Réforme des retraites

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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politicien
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Message non lu par politicien » 20 janv. 2010, 21:21:00

Bonjour,
 Ce 15 janvier, dans la salle des fêtes de l'Elysée, Nicolas Sarkozy présente ses voeux aux partenaires sociaux. Chacun guette ses propos sur le sujet brûlant : les retraites. "Voilà cinquante ans que l'espérance de vie augmente d'un trimestre par an. C'est une formidable bonne nouvelle. Mais elle nous impose des décisions." Aucune mention de la réforme de 1993, ni de celle de 2003 alors que son auteur, François Fillon, et son signataire syndical, François Chérèque (CFDT), se trouvent à quelques mètres du pupitre présidentiel.   Dramatiser pour mieux valoriser ? Il est vrai que la crise contraint l'Elysée à inscrire les retraites en grosses lettres sur l'agenda et à transformer le simple bilan d'étape prévu pour 2010 en grand-messe. Pour le chef de l'Etat, les urgences se conjuguent : financière, alors que le déficit de l'ensemble des régimes obligatoires atteint déjà quelque 25 milliards d'euros, chiffre prévu pour... 2020 ; sociale, la retraite étant au coeur du pacte entre les générations ; politique, le gonflement de la dette s'annonçant comme l'une des polémiques de la campagne de 2012. Nicolas Sarkozy entend la neutraliser en réformant le système des pensions. "Ce sera le marqueur de l'année et même du quinquennat", affirme Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Comment faire ? La méthode et le calendrier sont un enjeu en soi. Cette fois, la CFDT ne sortira pas le stylo, d'autant que ses principaux collègues et concurrents sont bien décidés à ne rien cautionner. "Je ne pense pas que l'on puisse vraiment s'appuyer sur un syndicat", reconnaît Claude Guéant. Pourtant les confédérations seront invitées (dès le 15 février, par exemple, pour fixer l'agenda social de l'année), consultées, écoutées. Nicolas Sarkozy a trop vanté le dialogue social pour ne pas jouer cette carte. Et les discussions avec les syndicats auront cette vertu : nourrir un débat qui permettra de prendre le pouls de l'opinion publique. Le calendrier est tout aussi politique. Rien ne se fera avant le grand sondage que seront les élections régionales (les 14 et 21 mars).  Si les différentes pistes sont connues, leur dosage sera très calculé. La première possibilité, la baisse des pensions, semble éliminée. Elle fut l'une des conséquences de la réforme de 1993 (le taux de remplacement, rapport entre la pension et le dernier salaire perçu, est passé, pour la retraite de base, de 50 % à 43 %). Personne ne propose la poursuite de ce mouvement.  Deuxième solution, la hausse des cotisations, prônée par les syndicats, honnie par le patronat. La réforme finale en comportera forcément une petite pincée, pas suffisante pour réduire sensiblement les déficits. La mesure la plus massive repose sur le "travailler plus longtemps". Ce qui a le double mérite de faire rentrer des cotisations supplémentaires et de raccourcir la durée de versement des pensions. Cette solution peut emprunter deux voies : soit on augmente l'âge légal de la retraite (60 ans), soit on maintient ce butoir et on augmente encore la durée de cotisation : nombre de salariés devront travailler au-delà des 60 ans légaux, mais l'affichage symbolique serait maintenu. Financièrement, l'augmentation de l'âge légal rapporterait plus à court terme. Politiquement, cette décision serait la plus indigeste pour les syndicats, alors que la hausse de la durée de cotisation est acceptée par la CFDT. Techniquement parlant, c'est le cumul des deux mesures qui serait nécessaire.   Interrogée ce week-end sur l’hypothèse de « modifier la règle de départ à la retraite à 60 ans », Martine Aubry a répondu : « On va aller très certainement vers 61 ou 62 ans, je n’imagine pas qu’on aille plus loin… » Aussitôt, en gardien du dogme, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, suivi de Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, est monté au créneau en faveur du maintien de la retraite à 60 ans. Si les Verts considèrent « inéluctable » de devoir travailler plus longtemps, la gauche radicale est également vent debout contre les déclarations de la première secrétaire, saluées par l’ancien Premier ministre Michel Rocard.
 Qu'en pensez vous ?  A plus tard, 
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mps
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Message non lu par mps » 20 janv. 2010, 22:55:00

Je pense qu'il faut tout simplement supprimer les retraites, et les remplacer par une allocation de flemme pour les jeunes au sortir des études, pendant environ 3 ans.

C'est à leur age, évidemment, que l'on supporte l'oisiveté, les sorties en boite toutes les nuits, les longs voyages, les froids sibériens, l'escalade de l'Anapurna, les vapeurs équatoriales, bref, qu'on est en état de s'amuser, ce qui est incomatible avec le travail.

Les gens agés, au contraire, ont leurs possibilités ludiques restreintes, et trouveraient un exutoire à leur ennui en allant travailler. Il suffirait d'exiger un ascenseur pour gagner les étages aux plus de 90 ans ...

Et hop, tout serait résolu d'un coup ! icon_biggrin
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lancelot
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Message non lu par lancelot » 21 janv. 2010, 09:31:00

C'est évident qu'il faudra bien s'attaquer au Pb des retraites. Si le système demeure valide, les ratios ne sont plus du tout cohérents.
Il va donc falloir revoir ceux ci, tout en mettant l'accent, comme l'a souligné MA, sur l'emploi des seniors, car c'est bien la que le bas blesse, personne ne veut embaucher des plus de 50 ans, voire 40 dans certains milieux comme l'info, par exemple.

Alors, travailler plus longtemps, pourquoi pas, mais si c'est pour avoir une cohorte de chomeurs qui attendront encore plus longtemps au chomage avant de prendre leur retraite ... c'est remplir une caisse pour en vider une autre.

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mps
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Message non lu par mps » 21 janv. 2010, 10:43:00

D'une série de cas pratiques que j'ai rencontrés, je crois que le principal piège à l'emploi des seniors vient des barêmes, qui s'élèvent au fur et à mesure de la vie. Une employée de magasin de 21 ans coûte déjà plus cher que sa collègue de 18 ! a terme, cela crée des différences dissuasives.

L'emploi des seniors est-il un "bouchon" à l'engagement au bas de l'échelle chronologique ? A première vue, oui puisqu'ils ne libèrent pas leur place. Mais en n'émargeant pas au chômage ou à la retraite, ils soulagent d'autant les finances de l'etat, et permettent par exemple d'abaisser les charges sociales, ce qui rend un emploi supplémentaire plus digeste.

Autre constat : nos pratiques consistent à attendre qu'un type s'en aille pour le remplacer par un autre, plus jeune, et qui ne connait rien au secteur. D'où une perte brutale de connaissances, qui met souvent des anées à se refaire. Un remplaçant devrait toujours pouvoir être engagé un an ou deux avant le départ du précédent, pour qu'il y ait une véritable transmission.
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Message non lu par lancelot » 21 janv. 2010, 15:45:00

Ca ne marche pas comme cela. L'expérience est un critère de qualité, mais les conventions ne prévoient aucunement la valorisation de l'expérience en dehors de l'entreprise ou le salarié exerce. Un senior au chômage est donc déjà dans la situation ou il doit se préparer à accepter des propositions sans doute plus faibles qu'auparavant.

Le chômage n'étant qu'a 57,4% du brut, cela laisse une marge de manœuvre pour leur permettre d'obtenir un boulot certes moins payé que le précédent, mais plus élevé que les indemnités.

En ce qui concerne la transmission du savoir c'est quelque chose qui marche très bien en allemagne ou la plupart des chefs d'entreprise ont conscience de la valeur de l'expérience.

Ici, c'est peine perdue, les employeurs ne veulent pas en entendre parler et tout un tas de professions sont sinistrées dès 45 ans ou 50 ans. On pousse même les gens à partir .... en les payant.

Il y a même des boites qui sont littérallement atteintes de jeunisme. Allez postuler dans une SSII comme ingénieur Info à 40 balais, vous allez voir le sourire béat d'incompréhension de la DRH de 30 ans ....

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Message non lu par mps » 21 janv. 2010, 16:46:00

Ici, c'est peine perdue, les employeurs ne veulent pas en entendre parler et tout un tas de professions sont sinistrées dès 45 ans ou 50 ans. On pousse même les gens à partir .... en les payant.
Cela vient sans doute de la mentalité disons "critique" de beaucoup de salariés, qui confondraient mis au courant de leur successeur, et commérages destructeurs.

Là où les gens aiment leur travail, leur entreprise, et sont positifs, les transmissions ne présentent aucune inquiétude aux patrons, que du contraire ...
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Message non lu par lancelot » 21 janv. 2010, 20:57:00

Non, pas du tout, mais ce que tu dis est intéressant car cela montre bien la politique de l'autruche pratiquée ou tolérée par les employeurs.

C'est forcément la faute des salariés qui veulent se venger de leur départ. ... bien sur.

La vérité c'est le contraire, car ce sont bien les employeurs qui se débarassent de leurs vieux salariés :
c'est pas bon pour l'image
c'est pas bon pour la masse salariale
c'est pas bon parce que ces salariés en savent trop
c'est pas bon parce que le c...... (ou la conasse) que je paie pour recruter me l'a dit
c'est pas bon parce que l'on ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes à un type qui a de l'expérience.

la liste pourrait être longue.

Ce qu'il faut voir la dedans c'est que si les employeurs ne sont pas capables de discerner la ou est leur intérêt, il est vain de rejeter la faute sur les autres car les conséquences seront toujours la.
D'ailleurs dans le parallèle que je faisais avec l'Allemagne, il était sous entendu que les employeurs aux casques à pointe étaient bien plus pertinent que leurs homologues de l'ouest, eux ils voient ou est leur intérêt ... et la meilleure preuve en est leur industrie florissante, la ou la notre est minable en comparaison . La valeur qu'ils donnent à leur salariés est bien différente.

Ici, il faut être d'accord avec les dirigeants en permanence et leur lécher le cul, sinon cela ne passe pas. c'est la triste réalité. En allemagne, la compétence et l'autonomie sont favorisés.

Ce n'est pas toujours la faute des salariés mps, bien au contraire, mais c'est difficile de le reconnaitre.

Enfin, a te lire, on a l'impression que les patrons sont obligés de virer leur vieux sinon ils se mettraient à leur créer ipso facto des pb, sauf bien sur si ils aiment leurs boite, leur patron, et leur travail. bref on en revient à ton refrain habituel qui consite a dire que il suffit d'aimer son travail et tout ira bien .... et dans un grand élan de bonté, le patron te gardera jusqu'a ta mort ....

Va raconter ton rêve débile à la femme d' un type qui a bossé dans l'amiante toute sa vie et qui a été viré dès qu'il s'est mis à cumuler les arrets de maladie avant de crever la geule ouverte.

J'attends tes impressions ... et n'oublie pas de te munir de 10 tonnes de pouvoir (en spray) BISOUNOURS car tu risques gros.

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Message non lu par mps » 21 janv. 2010, 22:40:00

Je reste sans voix dans cette logique de lutte des classes qui semble ton crédo.
Chez nous, quand un type prend sa retraite, on fait une fête, on lui offre des cadeaux, il revient fréquemment donner de ses nouvelles, en prendre, papoter avec ses collègues et son patron.
La plupart du temps, il fait connaissance de son remplaçant (si c'est un nouveau), laisse son numéro de téléphone, et est toujours ravi de pouvoir donner les conseils et des explications quand on les lui demande.

Et dans les PME, quand on organise un "banquet de fin d'année", tous les retraités sont toujours invités.

Tput cela n'a rien de Bisounours : c'est comme cela que ça marche dans tous les pays civilisés.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Georges » 21 janv. 2010, 22:49:00

Alors la France ne doit pas être un pays civilisé; tu devrais demander à ton copain le Nabot qui change ça.

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Message non lu par mps » 21 janv. 2010, 22:51:00

Je lui dirai que c'est la sugesstion d'un nègre friqué, puisqu'on en est aux noms d'oiseaux.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Georges » 21 janv. 2010, 22:57:00

mps a écrit :Je lui dirai que c'est la sugesstion d'un nègre friqué, puisqu'on en est aux noms d'oiseaux.
Si tu veux, j'ai d'ailleurs travaillé pour plusieurs de ses copains. Le mot nègre ne me dérange nullement. Tu pourras même lui dire que je le remercie pour son bouclier fiscal.

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Message non lu par lancelot » 22 janv. 2010, 12:57:00

mps a écrit : Je reste sans voix dans cette logique de lutte des classes qui semble ton crédo.
Chez nous, quand un type prend sa retraite, on fait une fête, on lui offre des cadeaux, il revient fréquemment donner de ses nouvelles, en prendre, papoter avec ses collègues et son patron.
La plupart du temps, il fait connaissance de son remplaçant (si c'est un nouveau), laisse son numéro de téléphone, et est toujours ravi de pouvoir donner les conseils et des explications quand on les lui demande.

Et dans les PME, quand on organise un "banquet de fin d'année", tous les retraités sont toujours invités.

Tput cela n'a rien de Bisounours : c'est comme cela que ça marche dans tous les pays civilisés.
je vois pas ou est la lutte des classes la dedans. Ton idéologie t'aveugle.

Le fait est qu'il y a une crise des seniors qui sont employés à 38% ce qui est minable comparé aux autres pays.

Le fait est aussi qu'en france les patrons virent les vieux. C'est comme cela et ce n'est pas les salariés qui décident de se licencier eux mêmes.

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Message non lu par mps » 22 janv. 2010, 17:42:00

Tu ne crois pas que beaucoup de gens ne cherchent qu'à abréger leur vie de travail ?
Et que nos systèmes à la noix les y encouragent ?
Aux USA et au Canada (e.a), il n'y a pas d'age maximum pour les retraites : ce serait une atteinte anticonstitutionnelle à la liberté de travail.
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Message non lu par mareaction » 22 janv. 2010, 18:16:00

Georges a écrit :Alors la France ne doit pas être un pays civilisé; tu devrais demander à ton copain le Nabot qui change ça.
vous n'oubliez qu'une chose, c'est que le Président quelqu'il soit, n'a pas pas de pouvoir légal pour intervenir dans les entreprises privées! Chez-nous, certains retraités reviennent de temps en temps nous voir! et l'usine pour laquelle nous travaillons également, nous les rencontrons de temps en temps!

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Message non lu par politicien » 22 janv. 2010, 22:28:00

Bonjour,

Voici quelques chiffres concernant un sondage :
Plus des trois-quarts des Français sont inquiets pour leur retraite et 41% des actifs interrogés souhaitent cotiser plus pour pouvoir partir à la retraite plus tôt, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, publié dimanche 10 janvier.

S'ils avaient le choix, 41% des actifs sondés -qui représentent 54% des personnes interrogées- préfèreraient "cotiser davantage pour partir à la retraite le plus tôt possible", 34% souhaiteraient "travailler le plus longtemps possible" pour avoir la garantie d'une "retraite satisfaisante". Par ailleurs, 23% affichent leur préférence pour un départ "le plus tôt possible quitte à avoir une retraite moindre", et 2% disent ne "rien" vouloir de "tout cela".

A plus tard,
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