1,65 milliard pour l'agriculture

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politicien
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Message non lu par politicien » 27 oct. 2009, 21:48:00

Bonjour,
 En déplacement à Poligny dans le Jura, Nicolas Sarkozy a dévoilé un vaste plan de soutien à l'agriculture dix jours après des manifestations massives du secteur dans tout l'Hexagone.  Après avoir souligné que «la terre fait partie de l'identité nationale française», le Président de la République a annoncé le déblocage de 650 millions d'euros d'aide et d'un milliard d'euros de prêts bonifiés (taux réduits).   Un plan qui doit être intégralement mis en place avant la fin de l'année.    Précisément, le taux d'intérêt réel des prêts serait réduit à 1,5%, voire 1% pour les jeunes agriculteurs. «Il n'est pas question que la France laisse tomber son agriculture, explique Nicolas Sarkozy. Nous ne pouvons pas attendre, je refuse que l'agriculture soit emportée par la crise». Selon le chef de l'Etat, cette crise «impacte le premier secteur d'activité du pays avec un chiffre d'affaires de 163 milliards d'euros» et représente «1,6 million d'actifs, 3,6 millions de retraités».  Alors que les prix payés aux producteurs ont baissé de  20% en un an contre -1% pour les prix à la consommation des produits alimentaires, Nicolas Sarkozy a mis en cause « un défaut de régulation européenne et mondiale et une défaillance nationale réelle dans la répartition de la valeur au sein des filières agricoles». Il en appelle donc à la Commission européenne pour garantir «une véritable régulation» du prix des matières premières agricoles afin de «limiter la spéculation croissante et d'encadrer les produits financiers dérivés sur ses marchés». Parmi les mesures contenues dans le plan de soutien exceptionnel, il a cité l'exonération de «la totalité des charges patronales dues à la Mutualité sociale agricole pour les travailleurs saisonniers», afin de réduire l'écart du coût de la main d'oeuvre avec les autres pays d'Europe.
  Par la voix de Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA,  les agriculteurs ont salué l'initiative sans enthousiasme particulier. «Ce plan va dans le bon sens mais jamais un plan aussi important soit-il ne remplacera une politique des prix pour assurer un bon revenu à nos paysans, explique le responsable du principal syndicat agricole. Nous disons au président chiche. Mettez-le rapidement en oeuvre, de manière simple et efficace, de façon à ce que nos producteurs puissent bénéficier du soutien à leur profession ».

Du côté de la Confédération paysanne, son porte-parole Philippe Colin déplore des «réponses beaucoup plus conjoncturelles que structurelles» et au final «peu d'éléments très positifs».  
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mps
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Message non lu par mps » 28 oct. 2009, 09:15:00

Lemétayer, pour s'occuper des agriculteurs ? On croit rêver ... icon_biggrin

Il y a vraiment des patronymes prédestinés ...
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Re: 1,65 milliard pour l'agriculture

Message non lu par politicien » 12 févr. 2012, 13:18:21

Bonjour,
Inefficaces et incohérentes, les subventions versées aux agriculteurs (1,67 milliard d'euros entre 2006 et 2010) n'atteignent pas leur but. Surtout, elles se substituent à des mécanismes classiques d'assurance privée toujours pas mis en place.

Elles entrent dans le champ de compétences des États, depuis la dernière réforme de la Politique agricole commune (PAC) de 2003. Les aides d'urgence en agriculture ont été passées au crible par les sages de la rue Cambon.
(...)

Tout d'abord, ils dénoncent un empilement d'aides plus ou moins justifiées. «Les services n'ont pas été en mesure de fournir à la Cour des éléments objectifs au vu desquels les décisions de déclencher les aides ont été prises, en particulier lors de crises économiques», notamment au moment de l'effondrement des cours du blé, du lait ou de la viande en 2009.

(...)

«Recours moins systématique à la solidarité nationale»
La Cour note aussi l'incohérence des critères d'attribution des aides. Ce qui aboutit à une proportion non négligeable de dossiers aux montants dérisoires comme par exemple dans le plan Barnier de 2008 où plus de 10% de l'enveloppe concernaient des sommes inférieures à 100 euros.

Un cas qui s'est répété lors des prêts de trésorerie du plan de soutien exceptionnel à l'agriculture de 2009 avec Bruno Le Maire où 22% des dossiers portaient sur des montants inférieurs à 500 euros.

(...)

Pour mettre fin à ces défaillances, la Cour recommande une «plus grande responsabilisation des exploitants agricoles et un recours moins systématique à la solidarité nationale». En clair, les agriculteurs devraient d'abord faire face individuellement aux «petits» aléas (épargne de précaution, diversification…), puis s'organiser collectivement (fonds de mutualisation dans chaque filière, assurance…). L'intervention de l'État serait alors réservés aux circonstances réellement exceptionnelles, et uniquement à condition que les deux niveaux de couverture précédents aient d'abord joué.

«Faute de politique de prévention des aléas, notamment économiques, et faute d'avoir tiré suffisamment rapidement les leçons des crises précédentes, l'État se retrouve dans la situation de devoir apporter des réponses dans l'urgence, conclut la Cour. Les aides d'urgence sont le reflet des faiblesses structurelles de l'agriculture française».
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A plus tard,
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Nombrilist
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Re: 1,65 milliard pour l'agriculture

Message non lu par Nombrilist » 12 févr. 2012, 13:53:03

Il faut transformer notre système agricole, arrêter le maïs et ralentir la production de viande. Il est temps de passer aux plantes qui se cultivent et récoltent toute l'année et sont peu gourmandes en engrais et en eau. Non seulement ça existe, mais en plus, ça peut se cultiver en France et ça se mange. Et oui.

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