Le parti de gauche

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 04 juil. 2011, 18:51:00

Le Mélenchon « new look » entre en piste[/b]


Jean-Luc Mélenchon prépare son discours de mercredi à Paris. Il a un soutien de poids en la personne de Marie-Georges Buffet.


Un discours sur « la France belle et rebelle » : voilà comment Jean-Luc Mélenchon résume l'intervention qu'il tiendra ce mercredi soir en plein air, place Stalingrad à Paris. Le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle prévient qu'il tient à « mettre en scène l'union » entre son mouvement, le Parti de gauche (PG), et le Parti communiste, dont il a reçu l'adoubement des militants le 19 juin dernier. Depuis cette date, celui qui se décrivait lui-même comme « le bruit et la fureur » a adouci sa voix, arrondi ses attitudes. « Je suis dans une attitude libérée » confie l'ancien sénateur PS de l'Essonne, expliquant qu'il n'a plus la sensation d'être « l'oiseau qui marche au bord du toit ».


Marie-Georges Buffet, porte-parole


Afin de donner des gages au communistes, le fondateur du PG assure avoir « mis de côté » la carte de son parti. Après quelques escarmouches dans la primaire du Front de gauche qui l'opposait au député PC de la Drôme André Chassaigne, Mélenchon espère désormais que son ex-rival « prendra une place importante » dans sa campagne. Mais la personnalité communiste que l'on devrait voir le plus souvent aux côtés du candidat de l'extrême-gauche à partir de maintenant, c'est Marie-Georges Buffet. Lundi prochain, une réunion devrait officialiser sa nomination en tant que porte-parole. L'amitié entre les deux anciens ministres de Jospin (à la Formation professionnelle pour lui, aux Sports pour elle) date de leur campagne commune pour le « non » au Traité constitutionnel européen, en 2005.


Celui qui a eu « le courage de quitter le PS »


Aujourd'hui, Marie-Georges Buffet ne tarit pas d'éloges sur sur celui qui a eu « le courage de quitter le PS » en 2008 et pris le risque de « sauter dans le vide ». La responsable communiste ne cache pas son intention de « mener campagne » avec Mélenchon, et semble déjà avoir emprunté une partie de son champ lexical quand elle affirme à France Soir : « Il faut que Nicolas Sarkozy et sa clique du Fouquet's dégagent ! ». Dans l'équipe resserrée du candidat du Front de gauche pour 2012, on trouvera également François Delapierre, venu lui du PG, et qui devrait assurer la direction de campagne. Quant au secrétaire national du PC, le très discret Pierre Laurent, il présiderait le « conseil politique » de la campagne, une instance peu visible. 


Habitué, depuis son départ du PS, à travailler en « cavalerie légère » avec son staff du Parti de gauche, Mélenchon ne veut pas céder à la « réunionite ». Avec sa garde très rapprochée, il va installer son QG de campagne à Paris. Et ce ne sera ni au siège du PG, ni à celui du PC.


Par Tugdual Denis

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 06 juil. 2011, 21:13:00

Intercommunalité : le PG Isère dénonce « une mauvaise loi »


Ils savent que le temps est compté, puisque la réforme territoriale voulue par le gouvernement est en route et qu’elle doit s’achever à la fin de l’année. Mais les membres de la fédération iséroise du Parti de gauche (PG) veulent bien faire entendre leur voix pour dénoncer « une mauvaise loi ».


La conseillère régionale Élisa Martin lance : « Les élus de gauche devraient être en première ligne contre ce projet. Si les maires voulaient vraiment bloquer le système, ils le pourraient parfaitement. » Ou, d’après l’élue, ils devraient faire voter des délibérations avec des réserves, comme vient de le faire la municipalité d’Échirolles.


Daniel Bessiron explique : « Par cette délibération, nous avons voulu montrer que nous n’étions pas contre l’intercommunalité, bien au contraire, mais que nous ne pouvions pas accepter un périmètre intercommunal qui nous serait imposé sans concertation et sans connaître les moyens et les compétences des nouvelles structures intercommunales. »


Et dans le viseur du PG Isère, cette éventuelle future communauté urbaine qui pourrait être créée à partir de la Métro (communauté d’agglo grenobloise) si un regroupement avec d’autres communes lui fait atteindre la barre symbolique des 450 000 habitants.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 07 juil. 2011, 20:29:00

Le Parti de Gauche du Val d'Oise présente une liste aux sénatoriales SAMEDI, 02 JUILLET 2011 12:29 PATRICE LAVAUD   


Les sénatoriales auront lieu à l'automne. Il ne s'agit pas d'une élection comme les autres. Scrutin indirect, chacun des candidats compte sur les voix de grands électeurs qui eux mêmes ont été élus par le peuple.


Le programme du Front de Gauche prévoit de transformer en profondeur la seconde assemblée qui repose sur un mode de représentation d'un autre age. En attendant, il n'en reste pas moins important d'y affaiblir, voir d’y battre la droite qui domine le Sénat depuis trop longtemps. C'est possible à la condition que toutes les sensibilités de gauche s'y trouvent représentées. Or force est de constater que les accords de rassemblement qui se dessinent aujourd'hui à gauche dans plusieurs départements franciliens ignorent le Parti de Gauche.


Notre parti compte pourtant deux sénateurs, dont Marie-Agnès Labarre élue en Essonne en 2004 sur une liste conduite par Jean-Luc Mélenchon.


Dans le Val d'Oise comme dans 6 autres départements franciliens, nos voix ne seraient donc bonnes que pour faire élire les autres ? Le PG ne restera pas sans réagir devant ces mauvaises manières qui méprisent nos électeurs.


C'est pourquoi le Parti de Gauche du Val d'Oise annoncera dans les jours à venir une liste pour les prochaines sénatoriales conduite par Michel Van Rensbergen, Premier Adjoint au Maire de Mery sur Oise, en étudiant toute possibilité d'union avec les autres mouvements de gauche qui subissent pareil mépris.

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Message non lu par Nico37 » 08 juil. 2011, 19:02:00


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Message non lu par Nico37 » 09 juil. 2011, 17:12:00

Le Parti de Gauche 95 soutient le personnel de la ville de Cergy en lutte (communiqué)


Grève massive du personnel à la mairie de Cergy


Le mercredi 29 juin 2011 a eu lieu la première grève intersyndicale reconductible CGT- CFDT-FO.


De mémoire de territoriaux, c’est la première fois qu’une grève de cette ampleur est lancée depuis au moins 10 ans surtout dans l’unité. Il faut dire que le ras le bol est général. Les premiers chiffres de participation indiquent d’ailleurs que 300 personnes étaient en arrêt de travail, sachant que le mercredi est le jour de repos de nombreuses femmes salariées par la mairie et qu’elles sont restées à la maison. L'ensemble des salariés se sont retrouvés sous les fenêtre de l'Hôtel de Ville afin d'être entendu par le maire.


Les raisons de la colère
Depuis les restructurations suite à un audit, le personnel ne s’y retrouve plus! D’autant plus qu’ils dénoncent le manque de dialogue social direct avec les représentants du personnel en CTP, cette situation durant depuis deux ans. Alors il y a des personnes mises au placard, des congés non
remplacés, une pression accrue de la hiérarchie pour que cela fonctionne coûte que coûte...Un grand malaise s’est imposé dans l’ensemble des directions. Quand on ajoute à tout cela un refus d’une meilleure répartition du régime indemnitaire, une mise en avant de la maîtrise de la masse salariale justifiant la baisse des effectifs, la surcharge de travail que cela induit, une formation au rabais, le manque de reconnaissance notamment pour les catégories C qui acceptent des responsabilités, la non titularisation d’un nombre important de précaires, l’ensemble mis bout à bout a provoqué le mécontentement.


Cerises sur le gâteau, les élus municipaux de la dernière liste du Conseil Technique Paritaire ont été remerciés le 20 juin dernier tout simplement parce qu’ils commençaient à prendre des positions favorables aux salariés et remplacés illico par des élus plus accommodant avec le maire. Démocratie quand tu nous tiens!


Alors que l'ensemble des salariés se retrouvaient sous les fenêtre de l'Hôtel de Ville afin d'être reçu par le maire, ils ont appris que la délégation n'aurait pas d'audience parce qu'aucun élu ne pouvait les recevoir. Un nouveau C.T.P. est fixé au jeudi 30 juin.


Le parti de Gauche 95 soutient l’ensemble du personnel en grève pour la titularisation immédiate des précaires, une augmentation salariale et indemnitaire, l’embauche de personnel suffisant et l’ouverture d’un véritable dialogue social.

Georges
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Message non lu par Georges » 10 juil. 2011, 11:11:00

La face obscure de Jean-Luc Mélenchon
ImageImage
Argenteuil/Bezons en 2009, Nice en février 2010, le Parti de Gauche (PG), la formation créée par le tonitruant Jean-Luc Mélenchon vit au rythme des exclusions et départs plus ou moins contraints.
La première crise date de la fin 2009 quand la section Argenteuil/Bezons se fait exclure dans sa quasi-totalité (20 militants sur 23) pour cause de «trop grande ouverture des réunions PG aux sympathisants».
«Le parti est verrouillé, impossible jusqu’à récemment d’exercer de droit de tendances. La direction est revenue il y a peu sur ça mais dans les faits il est impossible de mettre en place une tendance. C’est le PCF des années 30 !» selon Jean-Michel Tarrin.
Joint par téléphone, ce vétéran de la gauche en banlieue parisienne, passé depuis à «Gauche Unitaire», nous confirme les termes du communiqué publié à l’époque, soulignant en termes appuyés «l’absence totale de démocratie interne, les candidatures pré-arrangées par le clan Mélenchon lors des élections internes», les parachutages «pour pouvoir tout contrôler !». «A Colombes, le PG a une conseillère municipale qui s’est présentée à l’élection suivante dans... l’Oise ! En fait la démocratie selon Mélenchon c’est la démocratie dirigée».
En février 2010 c’est Nice qui vit un de ces psychodrames dont les formations d’extrême-gauche ont le secret. Là encore les mêmes mots reviennent «parti totalement anti-démocratique voire totalitaire, équipe dirigeante auto-proclamée, fabrication de comités locaux», etc.
L’économiste Christophe Rameau tirera la même conclusion en janvier 2011 en quittant avec pertes et fracas le parti. «Petit groupe discipliné», «ligne politique trop aléatoire, peu sérieuse», «phénomènes d’autosatisfaction et de cour en cascade», «énergie disproportionnée mise à critiquer les médias», la critique est acerbe et révèle la tendance de Jean-Luc Mélenchon à copier jusqu’à la caricature le fonctionnement du PCF de la grande époque.
Contradictions, contradictions Mais le plus étonnant est le fossé existant entre le discours et l’image «prolétariste» du sénateur trublion et la réalité interne du parti. En effet, l’organigramme du PG révèle des personnalités aux parcours, activités et accointances fort peu révolutionnaires.
Raquel Garrido, par exemple, est une militante multi-cartes. Très proche de Jean-Luc Mélenchon (elle est au premier rang des lieutenants du trublion sur les écrans le soir du premier tour des dernières cantonales), chargée des relations internationales, cette juriste en droit international du travail d’origine chilienne devenue aujourd’hui avocate, passée par l’UNEF-ID, SOS Racisme, le Parti Socialiste et FO à un poste-clé (en charge des négociations auprès de l’OMC et représentante FO à l’OIT notamment) dirige, avec son mari Alexis Corbière, également membre du secrétariat national du parti, un label musical indépendant, Misty Productions, dont l’artiste phare est Mistysa. Cette chanteuse de Soul / R n’ B connaît un certain succès au Chili d’où elle est originaire.
Jusque là rien de bien hétérodoxe par rapport à l’idéologie puritaine revendiquée par Jean-Luc Mélenchon. Mais les activités de Mistysa semblent s’accommoder d’une certaine collaboration avec le capitalisme le plus sauvage : le lancement au Chili de son dernier album «Macumba» aura eu lieu dans l’auditorium de la Fondation Telefonica, c’est-à-dire une émanation de Telefonica, la sixième compagnie mondiale en matière de téléphonie (première compagnie espagnole) vouée régulièrement aux gémonies par tous les syndicats du monde latino-américain pour ses méthodes fort peu sociales.
Raquel Garrido, prompte à ostraciser toute forme de collaboration avec le «grand capital», ne semble pas gênée par cette entorse à la doctrine «classe contre classe» (rebaptisée «Front contre front» par le PG).
Son mari et associé Alexis Corbière, maire-adjoint du XIIe arrondissement de Paris, est quant à lui, tout aussi traditionaliste concernant la lutte des classes. Membre de la Libre-Pensée, tendance guillotineuse. Celui-ci soutiendra d’ailleurs une pétition de ladite organisation protestant contre le refus de baptiser une rue de Paris, rue Robespierre, du nom du grand démocrate de l’époque révolutionnaire (Mensuel de la Libre Pensée «La Raison» mars 2011). Signalons également que son blog affiche, ce même mois, une ode à un autre grand démocrate... Georges Marchais.
Outre le couple Garido-Corbières, le Parti de Gauche compte également un camarade pétri de contradictions : Éric Coquerel, secrétaire du pôle «relations unitaires et élections» et membre du Secrétariat National. Cet ancien de la LCR, ancien chevènementiste et ancien du MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale) est un anti-libéral convaincu.
Dissertant sur le sort «de la paysannerie» au Salon de l’Agriculture, fustigeant le libéralisme et le libre-échange, Éric Coquerel est dans le civil un... patron d’agence de communication. Spécialisée dans la communication maritime, l’agence «Effets Mer» gravite dans le milieu fort peu prolétarien des sports de mer en gérant notamment la communication de la Fédération Française de Voile, du tour de France à la Voile, du comité olympique français auxquelles s’ajoute celle des sociétés PRB, le premier fabricant indépendant d’enduit pour le bâtiment employant 350 personnes. L’histoire ne dit pas si Effets Mer gère également la communication du groupe auprès de ses employés.
Mais le plus surprenant est encore....
[La suite prochainement] ■
Source : Enquete A g e n c e B r e t a g n e P r e s s e du 7/05/11 16:32 de notre correspondant Fabien LECUYER

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 10 juil. 2011, 13:31:00

Le Parti de Gauche du Val d'Oise présente une liste aux sénatorialesSAMEDI, 02 JUILLET 2011 12:29 PATRICE LAVAUD   


Les sénatoriales auront lieu à l'automne. Il ne s'agit pas d'une élection comme les autres. Scrutin indirect, chacun des candidats compte sur les voix de grands électeurs qui eux mêmes ont été élus par le peuple.


Le programme du Front de Gauche prévoit de transformer en profondeur la seconde assemblée qui repose sur un mode de représentation d'un autre age. En attendant, il n'en reste pas moins important d'y affaiblir, voir d’y battre la droite qui domine le Sénat depuis trop longtemps. C'est possible à la condition que toutes les sensibilités de gauche s'y trouvent représentées. Or force est de constater que les accords de rassemblement qui se dessinent aujourd'hui à gauche dans plusieurs départements franciliens ignorent le Parti de Gauche.


Notre parti compte pourtant deux sénateurs, dont Marie-Agnès Labarre élue en Essonne en 2004 sur une liste conduite par Jean-Luc Mélenchon.


Dans le Val d'Oise comme dans 6 autres départements franciliens, nos voix ne seraient donc bonnes que pour faire élire les autres ? Le PG ne restera pas sans réagir devant ces mauvaises manières qui méprisent nos électeurs.


C'est pourquoi le Parti de Gauche du Val d'Oise annoncera dans les jours à venir une liste pour les prochaines sénatoriales conduite par Michel Van Rensbergen, Premier Adjoint au Maire de Mery sur Oise, en étudiant toute possibilité d'union avec les autres mouvements de gauche qui subissent pareil mépris.

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Message non lu par Nico37 » 11 juil. 2011, 21:01:00

Le Mélenchon nouveau est arrivé !
http://streetgeneration.fr/news/breves/ ... -est-arriv…
3 JUILLET 2011 CHRISTOPHE DARD


Jean-Luc Mélenchon tenait mercredi à Paris son premier meeting de campagne. Candidat à l’élection présidentielle, il est apparu détendu et solennel, loin de son image volcanique et des altercations avec les journalistes.


Il est un peu passé à la trappe noyé par l’actualité du jour, la libération d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Pourtant au moment où les médias consacraient des éditions spéciales pour les deux journalistes de France 3, Jean-Luc Mélenchon a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle de 2012.


Il tenait à Paris son premier meeting en plein air devant un parterre de 4000 personnes. 10 mois avant le premier tour, le volcanique coprésident du Parti de Gauche n’avait rien laissé au hasard. Le lieu tout d’abord, la place des Martyrs de Stalingrad, métro Jaurès. Certes Jaurès a déjà utilisé par un certain Nicolas Sarkozy en 2007 dans ses discours de candidat mais pour un candidat de gauche, c’est beaucoup plus crédible. En plus, cet endroit symbolique rappelle les places « prises » par les manifestants dans les pays arabes ces derniers mois mais aussi par les Indignés en Espagne et en Grèce.


Et puis Mélenchon a pris soin de rassembler la famille du Front de Gauche, cette alliance passée depuis deux ans entre plusieurs formations à la gauche du Parti Socialiste, dont le Parti Communiste et le Parti de Gauche. Après la partie concert se sont succédés sur l’estrade Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti Communiste Français, Martine Billard, la coprésidente du parti de Gauche mais aussi des membres d’autres formations de gauche anti-libérale. Pour Jean-Luc Mélenchon, «nous ne sommes pas réunis pour célébrer un candidat mais notre force collective ». Mais lors de ce grand rassemblement, l’ancien socialiste est apparu plus calme qu’à l’accoutumée, un changement de caractère qui se confirme depuis quelques semaines.


Une campagne présidentielle, ça vous change un homme…


A 59 ans, Jean-Luc Mélenchon ne veut pas apparaître comme un trublion malpoli dont le sang ne fait qu’un tour. Il a endossé les habits de candidat et les petites phrases assassines à l’encontre des journalistes sont remisées au placard alors qu’elles ont contribué à lui tailler une réputation qui l’a rendu célèbre comme dans ce clash inoubliable en début d’année avec Nicolas Demorand sur Europe 1:




C’est d’ailleurs TF1 que l’ancien ministre de Lionel Jospin a choisi pour s’exprimer le 19 juin dernier, le jour où le Parti Communiste a décidé de ne pas présenter de candidat et de se rallier dérrière Jean-Luc Mélenchon (à 59%). Il a même passé la pommade à Claire Chazal: « Vous montrez très bien la souffrance des Grecs, TF1 fait parfaitement son boulot ». Si si c’est bien Mélenchon qui a dit ça!


Lors du discours de mercredi, ton posé et solennel, Jean-Luc Mélenchon est apparu en costume noir et cravate rouge sombre alors que le rassemblement se veut populaire et décontracté. Il a appris à conjuguer à la première personne du pluriel; il ne dit plus « je » mais « nous ». Même dans les formules, l’ancien partisan du NON au référendum européen de 2005 a changé. A croire qu’il a lu tout Aragon, il devient poète et a vanté mercredi à la fin de son discours « la France belle et rebelle ». Le slogan « le bruit et la fureur » n’a donc plus la côte. Désormais, Jean-Luc Mélenchon parle plus comme le général de Gaulle (certains de ses supporters parlent même d’un ton « mitterrandien ») que comme le tribun de la gauche radicale, ancien membre de l’Organisation Communiste Internationaliste dans sa jeunesse.





Un candidat comme les autres ?


Mais si la forme a changé, le fond, lui, reste intact. Jean-Luc Mélenchon a toujours en réserve des petites phrases. Dans la catégorie espoir, on peut relever « la saison des tempêtes est revenue dans l’histoire », « le premier devoir d’une conscience libre c’est de résister  » et « l’heure des caractères a sonné ». Dans la catégorie on va faire payer les banquiers et les capitalistes citons « tout ce désordre est le fait d’un capitalisme fou ! » ou encore « les belles personnes qui [ont] dépecé [leur] pays ». Enfin, les accents populistes ne tardent pas à revenir: « le peuple sait mieux que d’autres ce qui est bon pour lui »… Ouf on a retrouvé Mélenchon!


Ses thèmes de campagne sont surtout économiques: « récupérer » les « 195 milliards passés des poches du travail à celles du capital », titulariser les « 800.000 précaires » de la fonction publique, interdire « dans les entreprises, petites ou grandes, qu’il y ait plus de 5% à 10% de contrats précaires » et un salaire maximum avec une échelle de 1 à 20. Jean-Luc Mélenchon milite pour une VIè République qui en finisse avec l’alternance PS-UMP et la « monarchie présidentielle ». Sur le plan international, il défend les retraits de la France des guerres d’Afghanistan et de Lybie et la sortie de l’OTAN.


Crédité de 7% d’intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon profite donc de l’effondrement du Nouveau Parti Anticapitaliste et des primaires d’Europe Ecologie les Verts et du Parti Socialiste pour être le premier sur la ligne de départ à gauche pour 2012. Le changement de posture du candidat du Front de Gauche dans les médias n’est donc pas très surprenant même si venant de lui c’est un peu trop gros pour passer inaperçu…


Christophe Dard.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 12 juil. 2011, 22:52:00

L'Europe sous protectorat de la finance (Parti de Gauche)


Hasard du calendrier, deux grandes institutions financières internationales contrôlées par les Européens sont en train de renouveler leur directeur : le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Centrale Européenne (BCE). Le processus de sélection des candidats fait surgir sous nos yeux la réalité des rapports de pouvoir qui sous-tendent l’ordre mondial. Le profil des promus et favoris dit clairement qui tient le manche dans la mondialisation libérale.


Ce sont d’abord les banques d’affaires. C’est-à-dire le capital financier dans son expression la plus pure. Le FMI de Strauss-Kahn avait déjà confié son département Europe à un ancien de Goldman Sachs, Antonio Borges. Celui-ci est notamment chargé de surveiller le respect par les gouvernements européens des saignées imposées par le FMI au profit des banques. Un circuit court en quelque sorte. Voilà maintenant un nouveau venu avec lequel Borges travaillera sans doute sans difficultés. Le nouveau président de la BCE, Mario Draghi est un ancien collègue de Goldman Sachs. Draghi était notamment en charge des opérations juteuses montées par la banque autour de la gestion de la dette des Etats ou encore des privatisations, qu’il supervisa dans son pays comme président de la commission de privatisation italienne. Notez l’évolution. Là où Trichet était un énarque converti au monétarisme, Draghi est l’ancien dirigeant d’une banque qui construit sa fortune sur le dos des Etats. Ce n’est pas une première. Des ex Goldman Sachs sont déjà gouverneurs de plusieurs banques centrales dans le monde (celle du Canada, de New York) ou ont été à plusieurs reprises à la tête du Département du Trésor Américain. On a entendu quelques commentaires inquiets dans les jours précédant la nomination de Draghi. Mais cela n’a pas chagriné outre mesure les députés européens, qui lui ont apporté un soutien massif avec 499 voix pour, 72 voix contre et 89 abstentions, droite et sociaux-démocrates couchés côte à côte comme des paillassons de la finance.


Le choix de Christine Lagarde comme candidate des européens à la tête du FMI récompense elle d’autres défenseurs professionnels des intérêts de la finance, les avocats d’affaires. Lagarde est l’ancienne présidente de Baker & McKenzie, le premier cabinet d’affaires aux Etats-Unis (qui a préféré se constituer sous la forme fiscalement avantageuse d’une Verein suisse). Ce cabinet compte lui aussi plusieurs gouvernements parmi ses clients. Quant Lagarde a été nommée ministre, elle siégeait au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des premières sociétés de bancassurance du monde. Elle était aussi membre du think tank Center for Strategic and International Studies, basé à Washington et fondé au temps de la guerre froide pour renforcer le partenariat transatlantique. Car l’autre point commun de ces promus est leur lien étroit avec les Etats-Unis. Draghi est parfois présenté comme le plus allemand des candidats à la présidence de la BCE. Mais c’est pour mieux faire oublier que cet ancien étudiant du MIT de Boston est en réalité le plus américain de tous. L’anglais est leur langue de travail, de pensée et de communauté. Voilà qui nuance l’idée d’une mondialisation où la finance aurait totalement pris le pas sur la politique et les cadres nationaux où celle-ci s’est forgée. Les corsaires de la finance partis à l’assaut du grand monde ont gardé un port d’attaches aux Etats-Unis. Et l’Union Européenne qu’ils ont arraisonnée n’est au final ni sociale ni démocratique ni même européenne.

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Message non lu par Nico37 » 14 juil. 2011, 02:53:00

" Non au démantelement du Service des Droits des femmes "


Le Parti de Gauche soutient la mobilisation de l'intersyndicale du Service des Droits des femmes et de l'Égalité, qui dénonce depuis quatre ans le démantèlement et le manque de moyens alloués à un combat si fondamental. L'ancien service est aujourd'hui amputé de moitié et dissout dans une grande direction dite de la "Cohésion sociale".


Nous dénonçons l'impitoyable politique de rigueur qui s'abat non seulement sur les subventions des associations de défense des droits des femmes, mais qui précarise aussi le Service des Droits des Femmes et de l'Égalité.


Les inégalités entre les femmes et les hommes ne cessent de se creuser sous les attaques libérales et sexistes. En France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon, 75 000 femmes sont violées par an, et les inégalités salariales s'élèvent à 27%. C'est dire que l'égalité ne peut se borner à garantir leur présence dans les CA des entreprises du CAC 40. Or le budget consacré aux droits des femmes est aujourd'hui le plus petit budget de l’État.


Le Parti de Gauche se joint au vœu de l’intersyndicale du SDFE d'obtenir la création d’un Ministère et d’une administration dédié‐e‐s aux droits des femmes, et s'engage à réaliser ce vœu si un gouvernement Front de Gauche dispose de ce pouvoir en 2012. Seule une politique volontariste peut aboutir à une véritable avancée des droits des femmes, afin de rompre définitivement avec les mécanismes du patriarcat.

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Message non lu par Nico37 » 14 juil. 2011, 15:33:00

Jean-Luc Mélenchon: un début 2011 tout en finesse...


Jean-Luc Mélenchon, candidat officiel du Front de gauche (Parti de gauche, Gauche unitaire, Fédération pour une alternative sociale et écologique et Parti communiste français) pour l’élection présidentielle de 2012, est connu pour ses altercations avec les journalistes. En plateau ou au micro, Jean-Luc Mélenchon mélange allègrement franc-parler, gouaille populiste et mauvaise foi.
Invité de Nicolas Demorand sur Europe 1 le 5 janvier 2011, l’ancien ministre socialiste n’a pas caché sa mauvaise humeur, vitupérant et répondant sèchement. Il n’a pas non plus hésité à envoyer des remarques acerbes au journaliste, ni a désigner Dominique Strauss-Kahn comme “le directeur du FMI qui serre le kiki à toute l’Europe”. La rencontre se finira d’ailleurs avec un “Vous avez pas le droit de me parler comme ça, vous m’impressionnez pas” , grogné par Jean-Luc Mélenchon.
Un mois après en février, face à la présidente du Front National Marine Le Pen lors d’un débat sur BFM TV dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin, Mélenchon (alors président du parti de gauche) a affirmé: les représentants de la classe ouvrière “vomissent madame Le Pen, le Front National et le reste”.
Un mois plus tard, le 3 mars, Jean-Luc Mélenchon est l’invité du “Grand Journal” de Canal +. Là, il se fait aussi remarquer, en qualifiant le présentateur Michel Denisot de “prétentieux”.





Enfin, sur le plateau de “A vous de juger”, toujours en mars, alors que la présentatrice Arlette Chabot ne lui donne que très peu la parole, celui que l’on compare à Georges Marchais, conclura l’émission par un bref et clair: “Allez au Diable”

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 15 juil. 2011, 20:49:00

Sénatoriales : Communiqué de Parti de Gauche 91


Le Parti de Gauche apprend ce matin par voix de presse la nouvelle configuration de la liste pour l’Essonne qui aurait été préparée nationalement par le PS, EELV et le PCF en vue des élections sénatoriales du 25 septembre prochain.


Les premiers de liste de la nouvelle configuration seraient les suivants Jean-Vincent Placé (EELV) tête de liste, la seconde place Claire-Lise Campion (PS), la troisième place Bernard Vera (PCF) alors que jusqu’à maintenant le premier devait précéder une candidate du Front de Gauche et un candidat du PS.


Ces négociations menées sans aucune discussion avec le Parti de Gauche ont pour effet de l’évincer du Sénat en Ile de France. Elle éliminerait en effet Marie-Agnès Labarre sénatrice sortante du Parti de Gauche. A l’heure où la gauche devrait se rassembler pour espérer remporter le Sénat il est désolant de constater que certains paraissent préférer s’engager sur la voie de l’exclusion et du sectarisme. Le PG n’entend pas accepter cet état de fait.


Par conséquent si cette information se confirmait le PG présenterait une liste en Essonne comme dans le 75, 77, 92, 94 et 95 soit tous les départements concernés par ces négociations. Marie-Agnès Labarre aura toute légitimité à conduire notre
liste.


Contacts : Franck Boissier 06 25 55 31 57 http://91.lepartidegauche.fr

Georges
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Message non lu par Georges » 15 juil. 2011, 21:46:00

Le PG n'a toujours pas compris qu'il n'y a pas d'accord possible avec le PS, et que le PC choisira toujours son alliance avec le PS à sa fidélité au FG. Le PC étant devenu avant tout, un parti électoraliste qui est prêt à tout pour conserver ses élus.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 15 juil. 2011, 21:57:00

Georges a écrit :Le PG n'a toujours pas compris qu'il n'y a pas d'accord possible avec le PS, et que le PC choisira toujours son alliance avec le PS à sa fidélité au FG. Le PC étant devenu avant tout, un parti électoraliste qui est prêt à tout pour conserver ses élus.
Vu que le BN c'est d'ex bureaucrates PS, ils le savent bien mais espèrent tirer la couverture à eux sous couvert du FdG mais si le PCF leur a laissé la présidentielle c'est bien pour avoir un soutien aux élections locales vu la carence du PG dans la très grande majorité des départements...

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 16 juil. 2011, 11:09:00

Flotille pour Gaza


Le Parti de Gauche condamne les entraves mises par les autorités grecques au départ des bateaux des bateaux de la Flottille. Le gouvernement grec ne doit pas céder aux pressions israéliennes. L’Union européenne ne doit pas être complice du blocus israélien.
Les nouvelles que nous envoie notre camarade Laurence PACHE, qui représente le PG, à Athènes, avec les centaines d'internationaux qui attendant depuis lundi l'autorisation d'embarquer, sont préoccupantes.
Après les sabotages de deux des bateaux de notre flottille, c'est maintenant le gouvernement grec qui multiplie les obstacles au départ de nos camarades, en bloquant l'approvisionnement en fuel du bateau français, en jouant la montre pour la délivrance des autorisations de départ par les autorités portuaires.
A près avoir capitulé sans condition devant les diktats du FMI, qui affament son peuple, le gouvernement grec est en train de céder aux pressions israéliennes.
Quel contraste avec la belle solidarité du peuple grec ! Les dockers, pourtant en grève générale, ont décidé de charger la cargaison humanitaire pour Gaza.
La Grèce ne doit pas fléchir ! Elle doit assumer la seule décision possible : laisser partir les bateaux !
C'est ce que nous dirons ce soir à l'ambassade de Grèce, avec des représentants de la soixantaine d'organisations qui ont organisé cette campagne populaire en France. Notre camarade Eric Coquerel représentera le PG. Nous exigeons par ailleurs de l’UE, dont la France, qu'elle demande au gouvernement grec de faciliter le départ des bateaux et qu'elle assure la protection des passagers.


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