Les grévistes de Total menace la france de panne sèche

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politicien
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Message non lu par politicien » 20 févr. 2010, 10:42:00

Bonjour,
 Voilà un conflit qui pourrait donner des sueurs froides aux vacanciers. Depuis hier, les cinq raffineries de Total encore en activité, le numéro un du raffinage en France, sont en train de cesser une à une le travail.
Cette mise à l’arrêt est la conséquence de la grève illimitée votée jeudi par les salariés du pétrolier par solidarité avec leurs collègues de l’usine de Dunkerque, menacée de fermeture.   Une situation inédite qui laisse planer, malgré les déclarations rassurantes du gouvernement, une menace de pénurie. Un litre sur deux de carburant vendu dans l’Hexagone provient en effet des raffineries de Total. Une situation d’autant plus problématique que le conflit menace de faire tache d’huile chez l’autre poids lourd des carburants, l’américain Exxon Mobil. Etat des lieux.

Un appareil de production au point mort A partir de la fin de ce week-end, plus une goutte de pétrole ne sera traitée dans les cinq raffineries de Total de Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Grandpuits (Seine-et-Marne), Feyzin (Rhône) et La Mède (Bouches-du-Rhône). « On tournait encore à tout petit débit, explique un gréviste du site de Donges. Mais comme toutes les expéditions de produits sont bloquées depuis plusieurs jours, les cuves de stockages arrivent à saturation. Pour des raisons de sécurité, la direction est obligée de tout stopper. » Concrètement, ce sont 54 % des capacités de raffinage du pays qui vont se retrouver mises entre parenthèses.

Des dépôts bloqués La grève paralyse aussi 7 des 31 dépôts de Total. C’est à partir d’eux que les camions approvisionnent les 4 900 stations-service portant son logo ainsi que celles de la concurrence. Le groupe étant l’unique raffineur présent dans l’Ouest (avec Donges) ou dans la région lyonnaise (avec Feyzin), la situation pourrait se tendre très vite dans ces zones. En Loire-Atlantique, pour éviter la panne sèche, le pétrolier a d’ores et déjà, selon nos informations, appelé à la rescousse ses concurrents ou des indépendants (Dyneff, Avia…).

Pas de danger de pénurie, « pour l’instant » « Il n’y a pas de risque », assurait, hier, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie.  Même son de cloche à Total. « On a pris des dispositions. A ce stade, pas de problème », explique-t-on tout en avertissant : « La situation reste évolutive. » Au total, 160 dépôts pétroliers couvrent l’Hexagone. « De quoi tenir entre dix à vingt jours », souligne l’Union française des industries pétrolières. Reste que Total couvre 50 % de la demande dans l’Hexagone. « Si le conflit s’étend à d’autres raffineurs, cela peut devenir problématique », prévient l’expert pétrolier Pierre Terzian.

Un sérieux risque de dérapage Justement, hier, chez Exxon Mobil, la CGT a appelé les salariés de Port-Jérôme (Seine-Maritime) et de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), à cesser le travail à partir de mardi 14 heures, et ce pour vingt-quatre heures. Si le numéro deux du raffinage en France stoppe à son tour ses approvisionnements, gare ! Face à cet effet boule de neige, le gouvernement s’agite. Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie a appelé Christophe de Margerie, le patron de Total « à rassurer très rapidement les salariés ». Tout en martelant qu’il était hors de question, en l’état, de fermer « la raffinerie des Flandres, près de Dunkerque, ni évidemment d’en fermer une autre en France ».  Qu'en pensez vous ?   A plus tard, 
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mps
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Message non lu par mps » 20 févr. 2010, 11:00:00

Ce genre de chantage est un véritable délit. Si chaque fois de des ouvriers sont "inquiets", ils bloquent toute l'économie, vous n'êtes pas sortis de l'auberge.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

Georges
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Message non lu par Georges » 20 févr. 2010, 13:00:00

mps a écrit :Ce genre de chantage est un véritable délit. Si chaque fois de des ouvriers sont "inquiets", ils bloquent toute l'économie, vous n'êtes pas sortis de l'auberge.
Virer des salariés quand l'entreprise fait de supers bénéfices c'est aussi un véritable délit.

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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 20 févr. 2010, 13:05:00

Oui, mais mps s'en fout, ça ne la concerne pas.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 20 févr. 2010, 13:59:00

Et organiser le raffinage hors de france (pour échapper a la taxe carbons) c'est pas top non plus.

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Message non lu par politicien » 21 févr. 2010, 18:48:00

Bonjour,

A l'issue de sa rencontre avec le PDG de Total, Christophe de Margerie, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a déclaré  ce dimanche après-midi que «Total s'engage à tout faire pour maintenir une activité industrielle permettant au port de Dunkerque et à leurs sous-traitants actuels de conserver leur niveau d'activité et d'emploi».

«Quel que soit le projet retenu, il n'y aura pas de fermeture du site industriel», a ajouté le ministre, en estimant que «dès lors, les conditions sont réunies pour un dialogue social constructif».

Cette nouvelle donne va-t-elle entraîner la levée de la grève illimitée dans les six raffineries de Total, qui produisent 54 % de la consommation métropolitaine et mettre ainsi fin à des risques de pénurie en carburant ? Aux salariés de répondre. Leurs représentants syndicaux sont en réunion depuis 14 heures avec la direction au siège de Total à la Défense. 
Lors d'une suspension de séance, la CGT, premier syndicat du groupe, a indiqué que si la direction acceptait la tenue d'une table ronde sur l'avenir du site de Dunkerque, elle refusait d'en tenir une autre, au plan national, sur l'avenir du raffinage pétrolier en France. Un porte-parole de la direction a précisé pour sa part que la réunion devrait être «longue». Christophe de Margerie n'y a pas participé, se réservant pour sa rencontre avec Christian Estrosi.
Total devait en principe annoncer officiellement le 29 mars ce qu'il compte faire du site de Dunkerque. Il avait indiqué à plusieurs reprises qu'il garantirait à chacun des salariés, en grève depuis un mois, «un emploi» dans le groupe «correspondant à ses compétences», sans «aucun licenciement», et qu'il ferait «preuve de responsabilité à l'égard du port de Dunkerque et des entreprises sous-traitantes», qui emploient quelque 400 à 450 salariés.

Jusqu'à nouvel ordre, ces déclarations n'avaient pas  rassuré les salariés des cinq autres raffineries -Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime), Donges, Grandpuits, Feyzin (Rhône), La Mède (Bouches-du-Rhône)-- qui, après avoir fait grève 24 heures mercredi à l'appel de la CGT, Sud, la CFDT et FO, ont poursuivi jeudi le mouvement pour une durée illimitée. Ils pourraient être rejoints mardi par les salariés des deux raffineries d'Exxonmobil (Esso). La GCT a appelé à la grève pour 24 heures à partir de mardi 14 heures pour soutenir la «lutte des salariés de Total pour l'avenir du raffinage». Si le mouvement est suivi, il ne restera plus que quatre raffineries françaises actives, sur un total de douze.
Bernard Thibault a émis dimanche des réserves quant aux résultats que le ministre de l'Industrie pourrait obtenir. Evoquant la volonté de Christian Estrosi de demander à Total la «non fermeture» de le raffinerie de Dunkerque, le secrétaire général de la CGT a lancé: «ce ne sera peut-être pas la première fois qu'on constatera un décalage entre un engagement ou une déclaration du ministre et les faits».

A propos d'une pénurie éventuelle, les avis ne cessent de diverger, entre les pétroliers et les syndicats. Ce dimanche encore Total insistait sur le fait que ce week-end était sans nuage pour les automobilistes, alors que le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré dimanche sur France 2 «ne pas exclure» une pénurie si la grève se prolonge, car «un pays comme la France n'a pas la capacité et les réserves pour vivre durablement avec une paralysie de la filière du raffinage».

En fait, la pénurie s'était déjà fait sentir. A Rennes, une station-service était fermée dimanche matin faute de carburants. A Toulouse (Haute-Garonne), la fréquentation des stations-services du centre-ville et de la périphérie était, pour un dimanche, sensiblement supérieure à l'accoutumée. Une station Total située sur le périphérique de la ville rose était en rupture de gasoil en début d'après-midi.

A plus tard,
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Lou
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Message non lu par Lou » 21 févr. 2010, 20:30:00

mps a écrit :Ce genre de chantage est un véritable délit. Si chaque fois de des ouvriers sont "inquiets", ils bloquent toute l'économie, vous n'êtes pas sortis de l'auberge.

MPS je pense qu'en Belgique comme dans d'autres pays le cas a surement du déjà éxisté.

Pour ma part je suis 100% d'accord avec eux, par contre quant je vois ces nombreux débiles se sont précipités aux stations pour remplir leurs voitures et jericannes, j'ose imaginé le jour ou le pays sera en guerre icon_mrgreen

anonyme
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Message non lu par anonyme » 21 févr. 2010, 20:34:00

Et encore lou, tu n'as certainement pas connu 68, 73 et surtout 79 ! ils se battaient devant les stations services, ces blaireaux !!

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Birdman
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Message non lu par Birdman » 21 févr. 2010, 20:35:00

M'en parle pas la galère pour trouver du gazole et ma jaune qui était à sec...  

anonyme
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Message non lu par anonyme » 21 févr. 2010, 21:11:00

Birdman a écrit :M'en parle pas la galère pour trouver du gazole et ma jaune qui était à sec...  
Achète de l'huile ! :lol: :lol: :lol: :lol:

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Message non lu par mps » 21 févr. 2010, 22:31:00

Virer des salariés quand l'entreprise fait de supers bénéfices c'est aussi un véritable délit.

La bonne gestion, c'est anticiper les coubres de Gausse à deux ou trois ans.

Une boite qui attendrait d'adapter son personnel à ses besoins , ou d'être en perte pour licencier, ne serait tout simplement pas gérée.

Pour ta gouverne, on ne détermine pas l'emploi par lespossibilités financières d'une entreprise, mais par le besoin fonctionnel de cet emploi. 
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

Georges
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Message non lu par Georges » 21 févr. 2010, 22:34:00

Cela n'a rien à voir avec la bonne gestion, c'est tout simplement de la délocalisation pour engraissr un peu plus les actionnaires.

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Message non lu par Nombrilist » 21 févr. 2010, 23:08:00

C'est quoi une courbe de gauss ? Et quel rapport avec une entreprise ?

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Message non lu par mps » 22 févr. 2010, 08:32:00

icon_biggrin  La courbe de Gauss se présente, pur te faciliter les choses, comme une cloche. Elle commence, à gauche, pour une ascendance assez faible, puis la pente se raidi, coence à s'arrondir vers la droite, et redescend symétriquement. Tu visualises ?

C'est la courbe de vie de tout produit (il y a de toutes petits cloches (un gadget qui ne sure q'une saison), d'énormes cloches qui couvrent des décennies, mais c'est toujours le même schéma?)

A partir de là, le managment doit être attentif à la croissance de son produit, le moindre ralentissement annonçant le sommet de la courbe, avant sa plongée. Idéalement, un autre produit doit être en débur de phase ascendante, pour prendre le relais. Si ce n'est pas le cas, les vaches maigres sont en vue, et le minimum est de restreindre les frais pour ralentir la débâcle, le temps de trouver le nouveau produit qui cartonne ....

Quand tu as compris ce mécanisme, tu comprends évidemment que ce soit en période de prospérité apparente qu'il faille licencier.
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Message non lu par Nombrilist » 22 févr. 2010, 10:19:00

OK, mais dans le cas du raffinage de pétrole, la courbe de gauss ne tient pas. La demande reste constante, voire augmente toujours. Donc, c'est pas ça le problème. Le problème, c'est que l'autre moustachu a trouvé comment fabriquer moins cher ailleurs.

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