L'UE en aide à la Grèce

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Georges
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Message non lu par Georges » 13 mars 2010, 20:44:00

"Je rappelle que la chute de l'URSS a été possible uniquement à cause de la bureaucratie ambiante et maladive..."

C'est beaucoup moins simpliste que ça.

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artragis
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Message non lu par artragis » 14 mars 2010, 09:51:00

Le principe de cette phrase était de montrer que la bureaucratie est la gangraine des grands rassemblement internationaux. maintenant la chute de l'URSS a bien sûr eu d'autres moteurs...
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

pierre30
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Message non lu par pierre30 » 15 mars 2010, 18:37:00

L'UE est face à ses lacunes. Elle est passablement discréditée (OBAMA n'a pas daigné se déplacer pour rencontrer sa nouvelle présidence espagnole). Ses objectifs sont totalement nébuleux : qui est capable de définir le projet européen ?
Les rares programmes opérationnels sont malades : la politique agricole bat de l'aile et les agriculteurs aussi. L'Euro est attaqué. Les pays membres de l'Euro s'entendent à merveille pour se critiquer les uns les autres.

Qui va donner le coup de grâce ? ça pourrait bien être le crise économique.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 15 mars 2010, 19:57:00

Le tableau est sombre et la situation de l'europe est rude. L'élargissement trop rapide, sans aucune cohésion (a part les critères de convergence qui ont volé en éclats) pourrait 'elle en être une des causes ?

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racaille
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Message non lu par racaille » 15 mars 2010, 20:05:00

lancelot a écrit :Le tableau est sombre et la situation de l'europe est rude. L'élargissement trop rapide, sans aucune cohésion (a part les critères de convergence qui ont volé en éclats) pourrait 'elle en être une des causes ?
Ca et le manque cruel de démocratie au sein des institutions clés européennes. Les gens ne sont pas c..., ils l'ont remarqué depuis longtemps. Ce n'est pas pour rien que désormais, de gauche comme de droite, les allusions à l'union soviétique européenne pleuvent.
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pierre30
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Message non lu par pierre30 » 16 mars 2010, 09:37:00

Le ressort est cassé depuis l'élargissement à l'est. Cet élargissement s'est fait sur des critères techniques et de politique internationnale. On a oublié que les peuples étaient concernés.

L'échec du référendum a mis en évidence cette faute de jugement.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 16 mars 2010, 10:25:00

Je partage entièrement ton analyse.

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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 16 mars 2010, 10:44:00

Le problème était qu'on était pressés par le temps. Autrement, ces pays seraient retournés dans le giron russe, à n'en pas douter.

pierre30
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Message non lu par pierre30 » 16 mars 2010, 10:57:00

Je suis d'accord, mais fallait-il sacrifier l'UE ? Il y avait sûrement d'autres solutions.

Je crois que les politiciens européens sont responsables.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 16 mars 2010, 11:05:00

Je crois aussi que si l'on avait ajouté des critères de convergence sociaux, on aurait pu gagner du temps quand c'était encore possible.

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El Fredo
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Message non lu par El Fredo » 16 mars 2010, 11:15:00

Je pense que l'échec actuel du processus Européen est en grande partie dû à un problème de timing : en élargissant avant que les institutions ne soient prêtes à en supporter le poids, on a sérieusement grippé le fonctionnement de la machine. Voir par exemple les récents blocages de part de la Pologne puis de la Tchéquie.
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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 16 mars 2010, 11:25:00

Bonne question Pierre. Je n'ai pas la réponse. Peut-être que l'on est trop pressés et que l'on tirera les beaux marrons du feu dans une à deux décennies ? Paris ne s'est pas faite en un jour.

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racaille
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Message non lu par racaille » 16 mars 2010, 21:27:00

El Fredo a écrit :Je pense que l'échec actuel du processus Européen est en grande partie dû à un problème de timing : en élargissant avant que les institutions ne soient prêtes à en supporter le poids, on a sérieusement grippé le fonctionnement de la machine. Voir par exemple les récents blocages de part de la Pologne puis de la Tchéquie.
C'est clair ! Il aurait par exemple fallu réussir à se mettre d'accord sur un traité européen avant d'élargir à outrance, avec des institutions stables et surtout démocratiques. Il aurait aussi été bien plus facile de créer ce traité avant de se retrouver à 27...
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logan
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Message non lu par logan » 04 avr. 2010, 23:58:00

El Fredo a écrit : Je pense que l'échec actuel du processus Européen est en grande partie dû à un problème de timing : en élargissant avant que les institutions ne soient prêtes à en supporter le poids, on a sérieusement grippé le fonctionnement de la machine. Voir par exemple les récents blocages de part de la Pologne puis de la Tchéquie.
Propagande ouiiste ça. Ce n'est pas l'élargissement qui a fait qu'on en est aujourd'hui à une europe technocratique dominée par l'idéologie libérale. Certes l'élargissement ça rend plus difficile et improbable toute nouvelle avancée. Mais depuis le début c'est cette europe là que nos élites ont voulu construire, depuis le départ c'est comme ça, ce n'est pas l'élargissement qui nous aurait conduit ici, nous ont conduit ici nos politiciens et leurs idéologies, les intérêts qu'ils servent ( qui ne sont certainement pas l'intérêt général des peuples et de leurs citoyens ), si l'europe n'est pas démocratique, c'est parce que nos pays ne sont pas démocratiques, c'est encore pire au niveau européen parce qu'il y a un degré supplémentaire d'éloignement, mais en réalité l'europe est belle et bien dirigée par les mêmes personnes qui dirigent nos pays respectifs.

Cette histoire d'institutions non adaptées à l'élargissement, je me demande bien ce que cela peut bien vouloir dire, je ne comprends pas que vous vous fassiez avoir par de telles rhétoriques ...
En réalité, le problème il est totalement politique, ce qui ne va pas en europe, outre le fait que les institutions ne sont pas démocratiques, ce sont les politiques qu'elle mène, tout simplement. Il faut virer les gens qui construisent cette europe depuis 40 ans, hors à chaque élection européenne, à chaque élection présidentielle, on renvoie toujours les mêmes là bas, on met au pouvoir toujours les mêmes personnes ou le même genre de personnes dont on peut être certains qu'ils ne changeront JAMAIS rien à cette union européenne là.

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politicien
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Message non lu par politicien » 26 avr. 2010, 21:09:00

Bonjour,

Les négociations sur l'octroi d'un prêt d'urgence à la Grèce par le FMI (Fonds monétaire international) et l'Union europeénne se poursuivaient dimanche soir, alors que l'Allemagne a prévenu qu'elle pourrait dire non. Berlin exige qu'Athènes, accablée par une dette record, s'engage à mettre en oeuvre une «politique de rigueur stricte».

La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) examinent actuellement la demande de la Grèce, qui s'est résolue vendredi à demander aux pays de l'UE et au FMI de lui prêter d'urgence un montant évalué à environ 45 milliards d'euros. Soit 30 milliards d'euros de l'UE et 10 milliards d'euros du FMI.
Berlin a le droit de bloquer le plan d'aide, selon Bruxelles
L'Allemagne n'est «pas prête à faire un chèque en blanc», a lancé dimanche soir le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. Berlin réclame du temps pour conclure les pourparlers en cours, à contre-courant de l'opinion affichée par le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, mais aussi par les Etats-Unis et plusieurs pays européens. L'hypothèse d'une exclusion de la Grèce de la zone euro est aussi évoquée en Allemagne.
Selon Bruxelles, Berlin a le droit de bloquer le plan d'aide à Grèce. Dans un premier temps, la Commission européenne et la BCE doivent donner leur avis en indiquant si la demande grecque est à leur avis justifiée, autrement dit si le pays n'a plus d'autre choix que de demander le soutien de ses partenaires et du FMI pour pouvoir emprunter à des conditions raisonnables. Mais ensuite, la décision finale devra être prise à l'unanimité des pays de la zone euro, et donc avec l'approbation de l'Allemagne appelée à verser la somme la plus importante, soit environ 8,4 milliards d'euros.

«Tout le monde (...) reconnaît la nécessité d'aller vite», a pour sa part assuré le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. Le Français et le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou se sont dits tous deux confiants sur l'issue des négociations, en dépit de l'intransigeance de l'Allemagne.
Lagarde est confiante, mais veut des garanties
Il faut laisser le temps aux négociateurs «d'aller au fonds des choses», a souligné dimanche soir Christine Lagarde, ministre de l'Economie, dans une interview téléphonique depuis Washington à la chaîne LCI. Elle s'est déclarée confiante de voir le plan bouclé avant le 3 mai, date à partir de laquelle le volet français de ce plan sera examiné par le Parlement. Le plan d'aide du gouvernement français à la Grèce porte sur 6,9 milliards d'euros, dont 3,9 milliards immédiatement.

Pour autant, si aider la Grèce «relève de la solidarité, nous défendons le territoire de l'euro», elle «n'a pas tenu ses engagements» en rejoignant le cercle de l'euro, en présentant des «chiffres erronés» et en suivant des «politiques économiques inadaptées», avait déclaré la ministre dans une interview au Journal du Dimanche. «Il nous faudra des mécanismes de contrôle pour que l'on soit certain de ne pas tomber dans un puits sans fonds, c'est toute la mission qui incombe à la Commission européenne et au FMI».
Selon elle, «si la Grèce rembourse rubis sur l'ongle les 3,9 milliards prêtés par Paris, les intérêts gagnés par la France s'élèveraient à 150 millions d'euros».
Le ministre des Finances grec a affirmé dimanche que ceux qui pariaient sur l'incapacité de la Grèce à honorer sa dette publique allaient «y perdre leur chemise».

Qu'en pensez vous ?

A plus tard,
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

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