Le parti de gauche

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 07 oct. 2012, 12:34:32

wesker a écrit :Il est évident que dès lors qu'on conteste la nécessité de rétablir l'équilibre des comptes ainsi que la réduction de l'endettement, on peut s'engager sur des augmentations de postes, de salaires à tout va, sans se soucier des conséquences budgétaires.

Je pense, au contraire qu'une analyse budgétaire et administrative doit être réalisée à la fois pour éviter de multiplier les postes en doubles, dégager des économies sans (et j'y tiens) réduire la qualité de service à laquelle les français qui s'acquittent de leurs impôts sont attachés !
La LOLF et la RGPP ravagent les services publics depuis 10 ans si bien que les remplacements dans les classes ne sont pas assurés, que les CH(U) sont obligés de repousser des opérations, que les bureaux de postes ferment etc.
Quant à la dette, il faut la supprimer immédiatement, que les banques et la bourgeoisie qui ont joué au poker perdent tout sur tapis rouge...

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wesker
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Message non lu par wesker » 07 oct. 2012, 12:54:10

Nico37, si je peux approuver l'idée de ne pas pratiquer de coupes sombres aveugles qui d'ailleurs ne permettent pas de résorber les déficits budgétaires, je ne peux cautionner le discours assez irresponsables de suppression de la dette.

La dette est détenue par des détenteurs de contrats d'assurances vies et d'investisseurs, par conséquent ne pas l'honorer reviendrait à priver certains de leur épargne. En revanche, on peut convenir que l'Etat doit pouvoir emprunter en n'étant pas contraint de choisir les marchés et de subir les spéculations sur le taux d'intérêts, donc la charge de la dette, cela est tout à fait envisageable.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 07 oct. 2012, 13:01:03

wesker a écrit :Nico37, si je peux approuver l'idée de ne pas pratiquer de coupes sombres aveugles qui d'ailleurs ne permettent pas de résorber les déficits budgétaires, je ne peux cautionner le discours assez irresponsables de suppression de la dette.

La dette est détenue par des détenteurs de contrats d'assurances vies et d'investisseurs, par conséquent ne pas l'honorer reviendrait à priver certains de leur épargne. En revanche, on peut convenir que l'Etat doit pouvoir emprunter en n'étant pas contraint de choisir les marchés et de subir les spéculations sur le taux d'intérêts, donc la charge de la dette, cela est tout à fait envisageable.
Le gros de la dette ne vient pas des classes moyennes mais de la bourgeoisie. Après si une partie des classes moyennes perd ses 10 ou 20k€ investis volontairement en PEA tant pis, fallait pas jouer... Des investissements dit éthiques (jusqu'à 10% de rendement) existent (voir le HS poche d'Alternatives Economiques).
FRONT DE GAUCHE, OPPOSANT OU PAS, IL FAUT CHOISIR Yvan Lemaitre Hebdo Tout est à nous ! 164 (04/10/12)

Interrogé récemment, sur France 2, sur son attitude à l’égard du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon répondait : « Opposant, non. Ce que je rejette dans ce mot, ce n’est pas la conflictualité avec les socio-libéraux, je l’assume. Mais le statut d’opposant signifie qu’on a perdu, or nous somme les ayants droit de la victoire. Le chef de l’État a donné rendez-vous dans deux ans. D’ici là, notre devoir est de dire qu’on peut faire autrement. » Se définir comme une opposition à la politique de la gauche libérale signifierait que l’on a perdu. Étrange raisonnement. « Moi, ce que je veux propager, c’est un état d’esprit optimiste, dire qu’on n’est pas condamnés. » Oui, les salariés, la population ne sont pas condamnés à subir... la politique du gouvernement. Oui, nous sommes optimistes, c’est-à-dire confiants dans leur capacité à s’opposer à cette politique... sans attendre deux ans ! Sans respecter cette date, véritable miroir aux alouettes, sauf qu’elle correspond aux élections municipales !

Sans attendre, combattre l’austérité

Virer Sarkozy était une étape pour commencer à mettre un coup d’arrêt à la politique d’austérité et l’offensive réactionnaire qui l’accompagne et la justifie. Maintenant, alors que Hollande marche dans les pas de son prédécesseur, il nous faut sans attendre aller de l’avant. Les faux-semblants ne font que semer la confusion dans les esprits. Il est quelque peu hypocrite de dire que la manifestation du 30 est « une manifestation d’opposition aux politiques d’austérité » pour se refuser à la qualifier de manifestation d’opposition au gouvernement ! Comme de se contenter de reprocher à Hollande « que d’une manière générale, il a une vision très comptable et fataliste de l’action économique », à propos de l’engagement de ce dernier à inverser la courbe du chômage en un an. « Mais personne n’y croit. Comment pouvez-vous retourner la courbe du chômage en contractant l’activité ? », ajoute Mélenchon pour souligner, la France est « en train d’entrer dans un cercle vicieux ». Et il faudrait attendre deux ans ! Et attendre quoi ? Les résultats des élections municipales, le développement de la crise politique que la discussion sur le pacte budgétaire a révélée ? C’est bien là l’objectif du Front de Gauche en espérant que se constituera à l’Assemblée nationale « une majorité alternative » avec les Verts et la gauche du PS. Les résistances et les luttes contre les plans sociaux ne peuvent être conditionnées à on ne sait quelle tactique parlementaire. Les travailleurs n’ont aucune raison d’attendre pour s’opposer à la politique d’Hollande-Ayrault qui se plient aux exigences des banques et des patrons.

L’heure est à la construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement. Nous y invitons le Front de Gauche. Il ne peut y avoir d’issue à la crise sans que les travailleurs et la population imposent leur gouvernement qui garantisse un emploi et un revenu, rompent avec les politiques d’austérité, annule la dette, socialise les banques en créant un service public bancaire unique et s’adresse à l’ensemble des peuples pour construire une autre Europe. Une telle politique ne se construira pas dans les calculs parlementaires mais au cœur des mobilisations.

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Message non lu par wesker » 07 oct. 2012, 20:53:51

En clair le front de gauche exprime ses exigences au lendemain du soutien qu'il a apporté à Hollande pour son élection ? Peut être aurait il fallu s'interroger préalablement et faire connaître de telles exigences avant de lui apporter un tel soutien, cela n'aurait il pas été plus cohérent ?

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Message non lu par Nico37 » 08 oct. 2012, 21:26:49

La République ne doit pas tolérer les exactions contre les Rroms !

Une enquête doit être menée, les responsables doivent être jugés

La politique sécuritaire, menée par Sarkozy, et qui se prolonge en ce qui concerne les Rroms avec Manuel Vals et ce gouvernement, libère les instincts les plus vils d’une partie de la population.
Ainsi, à Marseille, jeudi 27 septembre des habitants des quartiers nord de Marseille ont chassé des Rroms de leur campement, avant d’y mettre le feu.
Le racisme exacerbé contre ce peuple est inadmissible. Depuis son arrivée en France au 14e siècle, ce peuple a été pourchassé, mis dans des camps durant la 2e guerre mondiale, dont il n’a été libéré qu’en 1946. Aucune compensation ne lui a été accordée, aucun lieu de mémoire ne lui est consacré. Aucune référence à son histoire n’est enseignée. Les nouveaux arrivants venus de l’Est, chassés par les guerres, les pogroms, la misère, ne sont pas mieux accueillis.
Les expulsions des camps de fortune des Rroms en France par le ministre de l’intérieur, ont donné à certains le signal que tout était possible : de s’ériger en pseudo-justiciers pour aller attaquer des populations sans défense. Les populations locales peuvent avoir elles-mêmes des difficultés et souffrir de la crise sociale. Mais rien ne peut justifier de tels actes, inqualifiables et insupportables.
En République, c’est aux pouvoirs publics d’agir dans le respect de loi et de la dignité des personnes. Il est temps d’arrêter les discriminations, les Rroms doivent être considérés comme des citoyens européens comme les autres. Le ministre de l’intérieur doit immédiatement faire une enquête et la justice condamner les coupables de ces exactions. La police selon la loi républicaine a pour rôle d’éviter ce genre d’action. S’il y a eu défaillance, celle-ci doit être sanctionnée.
Par ailleurs, il est aussi inadmissible que les promesses concernant l’ouverture du droit au travail pour les citoyens roumains et bulgares ne soit pas encore effectives, tandis que continuent les expulsions sans solution durable de relogement.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 08 oct. 2012, 21:30:13

Ils sont gentils et bien pensant les partisans de Mélenchon il n'en demeure pas moins que les réalités sont douloureuses, pour nos concitoyens, exposés à ces communautés, l'Etat étant incapable d'assurer et de faire prévaloir son autorité

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 10 oct. 2012, 01:30:08

Tribune des élus RGC/PG/PCF/FASE/PS à lire dans le prochain numéro de "Tous Montreuil"

Dominique ATTIA, Stéphane BELTRAN, Muriel BENSAID, Jean-Jacques SEREY,
Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER, Juliette PRADOS,
Alexie LORCA et Frédéric MOLOSSI

PLU : Encore un acte démocratique manqué !

Le 29 Juin 2012 le tribunal administratif suite à la requête de 3 associations et de 2 élus, a annulé le plan local d’urbanisme voté le 02 avril 2011, au motif de méconnaissance du code des collectivités et de méconnaissance du code de l’urbanisme.

C’est bien sur le fond et la forme que le tribunal a condamné la municipalité.

Les griefs principaux portent sur l’absence de publicité auprès des citoyens, le manque de fourniture des documents aux élus et des erreurs manifestes du règlement au pourtour des Murs à pêches.

La forme rejoint souvent le fond, le déficit démocratique de la démarche d’élaboration, le refus systématique de dialogue avec les associations qui a conduit au blocage est bien une question de fond.

Apres 18 mois de mise en œuvre du PLU le mécontentement dans la ville est énorme !

Nous aurions pu imaginer que la municipalité aurait tiré profit de la situation née de l’annulation du PLU pour, enfin, ouvrir le débat et la concertation qui ont fait cruellement défaut tout au long de la phase préalable. La municipalité aurait pu profiter de l’occasion pour revoir un certain nombre de ses projets qui cristallisent mécontentements et exaspération légitimes de la part des Montreuillois. Eh bien non ! Ils continuent comme si de rien n’était.

Comble du cynisme, l’élu à la démocratie locale lui-même revendique le fait que les modifications apportées soient « restées mineures pour ne pas avoir besoin de concertation préalable ». Encore plus hallucinant : sur le fond, le même élu reconnaît les imperfections de ce document, en particulier sur le secteur des Murs à Pêches et du Bas Montreuil ; et d’expliquer non sans rire que c’est la raison pour laquelle il va être nécessaire de réviser le PLU… avant même qu’il ne soit adopté.

La municipalité est seule responsable de la crise actuelle. Elle n’a pas voulu tenir compte de nos alertes répétées tout au long des différentes phases d’élaboration du Projet d’Aménagement et de Développement Durable puis du PLU. En ne parlant pas, en n’associant pas les habitants au processus de mutation, de transformation de la ville qu’elle entendait mener sous couvert de la légitimité issue du suffrage universel, elle a ouvert plusieurs fronts de crises et de confrontations.

A ceux qui s’étonnent que l’animation de réunions publiques « dites de concertation » soient menées par des aménageurs ou des promoteurs privés (et non pas par des élus), à ceux qui s’étonnent de voir la salle de la Maison des associations mobilisée pour les réunions de promoteurs, à ceux qui réfutent le choix de confier à des aménageurs privés l’aménagement d’une ZAC aussi importante que la ZACAcacia ou une opération comme celle de l’Ilot de l’Eglise, au commissaire enquêteur lui-même, qui - dans son rapport sur le PLU - alertait sur « cette hausse démographique naturelle à laquelle s’ajoutera sur les années à venir une hausse démographique liée à la production de logements » et aux conséquences que cela fera peser en terme de besoins d’équipements, à ceux qui disent qu’une piscine écologique ce n’est pas la même chose qu’une base de loisirs aquatiques de plein air posée en plein secteur des Mûrs à Pêches, à ceux qui disent que la ville ne combat pas assez la spéculation ce qui conduit Montreuil, en 2012, parmi les villes où les prix du loyer au m² sont les plus élevés derrière Rueil-Malmaison, Antony ou encore Neuilly-sur-Seine.


A tous ceux-là, la Première adjointe répond « qu’il y en a marre du faux débat sur la concertation », qu’ils sont des « anti-écoles » ou« anti-crèches » après avoir été des « anti-roms », « anti-écolos », « des anti-logements sociaux »… En agissant de la sorte l’élue omet de rappeler qu’habitants, élus, parents d’élèves et enseignants ont tous été porteurs de propositions destinées à améliorer des projets qui laissaient beaucoup de monde sceptique.

Autant de propositions systématiquement rejetées pour aujourd’hui renvoyer les Montreuillois aux rangs d’irresponsables. Autant d’alertes de la part des élus des minorités balayées d’un revers de main.

Dans la continuité de cet entêtement, devant une forte mobilisation des citoyens dans la salle, c’est le passage en force qui a été décidé au conseil municipal de septembre. Alors que 41 élus avaient voté le texte en première lecture en 2011, seuls 29 (sur 53) ont voté le PLU cette fois-ci. Depuis le début du mandat, trois adjoints à l’urbanisme se sont succédés, deux ont jeté l’éponge et n’ont pas voté, cette fois-ci, un projet qu’ils avaient pourtant porté.

Pourtant une autre politique de développement est possible et qui respecte l’histoire urbaine et sociale de notre ville.

- En préservant et en développant les espaces verts.
- En préservant le tissu de petits lieux d’activité, les maisons de ville et les pavillons.
- En réalisant par des acquisitions réhabilitations du véritable logement social comme ce
fut le cas avec la convention ville/ FREHA qui aura permis la création de plus de 350
logements.
- En réalisant en accompagnement de l’arrivée des transports en commun, des logements
accessibles aux Montreuillois.
- En luttant contre la spéculation immobilière par un encadrement réel des promoteurs.
- En garantissant le pourcentage d’habitat social à 37%
- En prévoyant la où ils sont nécessaires des équipements scolaires et sportifs.
- En revenant à des équipements utiles et raisonnables tels qu’une vraie piscine dans le
quartier Boissière plutôt qu’un Parc aquatique surdimensionné.
- En réservant des terrains pour le développement des générations futures.

En refusant le débat démocratique, la municipalité n’a rien à gagner, si ce n’est à se construire elle-même des adversaires et des opposants qui n’ont au départ pas d’autre objectif que de contribuer à l’amélioration pour tous du quotidien et du cadre de vie et qui partagent un même amour de leur ville.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 10 oct. 2012, 20:39:21

SI, sur le plan local, le parti de gauche et d'autres formations du front de gauche estiment avoir des propositions alternatives à défendre, ils auront l'occasion de présenter des listes, des projets de gestion....Au vu de l'explosion des taxes foncières et d'habitations, ainsi que de la situation d'endettement de certaines communes qui auront à faire face à des hausses de taux d'intérêt à l'avenir, je pense que les citoyens ont du souci à se faire sur leur pouvoir d'achat, à moins qu'ils ne soient capables de réduire le train de vie des ces messieurs.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 10 oct. 2012, 23:40:41

Le peuple « mal-traité », ils ont osé ! (Groupe FDG au Conseil général du 94)

Ce mardi 9 octobre 2012, les parlementaires ont adopté à l’Assemblée Nationale le pacte budgétaire européen instaurant « la règle d’or » d’équilibre budgétaire avec 477 voix POUR, 70 voix CONTRE, et 21 abstentions.

Ainsi les 70% de Français qui souhaitent être consultés par voie de référendum sur ce pacte, dont l’application aura des conséquences sur leur avenir, n’ont pas été entendus, ni même les 80 000 citoyens qui ont défilé le 30 septembre à Paris. La démocratie a aujourd’hui véritablement été mise à mal, c’est un très mauvais signe envoyé par le gouvernement.

L’impact du traité budgétaire sur les collectivités est lourd de conséquences pour les financements de la protection sociale et pour le principe de libre administration des collectivités territoriales.

Dans notre département plus d’une centaine de personnalités, syndicalistes, responsables associatifs, élu(e)s, acteurs de la vie culturelle et sportive de diverses sensibilités politiques s’est également exprimée pour la tenue d’un referendum.

L’adoption du traité Sarkozy/Merkel a donc été réalisée grâce à une large majorité UMP/PS, seuls le groupe Groupe de la gauche démocrate et républicaine (Front de Gauche) et une grande partie du groupe EELV ont voté contre.

Si la démocratie, l’exigence du peuple a été honteusement bafouée, rien n’est gravé dans le marbre.

Les élu(e)s Front de Gauche du Conseil général du Val-de-Marne n’entendent pas baisser les bras. Ils vont s’employer dans les jours qui viennent à continuer de combattre ce traité de super austérité qui va à l’encontre des besoins des peuples européens, et à promouvoir les choix pour une autre Europe.

Une Europe de la justice sociale privilégiant la relance économique par la croissance, la relance de l’emploi par l’investissement et la recherche.

Tout ne fait que commencer, une Europe solidaire, écologique est démocratique est possible !

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 11 oct. 2012, 19:49:23

Je me réjouis de lire, sous la plume du front de gauche, la défense de la voie du peuple et de la souveraineté qu'ils contestaient du temps de leur révolution prolétarienne où ils considéraient que l'homme était identique en tout point du globe.

Cela étant, pour en revenir à la question, le Gouvernement et la prétendue opposition ont, une fois de plus affichés leurs convergences pour poursuivre dans une voie qui échoue depuis des années. Désireux de mettre en oeuvre une politique budgétaire qui n'a démontré ses réussites et ses vertus dans aucun pays ayant tenté de la mettre en oeuvre, on ne peut que dénoncer l'enfumage dont les socialistes se sont rendus complices durant la campagne présidentielle, connaissant d'ores et déjà leur soumission au traité merkozy.

Mais, l'histoire est faite de traité, d'accords entre les élites qui furent dénoncées et contestés par le peuple qui est, toujours en dernier ressort le véritable décisionnaire de son avenir.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 12 oct. 2012, 00:47:47

Renvoi en mars du procès du " faux tract " de Mélenchon 11-10 AFP

Le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) a renvoyé jeudi au 28 mars 2013 le procès de l'affaire du "faux tract" de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne des législatives et dans laquelle est citée la présidente du Front national Marine Le Pen. (c) Afp
BETHUNE (AFP) - Le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) a renvoyé jeudi au 28 mars 2013 le procès de l'affaire du "faux tract" de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne des législatives et dans laquelle est citée la présidente du Front national Marine Le Pen.

Dans le cadre de cette procédure qui se fait par citation directe, Jean-Luc Mélenchon a aussi impliqué deux nouveaux membres de l'entourage de Marine Le Pen qu'il accuse d'avoir pris part à la distribution des tracts, après leur identification sur des photos prises par des militants du Front de gauche.

Les deux dossiers seront donc jugés en même temps le 28 mars.

L'avocat de Marine Le Pen, Wallerand de Saint-Just, a précisé au cours de l'audience qu'il n'était "pas demandeur" de ce renvoi.

(...)

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 12 oct. 2012, 12:36:31

Je pense, au vu des envolées du tribun, que le parti de gauche devrait se préoccuper de choses réellement plus importantes que d'accorder de l'importance aux individus qui ont diffusés ce tract, dont Marine Le Pen a clairement pris ses distances avec le contenu.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 13 oct. 2012, 00:43:31

On comprend que l'UE n'ait pas reçu le prix nobel d'économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage.
Certes, l'Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires. Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ? Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix Nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités.
Le comité Nobel mérite quant à lui, le prix de l'humour noir.

Jean-Luc Mélenchon, 12/10/12

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 14 oct. 2012, 00:34:38

Dans le Puy-de-Dôme, le Front de Gauche attire une centaine de nouveaux adhérents, dont Alain Laffont figure emblématique de l'extrème gauche Brigitte CantePublié 11/10

Sur les terres du député André Chassaigne, le mouvement politique de Jean-Luc Mélenchon tente d'élargir sa base et de rassembler les forces de gauche... à la gauche du Parti Socialiste.

(...)

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 14 oct. 2012, 16:18:34

Le changement argentin sans tango

J’ai trouvé Buenos Aires dans une ambiance politiquement active. Du côté du gouvernement l'action réformatrice bat son plein.

Les commentateurs locaux estiment que, sur bien des sujets, le gouvernement est « plus à gauche » que la société. Je pense que c'est vrai sur le plan des réformes démocratiques et du développement des droits individuels. La loi qui donne le droit de vote à 16 ans sera sans doute adoptée avec une majorité large. Mais il n'est pas du tout assuré qu'il en aille de même avec la loi donnant le droit de vote aux étrangers du moment qu'il résident en Argentine de façon continue depuis au moins deux ans ! On ne peut cependant jurer de rien. En effet on avait aussi annoncé beaucoup de difficultés à propos de la loi qui supprima le régime de retraite par capitalisation. Il n'en fut rien. Des millions de gens ont accepté de revenir à la retraite par répartition parce qu'ils ont constaté qu'au minimum cela stabilisait leur situation et dans bien des cas cela l'améliorait. Dans un autre registre, plus récemment lorsque la loi a changé le statut de la banque centrale argentine pour lui ajouter les responsabilités de la croissance et de l'emploi, la résistance des libéraux a été vite épuisée. Socialement donc, la société argentine a mûri. Les mirages libéraux ne fonctionnent plus ici. Il est vrai qu'ils ont coûté très cher et que l'on n’a pas encore fini d'en panser les plaies.

Côté opposition les sociaux-démocrates et la droite s'agitent de concert. Ils soutiennent en commun une grève de policiers et de gendarmes qui dégage un drôle de parfum. J’ai des raisons de noter cette grève. Pourtant d’autres ont lieu également. Mais elles sont dans un registre plus classique de mouvements sociaux d’opposition au gouvernement, comme dans toutes les démocraties. Reste que les grèves de policiers et gendarmes sont le nouveau mode opératoire des putchs en Amérique du sud. Il y a quelques raisons de penser que l’Argentine de Cristina Kirchner est dans le viseur des impériaux nord-américains et de leurs sbires. On se souvient qu’elle vient de nationaliser la compagnie de pétrole Repsol. Et à présent voici que sa loi sur la libération de la presse va s’appliquer après trois ans de blocage dans les procédures judiciaires. Cette loi attaque directement les privilèges monopolistiques d’un des grands groupes de presse du sous-continent, une institution comme il y en a une dans chaque pays latino. Ici il s’appelle « Clarin ». Ce groupe de presse a jusqu’au sept décembre prochain pour se mettre en règle avec la loi. N’empêche que ça fait quand même beaucoup : une nationalisation du pétrole et un démantèlement de monopole de presse ! Les grandes orgues ont donc commencé leurs beuglements.

Et justement se réunit en ce moment la SIP, la société américaine de presse, une sorte de syndicat qui regroupe la bien-pensance médiatique du continent plus une série de gens dont on se demandent ce qu’il font dans cette réunion comme des anciens présidents de pays de la zone et des groupes de presse espagnols. Parmi ces brillantes personnalités morales, il y a, bien sûr, le merveilleux groupe « El Mercurio » du Chili dont on a appris à l’ouverture des archives de la CIA qu’il avait reçu plusieurs dizaine de millions pour participer, à l’époque, à la déstabilisation de Salvador Allende. On devine que ce n’était ni le seul cas, ni la dernière fois. Combien parmi tous ces héros de la liberté de la presse sont encore sous perfusion ? En tout cas ils n’ont donc pu faire moins que de s’inquiéter des « restrictions croissantes contre la liberté de la presse » en Amérique du sud. Ils ont même fait une liste de pays mis en cause. Quelle surprise : tous les gouvernements de notre gauche sont pointés du doigt : Equateur, Bolivie, Venezuela, et, évidemment, l’Argentine. Assez étrangement si l’on ose dire ce n’est pas dans ces pays que des journalistes sont assassinés mais dans d’autres, dont la liste n’est pas faite. Mais qu’on établirait facilement. Les quarante journalistes assassinés l’an passé dans cette Amérique l’ont été au Mexique, en Colombie et dans d’autres paradis de la liberté de cette sorte.

Cette ambiance montre a quel point les nôtres sont dans le collimateur et quelle vigilance il nous faut avoir. En fait la question des médias et de leur capacité de nuisance contre la démocratie est centrale dans tous les processus de cette nature. La question se posera donc à nous le moment venu. D’une certaine façon nous le savons bien elle est déjà posée. Le déni démocratique qu’est la répétition en boucle des mêmes argumentaires en faveur de toute question touchant l’Europe est présent dans tous les esprits. Mais encore n’est-ce là qu’un effet d’opinion, même si l’on doit dénoncer que les intéressés fassent passer leur manœuvres pour de l’indépendance d’esprit. Mais j’estime que des campagnes moutonnières comme celle qui ont été menées contre Chavez posent des questions d’un ordre différent. Il s’agit clairement d’une campagne internationale. Son origine est clairement visible. Son insertion dans un dispositif de campagne pré-putchiste, favorable au candidat de la droite des socialistes et de l’extrême droite est évidente. Sur place, le croirez-vous, il y avait dix mille journalistes pour « couvrir l’évènement ». En fait ils vinrent commenter la défaite annoncée de Chavez. Beaucoup parmi eux se préparaient aussi à soutenir le putch de droite qui aurait accompagné un résultat serré du type de celui qui fut psalmodié par le grand mouton médiatique dans l’Europe entière. Les êtres les plus vils furent mis en mouvement. Par exemple, en plus de l’ancien terroriste à la retraite Paolo Paranagua, il y eu aussi le dessinateur officiel du « Monde », l’infâme Plantu. Ce bénéficiaire d’un prix de la liberté de la presse de dix mille euros attribué par le Qatar a battu le record de l’ignominie. Il a osé déclarer sur France 5 que Chavez et Pinochet c’était « pareil », puisque Chavez et « ses sbires » auraient tué autant de monde que le dictateur chilien. Ecœurement : le « journaliste » qui animait le « débat » ne corrigea rien. N’empêche que cette masse de dix mille témoins venus pour la bonne cause et repartis bredouille a dû, de surcroit, en contradiction avec les discours précédents, reconnaitre au moins par son silence que le système de vote est, comme l’a dit Jimmy Carter, le meilleur et le plus honnête des Amériques.

La loi de libération de la presse en Argentine porte sur les médias audiovisuels. Elle interdit au propriétaire d'un média écrit d’en posséder un autre dans l’audiovisuel. Une série de restrictions de cette nature se donne pour objectif de réorganiser le paysage médiatique du pays. Le but est de parvenir globalement un véritable pluralisme médiatique. Celui-ci ne doit pas se comprendre seulement comme un pluralisme d'opinions politiques. Il s'agit aussi de permettre à une pluralité de source de s'exprimer. C'est ainsi que les écoles, les universités, les « communautés » comme on appelle ici un comité de quartier, où les groupes sociaux, ont vocation à recevoir des licences pour pouvoir émettre. D'ores et déjà des centaines de médias de cette sorte existent. La loi veut obtenir une répartition en trois tiers de la propriété médiatique. Un tiers pour le privé, un tiers pour le service public, un tiers pour ce que nous appellerions, nous, le secteur associatif. Pour que le système fonctionne il faut évidemment que les finances suivent en faveur des structures les plus faibles. C'est ce qui est prévu ici. D'un autre côté la loi est considérée comme une contribution au développement de l'emploi dans la mesure ou en stabilisant l'existence du secteur associatif et du secteur public, une masse considérable d'emplois sont soit créés soit, de ce fait, protégés. Le gouvernement argentin fait donc remarquer qu'actuellement tous les médias, sauf un, se sont mis en adéquation avec le nouveau cadre légal. Le méga groupe « Clarin » devra donc s’y conformer à son tour. C'est-à-dire qu'il devra se démanteler et se séparer de ses propriétés qu’il détient en contradiction avec la nouvelle loi.

Ce qui est intéressant dans cette affaire c'est qu'enfin il se passe quelque chose. Le problème de l'organisation démocratique de l'espace médiatique ne peut être abandonné à la loi du marché. Car le résultat est beaucoup trop évident : des monopoles se constituent qui aggravent le caractère déjà moutonnier et uniformisant les politiques éditoriales. Mais surtout la loi du marché c'est aussi celle du précariat pour les salariés de la presse. Cette réalité sociale pèse lourdement sur la qualité et le contenu rédactionnel. Pendant longtemps la seule critique de la gauche à propos de l'organisation de l'espace médiatique s'est concentrée sur la question de l'indépendance des médias. Elle a été beaucoup moins présente sur le terrain la critique de l'uniformisation des lignes éditoriales. J'estime pour ma part que la question du pluralisme et centrale. Pluralisme des opinions, pluralisme social du recrutement des gens de presse, pluralisme des sources de production. Et s'il est vrai que ces questions peuvent faire l'objet d'un travail législatif méthodique comme le prouve l'exemple argentin ou équatorien, on doit immédiatement y assortir une seconde préoccupation : la question sociale des salariés de la presse. En effet le précariat, l'abus d'usage des stagiaires, les contractions permanentes des effectifs et la course à la productivité individuelle sont des causes directes de ce que nous dénonçons dans le paysage éditorial actuel.

Le jour même de mon arrivée à Buenos Aires je fus reçu par le ministre des affaires étrangères. Celui-ci me remit l'invitation que j'espérais pour pouvoir participer le soir même à la manifestation qui célébrait le troisième anniversaire de la promulgation de la nouvelle loi sur la presse. Ce rassemblement avait lieu à l'intérieur du palais présidentiel. J’y fus accueilli de façon très prévenante. Placé au premier rang, exactement au pied du pupitre, je compris que j'étais destiné au rôle de témoin étranger de l'événement. Et lorsque la présidente Cristina Kirchner s'exprima, en effet, non seulement elle salua ma présence mais elle s'adressa à moi directement à plusieurs reprises pour me prendre à témoin. Il est vrai que son discours se voulait extrêmement ferme. Elle dénonça ce fait il était impensable qu'un tel pouvoir soit abandonné à un groupe de presse qui par ses obstructions judiciaires et ses campagnes permanentes semblaient penser avoir un rôle une autorité supérieure à tous les autres pouvoirs du pays. Et quand elle entra dans une longue description de la nouvelle répartition des attributions de licences et du paysage médiatique actuel, ont compris mieux ce qu'elle voulait dire quand elle affirma que la normalité et le respect de la loi était général à une exception près. Pour elle en quelque sorte le 7 décembre serait la date de la fin d’une exception isolée. En ce sens, si ferme que soit le propos à l'égard du fautif, globalement le discours se voulait ainsi apaisant en réduisant à un cas contre 500 autres le problème posé.

Je reviens aux menaces qui pèsent sur l’action du gouvernement progressiste argentin. Et pour cela je dois évoquer les conséquences de la nationalisation de la compagnie pétrolière argentine Repsol. En fait il s'agit d'une re-nationalisation. Autrefois la compagnie appartenait à l'État comme dans la plupart des pays du monde. Elle fut privatisée au moment de la folie libérale du gouvernement Menem. Cette compagnie avait désormais son siège en Espagne. Le gouvernement espagnol s'est donc immédiatement mobilisé pour protester contre cette nationalisation. Mais si l'on veut bien y réfléchir, la question se pose de savoir s’il est légitime pour un gouvernement démocratique de s'en prendre à un autre au nom des intérêts d'une compagnie privée. Le gouvernement espagnol ne s'est pas contenté de protester, il a agi. Les parlementaires espagnols au Parlement européen ont fait adopter une motion, une de plus, où le Parlement condamne cette nationalisation. Mais il y a pire encore. L'union européenne, en tant que telle, à la demande des Espagnols, a porté plainte contre cette nationalisation devant un tribunal international à l'OCDE. Bien sûr ce genre d'initiative n'a guère fait l'objet de publicité dans la presse libre et indépendante des pays du prix Nobel de la paix. Il n'empêche que ce n'est pas acceptable. Comme européen, je ne me sens pas du tout molesté par le retour d’une compagnie pétrolière sous le contrôle de son peuple. C'est même plutôt l'inverse. Et chacun sait que le programme «l'humain d'abord» prévoit la nationalisation de Total. J'estime que le nouveau gouvernement français et le nouveau président de la république ne devrait pas être solidaires de cette démarche contre l'Argentine. Au contraire il devrait demander l'arrêt des poursuites par l'union européenne. Nous allons donc devoir vous occuper d'organiser une campagne pour obtenir le retrait de la plainte. Je crois que ce sera une campagne assez motivante dans la mesure où elle permet de faire le lien entre le soutien aux avancées de la nouvelle Amérique du Sud, la propagande pour que des mesures similaires soient prises en Europe, et la dénonciation du caractère grossièrement agressif et réactionnaire de l'action internationale de l'union européenne, notre cher prix Nobel de la paix.

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