Le parti de gauche

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albert
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par albert » 23 août 2014, 18:46:24

Ramdams » 23 Aoû 2014, 18:22 a écrit :Mélenchon vient d'avouer que Hollande était pire que Sarkozy. Mince alors, il avait donc pour but en 2012 de vaincre un candidat au profit d'un autre, encore pire. Merci pour cet aveu, Mélenchon est maintenant la risée de la politique. Pareil pour ses électeurs, qui ont cru voter pour Hollande, le "moins pire" des deux.
Mélenchon est un peu excessif mais ce qu'il dit n'est pas totalement faux. Si l'on prend l'exemple des retraites, non seulement Hollande n'a pas remis en question la réforme de Sarkozy, mais en plus il a rallongé la durée de cotisation. Il a donc fait "pire". Cependant, si Sarkozy avait été réélu, il serait probablement allé encore plus loin en reculant une nouvelle fois l'âge légal en prime. On peut dire que Sarkozy 2 serait pire que Sarkozy 1 et pire que Hollande, et d'ailleurs nous en aurons malheureusement la démonstration s'il est élu en 2017.
« le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde » (Keynes)

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Ramdams
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Ramdams » 23 août 2014, 19:05:06

Il reste deux ans à Hollande, tout est possible.

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wesker
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 23 août 2014, 20:29:50

Il est clair qu'au vu des attentes des électeurs du front de gauche et de Mélenchon a la présidentielle il y a de la colère et du ressentiment. Il est donc cohérent, à ce titre que Mélenchon l'exprime en tant que porte parole de cette famille de pensée.

En revanche, je crois que s'il existe un espace politique, à gauche, au vu des déceptions et des désillusions qui découlent des politiques des sociaux démocrates, les options collectivistes ou le programme, dépensier des communistes discréditent le talent de l'orateur. D'ailleurs c'est la raison pour laquelle, je pense qu'il est nécessaire, toujours qu'une alternative, à gauche se crée, se situant sur les questions économiques et budgétaires plus sérieux, crédibles et réalistes que les communistes, mais se voulant, en matière sociale plus préoccupés que les sociaux démocrates. Mélenchon a t-il cette ambition ? En tout cas, il en a les capacités, c'est évident.

Nico37
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 24 août 2014, 13:12:22

Le peuple et la démocratie du même pas Jean-Luc Bertet

Dans le hall de l’université Stendhal de Grenoble-Saint Martin d’Hères, ou sur le campus en profitant du soleil et en sirotant café ou cola bio, les participants aux différents débats du Remue-Méninges échangent pendant la pause leurs impressions. Un troc un peu frustrant car il apparaît toujours qu’on vient de rater quelque chose. Comment en effet choisir judicieusement entre un grand débat sur « L’écosocialisme, nouvelle doctrine de l’émancipation humaine », et celui de « Jaurès à Robespierre, histoire et hégémonie culturelle » ? Peut-être en optant pour le troisième, « L’appropriation populaire du politique en Espagne ». Il s’agit de toute façon des pièces du même puzzle. Si on combine ce dernier choix - au hasard - avec la « Réforme territoriale ou la 6e République » remettant à une autre fois « Les multinationales contre le peuple : non au GMT » ou « Quelles mesures d’urgence pour l’emploi », on parlera beaucoup de démocratie : comment la sauvegarder, la promouvoir avec des problématiques parfois différentes, parfois cousines des deux côtés des Pyrénées.

Inigo Errejon est l’intervenant idéal pour analyser l’excellente surprise de Podemos. Il en a été le directeur de campagne pour les dernières européennes. Le mouvement créé en janvier dernier, transformé en parti en mars a totalisé 1,3 million de voix et obtenu 5 sièges. Il s’est imposé en quatre mois d’existence comme la cinquième force politique du pays. Depuis les élections de mai, des études l’ont même hissé à la 3e voire la seconde place. Un premier congrès devrait se tenir en octobre mais dans l’intervalle de trois semaines - sans attendre l’élaboration de statuts -, les adhésions se sont multipliées pour atteindre la barre des 100 000 adhérents…



Pour Inigo Errejon, ce succès est le fruit d’une reformulation stratégique. La décomposition de l’ordre politique espagnol a bousculé le positionnement de l’opposition. La conception selon laquelle il faut capitaliser par les élections l’accumulation lente et progressive du mécontentement n’a plus cours. « Nous n’aurions pas existé sans le mouvement des Indignés. Nous sommes allés dans les rues, sur les places, à la rencontre des gens pour comprendre ce qu’il se passait. Et nous nous sommes adaptés » en privilégiant tous les processus de construction populaire. Les élections ont été un moment de ce processus et non pas le reflet d’un rapport de forces antérieur. D’ailleurs l’analyse de l’électorat de Podemos montre selon Inigo Errejon que ce sont les électeurs des partis traditionnels qui auraient massivement apporté leur suffrage. Il s’agit donc de leur permettre de se constituer en force autonome, démocratiquement en redonnant un sens concret à des termes tels que « démocratie », « nation »… Les cercles thématiques (travail, éducation, santé…) ont explosé et sont loin d’être tous recensés. Ils sont très hétérogènes mais ils ont en commun la qualité de redonner un sens à l’implication politique. « On n’arrête pas de créer des trucs techniques sur Internet dont s’emparent les gens. Pour voter, un portable suffit. C’est un pari risqué mais on voulait prendre des décisions en contact avec les adhérents et ils n’ont pas tous la possibilité d’être présents à tel moment ou de donner plusieurs heures par semaine. »

La bataille pour les élections européennes a recréé des espaces dont Podemos veut occuper le centre avec pour perspective, gagner les élections et contribuer à (re)construire un peuple. Le terme de Podemos (nous pouvons) est en soi un programme, celui de redonner confiance dans une alternative que les néolibéraux et les sociaux-démocrates déclarent à chaque occasion impossible.

Ce lien entre peuple et démocratie est également le fil rouge du débat a priori technique sur la « Réforme territoriale ou la 6e République ». Elle est encore assez imprécise mais la philosophie de ses grandes lignes semble suffisamment claire. Globalement, comme l’a exposé Nicolas Kada, professeur de droit public et directeur du Centre d’Etudes et de Recherche sur le Droit, l’Histoire et l’Administration, il s’agit de réduire les régions de 22 à 13 au 1er janvier 2016, d’imposer une intercommunalité (avec une population minimum de 20 000 habitants au 1er janvier 2018 contre 5 000 aujourd’hui) et de supprimer les assemblées départementales que sont les conseils généraux en 2020. Ce qui s’apparente à un dépeçage lent, mais persévérant de la démocratie locale.

Les intervenants exprimeront tour à tour leur perplexité devant les arguments avancés pour justifier cette réforme, que ce soit ceux relatifs à la taille (soit-disant trop petite) des régions ou le coût fantasmé du « mille-feuille ». Cécile Cuckerman, sénatrice PCF, souligne elle que, significativement, le mot décentralisation a peu à peu laissé place à celui de « réforme territoriale » dans le discours gouvernemental. Ce changement de vocabulaire est à prendre au pied de la lettre : la décentralisation induit un rapprochement du pouvoir et du citoyen totalement en opposition avec une réforme du territoire qui tend à éliminer en les diluant dans de vastes ensembles par ailleurs loin d’être homogènes les pouvoirs locaux définitivement hors de portée du citoyen lambda. Les répercussions seront sensibles à tous les niveaux de la vie quotidienne de chacun avec la disparition de services publics et leur remplacement partiel par le privé si rentabilité il y a.

Pascal Troadec (maire adjoint PS) voit dans l’opération de cette « mère des réformes » selon Valls la volonté technocratique de substituer au champ du politique celui de l’administratif. Mathieu Dupas qui enseigne le droit constitutionnel et parlementaire dans le même esprit souligne que cette réforme vise à casser l’idéal républicain. En ce sens, il s’agit bien d’une réforme (dé)structurante dont le but ultime ne pourra être que la suppression pure et simple de la commune qui est la cellule sociale démocratique de base. Face à cette entreprise dévastatrice, la 6e République s’impose avec une nécessité accrue. En Espagne, en France, et la liste pourrait s’allonger, selon des modalités différentes, la démocratie et la reconstruction des peuples est à l’ordre du jour et marchent du même pas.

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wesker
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 24 août 2014, 15:07:23

Vu les annonces et la politique que mène le Gouvernement, nombre de socialistes assument leurs réserves quant aux options retenus et à la ligne social démocrate décomplexée du couple Valls Hollande.

Dès lors, la construction d'une autre gauche reste d'actualité, malgré les déboires électoraux d'un front de gauche qui a un programme qui ne parvient pas à convaincre les citoyens, notamment les plus modestes, les ouvriers, les métiers pénibles, les smicards ou les précaires, bref, les véritables oubliés de la politique des dernières années. Une nécessaire réflexion mérite donc d'être menée et à ce titre Mélenchon eût raison de prendre du recul et son positionnement, les conclusions seront...attendues, écoutées.

Nico37
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 25 août 2014, 11:22:03

« Non pas rassembler la gauche, mais fédérer le peuple » Jean-Luc Bertet

« La peur doit changer de camp », a annoncé sous les applaudissements le dirigeant de Podemos, Inigo Errejon. La peur comme instrument de contention, c’est une arme utilisée aujourd’hui par l’oligarchie pour contraindre les peuples à accepter la précarité, le chômage, des perspectives de misère à perte de vue… Mais on sait aussi que les droits des peuples ont été arrachés par la peur qu’ils inspiraient aux classes possédantes. « Pour qu’on puisse reconstruire le pays, les riches doivent avoir peur du peuple. » Le moyen de la susciter est imparable. Il suffit que le peuple décide de s’occuper de ses propres affaires. Podemos fait du peuple, de son affirmation un processus de construction politique. Le peuple n’est pas une donnée préalable ou ethnique. Il se constitue dans et par l’exercice de la démocratie.

De quoi apporter de l’eau au moulin du dernier débat des Remue-Méninges 2014, dont le thème est « Qu’ils s’en aillent tous, vive la constituante ». Le Tunisien d’Al Qotb, Samy Ben Chaabane, sait de quoi il retourne pour avoir été un acteur de ce mouvement pour une constituante dans son pays. Mais en France, la nécessité d’une nouvelle constitution est tout aussi impérieuse. Il suffit d’entendre Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature qui fait le constat d’une justice qui échappe au citoyen. Ou bien Mathilde Morachinni qui a étudié soigneusement les très en vogue PPP (Partenariat-Public-Privé), structures très propices à la corruption sous toutes ses formes pour en tirer une conclusion claire et nette, par la bouche de Raquel Garrido qui anime le débat : « nous ne sommes pas en république. » Et ce n’est pas forcément l’attente populaire qui fait défaut. Elisa Martin du PG qui a porté avec l’écologiste Eric Piolle une liste citoyenne qui a remporté les municipales à Grenoble aime à le souligner. La recette de la victoire n’a pas été si compliquée : « un programme d’intérêt général et une forte implication populaire. »

Alors quoi ? « Le problème, ce n’est pas de rassembler la gauche, c’est de fédérer le peuple qui se désintéresse aujourd’hui aussi bien de la gauche que de la droite », explique Jean-Luc Mélenchon dont l’intervention clôt l’université d’été 2014. Il prendra quelques minutes pour s’amuser du feuilleton médiatique de l’été qui l’a fait démissionnaire, à la retraite ou/et selon les variantes, dépressif mais revient vite au cœur du problème. Les dernières élections ont montré « l’insurrection froide » de l’électorat qui s’est abstenu à la proportion inimaginable de 60% de tout suffrage. Comment dans ces conditions d’une telle « grève civique » envisager de vouloir rassembler une gauche si massivement désavouée.

A juste titre car comme le rappelle l’orateur, la politique austéritaire de François Hollande, c’est 90 milliards d’euros de cadeaux aux patrons, sans contrepartie, payés par les citoyens, sous la forme d’impôts (directs et TVA), de coupes budgétaires, de suppression de services publics… Un scandale qui se mesure par l’augmentation de 30% des revenus des grands patrons et des dividendes et par le fléchissement et le recul des investissements dans les entreprises…

« Il faut donc changer la règle du jeu. » La 5e République, dont la constitution a déjà été amendée près d’une vingtaine de fois depuis 1958 et dans l’ensemble sans que le peuple ait eu son mot à dire, est à bout de souffle, les présidences Sarkozy et Hollande, à la fois pathétiques et brutales, l’attestent. Mais une participation populaire massive s’avère indispensable. Il faut convaincre « le peuple français de se mêler de cette affaire ».

L’urgence est là de répondre à des politiques économiques et écologiques totalement irresponsables. « La dette ne sera jamais remboursée », insiste Jean-Luc Mélenchon. Les intérêts l’alimentent sans cesse et les sacrifices réclamés par les orientations austéritaires sont vains. Le peuple n’a que la misère, la souffrance à en attendre. L’affaire ne s’arrête pas à la voracité, à la cupidité élevée au rang de principe supérieur, elle inclut la myopie et l’inconscience. Les mesures écologiques minimums que les gouvernants devraient prendre de toute urgence sont repoussées aux calendes grecques quand elles ne sont pas posées elles aussi sur le tapis du casino (vente et achat de droits de polluer !).

Il faut donc changer la règle, en imaginer et en rédiger une nouvelle. « C’est au peuple de décider » et il n’y a pas que le Parti de Gauche qui le pense. « Il s’agit donc de le mettre en action. » Ce mouvement qu’il faut impulser dépasse les partis. « Nous allons nous inspirer des expériences de nos camarades espagnols. En 2017, ce ne sera pas une élection mais une insurrection : nous avons un candidat qui est la 6e République. » La constituante devra conjuguer la stabilité des institutions et veiller à garantir l’initiative et la souveraineté populaire avec vraisemblablement la possibilité d’un référendum révocatoire. Pour que le pouvoir vienne du peuple et lui reste.
« Le système a peur du peuple. Nous allons le mettre en mouvement. »

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 25 août 2014, 20:57:07

Ce qui est évident, est qu'à force de se désinteresser des urnes et du débat public, les citoyens manquent l'occasion de se saisir et d'exprimer leurs attentes.

De ce fait ce sont les partis, les corporations qui n'hésitent pas à les faire connaître et l'intérêt général est sans cesse bafouer.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 30 août 2014, 22:52:56

Le Parti de Gauche s'oppose à toute remise en cause des 35 heures Guillaume Etiévant, Secrétaire National à l’économie et au travail

Emmanuel Macron, banquier de Rotschild devenu ministre de l’économie, souhaite que les entreprises puissent déroger à la durée légale du travail et ainsi faire travailler les salariés plus de 35 heures sans leur accord individuel et sans majoration. Cela entrainera donc des baisses de salaires pour tous les salariés qui effectuaient des heures supplémentaires jusqu’à présent.

Le gouvernement Valls, plutôt que de se faire acclamer à l’université d’été du Medef et de multiplier les attaques contre les salariés, ferait mieux de donner un emploi aux 5 millions de chômeurs que compte notre pays.

Les solutions pour cela sont connues : investissements publics, réquisition puis nationalisation ou mise en coopérative, embauche massive de fonctionnaires, réduction du temps de travail, sécurisation des salariés dans l’entreprise, protectionnisme solidaire.

Ce ne sont pas les actionnaires qui créent la richesse et l’emploi mais bien les salariés eux-mêmes. Il est urgent de les rendre maitre de leur destin par la 6ème République qui mettra en place la citoyenneté dans l’entreprise, c’est-à-dire l’appropriation collective et républicaine des outils de production.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 31 août 2014, 11:00:01

Clairement, si des assouplissements peuvent être nécessaire, dans certaines entreprises, de certains secteurs en difficulté, avec l'accord des salariés, je ne vois pas la nécessité de faire de cette question une politique. D'une part, ces possibilités existent déjà pour des entreprises en difficulté et des possibilités d'accords peuvent être instaurés, par conséquent, le nouveau ministre de l'économie s'illustre davantage par un attachement à un dogme plutôt qu'à la relance de l'activité, la stabilité et la lisibilité fiscale et le soutien aux investissements nécessaires que les entreprises réalisent. En effet, les entreprises n'ont pas assez de travail pour recruter à temps plein, abolir les 35H ne changerait strictement rien à leur activité, à part réduire ériger des salariés contre les entreprises à un moment où le pays a besoin de rassemblement.

Souvent ceux qui réclament tant d'efforts de la part des plus faibles sont les premiers à ne rien se refuser. M. Macron doit prendre la mesure de ses responsabilités et oublier son métier de banquier d'affaires, enfin, s'il souhaite servir, prioritairement les intérêts de la France et des français.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 31 août 2014, 11:01:16

Clairement, si des assouplissements peuvent être nécessaire, dans certaines entreprises, de certains secteurs en difficulté, avec l'accord des salariés, je ne vois pas la nécessité de faire de cette question une politique. D'une part, ces possibilités existent déjà pour des entreprises en difficulté et des possibilités d'accords peuvent être instaurés, par conséquent, le nouveau ministre de l'économie s'illustre davantage par un attachement à un dogme plutôt qu'à la relance de l'activité, la stabilité et la lisibilité fiscale et le soutien aux investissements nécessaires que les entreprises réalisent. En effet, les entreprises n'ont pas assez de travail pour recruter à temps plein, abolir les 35H ne changerait strictement rien à leur activité, à part réduire ériger des salariés contre les entreprises à un moment où le pays a besoin de rassemblement.

Souvent ceux qui réclament tant d'efforts de la part des plus faibles sont les premiers à ne rien se refuser. M. Macron doit prendre la mesure de ses responsabilités et oublier son métier de banquier d'affaires, enfin, s'il souhaite servir, prioritairement les intérêts de la France et des français.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 01 sept. 2014, 00:00:54

Après les actionnaires, les cadeaux aux rentiers de l'immobilier Danielle Simonnet, Conseillère de Paris et Secrétaire nationale du Parti de Gauche

Le lobby de l’immobilier a parfaitement réussi son opération d’intoxication consistant à faire croire qu’une loi non encore appliquée était responsable du manque de construction de logements. Avec le gouvernement Valls II, leurs rentiers peuvent sabrer le champagne !

De nouveaux avantages fiscaux sont prévus pour les riches ménages accédant à la propriété ou augmentant leur patrimoine. Alors que le problème majeur est l’explosion des loyers, et du prix du foncier,organisée par la soif de rente des riches propriétaires, les maigres mesures d’encadrement des loyers ne devraient même pas être appliquées. Au contraire c’est la politique même qui a amené le renchérissment du logement qui est proposée !

Choyés par le gouvernement, les promoteurs pourront bénéficier de nouvelles remises en cause des normes, au mépris des exigences d’accessibilité, des exigences écologiques de sobriétéénergétique du bâti et des exigences démocratiques de la maîtrise par les citoyens et les collectivités des projets d’urbanisme.

Dans une parfaite continuité avec les gouvernements de Sarkozy, le droit au logement est piétiné au profit du droit de spéculer.

Et le déficit de logement va se poursuivre sauf pour les plus riches qui pourront se loger en se faisant financer par tous les contribuables. Une fois de plus les pauvres paieront pour les riches.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 02 sept. 2014, 23:42:17

Le Parti de Gauche » Manifestation à l’appel de la convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité ! Les Commissions Santé et luttes du PG

Le climat social se dégrade dans les établissements hospitaliers publics et privés non lucratifs français. Ils subissent en effet de plein fouet les plans de rigueur successifs.

Parce que la santé n’est pas une marchandise, nous refusons le prochain Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale qui impose de nouvelles restrictions budgétaires aux établissements sanitaires et sociaux.

C’est pourquoi le Parti de Gauche s’associe pleinement au mouvement de résistance global initié par le collectif "Convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité » ! Ensemble dans ce collectif, syndiqués, non syndiqués, militants politiques et usagers dénoncent l’altération générale de l’offre de soins publique, le traitement inadmissible des personnels de santé et la dégradation des conditions de soins des usagers.

Le Parti de gauche appelle à se joindre à la mobilisation nationale à Paris le 23 septembre 2014 pour la défense de l’hôpital public.

Manifestation mardi 23 septembre 11 h Devant le Ministère de la Santé 14, Avenue Duquesne, 75007 Paris

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 06 sept. 2014, 01:03:21

De l’éducation nationale à l’éducation régionale : merci Hollande ! François Cocq, sec. national en charge de la réforme territoriale, Magali Escot, responsable nationale éducation

Avec sa réforme territoriale, François Hollande a engagé la déconstruction du bien commun : l’éducation nationale se prépare à devenir l’éducation régionale.

François Bonneau affirmait ainsi hier au nom de l’ARF que " la plupart des Régions aujourd’hui sont dans l’état d’esprit de travailler sur une chaîne complète de l’éducation à partir du primaire ". Les barons locaux souhaitent désormais récupérer tous les domaines éducatifs et notamment " accompagner l’innovation pédagogique " autour de contrats tripartites pour les instances de " gouvernance de l’Education Nationale ".

Adepte du lamentable "Qui paie décide" désormais importé à l’Ecole par la réforme territoriale, François Hollande se fait fossoyeur de la patrie républicaine.

Non seulement l’éducation doit être retirée des mains de tous les vautours qui lui tournent autour : financiers, patronat, religieux, clients et consommateurs ; mais il faut désormais aussi en éloigner ces apprentis sorciers qui nous dirigent !

Il est hors de question de subir une réforme territoriale bidouillée sur un coin de table pour servir les intérêts de la caste et qui frappe le principe d’égalité jusque dans l’Ecole. C’est au peuple de décider de l’avenir de son pays et de l’éducation de ses enfants. Vite, la constituante !

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 06 sept. 2014, 13:47:16

Israël révèle au grand jour son statut de colonisateur sans scrupules Martine Billard

A peine le peuple de Gaza respire-t-il un peu mieux et regarde-t-il autour de lui, éperdu, des images de désolation qui lui rappellent massacres et destructions, qu’Israël - en tout cynisme - annonce qu’il va s’emparer de 400 hectares pas moins, de ce qu’il considère comme terre de conquête.
Deux ministres israéliens se sont élevés contre cette décision Yaïr Lapid et Tzipi Livni ainsi que les Etats-Unis, l’ONU, la France et l’Union européenne. Mais encore une fois toutes ces protestations resteront sans suite si l’ONU ne joue pas son rôle afin de mettre au banc des nations cet Etat qui viole depuis des années les résolutions votées .
Pour ceux qui douteraient encore que le gouvernement de Netanyahu n’a aucunement l’intention de permettre l’existence d’un état palestinien, ce nouvel accaparement de terres palestiniennes de Cisjordanie en est la réponse brutale Il ne faut pas oublier que depuis des années et pendant les 50 jours de guerre intensive contre Gaza, les habitants de Cisjordanie ont payés eux aussi un lourd tribut : morts, blessés, emprisonnement arbitraire d’hommes et d’enfants, destructions de maisons, de terres cultivées, d’oliviers, persécutions et insultes quotidiennes des colons installés chez eux.
Le Parti de Gauche dénonce vigoureusement cette nouvelle extension de la colonisation , cette confiscation prétextée encore une fois par l’enlèvement et l’assassinat des trois Israéliens dans cette zone et à la punition collective infligée encore et toujours par un gouvernement soucieux de satisfaire les partis politiques les plus réactionnaires. Ceux-ci n’ont qu’un seul but le Grand Israël au détriment des êtres humains qui vivent sur les terres volées.
Le Parti de Gauche appelle la Communauté internationale à faire pression sur l’ONU pour que soient enfin appliquées les diverses résolutions déjà adoptées et que cesse cette injustice, nouvel obstacle à une paix qui ne fait que reculer chaque jour malgré la bonne volonté des Palestiniens.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 06 sept. 2014, 15:23:08

Sur le communiqué concernant l'Education, le PG a raison d'attirer l'attention sur les conséquences de cette réforme territoriale qui pénalisera, en premier lieu, les écoles des régions les moins peuplés ou les plus modestes sans réellement analyser correctement la situation.

Cette réforme vise à transformer un Etat Républicain, unitaire où la loi et l'indivisibilité territoriale fut une règle à un Etat de type fédéral, relié aux subventions directement sans passer par l'échelon étatique. Par voie de conséquence, cela régionalisera les moyens éducatif aux présidents de Région, élu qui auront, et c'est prévisible, pour souci leur réelection et donc l'affectation des fonds aux zones peuplés, densément et riches économiquement afin de mobiliser des électeurs trop rares dans certaines zones rurales.


De ce point de vue, les sociaux démocrates aboutissent la volonté des euro fédéralistes et, une fois encore déçoivent les attentes de leurs électeur sur l'autel d'une idéologie européistes qui, pourtant montre ses limites depuis tant d'années qu'elle se pratique.

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