L'arnaque du système bancaire

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logan
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Message non lu par logan » 03 févr. 2010, 17:10:00

Le 27 janvier Natixis  (Patrick Artus) écrit ce qui suit
(ref: http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51467 ) :

"Quand on regarde la situation pays par pays, on voit (graphiques 2a à 2k et graphiques 3a/3b/3c) que les achats de titres publics par les banques correspondent à peu près au déficit public en 2009, ou même le dépassent en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, en Finlande ; qu’ils sont insuffisants pour couvrir le déficit en France, en Grèce, en Irlande, ce qui explique sans doute l’ouverture de spreads de taux vis-à-vis de l’Allemagne dans ces deux derniers pays. Mais on voit que dans la très grande majorité des pays de la Zone euro, les déficits publics sont financés par les banques."

et précise " A court terme, ce choix des banques est dicté par l’abondance des ressources liquides peu chères et par la faiblesse de la demande de crédit. "

Résultat de tout cela :

Les banques privées européennes financent donc entièrement les déficits publiques de pratiquement tous les pays européens à l'exception de la France, de la Grèce et de l'Irlande en achetant les obligations des différents états. Elles financent ces achats soit par de l'argent issue des emprunts réalisés sur le marché interbancaire, cet argent est issu d'emissions monétaires de la BCE à un taux de 1%, soit financée par les épargnes, dont la quasi totalité provient des mécanismes du crédit dont les coûts sont de toute façon aussi gouvernés par les taux directeurs de la BCE qui sont depuis fin 2008 à 1%.

En achetant les obligations de l'état, dont le taux d'intérêt est en moyenne de 4,5% en Europe, les banques font donc en moyenne un bénéfice de 3,5% ...

La question à se poser est donc l'intérêt général pour nous de passer par des emprunts auprès des banques privées pour financer les déficits de l'état quand au final on pourrait directement emprunter à la BCE à un taux de 1% et donc ne pas enrichir les banques privés européennes au passage tout en réduisant d'autant les coûts de nos dépenses ?

C'est justement toute l'arnaque du système bancaire européen, cette situation a été construite de toute pièce par les banquiers et leurs amis politiciens à partir de la fin des années 1960, l'aboutissement en a été le traité de Maastricht, qui comportait alors le fameux article 104 qui interdisait formellement à la BCE d'acheter des titres émis par l'état et qui obligeait ainsi les états à se financer sur les marchés financiers privés, dans l'unique intérêt des banques privées.

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mps
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Message non lu par mps » 03 févr. 2010, 18:22:00

Mais on voit que dans la très grande majorité des pays de la Zone euro, les déficits publics sont financés par les banques."
icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin   Ben oui, où veux-tu que les Etats en déficit trouvent de l'argent, si ce n'est sur le marché des capitaux ?


Quant au petit calcul sur les bénéfices des banques dans ces opérations, il est asez tocard. Je te rapelle qu'elles achètent les emprunts d'Etat au prix d'émission (comme tu peux le faire) et les redistribuent aux acheteurs privés au même taux. La rémunération bancaire se situe au niveau des "frais", généralement 1 ou 2% de "droit d'entrée", et donc une seule fois.

Le taux directeur de la BCE n'a rien à voir avec ce taux de transactions.

L'article est évidemment mieux fait que le résumé de ce que tu en as compris.

Oui, les banques prêtent trop aux Etats, surtout à des taux d'emprunts si bas qu'en cas de hausse prévisible et souhaitable des taux d'intérêts, plus personne ne voudra de ces obligations.

De nombreux gouvernements sont conscients de ce risque (qui leur est nécessaire) et tentent par diverses mesures techniques particulières de rendre la pillule moins amère aux banques.

Mais ceux qui n'ont pas cette correction risquent bien un jour de se voir fermer les robinets ... 

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anonyme
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Message non lu par anonyme » 03 févr. 2010, 20:42:00

Ne dites pas n'importe quoi.


Le nombre de banques en % (sur le total de la masse des créances) détentrices en OAT (dette non négociable ) est inférieure à 20% ! La grande majorité des OAT sont détenues par des groupements de particuliers.

logan
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Message non lu par logan » 03 févr. 2010, 22:43:00

Le rapport du monsieur de natixis indique qu'en 2009 les banques européennes se sont mises à acquérir en masse les titres publics si bien que ce qu'elles détiennent correspond dans la plupart des pays exactement à leur déficit public, dans d'autres ils l'excèdent, et il n'y a que dans 3 pays où ce total est inférieur, dont la France.

Je ne fais que rapporter ses propos, alors si qqun dit n'importe quoi ce n'est pas moi mais lui et il me semble être surement mieux renseigné que vous.

logan
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Message non lu par logan » 03 févr. 2010, 22:55:00

mps a écrit :
Mais on voit que dans la très grande majorité des pays de la Zone euro, les déficits publics sont financés par les banques."

icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin   Ben oui, où veux-tu que les Etats en déficit trouvent de l'argent, si ce n'est sur le marché des capitaux ?


Quant au petit calcul sur les bénéfices des banques dans ces opérations, il est asez tocard. Je te rapelle qu'elles achètent les emprunts d'Etat au prix d'émission (comme tu peux le faire) et les redistribuent aux acheteurs privés au même taux. La rémunération bancaire se situe au niveau des "frais", généralement 1 ou 2% de "droit d'entrée", et donc une seule fois.

Le taux directeur de la BCE n'a rien à voir avec ce taux de transactions.

L'article est évidemment mieux fait que le résumé de ce que tu en as compris.

Oui, les banques prêtent trop aux Etats, surtout à des taux d'emprunts si bas qu'en cas de hausse prévisible et souhaitable des taux d'intérêts, plus personne ne voudra de ces obligations.

De nombreux gouvernements sont conscients de ce risque (qui leur est nécessaire) et tentent par diverses mesures techniques particulières de rendre la pillule moins amère aux banques.

Mais ceux qui n'ont pas cette correction risquent bien un jour de se voir fermer les robinets ... 

[/i]
MPS ... Tu trouveras dans le rapport de ce monsieur que je n'ai soit disant pas compris ses conclusions comme quoi les banques tablent sur le fait que la BCE continue à garder ses taux directeurs très bas, pourquoi diable les banques prendraient le bas niveau des taux directeurs de la BCE comme critère pour espérer faire des profits à moyen terme si les taux directeurs de la BCE n'avaient rien avoir dans l'histoire ? mdr

Donc tu te trompes.

Ce que j'explique ici c'est que nous pourrions emprunter directement à la BCE et ne payer par exemple aucun intérêt. C'est exactement ce que nous faisions avant 1973 avec la BDF pendant les 30 glorieuses et cela fonctionnait très bien. Cela nous a permit de reconstruire le pays après la guerre, et de le développer comme jamais, la mise en place du système financier libéral ensuite, voilà où cela nous mène, des crises, du chomage, des inégalités, de la pauvreté, avec toutes les conséquences sur la société que cela implique ! il est temps d'ouvrir les yeux !

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mps
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Message non lu par mps » 04 févr. 2010, 07:23:00

http://www.ecb.int/ecb/orga/capital/html/index.fr.html

Non, Logan, le statut de la BCE ne lui permet de traiter qu'avec les banques nationales.

Mais personne ne pourrait faire face aux emprunts d'Etat, et surtout pas les banques nationales.

Les grandes banques achètent donc, parce qu'elles sont habilitées à revendre ces obligations à des investisseurs, grands et petits (Fonds de Pension jusqu'à petit épargnant).

Le "pret sans intérêt", je me demande o ton type a été le chercher : le taux directeur de la BCE (disons 1 %) est appliqué aux banques nationales, qui le majorent en le refilant aux banques, qui le refilent à l'Etat à un taux préférentiel tout à fait écrasé, en se réservant un petit intérêt sur les obligations revendues.

On a bien vu de mécanisme lors de la récente crise bancaire. L'Etat a emprunté au taux préérentiel qui est le sien, et a reprêté cet argent aux banques à un taux confortablement majoré : d'où des rentrées énormes pour le contribuable icon_biggrin  Pas étonnant que dès l'alerte passée, les banques se soient ruées pour rembourser le prêt gouvernemental !
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par logan » 05 févr. 2010, 19:15:00

N'importe quoi vraiment MPS, tu inventes de ces histoires ...

Chaque banque possède un compte à la BCE pour des obligations légales. Le système des réserves obligatoires obligent les banque à posséder en réserve à la BCE un montant d'argent proporitionnel au montant des crédits qu'elles ont allouées.
De plus, pour des raisons évidentes, les banques achètent à la BCE la monnaie metallique ou papier dont ils ont besoin pour faire face aux possibles retraits de leurs clients.
Enfin, à chaque bilan comptable, la loi oblige les banques à avoir un bilan équilibré entre leur actif et leur passif, cet équilibre repose sur les transactions faites par les épargnants et par leurs propres opérations financières. Quand un client de la banque fait un chèque de 1000 euros à une autre personne qui a son compte dans une autre banque, la banque doit transférer 1000 euros à la banque de l'autre personne, et c'est ainsi que la banque se retrouve avec 1000 euros à couvrir pour équilibrer son bilan. C'est pour cette raison que les banques sont obligées d'avoir recours à des emprunts sur les marchés bancaires, soit auprès des banques qui ont un bilan excedentaire ( et qui veulent elles aussi l'équilibrer ), soit en ayant recours à des emprunts auprès de la BCE.
Les taux directeurs de la BCE s'appliquent justement aux emprunts qu'elle concède aux banques sur le marché bancaire ainsi qu'aux réserves obligatoires.
Le but étant ainsi d'agir sur le "coût" du crédit, augmenter les taux revient à rendre les crédits plus onéreux pour la banque, et donc moins profitables, et donc à l'inciter à faire moins de crédits.
Des taux bas en revanche lui permettent de faire un maximum de profit, et de faire un maximum de crédits.

Le lien BCE et banques nationales n'a que peu d'importance, le système BCE + banques centrales nationales peut être considéré comme un seul et même système, que l'on peut abusivement réduire à la seule BCE.

Je sais très bien qu'il est actuellement interdit par les traités européens à la BCE de prêter de l'argent aux états. Justement c'est ce que je dénonce ici. Grâce à cette interdiction, les banques privées peuvent s'en mettre plein les fouilles sur le dos des gens ( sur les déficits de l'état ) ce qui revient à opérer via les intérêts que l'état va payer aux banques un transfert de l'argent de nos impôts vers les banques de l'ordre de plusieurs milliards d'euros ( pour un total de plus disaines de milliards d'euros surement environ plus de 50 milliards en 2009 si on englobe tous les types de rentiers qui possèdent des titres publics), alors que les états pourraient très bien emprunter directementà la BCE sans passerpar les banques privées et donc sans avoir à payer le moindre intérêt ( ce qui ferait une économie de 50 milliards chaque année dans le budget de l'état )

Cette interdiction n'a absolument aucun fondement elle ne sert que les intérêts des banques et de la finance en générale, ainsi que des politiciens de droite qui se servent de la dette publique et du manque d'argent pour justifier leurs politiques de régressions sociales tout en exonérant les plus riches.

logan
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Message non lu par logan » 09 févr. 2010, 23:14:00

Une interview de Daniel Cohen économiste sur France Inter :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter ... p?id=88303





Daniel Cohen aborde justement le thème du financement par la banque centrale des déficits publics, et notamment l'interdiction imposée à la BCE par les traités européens ( article 104 du traité de Maastricht, 101 du traité de Lisbonne ).

Il évoque les raisons qui ont poussé les constructeurs du système européen à poser cette interdiction sans pour autant se demander si ces raisons étaient fondées ou non. Selon lui cette interdiction a été posée pour garantir l'indépendance de la BCE, et cela semble lui suffir mais il ne s'interroge absolument pas sur le fondement de ce dogme de l'indépendance de la banque centrale.

D'autant plus qu'il reconnait que ce dogme se retourne aujourd'hui contre la zone euro un peu plus tard dans l'interview quand il évoque le fait que certains pays, dont les états unis, peuvent eux le faire.

Il explique que la BCE a la possibilité de contourner cette interdiction en achetant des titres aux banques privées qui elles même auraient acheté ces titres aux états à condition que ces titres aient une notation minimum délivrée par des agences de notation privées ( les mêmes agences de notation qui notaient super bien les subprimes )
Si bien que ce sont ces agences de notation qui par les notes qu'elles pourront délivrer choisiront si un état comme la grèce pourra être aidé par la BCE, super démocratique n'est ce pas ?

Cohen explique à juste titre que cette "crise" ( comprennez par là les risques de "FAILLITE" ) autour de la grèce est une crise de toute pièce inventée et provoquée à la fois par ces agences de notation et par les dirigeants de la BCE qui ont justement annoncé qu'ils élèveraient les critères d'éligibilité à l'achat de titres publics en exigeant une note de A au minimum alors qu'elle est actuellement à B, et alors que la grèce est notée B par les agences de notation.

On se rend bien compte que tout ceci est donc totalement artificiel, que les différents états européens pourraient tout simplement faire preuve de solidarité entre eux plutôt que de se SOUMETTRE délibéremment à de tels systèmes anti-démocratiques, et ils pourraient tout simplement décider que la BCE aide financièrement et temporairement les pays en difficulté le temps qu'ils se remettent sur les rails.

Dans tout ce système, encore une fois au centre de tout, les banques privées, qui ici sont directement désignées par les traités comme les intermédiaires obligatoires entre les états et la BCE ...

Mais combien d'exemple vous faudra-t-il pour ouvrir les yeux et comprendre à quel point l'UE et nos systèmes politiques sont corrompus par des intérêts privés ?

A noter à la 13ème minute de la 2eme vidéo, une savoureuse question d'un auditeur "Michel de lyon", justement dénonçant ces intérêts privés. Cohen répond alors totalement à côté de la question et de l'intervention.

On voit bien ici que Cohen fait partie de ces économistes charlatans qui peu à peu ouvrent les yeux sur le système qu'ils ont jusqu'ici toujours défendu avec acharnement.
Cohen répète à plusieurs reprises ( sans doute pour s'en persuader lui même ) en guise d'unique réponse quand on commence à aborder la question épineuse des responsabilités ou des conflits d'intérêts ( entre les intérêts privés et l'intérêt général des citoyens ) que la crise était "IMPREVISIBLE", bizarre alors que qqs économistes et observateurs politiques de la vie économique l'aient prévu eux, et bizarre encore que certains dénoncent les risques d'une telle crise depuis des années dans ce cas ?

Quand est abordé la question du peuple dans cette histoire, là encore Cohen s'en tient au minimum ( il admet qu'ils pourraient être mécontent s dis donc qu'un tel système non démocratique joue avec leurs vies et décide à leur place ... ), mais à aucun moment il n'essaie d'envisager une solution qui aille dans l'intérêt du peuple.
Cohen au contraire plaide pour un recours à des plans d'austérité pour rétablir les finances public, celui-ci n'arrivant pas finalement à se détacher des dogmes imposés par ce système. Il ne lui viendrait jamais à l'idée, malgré le fait qu'il utilise parfois les qualificatifs de "fou", que la solution soit tout simplement de remettre en cause ce système.

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Message non lu par mps » 10 févr. 2010, 10:14:00

Et en clair ? Un pays s'endette à crever, pour plaire au "peuple", et ceux qui sont mieux gérés devraient faire preuve de solidarité ?

Les cigales ont toujours rêvé de vivre aux crochets des fourmis icon_biggrin
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Message non lu par logan » 10 févr. 2010, 12:23:00

évidemment si dans tes considérations ( dignes de comptoirs de bars tabac pmu ) tu résumes un pays à 1 politicien en oubliant les millions de personnes qui le compose tout est permis à ce compte là !

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Message non lu par mps » 10 févr. 2010, 12:45:00

[table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0" width="100%"][tr][td colspan="2" rowspan="1"][hr][/td][/tr][tr][td colspan="2" rowspan="1"]évidemment si dans tes considérations ( dignes de comptoirs de bars tabac pmu ) tu résumes un pays à 1 politicien en oubliant les millions de personnes qui le compose tout est permis à ce compte là ![/td][/tr][/table]

Quel rapport avec la discussion ?

Tu veux que les pays se prêtent entr'eux, par solidarité. Je ter réponds clairement. Non, les pays ne sont pas "solidaires" mais en compétition, bien évidemment. Et si par exemple l'UE aide certains pays, c'est pour y développer des marchés, pas pour les cajoler.
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Message non lu par Nombrilist » 10 févr. 2010, 12:57:00

J'ai compris ce qu'a voulu dire Logan: si un politicien et son équipe jouent à la cigale, faut-il laisser pour autant laisser tomber l'ensemble de la population dudit pays, dont la majorité n'y est pour rien (ou pas grand chose) ? Ma réponse en tant que personne est: au moins au niveau de l'UE, on doit se montrer solidaires. D'ailleurs, la commission semble dire qu'il faut rester solidaire de la Grèce (même si je ne pense pas que ce soit par bonté d'âme).

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Message non lu par logan » 10 févr. 2010, 13:55:00

bah non évidemment, nos économies sont interdépendantes, d'autant plus à cause de notre monnaie commune, à partir du moment où on fait monnaie commune, il faut que l'on travaille ensemble à la prospérité de tous nos pays, il en va de l'intérêt général

la faillite est une pure invention technique des financiers et des gouvernements corrompus ( où idiots ) qui les aident à transformer leurs projets en lois

la vraie richesse d'un pays ne se trouve pas dans des flots de monnaie dont la majorité en circulation est virtuelle, monnaie qui est à la base totalement créée, la vraie richesse se trouve dans les gens, dans leur savoir faire, dans leur travail, dans les ressources naturelles, dans ses espaces, et dans les activités économiques qui naissent à partir des besoins individuels ou collectifs des gens, bref dans tout un tas de choses qui ne peuvent pas disparaitre du jour au lendemain, dans la réalité parler de faillite d'un pays est absurde
si on parle de faillite aujourd'hui c'est parce qu'on supperpose à tout cela un système financier qui invente totalement cette possibilité, elle est artificielle, et bien évidemment elle sert des intérêts privés

elle sert par exemple des intérêts politiques ( qui eux même servent des intérêts privés )
ces situations sont généralement prétexte à des plans ultra libéraux d'austérité, gel des salaires, démentellement de l'état, vente des services publics couplée à une sévère augmentation des prix etc ... le FMI est passé maître dans cet art de vendre à peu de frais toutes les richesses d'un pays aux financiers et multinationales avides sans cesse de plus de profits ...
c'est sans parler des intérêts monstrueux qu'il est possible d'engranger sur le dos et le travail de millions de gens via des emprunts à des taux d'intérêts honteux ( actuellement 7% d'intérêts pour la grèce pour les emprunts de l'état )

il est facil de comprendre que si des banques ou des particuliers ont de l'argent de disponible pour financer les emprunts de l'état, cela veut tout autant dire que l'état pourrait à la place directement leur prendre cet argent via les impôts vu qu'ils ne s'en servent pas et ça lui reviendrait évidemment bien moins cher !

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Message non lu par mps » 10 févr. 2010, 22:51:00

[table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0" width="100%"][tr][td colspan="2" rowspan="1"][hr][/td][/tr][tr][td colspan="2" rowspan="1"]J'ai compris ce qu'a voulu dire Logan: si un politicien et son équipe jouent à la cigale, faut-il laisser pour autant laisser tomber l'ensemble de la population dudit pays, dont la majorité n'y est pour rien (ou pas grand chose) ?[/td][/tr][/table]

Je n'ai jamais vu un cas pareil.

Ces situations viennent bien d'exigences populaires délirantes. On le voit aujourd'hui avec la Grèce, dont l'endettement est 4 fois supérieur au taux de divergence admissible. Son gouvernement tente de redresser la barre, pur pouvoir rester dans l'euro, mais le bon peuple, frustré de ne pas recevoir tout ce qu'il veut, hurle dans la rue ...

Que ferais-tu si tu étais premier Ministre ? Renoncer à tes mesures, voir la Grève se faire éjecter de l'euro, et le pays dégrinloer plus encore,

ou maintenir le cap au risque d'une guerre civile ?

Quoi qu'il advienne, la population a une grande responsabilité.

Quant à la "solidarité" que Logan a toujours à la bouche dans sa rage redistributrice imperméable aux mérites, oui, l'UE se prépare à aide la Grèce, mais pas sans conditions ! Des conditions tout à fait raisonnables, mais dont les grecs, pourris par le gauchisme ambiant depuis des décennies, ne veulent pas entendre parler.
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Message non lu par Nombrilist » 10 févr. 2010, 23:03:00

OMG ! C'est pas le peuple grec qui a mené le pays à la ruine ! Ce sont ses dirigeants. C'est la classe politique qui gère les sous, pas le peuple. En France, si le peuple était aux commandes, le traité de Lisbonne ne serait pas, et la Poste ne serait jamais passée en EPIC (pour ne citer que ces exemples). C'est donc bien la classe politique qui décide et qui est responsable. Si les politiques suivaient la voix du peuple, ça se saurait !

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