Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

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Hector
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Hector » 14 mars 2019, 22:36:41

Ce ne sont pas des provinces, ce sont des nations constitutives.

Si vous lisez l'anglais, vous pouvez lire Countries of the United Kingdom.

Sur ces bases d'organisation, l'Ecosse, le Pays de Galles, et l'Irlande du Nord peuvent appeler au referendum sur l'indépendance, ensuite la voter au Parlement local et l'appliquer.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

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wesker
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par wesker » 15 mars 2019, 00:09:23

Ce que je trouve particulièrement surprenant est qu'en cas de vote en faveur du maintien dans l'UE, les mêmes nous auraient expliqué à quel point les britanniques furent lucides et qu'il fallait respecter leurs suffrages. Mais dès lors que le résultat ne convient pas, il est nécessaire de le remettre en cause et à priori, ils ne reculent devant rien.

Cela étant, je ne crois pas que ces discussions soient de nature à rapprocher les citoyens britanniques de leurs représentants qui tergiversent et ont du mal à se mettre d'accord sur la nature de la sortie de l'Union Européenne qui doit, néanmoins intervenir pour respecter le suffrage.

pierre30
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par pierre30 » 15 mars 2019, 05:23:08

Les britanniques ont voulu se retrouver entre eux un peu comme une équipe de foot fait une mise au vert. Pour le moment le voyage n'a pas permis d'apporter entente et sérénité :mrgreen:
Ce référendum à été mal conçu au départ. Décider de quitter l'UE suite à un vote avec une majorité simple (51,9%) n'est sûrement pas la bonne démarche et montre bien la difficulté de ce genre de décision.
Les catalans par exemple devraient y réfléchir.

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Nombrilist
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Nombrilist » 15 mars 2019, 06:57:25

pierre30 a écrit :
15 mars 2019, 05:23:08
Les britanniques ont voulu se retrouver entre eux un peu comme une équipe de foot fait une mise au vert. Pour le moment le voyage n'a pas permis d'apporter entente et sérénité :mrgreen:
Ce référendum à été mal conçu au départ. Décider de quitter l'UE suite à un vote avec une majorité simple (51,9%) n'est sûrement pas la bonne démarche et montre bien la difficulté de ce genre de décision.
Les catalans par exemple devraient y réfléchir.
Pour ce genre de décision, on devrait décider à la majorité des 2/3, par exemple?
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Hector
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Hector » 15 mars 2019, 19:29:19

pierre30 a écrit :
15 mars 2019, 05:23:08
Les britanniques ont voulu se retrouver entre eux un peu comme une équipe de foot fait une mise au vert. Pour le moment le voyage n'a pas permis d'apporter entente et sérénité :mrgreen:
Ce référendum à été mal conçu au départ. Décider de quitter l'UE suite à un vote avec une majorité simple (51,9%) n'est sûrement pas la bonne démarche et montre bien la difficulté de ce genre de décision.
Les catalans par exemple devraient y réfléchir.
Ce référendum était une initiative déplacée, qui n'avait pas sa place en droit britannique, et un vote sans valeur juridique. Mais effectivement, une fois qu'on a consulté son peuple par referendum, il est difficile d'aller prendre une décision à contre-courant. C'est bien là le problème, la Chambre des Communes a la possibilité d'annuler le Brexit et elle va finir par le faire avec ou sans 2nd referendum. Mais la Chambre n'a pas encore levé cette option.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Jeff Van Planet » 15 mars 2019, 19:31:05

<<C'est quand même dingue de s' être mis dans cette situation pour gagner une élection .>>

@pierre30 c'est vrai que le référendum est une promesses électoral de Cameron pour obtenir les voix des Europhobes. un peu l'équivalent de la taxe à 75% de Hollande,. Sauf en ce qui concerne les conséquences ce n'est pas la même chose :)
Le grand problème de notre système démocratique c'est qu'il permet de faire démocratiquement des choses non démocratiques.
J.Saramago

pierre30
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par pierre30 » 15 mars 2019, 20:13:56

Nombrilist a écrit :
15 mars 2019, 06:57:25
pierre30 a écrit :
15 mars 2019, 05:23:08
Les britanniques ont voulu se retrouver entre eux un peu comme une équipe de foot fait une mise au vert. Pour le moment le voyage n'a pas permis d'apporter entente et sérénité :mrgreen:
Ce référendum à été mal conçu au départ. Décider de quitter l'UE suite à un vote avec une majorité simple (51,9%) n'est sûrement pas la bonne démarche et montre bien la difficulté de ce genre de décision.
Les catalans par exemple devraient y réfléchir.
Pour ce genre de décision, on devrait décider à la majorité des 2/3, par exemple?
Le but est de trouver un consensus suffisamment large qui permet d'exclure la décision prise sous l'influence d'un événement ponctuel (discours , humeur du moment, fait divers). Le seuil devrait être inscrit dans la constitution. Il s' appliquerait pour les décisions qui engagent fortement l'avenir. Sortir ou entrer dans l'UE par exemple. 2/3 ? Oui. Chaque pays devrait fixer le sien.

pierre30
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par pierre30 » 15 mars 2019, 20:21:01

Hector a écrit :
15 mars 2019, 19:29:19
pierre30 a écrit :
15 mars 2019, 05:23:08
Les britanniques ont voulu se retrouver entre eux un peu comme une équipe de foot fait une mise au vert. Pour le moment le voyage n'a pas permis d'apporter entente et sérénité :mrgreen:
Ce référendum à été mal conçu au départ. Décider de quitter l'UE suite à un vote avec une majorité simple (51,9%) n'est sûrement pas la bonne démarche et montre bien la difficulté de ce genre de décision.
Les catalans par exemple devraient y réfléchir.
Ce référendum était une initiative déplacée, qui n'avait pas sa place en droit britannique, et un vote sans valeur juridique. Mais effectivement, une fois qu'on a consulté son peuple par referendum, il est difficile d'aller prendre une décision à contre-courant. C'est bien là le problème, la Chambre des Communes a la possibilité d'annuler le Brexit et elle va finir par le faire avec ou sans 2nd referendum. Mais la Chambre n'a pas encore levé cette option.
C'est devenu compliqué. Mais ils pourraient annuler le Brexit en expliquant qu'on ne met pas tout par terre si une grosse majorité ne se prononce pas dans ce sens. Ensuite ils fixent un seuil pour ce changement et refont un référendum.

Cameron a fait du populisme . C'est le responsable.
Modifié en dernier par pierre30 le 15 mars 2019, 21:31:36, modifié 1 fois.

pierre30
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par pierre30 » 15 mars 2019, 21:28:48

wesker a écrit :
15 mars 2019, 00:09:23
Ce que je trouve particulièrement surprenant est qu'en cas de vote en faveur du maintien dans l'UE, les mêmes nous auraient expliqué à quel point les britanniques furent lucides et qu'il fallait respecter leurs suffrages. Mais dès lors que le résultat ne convient pas, il est nécessaire de le remettre en cause et à priori, ils ne reculent devant rien.

Cela étant, je ne crois pas que ces discussions soient de nature à rapprocher les citoyens britanniques de leurs représentants qui tergiversent et ont du mal à se mettre d'accord sur la nature de la sortie de l'Union Européenne qui doit, néanmoins intervenir pour respecter le suffrage.
Si le résultat avait été contre le Brexit ils auraient évité le bazar et s' en seraient réjoui à juste titre. C'est le changement qui devrait nécessiter une majorité forte.
Il est sûr que cela va faire le bonheur des prêcheurs anti-élites. Pour lutter contre ça il faut parler clair aux citoyens en évitant les stratégies byzantines à l'assemblée par exemple.

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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par politicien » 17 mars 2019, 15:54:48

Theresa May pourrait renoncer à un troisième vote sur l'accord du Brexit

La possibilité d'un troisième échec de ce vote, jugée probable, expliquerait les réticences du gouvernement britannique

Image


Theresa May est dans la tourmente concernant le Brexit. — AFP
137ème rebondissement à venir dans le Brexit ? La Première ministre britannique Theresa May pourrait renoncer à soumettre une troisième fois au vote des députés l’accord de retrait qu’elle a négocié avec l' Union européenne si elle n’obtient pas le soutien suffisant, ont déclaré ce dimanche deux de ses ministres.


Il n’est « pas certain » qu’un vote sera organisé, a déclaré sur la BBC le ministre des Finances Philip Hammond. « Nous ne présenterons de nouveau l’accord que si nous sommes sûrs qu’un nombre suffisant de nos collègues et du DUP sont prêts à le soutenir afin qu’il passe au Parlement », a-t-il ajouté.


« Cela dépendra de notre capacité à remporter ce vote à la Chambre des communes », a déclaré en écho le ministre chargé du Commerce international Liam Fox sur Sky news, soulignant qu’il « serait difficile de justifier d’organiser un vote si on est sûrs de le perdre ».

Un texte déjà refusé deux fois


Et il faut dire que le texte a déjà été recalé deux fois, n’incitant pas à l’optimisme. En premier lieu, le 15 janvier, par 432 voix contre 202, puis ce mardi, avec 391 voix contre 242. Encore un gros écart donc, malgré les tentatives du gouvernement de faire accepter le texte, jugé par beaucoup trop conciliant avec Bruxelles.

(...)


Article complet sur https://www.20minutes.fr/monde/2474739- ... 1552831705
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Hector » 17 mars 2019, 17:42:56

Faut en effet qu'elle arrête avec son "deal" , et qu'elle passe au sujet suivant: le 2nd referendum ou l'abandon du Brexit direct par la Chambre des Communes. Pour l'instant elle n'a pas mis cette option au vote !
Corbyn annonce la motion de censure.
Modifié en dernier par Hector le 17 mars 2019, 21:43:06, modifié 1 fois.
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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par wesker » 17 mars 2019, 20:28:07

Lorsqu'un peuple vote en faveur des idées que les partisans un peu idéologiques défendent ils vantent le caractère démocratique mais dès lors qu'ils osent remettre en cause ces dogmes, ils deviennent extrémiste, névrosés, irresponsables et on se refuse à prendre en compte leurs suffrages...Ah là là, décidement tant que les opposant à ce modèle préserveront leur éthique et le respect des suffrages, qu'ils n'utiliseront pas les agitations des peurs les plus farfelues, ils auront du mal à remporter la bataille de l'indépendance et de l'intérêt général qui s'oppose, depuis des siècles à l'intérêt de quelques uns et des dogmes un peu obscurantistes parfois.

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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par pierre30 » 19 mars 2019, 14:30:20

Royaume-Uni : un taux de chômage à 3,9%, au plus bas depuis 1975

Le taux de chômage au Royaume-Uni a reculé à 3,9% lors des trois mois achevés à fin janvier, au plus bas depuis début 1975, tandis que le pouvoir d'achat des ménages s'est encore renforcé, a annoncé&hellip;

Image



Malgré les incertitudes liées au Brexit, le marché de l'emploi au Royaume-Uni reste dynamique, selon les chiffres de l'Office national de la statistique publiés ce mardi. Outre-Manche, les créations d'emplois ont atteint leur rythme le plus élevé depuis trois ans sur les trois mois à fin janvier, le marché du travail semblant échapper à la tendance au ralentissement de l'économie. Le nombre de personnes occupant un emploi a augmenté de 222.000 et le taux de chômage a diminué à 3,9%, son plus bas niveau depuis janvier 1975.


Cette baisse du taux de chômage constitue une surprise pour les économistes qui s'attendait à un chiffre stable, 4%, selon un consensus établi par Bloomberg.


L'ONS explique cette performance du marché du travail par le nombre croissant de femmes occupant un emploi, du fait notamment du report de leur âge de départ à la retraite. Dans le même temps, l'emploi à temps partiel est en plein essor et concerne davantage les femmes que les hommes.


--


Image


[Crédits : Office for National Statistics]


--

Les salaires encore en nette hausse


Les salaires ont par ailleurs encore nettement progressé de 3,4% sur un an, soit bien plus que l'inflation, alors que le consensus attendait une progression de 3,2%. Sur le seul mois de janvier, il a augmenté de 3,7% sur un an.


Selon l'ONS, les salaires sont tirés vers le haut par le nombre record d'emplois vacants, à 863.000 à fin janvier. Les entreprise sont ainsi contraintes de proposer des rémunérations plus attractives compte tenu des difficultés à recruter.

Accélération de la croissance en janvier, mais elle reste atone en tendance


Le PIB a augmenté de 0,5% en janvier, le pourcentage le plus élevé depuis décembre 2016, après une contraction de 0,4% en décembre mais tendanciellement, la croissance reste atone. Sur une période de trois mois à fin janvier, la croissance n'est que de 0,2% comme au dernier trimestre de 2018.


Le secteur des services, qui représente 80% environ de l'économie privée, a connu une croissance de 0,3% en janvier après une contraction de 0,2% en décembre et affiche une progression de 0,5% sur une période de trois mois. La production manufacturière a augmenté pour la première fois en sept mois en janvier, de 0,8%, mais elle fléchit de 0,7% sur une période de trois mois.


Par ailleurs, le déficit commercial marchand a été en janvier le plus élevé depuis juin 2017, à 13,084 milliards de livres. Les exportations ont fléchi de 0,7% sur trois mois, tandis que les importations ont augmenté de 2,0% en volume.

Quid des investissements des entreprises ?


Ce solide marché de l'emploi défie le contexte morose pour les entreprises qui hésitent à investir compte tenu des incertitudes du Brexit, au moment où la Première ministre Theresa May s'apprête à demander un report du Brexit compte tenu de la difficultés à faire voter au Parlement son accord négocié avec Bruxelles.


Les chambres de commerce britanniques (BCC) s'attendent notamment à une baisse de 1% cette année de l'investissement des entreprises, ce qui serait la pire performance depuis la crise financière.


(avec AFP et Reuters)



Article complet sur https://www.latribune.fr/economie/inter ... 11178.html
Royaume-Uni : un taux de chômage à 3,9%, au plus bas depuis 1975

Le taux de chômage au Royaume-Uni a reculé à 3,9% lors des trois mois achevés à fin janvier, au plus bas depuis début 1975, tandis que le pouvoir d'achat des ménages s'est encore renforcé, a annoncé&hellip;

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Malgré les incertitudes liées au Brexit, le marché de l'emploi au Royaume-Uni reste dynamique, selon les chiffres de l'Office national de la statistique publiés ce mardi. Outre-Manche, les créations d'emplois ont atteint leur rythme le plus élevé depuis trois ans sur les trois mois à fin janvier, le marché du travail semblant échapper à la tendance au ralentissement de l'économie. Le nombre de personnes occupant un emploi a augmenté de 222.000 et le taux de chômage a diminué à 3,9%, son plus bas niveau depuis janvier 1975.


Cette baisse du taux de chômage constitue une surprise pour les économistes qui s'attendait à un chiffre stable, 4%, selon un consensus établi par Bloomberg.


L'ONS explique cette performance du marché du travail par le nombre croissant de femmes occupant un emploi, du fait notamment du report de leur âge de départ à la retraite. Dans le même temps, l'emploi à temps partiel est en plein essor et concerne davantage les femmes que les hommes.


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[Crédits : Office for National Statistics]


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Les salaires encore en nette hausse


Les salaires ont par ailleurs encore nettement progressé de 3,4% sur un an, soit bien plus que l'inflation, alors que le consensus attendait une progression de 3,2%. Sur le seul mois de janvier, il a augmenté de 3,7% sur un an.


Selon l'ONS, les salaires sont tirés vers le haut par le nombre record d'emplois vacants, à 863.000 à fin janvier. Les entreprise sont ainsi contraintes de proposer des rémunérations plus attractives compte tenu des difficultés à recruter.

Accélération de la croissance en janvier, mais elle reste atone en tendance


Le PIB a augmenté de 0,5% en janvier, le pourcentage le plus élevé depuis décembre 2016, après une contraction de 0,4% en décembre mais tendanciellement, la croissance reste atone. Sur une période de trois mois à fin janvier, la croissance n'est que de 0,2% comme au dernier trimestre de 2018.


Le secteur des services, qui représente 80% environ de l'économie privée, a connu une croissance de 0,3% en janvier après une contraction de 0,2% en décembre et affiche une progression de 0,5% sur une période de trois mois. La production manufacturière a augmenté pour la première fois en sept mois en janvier, de 0,8%, mais elle fléchit de 0,7% sur une période de trois mois.


Par ailleurs, le déficit commercial marchand a été en janvier le plus élevé depuis juin 2017, à 13,084 milliards de livres. Les exportations ont fléchi de 0,7% sur trois mois, tandis que les importations ont augmenté de 2,0% en volume.

Quid des investissements des entreprises ?


Ce solide marché de l'emploi défie le contexte morose pour les entreprises qui hésitent à investir compte tenu des incertitudes du Brexit, au moment où la Première ministre Theresa May s'apprête à demander un report du Brexit compte tenu de la difficultés à faire voter au Parlement son accord négocié avec Bruxelles.


Les chambres de commerce britanniques (BCC) s'attendent notamment à une baisse de 1% cette année de l'investissement des entreprises, ce qui serait la pire performance depuis la crise financière.


(avec AFP et Reuters)



Article complet sur https://www.latribune.fr/economie/inter ... 11178.html

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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Hector » 19 mars 2019, 19:04:40

Oui, le Brexit n'a pas encore eu lieu et n'aura peut-être jamais lieu ...
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

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Re: Grande-Bretagne : Theresa May parvient à imposer le « soft Brexit »

Message non lu par Hector » 22 mars 2019, 23:29:18

Brexit: le redoutable piège des Vingt-Sept aux Britanniques

22 mars 2019, 05:52:49

VIDÉOS - Un nouveau calendrier a été accepté jeudi soir par la première ministre britannique, Theresa May. Le Royaume-Uni devra décider, au plus tard le 12 avril, s'il quitte l'Union européenne.

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VIDÉOS - Un nouveau calendrier a été accepté jeudi soir par la première ministre britannique, Theresa May. Le Royaume-Uni devra décider, au plus tard le 12 avril, s'il quitte l'Union européenne.



Il leur aura fallu de longues heures pour se mettre d'accord. Mais, au final, la solution sur laquelle se sont entendus les Vingt-Sept jeudi soir et qui a été acceptée dans la foulée par Theresa May, est redoutable pour les Britanniques. Deux options ou scénarios alternatifs leur ont été proposés. Premier scénario somme toute assez improbable: l'accord de retrait est voté à la Chambre des Communes dans les prochains jours et Theresa May bénéficie alors automatiquement d'un report du Brexit jusqu'au 22 mai pour lui permettre de faire ratifier les textes au Parlement. Second scénario: l'accord ne passe pas et le Royaume-Uni a alors jusqu'au 12 avril pour proposer un nouveau projet aux Vingt-Sept ou quitter l'UE sans accord.


» LIRE AUSSI - Brexit: Liverpool, l'Européenne


Cette échéance du 12 avril n'a rien de fantaisiste ou d'artificiel puisqu'elle correspond à la date limite jusqu'à laquelle le gouvernement britannique peut prendre un décret pour participer aux élections européennes. «Si vous décidez de ne pas organiser des élections, vous ne pourrez plus être là au-delà des élections européennes quoiqu'il advienne», a résumé le président français Emmanuel Macron à la sortie de la réunion. Un diplomate européen analyse les choses de la manière suivante: «Nous avons réduit les choix possibles pour les Britanniques. Avant, nous avions le vote de l'accord de retrait, la sortie sans accord ou la participation aux élections. Maintenant, c'est soit la sortie soit la participation aux élections».


» VOIR AUSSI - Brexit: «L'Union européenne fait face à une crise politique britannique», ananlyse Macron au sortir du sommet


Brexit: «L'UE fait face à une crise politique britannique», analyse Macron au sortir du sommet - Regarder sur Figaro Live


Or, la participation éventuelle à ces élections européennes n'est pas une mince affaire pour un pays qui a demandé à quitter l'Union. Comment imaginer que les brexiters puissent l'accepter? Theresa May serait alors face à une décision éminemment politique. Soit elle fait le choix de son parti et ne convoque pas d'élections. Dans ce cas, la sortie du Royaume-Uni interviendrait, selon une source, «au plus tard le 22 mai» et le «no deal» serait en vue. Soit, elle décide de convoquer des élections et tente alors de sceller un accord transpartisan auquel elle n'a, jusqu'à maintenant, jamais voulu se résoudre. Avec peut-être à la clé, une probabilité plus grande de faire enfin adopter l'accord de retrait.

Clarification politique


La solution proposée par les Vingt-Sept contraint de fait les Britanniques à une clarification politique. Elle met une pression maximale sur Londres mais aussi sur Theresa May qui, au final, pourrait être poussée à partir. Les Européens ont-ils placé un couteau sous la gorge de la première ministre britannique? «Absolument pas, réagit une source européenne. Nous l'aidons à faire monter la pression sur les brexiters». Ce que Theresa May a effectivement fait à l'issue du sommet. «Nous sommes désormais à l'heure de la décision», a-t-elle déclaré, précisant ne pas envisager que le Royaume-Uni prenne part aux élections européennes de la fin mai.


La solution retenue permet aussi aux Vingt-Sept d'éviter un sommet de crise la semaine prochaine tout en reprenant la main sur le calendrier. En effet, si le schéma retenu fonctionne comme ils le souhaitent et si aucun grain de sable ne vient gripper la mécanique, les dirigeants européens seront fixés sur les intentions des Britanniques au plus tard le 12 avril. «C'est le nouveau 29 mars», estime une source européenne. D'ici là, «toutes les options resteront ouvertes», a indiqué dans la soirée le président du Conseil Donald Tusk, affirmant que «le gouvernement britannique aura toujours le choix d'un accord, d'un non-accord, d'une longue prorogation ou de la révocation de l'article 50». Tusk veut croire que tout est possible alors qu' au Royaume-Uni, une pétition en ligne demandant au gouvernement de renoncer au Brexit avait dépassé jeudi les deux millions de signatures.

Longues tractations


Si la réunion à Vingt-Sept a été aussi longue, c'est parce que la prestation de la première ministre britannique n'a absolument pas convaincu ses homologues jeudi après-midi. Durant près de deux heures, elle a répondu à leurs questions sans jamais parvenir à les convaincre. «Elle parlait comme si elle était aux Communes ou à la télévision», rapporte une source européenne. Face aux doutes de May et devant son incapacité à les convaincre qu'elle avait effectivement un nouveau plan en tête, les Vingt-Sept ont pris conscience que l'UE allait tout droit vers une crise européenne autour du Brexit. Ainsi, Emmanuel Macron aurait déclaré à ses homologues qu'avant de venir à Bruxelles, il pensait que May n'avait que 10 % de chances de remporter le vote. Et, qu'après l'avoir écouté, ses chances étaient tombés à cinq pour cent. Ce à quoi Donald Tusk aurait réagit, expliquant au président français qu'il le trouvait «très optimiste».


De longues tractations ont ensuite commencé. D'abord pour savoir si cette date du 22 mai, qui avait la préférence de la Commission, convenait aux uns et aux autres. Un tour de table a donc été organisé, au cours duquel les avis se sont révélés très divergents. Le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a plaidé pour un report au 30 juin comme l'avait demandé initialement Theresa May dans sa lettre à Donald Tusk. Son homologue portugais, Antonio Costa, raconte un diplomate européen, «souhaitait adresser un signal positif aux Britanniques et voulaient une extension longue». Emmanuel Macron a proposé un extension au 7 mai, très éloignée donc des élections européennes. «Mais, d'autres ont répondu que cette date était trop proche du sommet de Sibiu» prévu le 9 mai, raconte une source européenne. Quant à Angela Merkel, elle était d'avis de rester sur le 22 mai.

«C'était direct mais c'est comme cela que les chefs d'Etat et de gouvernement argumentent toujours»


une source diplomatique au Figaro

Constatant que les Vingt-Sept n'avanceraient pas, Emmanuel Macron aurait alors mis sur la table la proposition des deux scénarios finalement retenues: celui du 22 mai et celui du 12 avril. Une proposition qui, selon des sources françaises, aurait été conçue quelques heures avant le sommet. Le président de la République en avait préalablement parlé à plusieurs dirigeants, dont la chancelière allemande et le premier ministre néerlandais Mark Rutte. Les échanges auront, au final, duré près de 5 heures, 7 heures si on ajoute le grand oral de May. Ont-ils été rudes? En tout cas, la réunion n'a pas commencé sous les meilleurs auspices. «Donald Tusk a été extrêmement agacé qu'Angela Merkel et Emmanuel Macron arrivent avec vingt-cinq minutes de retard et ne l'a pas caché», confie une source européenne. «Tusk a commencé sans les attendre et il a eu raison, confie un responsable européen. Ca arrive que des dirigeants soient en retard. Mais il faut un peu de discipline. Si tout le monde fait ça...». Et-ce au cours de cet entretien bilatéral que la chancelière allemande aurait fait part de ses doutes au président français? Probablement. Selon le Financial Times, elle aurait fait valoir «qu'ils seraient sévèrement jugés par l'histoire s'ils permettaient une fracture chaotique avec la Grande-Bretagne». «Ils ont juste débattu sur le sujet. Il n'y avait rien de rude ou d'agressif. C'était direct mais c'est comme cela que les chefs d'Etat et de gouvernement argumentent toujours», tempère une source diplomatique. «Il n'y a pas eu de combat», assure une autre. Quoi qu'il en soit, il y a bien un début de fissure entre les Vingt-Sept. D'un côté, ceux qui sont prêts - ou se disent prêts - à assumer une sortie sans accord du Royaume-Uni. De l'autre, ceux qui ne veulent pas prendre cette responsabilité. Selon un diplomate, l'accord trouvé jeudi ménagerait les uns et les autres. «La logique de ce qui a été décidé, explique-t-il, permet de renvoyer la responsabilité du «no deal» à Londres sans avoir à réunir un sommet de crise pour rien la semaine prochaine».


Comme le redoutait Donald Tusk, le Brexit a bel et bien chamboulé le programme du Conseil européen. Les discussions cruciales sur les relations UE-Chine, qui étaient prévues pour le dîner de jeudi soir, ont été reportées à ce vendredi. «L'horloge tourne non seulement sur le Brexit, mais également dans d'autres domaines», a déclaré Jean-Claude Juncker jeudi, peu avant minuit.


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Ultimatum au 12 avril donc.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

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