Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

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albert
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Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par albert » 10 avr. 2018, 10:54:46

Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

lun. 05 févr. 2018, 23:00:00

Capitalisme. Si les capitalistes utilisent la spéculation et réduisent les salaires, c’est, explique l’économiste de la banque Natixis Patrick Artus, pour contrer la baisse tendancielle du taux de profit décrite par Marx. Au risque de déstabiliser l’économie tout entière et de la faire basculer dans la crise.

Personne ne s’attendait à ce que l’offensive vienne de ce côté-là de la barricade. Encore moins du cœur même du capital financier. « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Marx », donne pour titre à sa dernière note pour la banque Natixis l’économiste Patrick Artus. Graphiques à l’appui, celui-ci entend démontrer la réalité décrite par Marx de l’une des contradictions fondamentales du capitalisme et aussi l’un de ses moteurs, connue sous le nom de « baisse tendancielle du taux de profit ». Une des « lois » du capitalisme dont l’existence est la plus contestée par les adversaires du marxisme, sans doute parce qu’elle explique pourquoi le capitalisme porte en lui sa propre crise. Si « les “capitalistes” utilisent les activités spéculatives » et réduisent les salaires jusqu’à la limite du possible, c’est, explique Patrick Artus, pour contrer « la baisse de la productivité du capital » qui menace leurs profits. Au risque de déstabiliser l’économie tout entière et de la faire basculer dans la crise.

(...)

C’est ce phénomène que décrit Patrick Artus dans sa dernière note datée de vendredi, en évoquant la « logique implacable » de cette « dynamique du capitalisme ». Selon lui, l’augmentation du rendement du capital entre 2010 et 2017 s’expliquerait non par une meilleure productivité du capital, mais par une « compression des salaires » pour sauvegarder et même maintenir à la hausse des profits qui, « toutes choses égales par ailleurs », auraient dû baisser. La raison à cela : la brutale dégradation constatée, au dire de l’économiste, de la productivité du capital entre 2009-2010 et 2017. Bref, la bonne santé des profits cacherait la faible efficacité du capital, qui se rattraperait « en déformant le partage des revenus au détriment des salariés » grâce à la « baisse du pouvoir de négociation » de ces derniers soumis à la pression du chômage, et à « la flexibilité accrue du marché du travail ». Selon Patrick Artus, les salaires dans l’OCDE auraient ainsi progressé beaucoup moins vite que la productivité des travailleurs, ces quinze dernières années (les salaires auraient perdu 10 % à productivité constante). On entrevoit au passage clairement – même si l’économiste de Natixis n’en dit mot – le véritable objectif des ordonnances Macron, qui se donnent justement pour mission de « flexibiliser » le travail et de baisser le pouvoir de négociation des salariés en affaiblissant le rôle des branches, où les syndicats pèsent le plus lourd.


Or, note encore l’économiste, cette politique a sa « limite, qui est l’impossibilité de réduire les salaires en dessous d’un certain niveau ». Celui du « salaire de subsistance », matérialisé par les minima salariaux, nouvellement créés comme en Allemagne, ou en augmentation, même si cette dernière est toute relative, à bien regarder les chiffres fournis par Patrick Artus : ainsi, le Smic stagne, voire a régressé légèrement en France si on le rapporte au salaire médian, tout comme en Espagne ou aux États-Unis, tandis que l’écart s’est resserré au Royaume-Uni et au Japon.


Quoi qu’il en soit, « quand cette déformation (du partage des revenus entre capital et travail – NDLR) atteint sa limite », le capital abat son autre carte : « L’utilisation d’activités spéculatives pour accroître (sa) rentabilité », écrit Patrick Artus. À l’instar des « rachats d’actions par les entreprises qui font monter les cours boursiers », ou de « la spéculation immobilière », mais plus généralement des « achats de toutes sortes d’actifs spéculatifs » : matières précieuses, bitcoin, actions dans les sociétés des nouvelles technologies, LBO (ces achats à effet de levier, qui consistent à acquérir une entreprise à crédit qu’on rembourse en dépeçant ses actifs). « Cette dynamique aboutit nécessairement d’une part à la hausse des inégalités de revenu, d’autre part à des crises financières », conclut l’économiste.

(...)

Article complet sur https://www.humanite.fr/patrick-artus-m ... ral-649955
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pierre30
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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par pierre30 » 10 avr. 2018, 14:58:41

On voit que la courbe de la rémunération du travail dans l'OCDE décroche par rapport à la productivité à partir des années 2000.
C'est à ce moment que la Chine entre dans l'OMC et que celle-ci devient l'usine du monde avec sa main d'oeuvre peu qualifiée à très bas prix.
On peut penser que cela crée une mise en concurrence pour la partie de la main d'oeuvre qui est peu qualifiée. Et que ça intervient dans le décrochage des rémunérations.

Le graphique 2 montre que seule la période de crise en 2008 affiche une baisse du rendement du capital.
La baisse de productivité du capital peut s'expliquer par la disposition de main d'oeuvre non qualifiée en abondance et aussi par l'absence de saut technologique pendant la période.
La rentabilité de celui-ci a pu continuer de croître du fait de la main d'oeuvre peu qualifiée à bas coût.

La spéculation intervient clairement après 2002. Là encore on peut rapprocher le phénomène avec l'entrée de la Chine dans L'OMC. La spéculation largement favorisée par les politiques économiques des USA et aussi de certains pays européens n'est pas destinée à favoriser les détenteurs d'actions. Son but est de compenser la baisse de revenus de certaines catégories de salariés.


La conclusion, c'est que la rémunération du capital et celle du travail dépendent tous deux du niveau de qualification des salariés.
Le rattrapage observé en Chine permet de rétablir les équilibres dans la répartition des revenus entre capital et salariés. La croissance mondiale revenue permettra ce phénomène.

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albert
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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par albert » 11 avr. 2018, 06:56:09

Selon Marx, la baisse tendancielle du taux de profit est une loi générale du capitalisme. Cette loi n’est pas admise par tous les économistes. Mais il est intéressant que Patrick Artus, qui n’est bien sûr pas marxiste, voit dans l’évolution actuelle du capitalisme la confirmation de cette loi.

Patrick Artus explique le ralentissement de la productivité (malgré la montée en puissance des nouvelles technologies) par le changement de la structure des emplois. En gros, les emplois perdus dans l’industrie sont remplacés par des emplois dans les services qui ont une productivité moindre.

Il explique que la montée des inégalités dans les pays riches s’explique par la flexibilisation du marché du travail qui induit un affaiblissement du pouvoir de négociation des salariés, par l’exigence de rendements élevés de la part des actionnaires qui a pour conséquence que les risques sont désormais portés par les salariés sans que ces risques soit rémunérés, et par le changement de la structure des emplois avec des emplois moins sophistiqués dans les services.
pierre30 a écrit :
10 avr. 2018, 14:58:41
La conclusion, c'est que la rémunération du capital et celle du travail dépendent tous deux du niveau de qualification des salariés.
Le rattrapage observé en Chine permet de rétablir les équilibres dans la répartition des revenus entre capital et salariés. La croissance mondiale revenue permettra ce phénomène.
Le rattrapage de la Chine ne va pas changer l’évolution de l’économie vers les services, la perte des emplois industriels, l’exigence des actionnaires à obtenir des rendements trop élevés. Il ne faut pas compter sur la croissance future ni s’imaginer que la croissance que nous avons connue en 2017 va se poursuivre pendant des années, car nous sommes en fin de cycle.

Concernant la qualification des salariés, je vous renvoie cette fois à l’analyse d’Emmanuel Todd qui constate une stagnation éducative dans les pays de l’OCDE, depuis 1965 aux USA et depuis 1995 en France. Enfin, même si on améliore les compétences de la population (et il faut le faire, bien entendu !), cela ne garantit pas qu’il y aura des emplois pour tous ceux qui auront été formés.
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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par pierre30 » 11 avr. 2018, 14:02:39

Dans l'article des echos, il parle des emplois aux ménages c'est à dire les aides à domicile qui remplaceraient les emplois industriels perdus. Mais les emplois industriels, si pour une partie ils sont remplacés par des robots, ont également été perdus du fait de la délocalisation en Chine (notamment) : cela encore une fois est lié au développement de cette zone qui correspond à 1/3 de l'humanité. Il y a eu un effet de transfert (partage) des emplois industriels et ceux-ci ont été remplacés par des aides à domicile mal payées.

La question qui se pose est la suivante : s'agit il d'un effet temporaire lié au développement de cette partie de l'humanité ? Dans ce cas c'est un mal pour un bien car la Chine pose de moins en moins de problèmes à mesure qu'elle rattrape le niveau de vie de l'OCDE.
Ou alors il s'agit bel et bien d'un remplacement des emplois qualifiés par des robots. Et dans ce cas le problème est plus profond.
Mais je ne crois pas beaucoup à cette 2eme hypothèse car elle aurait favorisé la productivité des facteurs et notamment celle du capital. Or ce n'est pas ce que montrent les graphiques de P. Arthus.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par pierre30 » 11 avr. 2018, 14:24:08

Dans l'article de Capital, je suis bien d'accord avec son idée de faire entrer les salariés dans les conseils d'administration. C'est d'ailleurs une idée qui est dans le programme de Macron. On attend encore les propositions du gouvernement ...

Pour ce qui est d'augmenter les salaires, l'idée s'applique à la situation qu'il décrit dans les pays anglo-saxons. En France la diminution des salaires au profit des actionnaires ne s'est pas produite de la même manière. Et n'oublions pas qu'on vient de sortir de la mouïse depuis 3 ou 4 mois. L'augmentation devrait intervenir ensuite.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par albert » 11 avr. 2018, 16:26:54

pierre30 a écrit :
11 avr. 2018, 14:02:39
La question qui se pose est la suivante : s'agit il d'un effet temporaire lié au développement de cette partie de l'humanité ? Dans ce cas c'est un mal pour un bien car la Chine pose de moins en moins de problèmes à mesure qu'elle rattrape le niveau de vie de l'OCDE.
Ou alors il s'agit bel et bien d'un remplacement des emplois qualifiés par des robots. Et dans ce cas le problème est plus profond.
Mais je ne crois pas beaucoup à cette 2eme hypothèse car elle aurait favorisé la productivité des facteurs et notamment celle du capital. Or ce n'est pas ce que montrent les graphiques de P. Arthus.
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un effet temporaire. Le Monde devient une économie de services, la demande mondiale de produits industriels augmente peu. L’industrialisation est donc un jeu à somme nulle : la taille globale de l’industrie étant presque stable, si un pays accroît la taille de son industrie, c’est que d’autres pays se désindustrialisent. C'est donc bel et bien un problème plus profond.

La disparition des emplois remplacés par des robots ne change pas la baisse tendancielle du taux de profit selon Marx : même avec un taux maximal d'exploitation (sans salaires), l'augmentation du capital constant fait baisser le taux de profit.
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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par pierre30 » 11 avr. 2018, 16:54:27

L’industrialisation est donc un jeu à somme nulle : la taille globale de l’industrie étant presque stable, si un pays accroît la taille de son industrie, c’est que d’autres pays se désindustrialisent.
On ne peut pas dire ça de la Chine puisque après avoir été l'usine du monde, elle se met à consommer. La demande augmente donc.
On peut seulement se demander si les pays occidentaux vont se réindustrialiser à moyen terme ou si les usines se délocaliseront ailleurs.
Mais globalement la demande augmentera tant que le niveau de vie global s'élèvera.
De plus rien ne dit que le niveau de vie des pays de l'OCDE va stagner ou baisser. L'histoire reste à écrire.

Je ne connais pas la théorie de Marx et pourquoi selon lui la productivité du capital devrait baisser naturellement.
Si il part du principe que le capital s'accumule naturellement, ça parait assez contestable.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par albert » 11 avr. 2018, 17:19:10

Parce que l’accumulation de capitaux accroît la production et fait baisser les prix du fait de la concurrence. Ce qui fait baisser le taux de profit. Lorsque le taux de profit devient trop bas, l'investissement dans l'économie réelle est délaissé au profit de la spéculation, ce qui conduit aux crises.
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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par johanono » 11 avr. 2018, 17:20:03

Oui, Marx a raison sur le fonctionnement erratique du capitalisme. Mais une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? On passe au communisme ?

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par albert » 11 avr. 2018, 17:24:24

johanono a écrit :
11 avr. 2018, 17:20:03
Oui, Marx a raison sur le fonctionnement erratique du capitalisme. Mais une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? On passe au communisme ?
Ce n'est pas ce que préconise Patrick Artus !
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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par johanono » 11 avr. 2018, 17:25:17

Alors il faut être capable de décrire comment on va réformer et réguler le capitalisme. Parce que sinon, le débat ne sert à rien.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par pierre30 » 11 avr. 2018, 17:32:00

Parce que l’accumulation de capitaux accroît la production et fait baisser les prix du fait de la concurrence. Ce qui fait baisser le taux de profit. Lorsque le taux de profit devient trop bas, l'investissement dans l'économie réelle est délaissé au profit de la spéculation, ce qui conduit aux crises.
C'est assez théorique et cela ne se vérifie pas dans un marché qui n'est pas libre : la concurrence fait baisser les prix pour les biens concernés. Mais la technologie associée à l'imagination ne cesse d'inventer de nouveaux besoins de consommer. Les capitaux mal employés sur des secteurs trop concurrencés se réattribuent sur d'autres productions. Cela limite le poids de la concurrence.
Il est vrai que la spéculation peut attirer une partie des capitaux, mais le marché n'étant jamais libre la spéculation peut se contrôler.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par pierre30 » 11 avr. 2018, 18:44:10

J'ajoute que souvent "la concurrence tue la concurrence", c'est à dire que les entreprises ont tendance à se racheter jusqu'à la disparition de la concurrence. Les états ont mis en place des dispositifs pour éviter ce phénomène.
Les faits sont assez éloignés de la théorie de Marx.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par El Fredo » 11 avr. 2018, 22:41:16

Pour les sociaux-libéraux l'Etat a un rôle essentiel dans la régulation de la concurrence.
If the radiance of a thousand suns were to burst into the sky, that would be like the splendor of the Mighty One— I am become Death, the shatterer of Worlds.

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Re: Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Message non lu par wesker » 13 avr. 2018, 23:23:58

On peut être favorable au libéralisme, à l'économie de marché, et en percevoir les effets néfastes à trop poursuivre dans la situation de remise en cause des grands équilibres qui permettent à une société de préserver stabilité et dynamisme.

On peut connaître les vertus de la concurrence sa&ns ap^prouver les distorsions de concurrence qui incitent aux modérations salariales, aux nivellements par le bas et aux conflits, tensions qui remettent en cause ce modèle

Enfin, on peut être lucide sur la nécessité, pour des entreprises de faire face aux réalités économiques nouvelles, sans approuver, encourager les cupidités qui ne mènent qu'aux désordres, aux oligopoles et aux situations précisément inverses à celles que l'on voulait éviter, lors de l'instauration de ce modèle économique.

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