A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

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Nombrilist
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Nombrilist » 07 avr. 2014, 22:11:51

Oui, mais elles ne le sont pas et avaient une probabilité très très faible de l'être.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Albedo
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Albedo » 08 avr. 2014, 11:56:32

Ce viticulteur est coupable, je n'ai pas vraiment de doutes sur ce sujet. Je connais un peu le domaine puisque je suis originaire...de Beaune et que j'ai très souvent travaillé dans les vignes pour tout types de travaux (taille, traite, rognage, redressage, vendanges, tirage de bois, etc...) dans des exploitations bio (de zéro (biodyn) à 5-6 applications de phyto "vert" voir plus), raisonnée (2-3 applications en général) et même celles suivant le programme de traitement de la coopérative à la lettre (dizaine d'applications par saison)

Pour rappeler les principaux points clés de cette affaire rapidement.

- La flavescence dorée (FD) est une sorte de jaunisse de la vigne, maladie incurable et contagieuse. L'acteur de cette maladie est un phytoplasme qui se développe dans la vigne et plus particulièrement dans la sève. Dès qu'un pied est contaminé, il faut l'arracher. A partir de quelques pieds/seuils contaminés, arrachage de la parcelle entière. C'est donc particulièrement grave, d'autant plus que le vecteur cicadelle est attiré par les couleurs claires, donc les pieds contaminés...Plus gros danger depuis le Phylloxera.

- La flavescence dorée s'est propagée depuis le Sud-Ouest (1949 en Armagnac pour la première fois) de la France et remonte de plus en plus vers le Nord. Des cas ont été découvert en Bourgogne du Sud en 2012 provoquant l'arrachage de 11,2ha de vignes. Après le plan de traitement sur le vecteur principal qui est la cicadelle (CFD), l'arrachage en 2013 s'est porté à 0,2ha en Saône et Loire. Mais, la FD s'est propagée en Côte d'or, plus précisément à Meursault, à quelques kilomètres de la Saône et Loire malgré le fait que les foyers principaux n'étaient pas si proches que cela (Maconnais, un peu cote chalonnaise). Dire qu'il n'y a pas eu de contamination FD en côte d'or est donc faux.

- Il y 2 modes principaux de contamination de FD. Soit par pied, greffon ou porte-greffe contaminés venus d'autres régions, soit par le vecteur cicadelle FD (CFD). Pour le premier mode, on peut faire un traitement à l'eau chaude à 50° pendant 45 minutes pour éradiquer la FD. Cependant, les pieds n'en sortent pas indemne car c'est un traitement assez lourd pour un végétal comme la vigne même s'il est efficace

Pour le mode par vecteur animal cicadelle FD, l'épidémiologie est plus complexe. La CFD est un petit insecte hémiptère qui, bien qu'ayant un rayon d'action limité, passe de plante en plante pour s'alimenter ou pondre ses oeufs sous l'écorce des végétaux. La CFD peut acquérir le phyto (FD) lors de son alimentation sur des végétaux contaminés par la FD. Pendant se durée de vie adulte, quelques mois, la CFD est limitée dans son rayon d'action, maximum 40m depuis son lieu de naissance. Le vent peut augmenter ce la dissémination (pas le rayon d'action) en foyer secondaire par contre.

Ensuite, une fois le phyto dans le vecteur, il y a un temps de latence d'environ 1 mois (dans notre cas) dans les intestins, appareil digestif de l'insecte pour que la FD se multiplie, se propage et atteigne les glandes salivaires. Pendant cette période de latence, le vecteur ne contamine pas les autres végétaux. Une fois la latence passée, la contamination des pieds de vignes s'effectuent par l'alimentation.

Le vecteur CFD se développe en 5 stades larvaires, de l'éclosion en mai, taille adulte mi-juillet, accouplement fin-juillet et ponte fin aout debut septembre. L'oeuf entre en diapause (sorte d'hibernation) de septembre à fin mars avant de préparer l'éclosion. Le traitement insecticide se tient juste avant la ponte des adultes pour limiter la propagation du vecteur et la ponte. Après éclosion, CFD reste sur sa plante un certain temps, avant d'explorer son rayon d'action de proche en proche. Il est à noter que l'insecte sain ne présente aucun danger pour la vigne.

Une fois le plant infecté, il faut attendre le débourrement (s'il a lieu) pour constater la contamination FD, c'est à dire contamination année N et apparition symptome à N+1. Cela peut même sauter une année ou ne toucher que quelques branches sur un même plant. Néanmoins, il n'y a rien d'autre à faire à part arracher pour éviter de servir de réservoir à FD pour le vecteur. En effet, le cep peut "survivre", produire beaucoup moins mais le principal problème est bien l'expansion, d'où l'arrachage.

- La cicadelle n'est pas le seul vecteur animal de la FD, mais reste le principal et le seul sur lequel il est possible d'agir sans tomber dans le lance-flamme. Il y a assez peu de parasites naturels à la FD à part les araignées et certains acariens parasites.

- Le traitement insecticide bio "pyrévert" est un large spectre et n'est pas sélectif sur la cicadelle. Je connais personnellement plusieurs vignerons en bio (pas biodyn) et pour avoir discuter avec eux de l'utilisation de cet insectidice avant cette affaire "Giboulot", la grande majorité des viticulteurs oublie l'insecticide bio et utilise le sélectif beaucoup moins nocif pour l'environnement. Ils ne se posent pas la question de traiter ou pas vu l'impact possible sur leur exploitation et son futur. Il faut savoir que ce traitement coûte cher (plus cher que l'amende de M. Giboulot...) pour les viticulteurs.

- Les viticulteurs qui préfèrent ne pas traiter sont très très marginaux et surtout peuvent pénaliser les exploitants voisins (externalité négative très forte). De la même manière, les vignes "abandonnées" non-traitées, non-taillées sont aussi des failles dans le dispositif. Les viticulteurs se rassemblent souvent pour traiter les vignes abandonnées à leurs frais en "débordant" un peu sur la parcelle d'à coté pour essayer de protéger un peu plus leur propre exploitation.

- Il y avait plusieurs foyers de FD en Saône et loire lorsque le préfet à décider d'enclencher le dispositif de traitement unique contre le vecteur. Force est de constater qu'il avait raison puisqu'un foyer de FD a été constaté en Côte d'or.

--

Bref, le seul moyen de limiter (c'est inarrêtable) la propagation de la FD est d'agir par insecticide sur le vecteur animal principal, les greffons et porte-greffe par eau-chaude, de faire du comptage (bénévole, j'y ait participé) de cicadelle pour décider des traitements, des dates et constater leur efficacité, de vérifier ensuite au débourrage les pieds infectés et d'arracher systématiquement. L'arrachage est très lourd de conséquence en Côte d'or vu la taille de parcelles (parfois quelques dizaines ares) et des exploitations (quelques hectares), la vigne arrive à maturité de production (qualité-quantité) au bout d'une dizaine d'année. Sans compter la perte de clients, le besoin en trésorerie, etc...

Ce viticulteur est un cas isolé, fort heureusement pour les vignobles. Il se fait juste un coup de pub à bon compte (amende dérisoire, inférieur au cout du trainement) en comptant sur les écologistes avec principe de précaution variable et le raisonnement simpliste pour avoir un soutien populaire et se faire acquitter.

Il compte aussi sur le fait qu'il est impossible de prouver que, s'il est contaminé, les vignes alentours l'ont été à cause de sa parcelle. Dans un monde parfait, il serait libre de ne pas traiter et d'assumer les conséquences sur sa parcelle mais celle des voisins. De la même manière qu'avec traitement un peu "large" du voisin sur ses parcelles biodyn lui permettrait de demander des réparations pour la perte d'un agrémennt bio.
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freeze
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par freeze » 08 avr. 2014, 17:58:47

la biodynamie ne peut pas être une alternative ?

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johanono
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par johanono » 11 juin 2019, 12:53:29

Bretagne: recours contre un arrêté municipal interdisant les pesticides

La préfète de la région Bretagne Michèle Kirry a adressé un recours gracieux au maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) pour lui demander de retirer son arrêté municipal d'interdiction de pesticides près des habitations, a-t-elle annoncé ce mardi.

suite
Les masques tombent. Le préfet (donc le gouvernement) empêche les maires d'interdire les pesticides sur leur commune.

Ce gouvernement se situe clairement du côté du lobby de l'agro-industrie. Quand on voit ça, on se dit que Hulot a bien fait de se barrer, et que Jadot a intérêt à bien refuser de servir de caution écolo au gouvernement.

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Spartiate
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Spartiate » 11 juin 2019, 13:35:14

C'est ce que je me tue à dire depuis mon inscription sur ce forum. Non seulement le gouvernement n'agit pas - et ça il est dans son droit - mais en plus, il interdit aux autres d'agir, et ça c'est beaucoup plus grave.

C'est pourquoi je plaide autant pour une véritable décentralisation, voire de préférence pour un fédéralisme interne. Le gouvernement actuel est aussi puissant que toxique. Une commune ne peut pas appliquer un agenda écologique, ses décisions doivent utilement être motivées par un "péril grave et imminent". Autant dire que ça réduit le champ des possibles. Surtout si en face les agriculteurs n'ont toujours pas pigé que les intrants chimiques réduisent la fertilité de leur sol et la richesse de leur humus et qu'ils devront payer de plus en plus cher en produits pour maintenir une productivité équivalente.

Avec tout ça, pas étonnant que des maires renoncent à se représenter.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Nombrilist » 11 juin 2019, 18:17:34

Malheureusement, je pense que l'arrêté municipal est illégal car il ne cible pas les molécules concernées et ne donne pas les raisons d'interdiction. Si il disait, j'interdis le glyphosate près des habitations car il est Carc. 1B (d'après le CIRC), là il aurait des chances de l'emporter.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Spartiate » 11 juin 2019, 19:31:17

Tu penses que c'est juste un vice de forme/un manque de précisions ? La préfecture avance des raisons qui concernent plutôt le fond, l'absence de péril imminent justifiant l'arrêté.

Voici l'arrêté en question : https://www.langouet.fr/wp-content/uplo ... icides.pdf

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johanono
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par johanono » 11 juin 2019, 19:54:51

Si les gouvernement voulait agir, sans interdire lui-même les pesticides, il pourrait au moins faire modifier la législation pour donner un cadre juridique aux maires qui désirent prononcer une telle interdiction.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Nombrilist » 11 juin 2019, 21:54:16

Spartiate a écrit :
11 juin 2019, 19:31:17
Tu penses que c'est juste un vice de forme/un manque de précisions ? La préfecture avance des raisons qui concernent plutôt le fond, l'absence de péril imminent justifiant l'arrêté.

Voici l'arrêté en question : https://www.langouet.fr/wp-content/uplo ... icides.pdf
"Article 1er - DéfinitionPour l'application du présent arrêté, on entend par < produits phytopharmaceutiques > tout produitmentionné à l'article L.253-l du Code rural et de la pêche maritime, à l'exception des produits àfaible risque qui ne font pas I'objet de classement et des produits autorisés en agriculture biologique."

Cette définition est trop vague et pose déjà un premier gros problème. Quel(s) classement(s) ? Effectué selon quelle loi ou règlement ? Par ailleurs, une partie de la justification s'appuie sur l'absence de données de toxicité pour les nanoparticules. En l'absence de donnée, un produit n'est pas classé. Il y a donc déjà une première contradiction avec l'objectif de l'arrêté. De plus, le glyphosate n'est pas classé pour la santé humaine. Il n'est donc pas visé par l'arrêté. Oups !

Bref, c'est très mal rédigé et ça ne tiendra jamais devant un tribunal.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Spartiate » 11 juin 2019, 22:06:29

Oui, je comprends mieux, exposé comme ça. Reste que je ne suis pas sûr qu'une commune puisse même interdire par arrêté une molécule spécifique, dont la toxicité aurait été établie officiellement. Le problème est plutôt institutionnel.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Nombrilist » 11 juin 2019, 22:38:45

Spartiate a écrit :
11 juin 2019, 22:06:29
Oui, je comprends mieux, exposé comme ça. Reste que je ne suis pas sûr qu'une commune puisse même interdire par arrêté une molécule spécifique, dont la toxicité aurait été établie officiellement. Le problème est plutôt institutionnel.
ça dépend. Je pense que pour le glyphosate, la commune aurait pu s'appuyer sur les jugements récents et le fait que l'approbation de l'évaluation des risques généraux du glyphosate sur lesquels s'appuie son approbation ne tient pas compte de sa cancérogénicité possible. Il me paraitrait alors plus difficile de remettre en cause l'application du principe de précaution face à un péril imminent puisqu'il y a potentiellement péril imminent et qu'en plus des tribunaux l'ont reconnu.
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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par johanono » 12 juin 2019, 08:37:59

J'ai retrouvé l'article publié par 20 Minutes au moment où le maire de Langouët a rendu public son arrêté :

https://www.20minutes.fr/planete/252242 ... abitations

On peut lire ceci :
20 Minutes a écrit :La FDSEA 35 est ainsi déjà en train d’étudier les recours potentiels contre un arrêté n’ayant « aucune valeur juridique et aucune base scientifique » selon Christian Mochet, président de la commission environnement du syndicat. « En tant qu’agriculteurs, on exploite nos champs et nos méthodes de culture n’ont pas à être imposées par les riverains, estime-t-il. Ces produits ne sont certes pas neutres mais on a été formé pour les utiliser et on a des contrôles techniques sur nos appareils. Nous sommes autorisés à les appliquer dans un cadre légal. »
Le gugusse estime qu'il a le droit d'étendre des produits chimiques sans avoir de comptes à rendre aux riverains... Et c'est un représentant syndical qui parle, on peut penser que son état d'esprit est assez communément partagé par les autres agriculteurs membres du syndicat.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Spartiate » 12 juin 2019, 13:50:58

C'est pourquoi soutenir les agriculteurs français, c'est avant tout soutenir son syndicat majoritaire, la FNSEA, qui est un poison au sens propre comme au sens figuré pour notre démocratie, tant elle exerce un lobbyisme particulièrement nocif sur le Parlement. C'est pourquoi, personnellement, je préfère ne regarder que le label biologique, indépendamment du pays d'origine. Tous les labels "made in France", label rouge et autres ne sont que des fumisteries.

Le jour où les agriculteurs français changeront de syndicat majoritaire, je reverrai mon point de vue.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Nombrilist » 12 juin 2019, 18:30:26

Ces mecs-là se font brainwash par les ingénieurs des chambres d'agriculture eux-mêmes formatés par leurs profs dont les projets de recherches sont financés par Syngenta et Cie.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: A-t-on le droit de dire non aux pesticides ?

Message non lu par Spartiate » 12 juin 2019, 20:30:34

Oui, c'est une machine très vicieuse et bien huilée.

C'est d'autant plus désespérant que la FNSEA et son club des jeunes (Jeunes Agriculteurs) ont obtenu aux dernières élections de chambre d'agriculture de 2019 plus de 55 % des voix pour les exploitants, en augmentation par rapport à 2013. Ce binôme infernal domine aujourd'hui la quasi-totalité des départements, au détriment de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.

C'est difficile de compatir au sort des agriculteurs qui semblent vouloir creuser leur propre tombe.

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