UNE MACHINE A FABRIQUER DES PAUVRES

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Ilikeyourstyle
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Message non lu par Ilikeyourstyle » 04 janv. 2011, 14:31:00

Un excellent papier.  

UNE MACHINE A FABRIQUER DES PAUVRES

Tous smicards : ce n'est pas éventuellement l'objectif (encore que ?), mais c'est le résultat certain de l'extraordinaire machine à fabriquer des pauvres qu'est le Smic.

Cette année encore la machine se remet en route. Au premier janvier, le Smic horaire va passer de 8,86 euros à 9 euros soit une augmentation de 1,58%. Cet accroissement est permanent depuis longtemps que ce soit sous les gouvernements de la fausse droite ou ceux de la vraie gauche. Depuis quelques années, il n'y a pas de « coups des pouce », lesquels représentaient une augmentation au-delà du minimum prévu par la loi et dont Villepin avait largement usé ; la renonciation au coup de pouce est une sorte d'aveu du pouvoir qui finit par comprendre que le Smic est néfaste sans aller toutefois jusqu'à le supprimer.
L'intensité de l'augmentation dépend ainsi de l'humeur vagabonde et provisoire des politiques et syndicalistes « fraternellement » unis. Au même moment, ces jours-ci, est publiée la statistique du chômage qui reprend son ascension. Suivant l’OCDE, dans les pays qu’il analyse, 5 points de plus de SMIC donnent 1 point de plus de chômage ; l'Insee sort régulièrement des évaluations semblables.

Aucun média, et pour cause, n' a mis en relief la coïncidence des deux faits, qui sont pourtant étroitement liés, et nous sommes probablement les seuls à le faire.

Voici en quoi ce lien existe.

UN PRIX ARBITRAIRE

Le Smic est un prix imposé avec la brutalité habituelle des politiques et son évolution répond seulement du bon plaisir momentané des pouvoirs en place. Il fait donc violence aux marchés et, comme à l'habitude, les effets réels se retournent contre les conséquences prétendument recherchées. Le chômage, en particulier, est un de ces effets.

Le premier effet mathématique est de détruire des emplois en général peu qualifiés. Les pauvres deviennent plus pauvres. Mettant le prix d’un travail au-dessus de la valeur de ce travail pour l’entreprise, il décourage de recruter et pousse, le cas échéant, au licenciement. L’employeur éventuel cherche d’autres solutions, soit investissement, soit renonciation au projet, soit délocalisation.

Certaines indusies comme le textile ont été détruites par le Smic. Si le grand commerce ne peut être délocalisé, il investit énormément pour réduire le nombre de caissières.

Le Smic est aussi une voiture balai qui ramasse progressivement ceux qui se trouvent dans son voisinage Cela explique l'augmentation régulière du nombre de smicards. En 1981, il y avait 840 000 smicards. En 1988, il s'en comptait 1 500 000, soit 8% des salariés, à présent il touche 2 300 000 personnes soit un cinquième des salariés .

Si l'on ajoute les titulaires de minima sociaux l'on doit arriver à des chiffres effrayants ce qui mesure la cruauté du socialisme qui inspire tous ces systèmes. L'existence de ces minima sociaux complique et aggrave l'analyse. Dans la pyramide des allocations diverses, celles-ci s'accompagnent d'avantages divers non comptés dans les statistiques ; il en résultent que les titulaires n'ont aucune envie de se bouger pour aller travailler au Smic. Une autre conséquence est que le pouvoir, conscient de la calamité dont il est le seul auteur, imagine sans cesse de nouvelles usines à gaz administratives pour persuader les gens d'aller travailler et ceci dans le nuage habituel de complications.

Voici un exemple de 2002, tout aussi valable aujourd’hui. Un couple marié au chômage avec deux enfants pouvait avec le RMI, l'allocation logement et les allocations familiales, toucher 7 200 francs par mois ou 1097 euros. Si un des conjoints retrouvait un emploi à mi-temps au Smic, le revenu familial était inchangé. S'il travaillait à temps complet, le revenu familial s'accroissait seulement de 600 F, soit 4 F par heure travaillée. Qui peut accepter de travailler pour 4 F ou 0,61 euros l’heure ?

L'économie tirée vers le bas est alourdie en permanence.

Autre effet négatif : l'écrasement de la hiérarchie des salaires. De proche en proche l'on arrive aux cadres qui malgré leurs mérites et leurs efforts pour améliorer leurs prestations n'en sont pas récompensés suffisamment. Au sommet de la hiérarchie, les personnes les mieux payées ont tendance, si elles en ont l'occasion, à émigrer pour échapper à l'enfer économique et fiscal français.

Tout se passe comme si l'économie était tirée vers le bas.

LES JUSTIFICATIONS

La première explication qui vient à l'esprit, c'est la charité : il y a des gens que l'on ne peut laisser au bord de la route. Le malheur est que cette prétendue charité est mensongère, puisque, comme indiqué plus haut, beaucoup sont poussés justement en dehors de la route.

Le Smic est organisé par la loi : la belle affaire. Ce qu'une loi peut faire une autre loi peut le défaire grâce en particulier à une communication adaptée. En Juillet 2007, le pouvoir disposait de tous les moyens et devait abroger beaucoup de lois perverses pour « Libérer » la France; au lieu de le faire il s'est engagé dans une activité législative démentielle noyant toute la partie productive de la nation dans ce torrent destructeur.

Et aussi, bien sûr, est entendue la sempiternelle chanson du pouvoir d’achat ; distribuer de l’argent développerait de la demande et créerait des emplois ; l’argument est erroné, car il s'appuie sur le faux concept du PIB ; en plus avec la mondialisation une grande partie du pouvoir d’achat distribué va enrichir les travailleurs chinois ou autres travailleurs lointains.

LES INTERETS

Il reste évidemment les intérêts. Personne ne l'avouera jamais mais c'est un fait : politiques et syndicalistes cherchent à justifier leur richesse et leur gloire en s'agitant apparemment pour de prétendues bonnes causes.

Or, ils ont des exemples. Il ne manque pas de pays comme la Suisse, entre autres, où l'absence pratique de Smic a une bonne influence sur la richesse générale avec un chômage modéré et des salaires très élevés.

Toucher au Smic serait, toutefois, toucher à un tabou et la coalition des intérêts en France est assez forte pour empêcher toute abandon du tabou.
Michel Poncins.
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El Fredo
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Message non lu par El Fredo » 04 janv. 2011, 15:06:00

Lavage de cerveau néolibéral. En réalité il n'existe aucune corrélation entre niveau de salaire minimum, pourcentage de salariés au salaire minimum, et taux de chômage. Ou alors il va falloir me citer des études qui prouveraient le contraire, chiffres à l'appui. Par exemple les salaires minimums au Luxembourg, en Irlande, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas sont supérieurs à ceux de la France et pourtant les taux de salariés à ce niveau de rémunération sont inférieurs aux nôtres. Il y a aussi de très fortes disparités en terme de taux de chômage d'un côté comme de l'autre.

Si on veut trouver les causes de la paupérisation grandissante du salariat français, il faudra les chercher ailleurs.
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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 04 janv. 2011, 16:31:00

"Or, ils ont des exemples. Il ne manque pas de pays comme la Suisse, entre autres, où l'absence pratique de Smic a une bonne influence sur la richesse générale avec un chômage modéré et des salaires très élevés."

Je reformule: La Suisse présente une bonne richesse en général et un taux de chômage modéré, ce qui permet des salaires très élevés et rend inutile d'avoir recourir au SMIC pour assurer un revenu décent pour tous.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Ilikeyourstyle
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Message non lu par Ilikeyourstyle » 05 janv. 2011, 00:31:00

Réactions indignées de la gauche, où est la droite sur ce forum ?

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GIBET
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Message non lu par GIBET » 05 janv. 2011, 04:05:00

Moi je suis d'accord pour supprimer le Smic et procéder à une redistribution des salaires les plus élevés pour permettre aux ouvriers, qui ne sont pas des bêtes, de toucher un salaire décent . Un écart de 1 à 8 entre les plus haut et les plus bas salaires devrait apporter un peu de justice sociale si on distribue la plus-value au-dessus de ce seuil.
Où sont les gens de droite sur ce forum? Mis ils ne t'écoutent car ils n'y connaissent rien en économie politique et en plus ce sont des petits salariés qui tirent la langue pour la plupart.
Les faire voter tes idées alors qu'ils prennent quotidiennement des coups de pieds au c..parce qu'ils n'ont rien, est un jeu cruel.
GIBET
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Message non lu par Nombrilist » 05 janv. 2011, 11:18:00

Moi je suis pour l'installation d'un smic horaire pour les cadres.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Message non lu par Ilikeyourstyle » 05 janv. 2011, 13:12:00

Nombrilist a écrit :Moi je suis pour l'installation d'un smic horaire pour les cadres.
Celà n'a aucun sens car le statut du cadre en France est forfaitaire.

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Ilikeyourstyle
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Message non lu par Ilikeyourstyle » 05 janv. 2011, 13:13:00

GIBET a écrit :Moi je suis d'accord pour supprimer le Smic et procéder à une redistribution des salaires les plus élevés pour permettre aux ouvriers, qui ne sont pas des bêtes, de toucher un salaire décent . Un écart de 1 à 8 entre les plus haut et les plus bas salaires devrait apporter un peu de justice sociale si on distribue la plus-value au-dessus de ce seuil.
Où sont les gens de droite sur ce forum? Mis ils ne t'écoutent car ils n'y connaissent rien en économie politique et en plus ce sont des petits salariés qui tirent la langue pour la plupart.
Les faire voter tes idées alors qu'ils prennent quotidiennement des coups de pieds au c..parce qu'ils n'ont rien, est un jeu cruel.
GIBET
J'ai quand même parfois l'impression qu'il s'y connaissent mieux que les gauchistes du Forum.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 05 janv. 2011, 13:18:00

Ilikeyourstyle a écrit :
Nombrilist a écrit :Moi je suis pour l'installation d'un smic horaire pour les cadres.

Celà n'a aucun sens car le statut du cadre en France est forfaitaire.
Tout est réversible non, le statut forfaitaire du cadre date de 2008 .... on faisait bien sans avant .... ceux ci doivent d'ailleurs l'avoir mauvaise vu comment ils se sont fait rouler su ce coup la ....

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Ilikeyourstyle
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Message non lu par Ilikeyourstyle » 05 janv. 2011, 13:22:00

lancelot a écrit :
Ilikeyourstyle a écrit :
Nombrilist a écrit :Moi je suis pour l'installation d'un smic horaire pour les cadres.



Celà n'a aucun sens car le statut du cadre en France est forfaitaire.

Tout est réversible non, le statut forfaitaire du cadre date de 2008 .... on faisait bien sans avant .... ceux ci doivent d'ailleurs l'avoir mauvaise vu comment ils se sont fait rouler su ce coup la ....
Je ne sais pas de quoi tu parles. Moi je suis cadre sup depuis 1985 et j'ai toujours été au forfait et n'ai jamais été payé à l'heure.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 05 janv. 2011, 14:04:00

Hé bien moi je sais de quoi je parles, c'est bien l'essentiel non ?

Invité

Message non lu par Invité » 05 janv. 2011, 14:31:00

bonjour,

et bien voilà un nouveau débat !!!! qui date déjà un peu quand même ... supprimer le SMIC reviendrait à permettre aux patrons voyous (et il y en a...) de ne même plus se donner la peine de payer les salariés au minimum vital...  certes, en Suisse, il n'y  a pas de SMIC mais leur patronat est un peu moins âpre au gain que le patronat français dont le seul objectif est de faire plaisir à ses dirigeants ou à ses actionnaires...

Quant aux cadres, effectivement, le forfait instauré il y a deux ans est une belle couillonnade... certes, dans certaines conventions collectives, les cadres pouvaient être forfaitisés en jours travaillés auparavant mais cela ne revenait pas, comme maintenant, à considérer les jours fériés comme des RTT et à alourdir leur charge de travail quotidienne jusqu'à l'esclavagisme...

Si certains cadres (notamment commerciaux) s'en sortent encore bien, d'autres se retrouvent avec des salaires minables et des cotisations importantes malgré tout... Ils n'ont plus aucune liberté et finalement, travaillent beaucoup plus pour gagner pareil, voire moins...

Etre cadre, aujourd'hui, cela ne veut plus dire grand chose malheureusement et j'en connais certains qui ont préféré chercher un autre boulot comme agent de maîtrise pour au moins pouvoir bénéficier des textes plus favorables...

Mais en France, avec la mentalité du patronat, supprimer le SMIC reviendrait effectivement à supprimer quasiment le chomage... si l'on accepte l'idée que beaucoup devraient travailler pratiquement au même niveau que les polonais...

Pendant qu'on y est, on pourrait aussi supprimer les allocations chomage : les chomeurs seraient bien obligés d'accepter de bosser pour rien... icon_evil icon_evil icon_evil icon_evil

lancelot
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Message non lu par lancelot » 05 janv. 2011, 14:50:00

C'est exactement le programme néo libéral ....

j'ajouterais que considérer l'absence de smic comme un élément positif revient a accréditer la thèse qui veut que l'homme n'a de valeur que par ce qu'il est capable de faire, au prix que les autres veulent bien leur offrir et que si personne ne veut l'employer il est mur pour crever de faim ...

Voila la thèse néolibérale dans toute sa splendeur ....

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Ilikeyourstyle
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Message non lu par Ilikeyourstyle » 05 janv. 2011, 15:05:00

lancelot a écrit :Hé bien moi je sais de quoi je parles, c'est bien l'essentiel non ?
Non, tu ne sais pas de quoi tu parles. Les statuts cadres sont définis par les grandes conventions collectives depuis des décennies. Les lois Aubry 35 heures sont venues altérer ces statuts. Le statut cadre n'est pas défini clairement par la loi d'après le bon vieux Wikipedia:


http://fr.wikipedia.org/wiki/Cadre_%28entreprise%29

lancelot
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Message non lu par lancelot » 05 janv. 2011, 15:11:00

Méfie toi donc de wikimachin .... et apprends une chose essentielle :

- toutes les conventions collectives définissent leur statuts cadres ce n'est pas nouveau
- les lois aubry 1 et 2 sont venues altérer tous les statuts (ouvrier, employé, technicien, agent de maitrise, cadre)
- Le statut cadre n'est pas un statut d'ordre public comme peut l'être celui des vrp et a ce titre chaque CCN précise les types de rémunérations et font la distinction entre le cadre dirigeant (cumul de trois conditions) et le cadre de service.

renseigne toi sur les textes de 2008 et tu comprendras l'évolution, car ce que disait invité dans le post plus haut est parfaitement exact.

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