Phillipe Séguin est mort

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politicien
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Message non lu par politicien » 07 janv. 2010, 09:18:00

Bonjour,
 Philippe Séguin, 66 ans, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi, a appris Europe 1. L’ancien ministre, actuel président de la Cour des comptes, a succombé à une crise cardiaque alors qu’il se trouvait à son domicile. Né à Tunis en 1943, Philippe Séguin a été tour à tour ministre des Affaires sociales et de l'Emploi et président de l'Assemblée nationale française de 1993 à 1997 avant de devenir premier président de la Cour des comptes en 2004. Il avait aussi été à la tête du RPR de 1997 à 1999.  Enarque, encarté au RPR, il arrive aux affaires en 1973 sous la présidence de Georges Pompidou. En 1986, en pleine cohabitation, il est nommé ministre des Affaires sociales et de l'Emploi par Jacques Chirac. En 1993, il devient président de l’Assemblée nationale mais ne sera pas nommé premier ministre après la présidentielle de 1995 comme il le souhaitait. Candidat malheureux à la mairie de Paris, il s’est retiré de la vie politique en 2002, en refusant d’intégrer l’UMP.  Ce gaulliste sera l’un des rares à droite à soutenir l’abolition de la peine de mort décidée par François Mitterrand. Il sera aussi l’un des partisans du "non" au traité de Maastricht. Elu des Vosges, il a été maire d’Epinal pendant près de 25 ans. La dernière venue de Philippe Séguin sur Europe 1, en octobre dernier, avait été l’occasion d’un nouveau "coup de g....." contre les gaspillages des deniers publics. Ses critiques concernaient cette fois la présidence française de l’Union européenne et notamment l’organisation du sommet de Paris de l'Union pour la Méditerranée en juillet 2008.  Qu'en pensez vous ? Que retenez vous de cet homme ? A plus tard,
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anonyme
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Message non lu par anonyme » 07 janv. 2010, 10:55:00

Je pense qu'au sommet de l'Etat, il y en a qui vont verser des larmes de crocodiles... :roll:

Ce fut un piètre ministre des affaires sociales, comme la plupart de ceux qui ont reçu cette charge, d'ailleurs. Sinon, il avait l'air d'un brave type qui ne machait pas ses mots.

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Libre penseur
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Message non lu par Libre penseur » 07 janv. 2010, 11:37:00

Seguin avait l'air d'être un gentil homme, de plus il faisait parti de cette droite pour laquelle j'ai un minimum d'estime. 

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Magicfly
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Message non lu par Magicfly » 07 janv. 2010, 17:14:00

Un mec bien et intégre. Le meilleur qu'on ait jamais eu à la cours des comptes.
JC

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Chamfort

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Message non lu par politicien » 07 janv. 2010, 20:53:00

Bonjour,

Aujourd'hui je perds un ami et la France perd l'un de ses plus grands serviteurs". Jeudi, François Fillon, visiblement très ému, a rendu un hommage appuyé à Philippe Séguin, mort dans la nuit de mercredi à jeudi. "Hier matin, il était ici même (à Matignon) et je voyais encore dans ses yeux cette ironie tendre qu'il me réservait en me voyant assumer mes fonctions de Premier ministre, lui qui me regardait toujours comme le jeune parlementaire qu'il avait choisi de prendre sous son aile", s'est souvenu François Fillon.
Le Premier ministre a ainsi salué "l'un de ses mentors politiques" et "l'une de ses plus belles voix politiques. Une voix tonitruante, profonde, toujours féconde, une voix aussi parfois tourmentée".


Pour le chef du gouvernement qui fut notamment aux côtés de Philippe Séguin dans son combat contre le traité de Maastricht en 1992 et lorsqu'il prit la tête du RPR, "cette disparition brutale est une déchirure avec des années de complicité politique mais surtout personnelle".

A plus tard,
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wesker
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Message non lu par wesker » 08 janv. 2010, 13:46:00

Cet homme de caractère fut un adversaire resolu du Traité de Maastricht ainsi qu'un concurrent politique, pour certains, loyal.

Il s'est mis en marge de la politique pour poursuivre le service des intérêts du pays, à la tête de la Cour des comptes où il dénonça souvent les derives budgetaires des différents Gouvernements acquis à la cause de l'Etat depensier.

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Message non lu par politicien » 11 janv. 2010, 17:00:00

Bonjour,
 Un cercueil recouvert du drapeau tricolore et la robe noire et blanche de président de la Cour des comptes étendue juste à côté : un hommage solennel a été rendu lundi à Philippe Séguin, mort jeudi dernier, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides. Une cérémonie digne de celles réservées aux plus hauts représentants de l’Etat.  Le président de la République, Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse, la quasi-totalité du gouvernement, des responsables de la majorité et de l’opposition, les anciens présidents Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, ou encore Charles Pasqua : de très nombreuses personnalités politiques, visiblement affectées, ont assisté à cette cérémonie officielle. "La brutalité de sa mort ajoute encore à notre peine", a déclaré le cardinal André Vingt-trois, archevêque de Paris, en préambule. Puis, les enfants de Philippe Séguin se sont succédé à la tribune pour lui rendre un hommage poignant et plus personnel.  C’est Nicolas Sarkozy qui a prononcé l’éloge funèbre. "Philippe, jamais je n’aurais imaginé que tu mourrais à 66 ans", a entamé le chef de l’Etat, ému. "En entrant en politique, tu n’avais pas choisi un métier, tu avais cherché à donner un sens à ta vie", a-t-il insisté, rappelant le souvenir d’un homme qui était resté "un enfant". "De toi, il ne restera ni une théorie, ni une doctrine, mais une vie dans laquelle beaucoup de Français pourront se reconnaître", a assuré Nicolas Sarkozy. "Tu vas nous manquer", a lancé le chef de l’Etat, comme il l’avait déjà dit jeudi dernier au moment de l’annonce de la mort de Philippe Séguin.  Porté par onze gardes républicains à l’entrée de la cathédrale, le cercueil de Philippe Séguin, qui était né à Tunis, en est ressorti porté par onze tirailleurs. C'est sur le parvis des Invalides qu'un hommage, militaire cette fois, lui a été rendu.  Un grand portrait en noir et blanc de l'ancien premier président de la Cour des Comptes, sourire en coin, avait été installé sur la façade de la cathédrale. Quelque 600 personnes ont assisté à cette cérémonie à l'intérieur de l’édifice. Mais, au total, l'Elysée tablait sur la présence de 2.500 personnes. Pour toutes les accueillir, deux tentes avaient été dressées à l'extérieur.  Après cette cérémonie aux Invalides, Philippe Séguin sera inhumé mercredi dans le caveau familial de Bagnols-en-Forêt, un petit village du Var où sont installés des membres de sa famille, dont son demi-frère. C’est là qu’est déjà inhumée sa mère, décédée en octobre 2009.  
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Message non lu par wesker » 11 janv. 2010, 20:22:00

Le Président de la République, en dépit du peu d'estime qu'il portait pour l'institution que Philippe Seguin présidait, fut dans son rôle et a à juste titre reconnu la volonté de servir de la part de cet homme de conviction.

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