Le plan Chatel pour mieux remplacer les profs

Venez nous parler des problèmes de nos écoles ( service minimum, l'accueil des enfants, effectifs dans les classes ... )
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racaille
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Message non lu par racaille » 17 mars 2010, 23:50:00

Ah ouais en fait j'ai oublié de préciser qu'elle est professeur des écoles et n'a jamais eu à traverser la totalité de la région Ile-de-France pour faire son boulot. Et puis elle n'a jamais eu ce problème de matières non plus vu qu'elle fait essentiellement de la maternelle...
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racaille
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Message non lu par racaille » 01 juin 2010, 15:37:00

chatel continue de martyriser l'Ecole :
Les pistes de Chatel pour dégraisser l'Education nationale

Par Emilie Cailleau, publié le 01/06/2010 à 12:30

Le ministère de l'Education nationale propose une batterie de mesures pour économiser les postes d'enseignants à l'horizon 2013. Au menu: l'augmentation du nombre d'élèves par classe, la suppression des Rased...

Voilà qui devrait faire l'effet d'une bombe: le ministère de l'Education nationale envisage de mettre "le Mammouth" au régime sec. Les documents ministériels, remis aux inspecteurs d'académie et publiés sur le site du Café pédagogique, proposent dix pistes de réflexion pour supprimer des postes d'enseignants. Celles-ci servent de support à un "dialogue" entamé en mai dernier avec les recteurs d'académie. Dialogue qui doit accoucher d'ici le 15 juin d'un "schéma d'emplois 2011-2013". En clair: définir la stratégie de suppression des postes de professeurs, conformément à la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Comment réaliser ces économies? En primaire, le gouvernement planche sur l'augmentation du nombre d'élèves par classe. "Les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n'a pas d'effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s'avèrent plus toujours performantes", note le ministère. Ce dernier envisagerait donc de fermer, fusionner ou regrouper des petites écoles souffrant d'un sous-effectif d'élèves.

Egalement dans les cartons du ministre Luc Chatel: La scolarisation des deux ans en maternelle et le recours aux non-titulaires pour les remplacements courts d'enseignants absents.

Les Rased sur la sellette

La suppression partielle ou totale d'enseignants dits "Rased", spécialisés contre l'échec scolaire, serait elle aussi envisagée. Luc Chatel suivrait ainsi les pas de son prédecesseur Xavier Darcos. En 2009 une des réformes très contestée de l'ancien ministre prévoyait la suppression de 3000 enseignants de ces réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficulté.

Dans le secondaire, le ministère propose d'augmenter la taille des classes et de fermer ou regrouper les "petits" collèges. Pour les lycées, on parle de "rationaliser" l'offre éducative et la carte des formations.

Ces mesures encore à l'état d'hypothèses font pester les syndicats de l'éducation. A commencer par le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, qui les juge "inacceptables et insupportables pour l'avenir des élèves".

"La recherche d'économies budgétaires broie désormais toute ambition éducative pour notre pays", s'indigne le syndicat de l'enseignement scolaire, le SE-Unsa.

Quant à savoir combien de postes exactement seront supprimés, le ministère de l'Education reste évasif: "Il y aura le non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, a expliqué Luc Chatel ce mardi 1er juin. Je ne peux pas dire aujourd'hui par combien de postes cela se traduira dans le budget 2011, ce sera présenté au Parlement à la fin du mois de juin". Aux syndicats qui critiquent le manque de moyens donné à l'Education nationale, le ministre répond en défendant un système plus efficace: "La question des moyens [...] n'est pas la réponse aux problèmes de l'Education nationale aujourd'hui. C'est une question d'organisation, d'efficacité du système de l'Education".
http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... -veut-degr…

Dans le même temps, alors qu'on ferme le robinet de l'Education Nationale et qu'on cherche à y diminuer le nombre de profs, le mouvement inverse se déroule dans l'enseignement privé ( http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article453 ). Le but (pour l'instant) inavoué de ce mouvement tendanciel est-il de s'aligner à terme sur l'Ecole à l'américaine, privée pour la qualité et la réussite sociale, ou publique pour les pauvres et un avenir de chômeur de longue durée ?
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Message non lu par Georges » 01 juin 2010, 21:03:00

C'est normal, le gouvernement fait tout pour mettre l'école publique en difficulté pour donner de plus en plus d'importance au privé. C'est une logique de la droite libérale; il se passe la même chose avec la poste, EDF, l'SNCF, l'hôpital...

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Message non lu par FIFE » 01 juin 2010, 21:33:00

30 km, c'est ce que je fais matin et soir pour le boulot....et avec souvent des embouteillages......

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Message non lu par racaille » 01 juin 2010, 23:32:00

FIFE a écrit :30 km, c'est ce que je fais matin et soir pour le boulot....et avec souvent des embouteillages......
Le privé se foutant royalement de la g..... de ses salariés, je serais tenté de dire que ton cas est normal et même finalement assez soft par rapport à d'autres qui doivent carrément prendre le TGV pour se rendre au travail.

Ceci étant dit, je ne vois pas vraiment la pertinence de comparer tes trajets à ceux d'une institutrice de maternelle, compte-tenu du nombre d'établissement au kilomètre carré dans les Yvelines...
De toute façon c'est de l'histoire ancienne en ce qui concerne ma compagne, l'EN ne torture de la sorte que ceux qui ne sont pas encore titulaires de leur poste :)
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Message non lu par mps » 02 juin 2010, 11:33:00

La distance entre le lieu de travail et la domcle appartient à la décision du travailleur.

Exception faite pour des stagiaires qui peuvent se faire bringuebaler, mais que rine n'empêche de prendre une chambre dans les environs.

Je connais des couples qui travaillent tous lesdeux à Bruxelles mais, depuis 30 ans, font la navette quotidienne avec Ostende : c'est leur choix, point final.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 02 juin 2010, 11:40:00

La Belgique, c'est petit. En France, il est parfois difficile de se loger dans certaines villes.

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artragis
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Message non lu par artragis » 13 juin 2010, 16:01:00

C'est normal, le gouvernement fait tout pour mettre l'école publique en difficulté pour donner de plus en plus d'importance au privé. C'est une logique de la droite libérale; il se passe la même chose avec la poste, EDF, l'SNCF, l'hôpital...
Autant, j'avoue que la SNCF et les hôpitaux sont mal lôtis par le gouvernement qui n'a pas une politique pro service public, dans CES CAS LA. Cependant, je vis dans un lycée (que je quitte l'année prochaine, étant reçu en école d'ingénieur), ma mère est professeur, et je conais de ce fait des dizaines de professeurs, d'horizons politiques différents, syndiqués ou non (j'en connais même un qui est adjoint maire de sa commune). De tout ça, j'entends, de toutes les discussions, les points de vue, mon expérience, je me rends compte que :
-->L'école, si elle souffre depuis 2008/2009 d'une politique de suppression de poste (regardez tous les mots de ma phrase avant de me critiquer), n'est pas en cours de privatisation. A l'époque où il participait encore, j'avais débattu avec Bastien Vert de ce sujet et j'avais été clair dans mes arguments, qu'il avait reconnu "raisonnables et recevables", je n'irai donc pas plus loin.
-->L'école privée, au contraire est de plus en plus publique, il n'y a plus d'école privée, juste des écoles sous contrat d'état, de moins en moins financées par l'Etat
-->Les personnes extérieurs au monde de l'enseignement sont bourrées de préjugés souvent faux, ou du moins dépassés, justifiant la politique du gouvernement par des arguments du type "A note époque on était déjà 30 par classe et ça gênait personne", argument bien sûr ridicules.
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Message non lu par Nombrilist » 13 juin 2010, 16:05:00

"L'école privée, au contraire est de plus en plus publique, il n'y a plus d'école privée, juste des écoles sous contrat d'état, de moins en moins financées par l'Etat"

C'est quoi pour toi une école privée ?

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Message non lu par artragis » 13 juin 2010, 16:40:00

j'ai déjà expliqué quels étaient les types "d'école" (entendons primaire, collège et lycée).
-->Ecole dite "publique", la dénotation légale est "laïque", elle est totalement gratuite, les enseignant, et une grande partie du personnel pédagogique (cantine, surveillant, maintenance) est à la charge de l'état, ou du moins subventionné par les collectivités.
-->ecole privée sous contrat d'état. Elle contient souvent une partie religieuse non obligatoire. les professeurs sont à la charge de l'état, mais sont moins payés qu'un prof du laïc. L'équipe pédagogique est ENTIERREMENT financée par l'établissement qui reçoit des aides :
-une très petite partie des collectivités, sauf pour les lycées qui font des bac pro, des BTS ou anciennement des BEP/CAP, qui eux, reçoivent des aides plus conséquentes même si elles dépassent rarement 50% du budget
-une partie en fonction du nombre d'élève de la part de l'organisation religieuse dont l'établissement dépend, le diocèse dans le cas des établissement catoliques
-Une scolarité, qui de plus en plus (par demande de l'état) n'est plus un montant fixe, mais en fonction des moyens. L'Etat a depuis peu interdit aux professeurs du privé d'avoir un avantage qui consistait à ne pas payer de scolarité pour leurs enfants.

-->Les établissements totalement privés, extrêment chers, ILS NE SONT PAS(plus) FINANCES PAR L'ETAT, ou seulement s'ils préparent des BTS, ils demandent donc des scolarités très élevées, les professeurs étant aussi à leur charge.
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Message non lu par racaille » 13 juin 2010, 19:34:00

Nombrilist a écrit :"L'école privée, au contraire est de plus en plus publique, il n'y a plus d'école privée, juste des écoles sous contrat d'état, de moins en moins financées par l'Etat"

C'est quoi pour toi une école privée ?
Ah ben tu donnes la réponse à ta propre question c'est pas du jeu !

C'est clair, pour moi l'école privée c'est une école co-financée par le contribuable (via les subventions publiques) mais qui ne profite qu'à ceux qui peuvent se payer ses services.

Mon daron a voulu me mettre dans le privé quand je suis entré en 4ème (chez les soeurs arf arf) mais j'ai toujours refusé avec vivacité. J'ai fait toute ma scolarité dans le public et j'ai bénéficié d'un enseignement de qualité. Aucune école privée française n'arrive au niveau des Ecoles Nationales supérieures d'art (tout du moins à l'époque). Et pourtant c'est loin d'être le même prix ! icon_eek
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Message non lu par artragis » 13 juin 2010, 19:47:00

Il y a des écoles publiques de qualité, et malheureusement personne ne les met en évidence, et surtout pas ceux qui sont contre notre Président.
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Message non lu par Georges » 13 juin 2010, 21:19:00

artragis a écrit :Il y a des écoles publiques de qualité, et malheureusement personne ne les met en évidence, et surtout pas ceux qui sont contre notre Président.
Ce n'est pas ceux qui sont contre ton président qui casse l'école publique, mais le gouvernement qui fait tout pour pénalisé le public pour que les Français se dirige de plus en plus vers le privé, et cela n'existe pas que pour l'école.

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Message non lu par Nombrilist » 13 juin 2010, 22:24:00

Je suis d'accord avec l'analyse de Georges.

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Message non lu par artragis » 14 juin 2010, 09:10:00

Pas moi. Les suppressions de postes touchent autant le privé que le public (dans votre définition). Sans compter que les finances des lycées "privés" dépendaient énormément de la taxe pro, pas la peine de vous faire un dessin sur le devenir des finances de lycées privé.
Enfin, la réponse de georges est à côté totalement de ce que j'écris, je dis que les écoles de qualités ne sont mises en avant par personne, même pas ceux qui se présentent comme leurs "défenseurs", et on me répond "ouai mais c'est pas nous qui la détruisons". La glissade vers le privé se fait parce que le privé fait, (très légèrement) moins grève que le public, et surtout, ne laisse pas les élèves partir en plein milieux de journée. Mais ça ne durera pas puisque le privé a de moins en moins les moyens financier de s'autosuffir.
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