constatent ses proches dans « Le Parisien ».

Image

Article complet sur https://www.lepoint.fr/politique/il-a-p ... 855_20.php
Pour se détendre, reste la résidence officielle de la Lanterne, au château de Versailles, où il se rend parfois .
Et la boxe, de temps à autre, avec l'un de ses officiers de sécurité.
Ouhla ! Taper sur les retraités et les automobilistes ne lui suffit plus . Il lui faut un officier de sécurité pour se défouler .
Et pendant ce temps là le permafrost décongèle .

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Re: « Il a pris cher » : l'inquiétude des proches d'Emmanuel Macron

Message non lu par asterix » 01 nov. 2018, 19:05:54

johanono a écrit :
01 nov. 2018, 17:52:59
Mais quelle alternative a-t-on à cette hyper-présidentialisation ? Un régime parlementaire "moniste" telle que le connaissent les pays d'Europe du Nord, avec un scrutin proportionnel, peut fonctionner dans des pays où règne la culture du consensus : ce n'est malheureusement pas le cas de la France. Un régime présidentiel à l'américaine peut fonctionner dans un pays où il y a des contre-pouvoirs très forts et où les parlementaires représentent leur État avant de représenter leur parti. Mais en France ?


Beaucoup de candidats, probablement. Mais de quelle qualité ?
C'est sur la France n'est pas faite pour un régime parlementaire. Je pense perso que finalement le septennat n'était pas si mal avec une élection parlementaire de mi mandat, qu'il aurait fallut renouvelable par moitié. Moitié à la présidentielle, moitié à mi mandat. De Gaulle, mais d'autres avant lui aussi, avait bien analysé la France gauloise, capable de grands élans, mais jamais sans mentor. La France est toujours excellente dans le drame et la difficulté, lorsqu'elle a un mal définit à combattre, au bord du gouffre. Sinon c'est un pays de pagaille, mais avec un art absolut, et de dépression alternée de d'hystérie. Prenons acte et assumons.

Le quinquennat est une erreur, mais de bon ton et de bonne foi. Car les moultes cohabitations nous ont d'une part, laisser croire qu'elle étaient responsables de l'immobilisme (il n'en est rien, nous sommes toujours aussi immobiles), et laissé penser que la démocratie devait accélérer pour être au diapason de l'évolution sociétale et technologique.

La quantité et la piètre qualité des candidats à la présidence est la preuve de notre désunion, de notre pagaille, de l'absence d'objectif commun, et de cohabitation, parfois dans les mêmes cerveaux, d'idées contradictoires. Nous avons fait l'éloge de la diversité, et je ne parle pas spécialement de la diversité culturelle et ethnique, mais d'un tout érigé par une tolérance inouïe, et cette diversité, pour cause, puisqu'elle est tant diverse, ne peut être unie. Je ne connais aucun endroit sur la planète ou la diversité crée les unions, au mieux des statu quo. C'est à dire vivre côte à côte, mais pas ensemble. J'ai en souvenir le quartier arménien de Beyrouth en 2015, absolument réjouissant, relation courtoise active et amicale avec le libanais moyen, mais gentil ghetto tout de même, chacun sa vie. Il est difficile de dégager des élans patriotiques ou politiques dans de telles situations. La France ressemble au Liban en cela: relative courtoisie entre les différentes obédiences politico religieuses, mais rien qui ne fonde une nation et ni une aspiration commune. Exception libanaise, comme française: union sacrée contre daesh, bien qu'en France tout le monde ne fut pas Charlie! Alors qu'au Liban, Hezbollah Druzes et Chrétiens compris Arméniens faisaient front commun au nom du cèdre.

Comment diriger un pays ou tout le monde n'est pas Charlie? Comment saisir ses désirs d'avenir tellement déconnectés du passé, contradictoires et divers? A t on un peuple qui a conscience d'être France et de ce que cela peut représenter? La nouvelle Calédonie va sans doute nous donner une leçon de France par son scrutin sur l'indépendance!

Alors je ne suis pas macroniste. Mais fusiller Macron, c'est tirer sur le dernier des présidents démocrates. On ne devrait pas cela de vue.
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