L'UE en aide à la Grèce

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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 14 févr. 2010, 15:30:00

J'en pense que si l'U.E. en faisait appel au FMI, comme le faisait l'Argentine des années 90, ce serait la honte intégrale.

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mps
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Message non lu par mps » 14 févr. 2010, 16:27:00

Il me semble que la dette grecque, si elle est peu souhaitable, ne pose pas de problème financier aigu. Ses aprtenaires européens vont faire l'appoint, soit en argent, soit en garanties pour que le pays puisse continuer à emprunter ce qui est nécessaire à son redressement.

Le problèmen de toute évidence, va être politique.

- d'une part, la Grèce devra passer sous les fourches caudines de ses sponsors, en matière de bonne gestion, de traque à la corruption, etc.
- mais les grecs vont démolir pierre par pierre le Capîtole, si on leur demande le moindre effort icon_confused  

Bref, ça va barder !
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

lancelot
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Message non lu par lancelot » 14 févr. 2010, 16:38:00

En même temps si ils s'attaquent au capitole ... cela va déclencher la foudre des italiens ....  icon_cheesygrin

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mps
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Message non lu par mps » 15 févr. 2010, 11:04:00

icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin  Pour évieter toute guerre intérieure en UE, je rectifie mon lapsus : ACROPOLE !
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Message non lu par Nombrilist » 19 févr. 2010, 12:14:00

Tiens, je viens de lire dans le Canard que la Grèce consacrait 4.6% de son PIB à l'armement. De quoi réduire le déficit de 12.7 à 8% (quasi comme la France en 2009) sans toucher aux salaires, retraites et autres.
Malheureusement pour les grecs, les économies sur l'armement ne sont pas à l'ordre du jour. C'est la France qui vend la majorité de son armement à la Grèce.

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Message non lu par mps » 19 févr. 2010, 15:15:00

Oui, bon, et alors ?
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Message non lu par Nombrilist » 19 févr. 2010, 15:19:00

La Grèce n'étant pas en guerre, ils pourraient commencer par rogner sur ce budget et éliminer tous les nouveaux achats (2.5 milliards d'achats prévus rien qu'en armement français). Comme par hasard, cela n'a pas été recommandé par l'UE qui a préféré taper sur les travailleurs. Vous avez dit bizarre ?

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Message non lu par mps » 19 févr. 2010, 17:49:00

La Grèce fait partie de l'Otan, non ?

Cela entraine des obligations et des avantages.

L'Alliance atlantique dispose en Grèce d'une base militaire à Souda, en Crète, et d'un aérodrome à Aktion qui abrite, entre autres, des avions radars Awacs. La Grèce est aussi un lieu de stockage d'armes nucléaires.

Tu sais ce que cela lui rapporte, en emplois directs et indirects mais aussi en subsides ?.
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Message non lu par Nombrilist » 19 févr. 2010, 17:58:00

Non, et toi tu sais ?

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Message non lu par mps » 19 févr. 2010, 21:05:00

Non, sauf que c'est budgétairement important.

Par ailleurs, il semble bine que l'heure du nucléaire soit passé, et plusieurs pays de l'UE ayant des dépîots chez eux, dont la Belgique, vont demander l'être débarrassés de ces stocks désormais sns aucun intérêt stratagique.
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Message non lu par politicien » 04 mars 2010, 14:36:00

Bonjour,

Giorgos Papandréou, évoque une « situation de guerre ». Hier, sous la pression de Bruxelles, il a demandé aux Grecs un nouvel effort, de 4,8 milliards d’euros, pour soulager le budget de l’Etat dont la dette abyssale atteint 300 milliards d’euros.

Gel des salaires et des retraites, report de l’âge de la retraite à 63 ans… les 700 000 fonctionnaires grecs vont devoir tirer un trait sur leur quatorzième mois de salaire. A côté, les taxes sur l’essence, le tabac, l’alcool et les produits de luxe vont bondir de 20 %. Un plan choc « insupportable » pour les syndicats qui préparent la riposte.

En Espagne, où le taux de chômage atteint déjà 20 %, le gouvernement Zapatero veut repousser l’âge de la retraite de 65 ans à 67 ans et le patronat défend l’idée d’un nouveau contrat de travail moins protecteur. Confronté lui aussi à un déficit public historique (143 milliards d’euros), le Portugal renoue avec les privatisations et réductions d’effectifs dans son budget 2010 qui doit être voté le 12 mars. La crainte d’une contagion s’étend au-delà des pays les plus fragiles, baptisés méchamment les Piigs. Ainsi, Londres s’inquiète du recul de l’économie et de la monnaie britannique. Comment les populations de ces Etats à l’économie vacillante vivent-elles la crise qui secoue la zone euro ? Pour le savoir, nous sommes allés à la rencontre de fonctionnaires grecs, de chômeurs espagnols et d’entrepreneurs portugais.

A plus tard,
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Message non lu par caillera » 05 mars 2010, 18:45:00

hé, vous pensez pas que ce que vit la Grèce et l'Espagne, la France va le vivre prochainement à sa mesure ?
Vous trouvez normal que des Etats s'endettent auprès de groupes financiers privés?
Vous pensez que la reprise va "pointer le bout de son nez" cette année?
Vous trouvez normal qu'on demande à des fonctionnaires grecs de baisser leur salaires, pour payer les intérêts d'un emprunt que l'état a contracté auprès d'une banque privée, qui par ailleurs fait des bénéfices?
et que ses comptes ont été truqués avec l'aide de cette banque et d'autres. Notamment pour financer des jeux olympiques et des infrastructures hors budget.

Vous allez le tolérer quand on va vous le demander à la fin de l'année?
La réalité dépasse toujours la fiction

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Message non lu par politicien » 13 mars 2010, 13:22:00

Bonjour,

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, l'a réaffirmé vendredi dans un entretien avec le Wall Street Journal : la Grèce a démontré avec son plan de rigueur qu'elle n'avait pas besoin de l'argent de l'Union européenne. La question d'un soutien financier, il est vrai, est assez polémique au sein d'une Europe qui peine déjà à sortir de la crise. Elle est particulièrement mal ressentie en Allemagne, où un mouvement d'opinion singulièrement hostile s'est élevé contre cette idée d'avancer des fonds à un Etat grec menacé de défaut de paiement. Mais c'est depuis le Royaume-Uni que la question se trouve de nouveau posée, par le biais du Guardian qui assure que les pays membres de la zone euro sont convenus d'apporter plusieurs milliards d'euros à la Grèce pour l'aider à surmonter ses difficultés budgétaires, dans le cadre d'un soutien plus large à la monnaie unique.  


Les 16 membres de l'Eurozone, précise le quotidien britannique, citant un haut responsable de la Commission européenne, ont décidé d'offrir à la Grèce "des contributions bilatérales coordonnées" sous la forme de prêts ou de garanties si Athènes se trouve dans l'incapacité de refinancer sa dette et demande l'aide de l'Union européenne. L'accord aurait été trouvé malgré la forte résistance opposée par l'Allemagne qui a finalement un rôle central dans l'organisation du dispositif, ajoute le Guardian. Les ministres des Finances de la zone euro devraient finaliser le plan lundi, écrit-il. L'aide évoquée pourrait atteindre 25 milliards d'euros, alors que la Grèce fait face à un besoin d'emprunts de 53,2 milliards d'euros d'ici la fin de l'année.  "Le dossier grec, tournant pour la zone euro"  Le gouvernement d'Athènes a présenté la semaine dernière une série de mesures d'austérité afin d'économiser 4,8 milliards d'euros et ramener son déficit budgétaire de 12,7% du PIB en 2009 à 8,7% cette année. Confrontée à une dette publique de 300 milliards d'euros, la Grèce a vu ses coûts de financement s'envoler par rapport aux pays de la zone euro jugés les plus solides. L'écart de rendement entre les emprunts grecs à 10 ans et les emprunts allemands de référence a culminé à 400 points de base en janvier.  L'accord de soutien financier à la Grèce aurait été dessiné de manière à ce qu'il ne passe pas outre à l'interdiction de sauver un Etat au bord de la faillite, telle que définie par les statuts de la zone euro, et à éviter une contestation devant la justice allemande. La Commission entend en outre adopter rapidement de nouvelles règles de veille budgétaire rigoureuse, écrit le Guardian, alors que la Grèce a présenté par le passé des statistiques économiques erronées.  Pour le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, "le dossier grec est un tournant pour la zone euro. Si la Grèce échoue et que nous échouons, cela nuira gravement et peut-être de façon permanente à la crédibilité de l'Union européenne. L'euro n'est pas seulement un arrangement monétaire mais un projet politique central de l'Union européenne (...) aussi sommes-nous à un carrefour".  
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Message non lu par racaille » 13 mars 2010, 14:42:00

Et après on s'étonne que les gens n'apprécient pas vraiment leur gouvernance européenne... Pour les grecs en tout cas c'est compréhensible.
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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Message non lu par artragis » 13 mars 2010, 19:16:00

en somme : on va sauver la grèce pour montrer qu'on est fort.
ensuite on va encore plus surveiller les dépenses d'état
on va encore plus regarder le budget de l'état
on va encore plus diriger le budget de l'état

mais quand, comme pour ce coup ci, la crise majeure vient en grande partie de l'endettement privé, comme l'Europe ne sait rien faire contre et ne se décide pas à se réveiller, he bien on s'écroulera à nouveau. Je rappelle que la chute de l'URSS a été possible uniquement à cause de la bureaucratie ambiante et maladive...
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

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