Le parti de gauche

Nico37
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 18 juin 2012, 22:22:21

49,89 % 26 694 voix de 56% d'exprimés (40% d'abstention, 4% de blancs) ça fait même pas 28% c'est à dire une bien faible représentativité...

Pour le Front de gauche, " ce n'est pas un bon résultat "

Avec dix députés élus sur dix-neuf sortants, le Front de gauche pourra cependant constituer un groupe parlementaire avec le soutien d'élus ultra-marins, pour faire porter les aspirations du mouvement social à l'Assemblée nationale.


(...)

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 19 juin 2012, 12:49:48

Le front de gauche perd des élus, par rapport à un résultat bien supérieur à celui obtenus par ces diverses composantes lors des dernières séquences présidentielles et législatives, mais il n'en demeure pas qu'il dispose de davantage d'élus que les nationaux qui ont pourtant obtenu davantage de suffrages, que le front de gauche, par conséquent, on peut donc considérer que ce résultat est relatif !

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 22 juin 2012, 01:28:55


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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 22 juin 2012, 13:12:33

Pour le coup, la position du front de gauche est trés claire. D'une part il ne participera pas au Gouvernement et d'autre part, bien qu'ayant reculé en ombre d'élus, ils n'hésiteront pas à se faire entendre. Mais bon, quoiqu'il en soit, je doute que Hollande tienne réellement compte des revendications de ce front de gauche sur lequel il n'a pas besoin de s'appuyer, pour mener à bien les réformes auxquelles il croit.

Cette situation, et pourtant, je n'ai pas les mêmes idées que le front de gauche, mets en lumière les limites de ce mode de scrutin qui fait qu'un rassemblement ayant obtenu davantage d'électeurs se retrouve avec moins d'élus en raison de l'absence d'un accord ou d'un ralliement à l'un des partis du système.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Georges » 22 juin 2012, 18:58:56

wesker a écrit :Pour le coup, la position du front de gauche est trés claire. D'une part il ne participera pas au Gouvernement et d'autre part, bien qu'ayant reculé en ombre d'élus, ils n'hésiteront pas à se faire entendre. Mais bon, quoiqu'il en soit, je doute que Hollande tienne réellement compte des revendications de ce front de gauche sur lequel il n'a pas besoin de s'appuyer, pour mener à bien les réformes auxquelles il croit.

Cette situation, et pourtant, je n'ai pas les mêmes idées que le front de gauche, mets en lumière les limites de ce mode de scrutin qui fait qu'un rassemblement ayant obtenu davantage d'électeurs se retrouve avec moins d'élus en raison de l'absence d'un accord ou d'un ralliement à l'un des partis du système.
Le FG va avoir l'occasion de se faire entendre, vu que le coup de pousse du SMIC sera de 2%, et IL semblerait que ce n'est pas un plus par rapport à l'augmentation du SMIC de janvier, mais juste une avance. Mais vu les prises de position actuels du FG dans la presse par rapport au PS, je doute fort que le FG fasse beaucoup de bruit.
Comme je l'avais dit avant les présidentielles de nombreux électeurs et militants du FG vont se sentir cocufié. Je ne parle même pas de ceux du PS qui eux sont cocu depuis longtemps, mais maintenant ils sont habitués.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 22 juin 2012, 21:21:42

Cette augmentation du SMIC est un coup porté à la compétitivité et pèsera sur les entreprises les plus fragiles ou exposées. Je rappelle que les grandes entreprises payent en général au dessus du SMIC, grâce à des conventions collectives etc...dès lors, fragiliser la compétitivité pour un gain assez dérisoire pour les salariés ne semblent pas être la meilleure arme pour soutenir efficacement le pouvoir d'achat des salariés.

De plus, cette augmentation n'est pas un coup de pouce, comme pouvait l'espérer les salariés mais juste une avance sur l'augmentation prévue en janvier....Bref...

Georges, tu évoques le silence du front de gauche, pour l'heure cette augmentation n'est qu'une rumeur annoncée par un journal économique, je pense que le front de gauche se réserve son droit de réponse pour l'annonce officielle, prévue mardi par le Gouvernement.

Quoiqu'il en soit, chacun aura compris que ce n'est pas cette mesure où cette annonce qui constitue le changement tant attendu.

Et je tiens à rappeler que je soutiens encore l'idée d'une baisse des charges salariales, ce qui soutient le pouvoir d'achat ET la compétitivité de nos entreprises, en contrepartie d'une cotisation sociale sur les importations, pour financer ces mesures sociales.
Cette contribution ne devant pas être confondus avec les droits compensatoires, que je défends, par ailleurs qui visent, eux, à réduire les écarts de compétitivité lorsque des produits proviennent de pays qui pratiquent une concurrence déloyale.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 24 juin 2012, 01:10:05


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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 24 juin 2012, 10:49:23

C'est une vidéo qui confirme que les sondages annonçaient Mélenchon devant Marine Le Pen, on connaît le résultat des électeurs !

Sur les manipulations médiatiques qu'il dénonce, le FN en est régulièrement victime, étant accusé d'extrême droite en l'amalgamant à des groupuscules dont l'idéologie dont le FN n'a absolument rien à voir, par conséquent, aucune formation politique ne pourra empêcher les journalistes et un journal de choisir sa ligne éditoriale !

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 25 juin 2012, 02:00:34

Démission de Jacques Rigaudiat du PG

Voir aussi debats-ouverts-a-gauche.org

Vanves, le lundi 18 juin 2012

Aux camarades du Comité Rosa-Luxembourg du Parti de gauche

Chers camarades,

Depuis quelques mois je me suis mis en sommeil, en congé du parti. Vous en connaissez les raisons, car nous avons eu à de multiples reprises l’occasion d’en discuter. Elles étaient d’autant plus claires, qu’avec Claude Debons nous en avons à deux reprises – lors du Congrès du Mans, puis ensuite dans une adresse au Conseil national, le 31 mai 2011 – explicité par écrit les motifs. Nous y mettions en garde contre « une analyse fantasmagorique de la situation française » servant de « justification à une orientation protestataire-révolutionnariste » ne répondant pas aux attentes populaires (cf. ce texte ci-joint).

La période électorale s’ouvrait et je n’ai pas voulu alors ajouter au tumulte et risquer de compliquer, fut-ce de façon minime, notre si difficile combat collectif. Cette période aujourd’hui se clôt et je reprends désormais mon entière liberté de parole et d’action. Ma décision, depuis longtemps mûrie mais que j’avais jusqu’à présent retenue, n’a plus de raison de l’être plus longtemps. Je vous informe donc de ma démission du Parti de gauche.

La séquence qui se ferme au lendemain de ce deuxième tour des législatives, ne m’a, en effet, pas conduit à modifier en quoi que ce soit l’analyse que nous faisions à la veille de son ouverture. Je ne vois pas que ce moment ait en rien conduit à la démentir, tout au contraire, elle m’apparaît avoir été prémonitoire. Certes, je ne minimise nullement le très grand succès qu’a constitué la campagne des présidentielles ; 11,1% fut un score magnifique, qu’à dire vrai je ne pensais pas voir le FdG atteindre. Je sais aussi ce qu’il doit à l’immense talent tribunicien de JLM. Mais une stratégie politique se juge à ses fruits et ils sont, au final, bien amers.

A peine acquis dans la présidentielle, notre capital électoral aura donc été aussitôt dilapidé dans la législative. Le FdG se retrouve désormais à son niveau initial, grosso modo celui acquis au lendemain des régionales et des cantonales, mais politiquement gravement affaibli pour la période qui vient. Le Président du parti de Gauche, qui avait su incarner une dynamique unitaire de la gauche de transformation, a été sèchement éliminé dans un combat qu’il a pris le risque de vouloir exemplaire nationalement. Sa défaite nous atteint tous. Durablement. Dans le débat politique national, elle éloigne sa voix et ainsi nous affaiblit. Mais au-delà de ce cas particulier, qui pour emblématique qu’il soit aurait pu n’être qu’isolé, si, en opérant un mouvement d’unification de la gauche de transformation, le FdG progresse en voix et en pourcentage par rapport au score de 2007 du PCF, il régresse, par contre, durement en sièges. En partie – et dans les Hauts de Seine nous ne le voyons que trop –, parce que dans bien des cas le PS dépasse certains des élus sortants du FdG. Au final, la représentation parlementaire du Front de Gauche se trouve lourdement affaiblie et celle du Parti de gauche est réduite à sa plus simple expression : son désormais unique député, Marc Dolez.

Face à la crise qui fait rage, cette déconvenue nous prive de l’arme d’un succès qui aurait prolongé celui de la présidentielle et conforté l’espoir qui s’y était levé, comme l’ont montré les formidables mobilisations dont nos meetings ont été l’occasion. Ce n’est pas ainsi que nous incarnerons l’alternative à gauche, dont notre pays a pourtant un urgent besoin. Ce n’est pas ainsi que nous deviendrons le parti de gouvernement que nous affirmons vouloir être. A moins, bien sûr, que nous ne comptions, mezzo voce, nous satisfaire d’une position analogue à celle initialement revendiquée par le NPA : n’apparaître politiquement que tous les 5 ans, ne pas véritablement chercher à peser dans des élections dont nous ne faisons pas vraiment notre affaire et, ainsi exclus du champ politique, n’espérer exister que par les luttes, dans l’attente de la « révolution citoyenne » qui ne manquera pas d’advenir, un jour. C’est d’ailleurs bien l’analyse que vient de réaffirmer F. Delapierre dans un entretien à Mediapart : « Notre finalité politique n’est pas d’avoir un maximum d’élus pour peser dans le cadre actuel des institutions ». Sans doute, mais peut-être faut-il s’interroger, dès lors qu’à défaut d’avoir un maximum d’élus nous n’en avons qu’un … minimum ! On comprend aussi mieux pourquoi le P.G. vit sur le mythe qu’unique « recours à gauche », il sera « inéluctablement » porté au pouvoir « avant dix ans », dès lors que, comme F. D., l’on table sur le fait que « les éléments peuvent aussi s’inviter ». La France n’est pas la Grèce et avant que d’inviter chez nous une même catastrophe sociale peut être vaudrait-il mieux se demander comment l’éviter ! Les mésaventures du NPA devraient pourtant nous éclairer sur l’aboutissement d’une telle vision pour un parti politique dans une société démocratique comme la nôtre : la marginalisation à brève échéance.

S’il en va ainsi, c’est que le Parti de gauche fait fausse route, dans son analyse de la situation, dans son mode de fonctionnement, comme dans sa tactique politique.

Je n’ai jamais partagé l’analyse, à mes yeux simpliste, qui veut voir dans les révolutions d’Amérique latine les prodromes d’un tsunami démocratique dont, après les « printemps arabes », la vague viendrait inévitablement submerger notre vieille Europe et sur laquelle il suffirait donc de savoir surfer. On comprend bien pourquoi, vue ainsi, la politique ne peut être l’affaire d’un « capitaine de pédalo », mais nécessite l’intervention d’un nouveau « libertador » ! Sur le fond, sans même évoquer les ombres multiples qui assombrissent la démocratie en Amérique latine – que le PG tait soigneusement –, ni celles qui, on le voit encore aujourd’hui même en Egypte, pèsent sur l’avenir des révolutions arabes – et que le PG n’a même jamais à ce jour cherché à analyser –, qu’il me suffise ici de dire, trop sommairement, que l’Europe est le lieu d’un affrontement d’une toute autre nature. Un affrontement qui vise à imposer un ordre nouveau, celui du capitalisme mondialisé, à des couches populaires socialement éclatées et subjectivement atomisées par trois décennies de chômage et de précarité et une désindustrialisation qui en a décimé le cœur résistant historique : la classe ouvrière. Cela, dans un moment où il est, de surcroît, désarmé de sa « weltschauung », de sa vision du monde et de son projet historique, par la faillite du « socialisme réel ».

J’admets bien volontiers que cette analyse puisse ne pas être partagée dans le PG, c’est le prix normal et légitime de l’action collective ; mais je constate qu’elle n’a même pas pu y être seulement discutée. Je ne parle pas ici de notre comité, mais des instances nationales, où je ne suis d’ailleurs pas seul à avoir, en vain, tenté de l’y porter. Chacun, à cet égard, se souvient du Congrès du Mans et de l’enterrement clandestin, sans fleurs ni couronnes, ni même de faire-part, de « Lignes d’horizon ». Cela pose, évidemment, la question du mode de fonctionnement du PG, dans lequel les vrais débats n’ont lieu qu’au sein d’un tout petit groupe qui, seul, prend les décisions. Les instances nationales officielles étant là non pour les discuter mais pour les avaliser et les transmettre.

Enfin, tout cela a conduit à une tactique politique gravement erronée. Ancré qu’il est dans la certitude que « le bruit et la fureur » auront raison de toutes les barrières, dans l’illusion complète de pouvoir être « en tête de la gauche », le PG oppose de manière impavide un optimisme inconditionnel et sans faille à toute réalité. Les raisons de fond déjà exposées, comme son mode de fonctionnement, l’ont ainsi conduit à privilégier tout à la fois, électoralement, la présidentielle et, politiquement, la coupure complète de la gauche de transformation d’avec celle de gouvernement et à s’enfermer dans un « combat homérique » contre le Front National. Avec, là encore, l’illusion – faute de toute analyse de la nature de l’emprise durable du FN dans les couches populaires, comme de la montée de l’extrême droite en Europe depuis plus d’une décennie –, de pouvoir le terrasser au premier combat. Pourtant, l’emprise du FN continue de s’affirmer et l’abstention de s’accroître et, les résultats en témoignent, même le combat mené dans la 11ème circonscription du Pas de Calais n’aura pas permis de démentir cette évolution nationale, au moment où le FN vient d’entrer pour la première fois à l’Assemblée sans le secours de la proportionnelle ! Au total, cette analyse erronée a conduit à une complète sous-estimation de la nécessité, sans doute moins flamboyante et plus triviale, de d’abord s’inscrire dans une dynamique anti-Sarkozy. Elle aurait dû conduire à rechercher en priorité un front commun de toute la gauche pour le battre, ce qui, évidemment, n’empêchait nullement la nécessaire différenciation programmatique sur les perspectives. Dans la pratique, le PG a, au fil du temps, oscillé entre deux positions ; par moment, il a affirmé haut et fort la seule perspective qu’il veut véritablement se reconnaître : devenir le centre de gravité de la Gauche, à d’autres, face à la réalité il s’est résolu à seulement s’en vouloir l’aiguillon. C’était là, dans les deux cas, se payer de mots et se conduire tel la mouche du coche (« c’est nous qui avons fait élire Hollande » !), car c’était négliger l’essentiel de ce qui se jouait dans ce moment précis : le rapport des forces final dans un scrutin majoritaire à deux tours. Faute d’avoir voulu poser dès le départ les conditions d’un accord démocratique avec le PS – et l’on sait que les représentants du PG en ont, au final, été les fossoyeurs –, le résultat était dès lors couru d’avance …

Pour toutes ces raisons, je ne peux continuer à feindre cautionner des choix que je ne partage pas et un mode de fonctionnement que je ne veux plus supporter.
La stratégie du Front de gauche est la seule valable à mes yeux, mais elle est exigeante et, bien plus que d’envolées lyriques et enflammées, elle se nourrit de constance et de cohérence. Elle appelle à une réflexion sur les profonds bouleversements qu’ont connus les sociétés capitalistes et le monde depuis trois décennies, elle seule permettra de bâtir une stratégie de transformation adaptée à notre époque. Elle est le socle sur lequel il nous faut, en dépit du grave revers que nous venons de subir, bâtir une force nouvelle, seule à même de faire bouger les lignes et de déplacer le centre de gravité de la gauche. Elle nécessite que soit construit un rapport nouveau à la gauche, qui soit tout à la fois front commun contre la droite et l’extrême droite et confrontation programmatique exigeante. Elle fut, hier, celle, victorieuse et toujours présente dans la mémoire collective, du Front populaire.

C’est cela, chers camarades, que je veux contribuer à construire. Le temps passe, le temps presse !

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 25 juin 2012, 12:19:35

Si je comprend, bien, cet monsieur n'approuve pas l'orientation d'opposition frontale et la ligne assez contestataire qu'à pris le front de gauche. Pour étayer son raisonnement, il s'appuie sur la régression en nombre de siège, aurait il préféré un ralliement pur et simple aux socialistes ?

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Georges » 25 juin 2012, 14:21:19

Pour le moment, on peut dire que le PG et le FG sont loin d'une opposition frontale avec le PS. Ce qui m'étonne le plus c'est que Jacques Rigaudiat était membre d'un comité appelé "Comité Rosa-Luxembourg", car ses propos sont très loin de la pensée de Rosa Luxembourg.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 25 juin 2012, 21:01:24

Georges, le front de gauche n'a jamais eu ni prétendu vouloir une opposition frontale avec le PS, il me semble que c'est la même chose que le NPA. Ces deux organisations ont soutenu Hollande, si je me souviens bien.

En revanche, le front de gauche semblait vouloir défendre et faire entendre ses idées, ses exigences, mais avec l'élection de Chassaigne à la tête du groupe du front de gauche qui est dans une démarche amicale vis à vis du PS, il semble qu'il y ait de fortes divergences stratégiques au sein de cet attelage ! L'avenir dira quelles orientations prend le front de gauche, mais il ne faudra pas, là non plus que ses élus ne soient pas en harmonie avec les attentes de leurs électeurs. Ces derniers, trés clairement ont défendu un projet assez différent de celui qui consiste à accompagner par des mesurettes douces, les dures réalités du système économique euromondialistes.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Georges » 25 juin 2012, 21:38:30

" il me semble que c'est la même chose que le NPA"

Absolument pas. Nous avons contacté plusieurs organisations à la gauche du PS pour leur proposer de s'unire contre une austérité du gouvernement de gauche qui se met en place. Le FG nettement dominé depuis les législatives par le PC a aussitôt refusé. Pas mal de nos camarades, qui juste avant le premier tour des présidentielles, souhaitaient rejoindre le FG, ont comme nous l'avions prévu vite compris que la radicalité du FG n'était que dans le discours, et ont décidé de rester au NPA.
Je pense qu'à présent le FG va s'assoupir et ses élus, dont un seul PG va plus ou moins rentrer dans le rang jusqu'aux municipales.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 26 juin 2012, 02:05:39

Après les législatives, des défis incontournables à gauche

Le résultat du 2ème tour des élections législatives a confirmé la tendance qui se dégageait au 1er tour. C’est la logique présidentialiste qui a dominé réduisant cette élection à un épilogue de la présidentielle. L’abstention encore plus importante au second tour des législatives témoigne d’ailleurs de l’affaiblissement de la démocratie que la Vème République sécrète elle-même. C’est le Parti Socialiste qui sort vainqueur des législatives en disposant à lui tout seul de la majorité absolue. Europe-Ecologie-les-Verts et les radicaux de gauche du PRG s’en sortent chacun avec un groupe parlementaire qu’ils doivent avant tout à leur satellisation croissante par le Parti Socialiste. Le Front de Gauche, après un résultat difficile au 1er tour, a réussi à conserver un groupe parlementaire ce qui lui permettra d’être plus audible dans les prochains débats parlementaires.

Les prochaines semaines seront cruciales. Surtout que la droite – si elle enregistre une nette défaite – est loin d’avoir été terrassée. Ses principaux leaders, comme Copé et Fillon qui sont des symboles du Sarkozysme, n’ont pas été balayés. Et dans un contexte de montée en puissance de l’extrême droite qui envoie trois députés à l’Assemblée (Marion Maréchal-Le Pen, Gilbert Collard et Jacques Bompard) et a nettement progressé dans la trentaine de duels de second tour auxquels elle participait, obtenant la plupart du temps plus de 40%, voire 45% des suffrages. Ce qui témoigne de la porosité aboutie entre la majorité des électorats de droite et d’extrême droite.

La droite est déterminée et combative et le FN est en embuscade et se nourrit de la crise pour désigner les étrangers et les immigrés comme des boucs émissaires. Les périls de la situation imposent à la gauche de mener une politique cohérente et audacieuse pour faire face aux exigences de la situation et dessiner une sortie de crise alternative. C’est ce que propose en permanence le Front de Gauche depuis sa création. Et ce sont les propositions qu’il portera avec force dans tout le pays dans les prochains mois. Des propositions de lois existent déjà qui peuvent être mis en œuvre rapidement. Le Front de Gauche a ainsi proposé pour faire face à l’avalanche de licenciements qui frappe le monde du travail de décréter un moratoire sur les plans sociaux, de voter l’interdiction des licenciements boursiers et d’aller vers une Sécurité Sociale Professionnelle pour sortir de la peur du chômage et de la précarité. Engager un combat frontal contre les inégalités est également une mesure d’urgence qui passe par une autre répartition des richesses, des mesures fiscales audacieuses qui permettent de dégager des marges de manœuvres et une augmentation des salaires et des minimas sociaux. Cela suppose de rompre avec les dogmes de la « réduction des déficits publics » qui imposent la limitation des dépenses sociales utiles et de refuser le traité européen TSCG, qui constitue une arme de guerre au service de la finance et contre les peuples.

Il faut envoyer des signaux forts pour impliquer le peuple dans la bataille contre la finance. Car la clé de la réussite de la gauche contre le libéralisme, c’est de susciter et de s’appuyer sur l’intervention populaire.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 26 juin 2012, 13:12:49

Georges, tu expliques que le front de gauche va peu à peu s'éloigner de la radicalité afin de sauvegarder voire renforcer son ancrage dans les municipalités aux côtés du PS, c'est possible, mais ce n'est pas de cela dont nous parlons.

Le front de gauche a soutenu Hollande, et le NPA a fait de même, pourtant chacun pouvait mesurer sa volonté de demeurer, voire d'approfondir l'euromondialisme qui ne conduit qu'au déclin et aux mesures d'austérité que les membres du front de gauche ou du NPA refusent tant. Désormais, chacun comprend bien que le PS devra tenir compte des réalités et des engagements qu'il a pris sur un plan budgétaire.

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