Le parti de gauche

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Golgoth
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Golgoth » 15 févr. 2012, 11:20:17

Ca ne fonctionne pas comme ça. Les TPE n'ont pas les moyens d'avoir un avocat, une secrétaire ni même un bon expert comptable. Toute complication administrative fait peur. Le patron préférera faire faire des heurs sups et/ou perdre des commandes dans beaucoup de cas.
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

n1n3yard5
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par n1n3yard5 » 15 févr. 2012, 11:26:17

Cette autorisation était pourtant présente durant les trente glorieuses (45 - 75) et ce que tu dis n'est pas arrivé.

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El Fredo
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par El Fredo » 15 févr. 2012, 11:47:30

A l'image de l'ISF qui touche les millionnaires en épargnant les milliardaires, l'autorisation administrative de licenciement touchera les PME et TPE en épargnant les multinationales. Il y a des façons plus intelligentes de préserver l'emploi que d'interdire les licenciements. Commençons déjà par exiger le remboursement des aides et exonérations de cotisations de la part des entreprises bénéficiaires qui licencient ou délocalisent. Si ça ne les empêchera pas de le faire, au moins ça remplira les comptes sociaux qui serviront ensuite à financer des dispositifs plus efficaces (chômage partiel, emplois non marchands, etc).
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wesker
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 15 févr. 2012, 20:41:46

Je me demande comment les communistes qui détiennent de nombreux élus ont reçu la déclaration de Hollande, à la city. Au moins, cette dernière annonce clairement la couleur et Hollande ne craint rien puisque le seul rejet, justifié, du Président sortant, les incitera à voter PS.

Nico37
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 15 févr. 2012, 21:49:35

n1n3yard5 a écrit :
Lucas a écrit :Pourquoi vouloir à tout prix légiférer sur ce genre de chose ? Si vous mettez des verrous partout, l'économie du pays ne s'en portera pas mieux.
Je ne vois pas en quoi l'autorisation administrative de licenciement est un verrou ?

En quoi est-ce légitime qu'une entreprise qui fait des profits et se porte bien licencient ?
Non sous la présidence Miterrand il y a eu le plus fort taux de CDI de l'histoire de la Vè république tout comme lorsque la tranche marginale était taxée à 60% sous Giscard (Hollande veut la remonter à seulement 45%), il n'y a jamais eu autant de riches en France... Par contre il est certain que faire sauter toutes les exonérations de charge est une autre mesure essentielle. L'interdiction administrative de licenciement toute seule ne changera rien...
Hollande met en colère l'extrême gauche Europe1.fr avec Reuters 15 février

Les déclarations du socialiste dans la presse anglo-saxonne ont provoqué l'ire de Jean-Luc Mélenchon.

Ses déclarations à la presse anglo-saxonne visaient simplement à rassurer le monde de la finance, qu'il avait présenté plus tôt dans sa campagne comme son "principal adversaire". Mais les propos de François Hollande dans le Guardian, lundi, ont visiblement déplu à ses alliés communistes.

Dans le quotidien britannique, répondant à un journaliste qui s'inquiétait de l'arrivée de la gauche au pouvoir en France, le candidat socialiste déclare : "les années 80 étaient une époque différente. Les gens disaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'Histoire".

Le candidat socialiste affirme au passage qu’en France, "il n’y a plus de communistes". "La gauche a été au gouvernement pendant 15 ans au cours desquels nous avons libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre", assure-t-il, quelques jours avant une visite à Londres.

(...)
La réponse des " communistes " :

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/ar ... 83992.html
http://www.lexpress.fr/actualite/politi ... 82600.html
http://www.20minutes.fr/presidentielle/ ... e-guardian

La réponse d'un proche d'Hollande : http://www.variae.com/lecon-de-communis ... -melenchon

n1n3yard5
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par n1n3yard5 » 15 févr. 2012, 21:55:18

Comment les gouvernements de l’UE se servent des crises


Plus que les spéculateurs – qui ne font que ce que la déréglementation et le libre-échange en vigueur les autorisent et les engagent à faire –, ce sont les gouvernements et les traités de l’UE qui portent ici la plus lourde responsabilité. La crise grecque n’existerait pas si l’UE avait institué la garantie solidaire des dettes publiques de ses membres, si elle avait contrôlé les mouvements de capitaux spéculateurs à ses frontières, et si la BCE pouvait racheter les dettes publiques. Rien n’était plus simple, pour une UE solidaire et déterminée, que de briser dans l’œuf la crise des dettes souveraines dans la zone euro.


Au lieu de cela, elle a fait exactement le contraire de ce qui aurait été sensé et nécessaire pour éviter l’extension de cette crise. L’UE n’intervient pas pour sanctionner les fauteurs de crise ni pour éviter la reproduction du même scénario. Elle impose une rigueur budgétaire cruelle et insensée qui provoque une grave récession de l’économie grecque, aggravant ainsi la crise au lieu de la combattre ; elle sanctionne le peuple victime des spéculateurs et encourage donc ces derniers à lancer de nouvelles attaques contre d’autres Etats. Résultat, chaque plan de « sauvetage » de la Grèce ne fait qu’aggraver la crise des finances publiques et rendre nécessaire le plan suivant. Des centaines de milliards sont ainsi engloutis en pure perte pour les contribuables, mais pas pour les banques et fond d’investissement qui continue à s’enrichir grâce à ces fonds publics.


Sauf à faire l’hypothèse d’une imbécilité générale des gouvernements, ce comportement est incompréhensible si l’on ne saisit pas pourquoi, fondamentalement, les gouvernements en place ne veulent pas s’affranchir de la pression des spéculateurs. Je l’ai montré au chapitre précédent, c’est les gouvernements eux-mêmes qui ont institué cette pression.

Du milieu des années 1980 au début des années 2000, les Etats participant au SME ont été soumis à la pression des spéculateurs pour aligner leurs politiques macroéconomiques sur celle de l’Allemagne. En éliminant les taux de change intra-européens, la monnaie unique pouvait libérer les Etats de cette tutelle de fait exercée via le marché des changes. Mais, sous la pression des néolibéraux et plus particulièrement de l’Allemagne, les gouvernements de la zone euro ont été placés sous la tutelle potentielle du marché obligataire international par une série de dispositions : restriction au financement monétaire de la dette publique, interdiction du sauvetage des Etats confrontés à des difficultés financières, libre circulation des capitaux entre l’UE et le reste du monde. De potentielle, la tutelle est devenue réelle en 2008-2009.


Dans ce nouveau cadre, si un Etat s’écarte trop du modèle allemand de rigueur salariale et budgétaire, le marché obligataire international est chargé de le sanctionner en dégradant ses conditions de financement. Cette tutelle internationale vient compléter la pression de libre concurrence interne (sans harmonisation fiscale et sociale) pour forcer les peuples récalcitrants à s’aligner sur le modèle du moins-disant social, du moins-disant fiscal et du plus asservi aux exigences du capital.


Cette politique est clairement à l’œuvre dans la conception des plans de sauvetage de la zone euro élaborés par les conseils européens. Au lieu de mettre un terme à la liberté d’action des spéculateurs et de restaurer l’indépendance des finances publiques à l’égard du marché mondial des capitaux, ces plans ne cherchent qu’à rassurer temporairement les marchés contre le risque de défaut d’un Etat. Ainsi, les Etats membres de la zone euro font savoir qu’ils interviendront toujours pour éviter la faillite des opérateurs privés, même si cela dégrade encore plus les finances publiques. Cette dégradation est en réalité un choix politique assumé, car l’explosion générale de la dette publique dans l’Union économique et monétaire (UEM) va justifier le lancement coordonné d’une cure d’austérité budgétaire générale dans la zone euro. La situation dramatique de la Grèce permet de dire aux citoyens des autres Etats : « Voyez ce qui vous attend, si vous n’acceptez pas tout de suite les sacrifices nécessaires pour réduire les dépenses publiques. » Pour les néolibéraux, l’imminence d’une grande catastrophe financière, de la ruine de l’Etat, n’est pas une contrainte, mais une aubaine. Elle peut, imaginent-ils, les aider à faire passer dans l’opinion la casse des services publics et des dépenses sociales qu’ils ont tant de mal à imposer.


Voilà donc les principaux Etats de l’UEM engagés dans un « concours de rigueur », dans un processus de désinflation compétitive, où chacun espère obtenir de meilleur taux d’intérêt que ses concurrents, en « rassurant » les marchés financiers sur sa détermination à saigner son propre pays ! C’est une absurdité que même les marchés financiers finissent par sanctionner, car les investisseurs savent bien qu’une course générale à la rigueur ne peut qu’entretenir la récession économique, comprimer les ressources fiscales, creuser plus encore la dette et ainsi de suite jusqu’à l’inéluctable cessation de paiement des pays les plus endettés.

Jacques Généreux (économiste, professeur à Sciences-Po., maitre de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris) – Nous, on peut ! – Edition du Seuil – p.87-89

Nico37
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 16 févr. 2012, 22:07:48

Des paroles et des actes : Marine Le Pen refuse de débattre avec Jean-Luc Mélenchon le 23 février 16-02-2012

Jeudi 23 février prochain, la candidate du Front National à la présidentielle, Marine Le Pen, est l'invitée principale de David Pujadas dans l'émission de débat, Des Paroles et des actes. Jean-Luc Mélenchon avait alors accepté de participer à l'émission pour débattre avec elle. Or aujourd'hui on apprend que Marine Le Pen refuse la présence du candidat du Front de gauche sur le plateau de France 2.

(...)

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par n1n3yard5 » 17 févr. 2012, 00:33:07

L'excuse de Marine Le Pen est assez bidon quand même.

Nico37
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 17 févr. 2012, 20:49:29

Le Front de gauche communique : Le nouveau traité européen adopté le 31 janvier par le Conseil européen est d'une extrême gravité.

Et nous n'avons eu droit à aucune information précise, aucun grand débat médiatisé. Les députés français sont appelés à se prononcer le mardi 21 février. Nous les appelons à voter contre, à ne pas s'abstenir. En effet, ce nouveau traité c'est à la fois plus d'austérité et d'autoritarisme, bafouant les souverainetés populaires.Plus d'austérité. C'est le pacte euro plus. Les traités de Maastricht et de Lisbonne avaient retenu le principe du non-dépassement des déficits à 3 % des richesses produites par les pays. Déjà difficile à tenir. Cette fois la norme est abaissée à 0,5 %. Autoritarisme. Les pays qui dépasseront seront placés sous tutelle et auront des pénalités. Ainsi, pour relancer son économie, développer le tissu industriel et agricole, lancer un programme de grands travaux répondant aux besoins écologiques, d'éducation et de santé, un gouvernement devrait obtenir l'accord européen sous peine de sanctions.M. Sarkozy prépare déjà ce plan: hausse de la TVA, cadeaux fiscaux de 13 milliards aux grandes entreprises, allongement de la durée du travail et des cotisations pour accéder à la retraite, casse du code du travail.Le but de M. Sarkozy consiste à terminer le travail qu'il mène depuis cinq ans au service des puissances d'argent. C'est tout le sens du nouveau projet de traité européen.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 18 févr. 2012, 11:08:48

Arnauld Champremier-Trigano, le caméléon de Mélenchon Ava Djamshidi | 17.02.2012

(...)

22 avril 1972. Naissance à Paris (XIIe).
1994. Diplômé de Sciences-po Toulouse.
1994-1997. Vice-président de l’Unef-ID.
2003. Fonde le magazine « TOC ».
2008. Rencontre avec Jean-Luc Mélenchon.
Avril 2011. Directeur de la campagne du Front de gauche.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par wesker » 18 févr. 2012, 14:15:59

n1n3yard5

Je déplore le choix de Marine Le Pen, estimant qu'un débat avec Mélenchon aurait permis de mettre en lumière les différences qui existent. Par ailleurs, étant tout deux de très bons débatteurs, les spectateurs eurent une vision de deux projets différents de la société, 2 analyses et deux visions qui se seraient opposés. Il est vrai aussi que les deux partis principaux doivent désormais sortir du bois et confronter leurs projets à ceux des autres candidats afin que les français puissent faire leurs choix en ayant entendu les différents arguments.

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 18 févr. 2012, 18:13:03

wesker a écrit :n1n3yard5

Je déplore le choix de Marine Le Pen, estimant qu'un débat avec Mélenchon aurait permis de mettre en lumière les différences qui existent. Par ailleurs, étant tout deux de très bons débatteurs, les spectateurs eurent une vision de deux projets différents de la société, 2 analyses et deux visions qui se seraient opposés. Il est vrai aussi que les deux partis principaux doivent désormais sortir du bois et confronter leurs projets à ceux des autres candidats afin que les français puissent faire leurs choix en ayant entendu les différents arguments.
Disons qu'en plus proposer ouvertement un débat avec Royal c'est pas très fin car tout le monde sait plus ou moins qu'elle n'aura qu'un rôle mineur au mieux dans le futur gouvernement et que pour l'instant elle ne joue aucun rôle dans la campagne : ça sonne comme un aveux de faiblesse. J'aurais été l'EM de MLP j'aurais choisi Montebourg...

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nico37 » 19 févr. 2012, 10:20:34

Mélenchon se plaint du temps de parole qui lui est accordé : info ou intox ?
Jean-Luc Mélenchon prétend que radios et télés ne lui accordent pas de temps de parole. Décryptage

(...)

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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Nombrilist » 19 févr. 2012, 10:34:01

C'est évident. Je ne sais où j'ai vu les temps de paroles, mais Sarkozy est largement en tête (10 fois le temps d'antenne de Mélenchon), talonné par Hollande. Sans compter le temps de parole de tous les autres socialistes ou UMPistes.

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Golgoth
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Re: Le parti de gauche

Message non lu par Golgoth » 19 févr. 2012, 10:37:12

Sarko et Hollande sont en tout cas largement en tête sur les médias les plus regardés. J'attends toujours un JT de TF1 à 20 h avec Mélenchon ou Joly.
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

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