Retraites : Ce qu'on peut faire

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 09 avr. 2010, 11:44:00

Y a même pas à se poser la question: retraite à 55 ans ! L'arnaque des 2000 euros, c'est que ça fait sans doute sauter quelques aides, ça augmente le taux d'imposition, et au final, ils n'y gagneront pas grand chose de plus. Qu'ils commencent par leur payer leurs heures sup', et on verra après.

INCONNU

Message non lu par INCONNU » 12 avr. 2010, 14:17:00

lancelot a écrit :L'hygiène de vie c'est aussi une question de moyens. A moins qu'a ton sens les ouvriers soient des crétins finis ?
Dans cette phrase , c'est plutôt toi qui pretend que ces sales ouvriers n'ont pas d'hygiene de vie, non ?
Alors arrete de parler d'une catégorie de personnes dont tu ignores tout , ta complaisance, ils n'en ont rien à battre, ils chercheraient plutôt la sincèrité, qu'à priori, tu es bien incapable de leur donner.
Etre de gauche, d'accord, mais avec des phrases à la Zemour , ça le fait pas des masses. icon_evil

lancelot
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Message non lu par lancelot » 12 avr. 2010, 14:23:00

retourne te coucher sous l'arc de triomphe, on t'a pas sonné. Les branleurs qui n'osent pas dirent qui ils sont et choisissent l'anonymat ne méritent que du mépris.

Quand au sens de ma phrase, crétin inconnu, il me semble que tu dois être bien limité intellectuellement pour en tirer ce genre de conclusion.
Remonte donc plus haut tu comprendras peut être, même si j'en doute fortement.

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Gis
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Message non lu par Gis » 12 avr. 2010, 22:55:00

Inconnu et Lancelot.. vous avez dû voir que vous êtes d'accord finalement sur cette fameuse phrase biggrin; ? alors, restez cools dans vos échanges.. s'il vous plait.
 

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politicien
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Message non lu par politicien » 14 avr. 2010, 14:50:00

Bonjour,

La réforme des retraites est importante, voici ce que propose, le gouvernement, les partis politique, et les partenaires sociaux :

Pour le gouvernement : travailler plus.
L'exécutif ne veut pas dévoiler ses projets avant que les consultations ne soient achevées. Il attend aussi la remise du rapport du Conseil d'orientation sur les retraites (Cor). On connaîtra donc seulement "au début de l'automne" le contenu du projet de loi. Mais Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà pris deux engagements : préserver le régime par répartition et maintenir le niveau des pensions. Les mesures d'économie viseront principalement sur la durée de cotisation, qui devrait être portée au-delà des 41 ans déjà prévus pour 2012. "Partout dans le monde, il y a un allongement de la durée du travail", souligne ainsi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.
Outre la durée de cotisation, il est question d'augmenter l'âge légal de départ à la retraite, actuellement à 60 ans.
Quant au financement, la position de l'UMP semble avoir évolué depuis la polémique sur le bouclier fiscal. Une partie des parlementaires demandent ainsi une limitation des niches fiscales ou une hausse de la CSG.

Au Parti socialiste : interrogations sur la durée de cotisation
Martine Aubry n'évoque plus un départ à "61 ans ou 62 ans". Le Parti socialiste met en avant quatre axes : maintient de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, nouvelles recettes, prise en compte de la pénibilité et développement de l'emploi des séniors. "Nous voulons d'autres recettes, celles auxquelles la droite ne touche jamais, c'est à dire les cotisations patronales", et que "dans les profits sur les investissements, on cotise pour les retraites des salariés", a plaidé Martine Aubry le 31 janvier. "Nous voulons que les stock-options et bonus paient les mêmes cotisations - cela fera 5 millions par an rien que pour cette simple réforme". "Nous voulons que ceux qui ont commencé à travailler tôt, ceux qui ont eu des emplois pénibles puissent partir avant 60 ans", poursuit la maire de Lille. Et "si on ne travaille par sur l'emploi, emploi des plus de 50 ans, ça ne sert à rien de faire une réforme des retraites".
Pour sa part, François Hollande propose le maintien de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans, mais aussi "un allongement de la durée de cotisation" "à mesure que l'espérance de la vie s'allonge". Il suggère aussi de moduler les cotisations sociales en fonction de l'âge, afin de favoriser l'emploi des séniors.

Au MoDem : passer au régime par points
François Bayrou a gardé le silence ces derniers mois sur la question des retraites. Mais pour son bras droit Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem : "On gagne deux mois d'espérance de vie chaque année, donc il faudra évidemment qu'on travaille plus longtemps mais sans toucher au principe de la répartition et en prenant en compte la pénibilité".
Dans son programme, le Mouvement démocrate se dit favorable "à la constitution d'un système par points". "Chaque citoyen aura acquis au cours de sa vie un certain nombre de droits, différents selon les cas, selon la durée, la pénibilité du travail... A partir de ces droits, chacun décidera lui-même de l'âge de départ à la retraite et donc du montant de cette retraite", est-il précisé dans le projet démocrate.

Pour les Verts : "changer de mode de développement"
Le débat tel que posé par le gouvernement "constitue une escroquerie absolue parce qu'il n'y est fait aucune référence au chômage et aux modes de financement", estime la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. "Contrairement à la droite, nous préconisons une approche globale qui passe par une remise en cause de notre modèle de développement et une contestation radicale d'un système qui produit des chômeurs", précise-t-elle.
La porte-parole Djamila Sonzogni indique que pour les Verts, il faut "d'abord parler pénibilité et fin des niches fiscales plutôt que d'imposer aux salariés un report de l'âge de la retraite", ce qui serait "irresponsable". Côté financement, "il faut aller vers une taxation des transactions financières, stopper les exonérations de charges des entreprises, arrêter de leur faire des cadeaux", ainsi que "changer de mode de développement de façon à créer de l'emploi".

Au Parti de gauche : une cotisation sur les revenus de la finance
Pour le député européen Jean-Luc Mélenchon, il faut "élargir l'assiette" des cotisations. "Pourquoi les revenus de la finance ne sont-ils pas soumis à contribution pour les retraites ? Pourquoi, quand vous avez des stocks options vous ne payez pas pour la retraite ? C'est pas normal", a-t-il lancé.
"Si on installait une cotisation, (...) si on l'installait sur une base du type CSG, ça nous donnerait des milliards de gains par rapport à la collecte actuelle, 6 milliards de plus et ça ferait quelque chose comme 2 ou 3 milliards de moins en cotisation sociale pour les salariés". La plus-value de cession des stock-options est déjà assujettie à la CSG et à la CRDS.

Au Parti communiste : cesser d'"épargner le patronat"
"La droite a annoncé la couleur, elle cherche à présenter la facture aux seuls salariés en épargnant le patronat", dénonce Marie-Georges Buffet. Dans un communiqué, le PCF "propose de faire cotiser les entreprises en taxant les revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d'emploi et d'investissement. Même modérément, cette cotisation est susceptible de financer les 70 ou 100 milliards d'euros manquants".
Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, précise que "le recul du chômage et de la précarité parmi les jeunes, les femmes et les salariés de plus de cinquante ans doit aussi être une piste d'action essentielle".
Dans son programme, le PCF propose d'augmenter la masse de cotisation par une réforme de l’assiette des cotisations patronales, de supprimer les exonérations de cotisations patronales, d'instaurer une cotisation nouvelle sur les revenus financiers et de favoriser le plein-emploi.

Au NPA : "37,5 annuités de cotisations" pour tous
Olivier Besancenot propose "une mobilisation unitaire" non seulement pour défendre "la retraite à 60 ans", mais aussi pour revenir à "37,5 annuités de cotisations" pour tous. "Avec le nombre (d'années) de cotisations qu'on nous annonce, on sera amené à travailler jusqu'à 67 ou 68 ans, et personne ne peut nous faire croire qu'on est jugé rentable et productif dans une entreprise" à cet âge là, estime-t-il.
Pour le NPA, les déficits sont engendrés "par une politique subventionnant les patrons et les riches". Le parti anticapitaliste pense qu'"il suffirait de garantir à tous un emploi, de répartir le travail existant sans perte de salaire, de prendre sur les profits pour résorber les déficits."

Au Nouveau centre : un régime "universel et personnalisé"
"Toutes les pistes devront être étudiées – et pas seulement l’allongement de la durée du travail – pour sauver notre système par répartition", estiment les centristes alliés de l'UMP. Le Nouveau centre "propose l’instauration d’un régime de retraite universel et personnalisé pour tenir compte des parcours professionnels de chacun, de la pénibilité du travail et de modes de vie de moins en moins linéaires."

Pour Debout la République : plus de cotisations ou moins de pensions
"La vraie question c'est la croissance économique", estime le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République. "Vous pouvez prolonger la durée de la retraite, la mettre à 62, 64, 65 ans. Si les gens sont au chômage à 49 et qu'ils ne trouvent pas de boulot et qu'on se traîne à 0% de croissance, ce sera la bombe sociale (...) le pays sera en révolution". "Dans le contexte du chômage massif, repousser l'âge de la retraite c'est réduire les pensions. Soit on augmente la cotisation, soit on réduit les pensions".

Au Front national : la retraite à 65 ans
Selon Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, "il faudra en premier lieu savoir très exactement quelle est la situation, savoir si c'est un problème transitoire, si c'est lié en partie à l'arrivée à la retraite des personnes du baby boom". Mais s'il faut faires des économies, " une partie de l'effort national" doit servir "au soutien des retraites et notamment au soutien des retraites les plus basses". Quant au financement, Marine Le Pen appelle nos élites à "des économies de train de vie".
Dans son programme, le FN propose notamment de porter l'âge légal de la retraite à 65 ans, de développer les régimes de retraite complémentaire par capitalisation, d'encourager la natalité, et d'inciter les travailleurs étrangers à prendre leur retraite dans leur pays d’origine.

Les positions des partenaires sociaux

La CFDT veut "une réforme ambitieuse"
La CFDT "souhaite une réforme ambitieuse et non un énième bricolage du système actuel", selon son secrétaire national Jean-Louis Malys. Le syndicat souhaite un "rapprochement progressif" entre le public et le privé.
François Chérèque souligne que "si l'on ne fait qu'une réforme sur les paramètres comme la durée de cotisation on ne règle pas les inégalités". Il rappelle "les pistes" de réflexion: carrières longues, pénibilité, inégalités hommes/femmes, changements de régime.
La CFDT est le seul syndicat qui a dit son intérêt pour le rapport du Conseil d'orientation des retraites sur un changement de système, demandant cependant "un débat de société".

La CGT: maintenir la retraite à 60 ans
Le syndicat refuse la "dramatisation" de la situation des retraites, voulue selon lui par le gouvernement. En outre, Bernard Thibault "réfute l'idée, qui serait de bon sens, selon laquelle l'augmentation de l'espérance de vie a pour conclusion naturelle qu'il faut consacrer plus de temps au travail". Il appelle à la "mobilisation" dans "l'unité syndicale" pour "éviter une décision brutale du gouvernement" remettant en cause la retraite à 60 ans.

Force ouvrière : statut quo
"Nous refusons notamment un allongement de la durée au travail, quelle qu’en soit la forme, (âge ou durée de cotisation), ainsi qu’une remise en cause du statut général de la fonction publique", indique Jean-Claude Mailly.

L'Unsa : trouver de nouveaux financements
Le secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Alain Olive, il faut "approfondir la question des nouvelles sources de financement".

Sud - Solidaires : "un problème politique"
"D’autres choix sont possibles pour maintenir le niveau actuel des retraites par rapport aux salaires. Ils supposent de lever le tabou de l’augmentation des cotisations patronales", estime Sud. "Il s’agit avant tout d’un problème politique, celui d’un partage de la valeur ajoutée, de la richesse produite par les entreprises, qui doit être plus favorable aux salariés."

La CFE-CGC pour une sorte de TVA sociale
Le syndicat propose "une cotisation sociale sur la consommation" pour contribuer au financement des retraites. Selon son président Bernard van Craeynest, allonger la durée de cotisation ne résout pas les problèmes car, pour "travailler plus longtemps, encore faut-il qu'il y ait de l'emploi et qu'il y ait un goût au travail, une gestion des carrières". La CFE-CGC propose "une cotisation sociale sur la consommation, qui est tout à fait dans l'esprit de ce que propose le président (Nicolas Sarkozy) avec la taxe carbone, c'est-à-dire frapper les produits importés".
Il se dit aussi favorable à la généralisation à tous les salariés d'"un troisième étage de la fusée retraite", constitué par les plans d'épargne retraite abondés par les entreprises (PERCO) ou les dispositifs d'épargne salariale.
Bernard Van Craeynest insiste également "sur la nécessité d'harmoniser les systèmes (...) de rebâtir un système équitable et de déterminer un taux minimal de remplacement".

Pour le Medef : favoriser la capitalisation
"Cette réforme ne doit pas être un bricolage", prévient Laurence Parisot. Parmi les pistes, elle pense qu'"il faut changer l'âge légal de départ à la retraite", ce qui "entraînera une hausse du taux d'activité des seniors". Le Medef se prononce pour "le maintien du régime par répartition mais complété par un système de retraite par capitalisation". En revanche, Laurence Parisot rejette toute hausse des cotisations retraite, car cela "alourdirait à nouveau les charges des entreprises et réduirait le salaire net des salariés".
Pour ce qui concerne la pénibilité, elle se dit "d'accord pour tenir compte des situations les plus pénibles à condition de les évaluer sur des critères individuels et objectifs".

Pour la CGPME : aligner public et privé
Jean-François Roubaud insiste surtrois axes :
- travailler plus longtemps,
- "aligner le mode de calcul des pensions du secteur public sur celui du secteur privé",
- instaurer " comme dans le public", une dose de retraite par capitalisation "type Préfonds

Qu'en pensez vous ? Qui jugez vous le plus crédible ?

A plus tard,
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

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El Fredo
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Message non lu par El Fredo » 14 avr. 2010, 15:16:00

Il faut jouer sur tous les leviers en même temps sinon on n'y arrivera pas. Malheureusement le gouvernement met son veto sur un certain nombre de pistes valables (impôts par exemple).
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lancelot
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Message non lu par lancelot » 14 avr. 2010, 16:22:00

Tu me l'as soufflé.
A part les propositions du FN, du MEDEF, et de l'UMP et du NPA, il y a des idées à prendre partout.

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Message non lu par politicien » 18 avr. 2010, 21:26:00

Bonjour,

«Il n'y a pas aujourd'hui de réforme dans un coffre-fort ou dans un tiroir qu'on sortira le moment venu.» Invité dimanche du «Grand rendez-vous» Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, le ministre du Travail Eric Woerth a assuré que rien n'était encore écrit sur la réforme des retraites, dont les discussions ont commencé cette semaine.

Accusé de «double langage» par le leader de la CGT Bernard Thibault, le ministre s'est défendu : «Ce que je dis dans mon bureau, ce que je dis à l'extérieur c'est qu'il n'y aura pas de négociation sur les retraites en catimini.» Il a promis d'engager une «réforme transparente» avec les syndicats et les partis politiques, précisant cependant qu'il prendra en compte «tout ce qui est dit de responsable». Eric Woerth a par ailleurs répondu aux attaques en critiquant lui aussi la position des syndicats, qui «disent qu'il y a urgence et puis ils disent "au fond, c'est l'affaire du gouvernement"». 
Eric Woerth va rencontrer les partis politiques
Après les partenaires sociaux, le ministre s'apprête à consulter les responsables des partis politiques : François Bayrou (MoDem) le 22 avril, Martine Aubry (PS) le 28, Jean-Marie Le Pen (FN) et Marie-George Buffet (PCF) le 30, Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) le 3 mai, Jean-Michel Baylet (PRG) le 4, Xavier Bertrand (UMP) le 6 et Hervé Morin (NC) le 10. La date reste à fixer pour Cécile Duflot (Verts) et Philippe de Villiers (MPF).
Eric Woerth ne s'est pas privé d'égratigner l'opposition. «Le PS est déjà dans la contre-proposition, alors qu'il n'y a pas de proposition», a-t-il estimé, reprochant au PS de prôner une «réponse par l'impôt», une «réponse en millions d'euros alors que l'enjeu (des retraites) est en milliards».
Sur le fond, il a confirmé que le gouvernement était opposé à une «augmentation généralisée des cotisations», ce qui n'empêchait pas «des augmentations ciblées» sur certains revenus. Quant à la spécificité des régimes de retraite des fonctionnaires, il a affirmé ne pas vouloir «faire éclater tout cela» mais souhaité qu'on «accélère la convergence entre les régimes issus du public et les régimes du privé, tout en tenant compte de la spécificité du fait d'être fonctionnaires».

A plus tard,
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Message non lu par mps » 18 avr. 2010, 21:54:00

Evidemment qu'on ne peut encore augmenter les impôts ! Déjà, les 3/4 de "beau" patrimoine immobilier appartient à des sociétés panaméennes, et la plupart des affaires sont sous siège social étranger. Si vous n'avez pas encore compris qu'augmenter les impôts, c'est vous tirer une balle dans le pied ... icon_evil

Pour ce qui peut être fait, cela ne se discute pas avec des "sentiments", généralement garantis pure démogogie, mais avec une calculette. Laisson faire les spécialistes.

Pour les particuliers, le meilleur conseil est de cesser de vivre au-dessus de ses moyens, et de se constituer une épargne correcte pour le temps de la retraite. Si l'Etat peut encore en rajouter, ce sera du beurre dans les épinards.  Mais mieux vaut ne pas y compter, cela évitera bien des déceptions.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par El Fredo » 18 avr. 2010, 23:27:00

mps a écrit :Pour les particuliers, le meilleur conseil est de cesser de vivre au-dessus de ses moyens, et de se constituer une épargne correcte pour le temps de la retraite. Si l'Etat peut encore en rajouter, ce sera du beurre dans les épinards.  Mais mieux vaut ne pas y compter, cela évitera bien des déceptions.
Jamais entendu parler du "paradoxe de l'épargne" ?
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Message non lu par mps » 19 avr. 2010, 07:23:00

Non, explique icon_confused
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 19 avr. 2010, 09:49:00

Un mouvement d'épargne de grande amplitude est la pire chose qui pourrait arriver dans le cadre du système économique mondial actuel. En effet, celui-ci repose sur l'emprunt des particuliers (voire leur surendettement) et la consommation. Moins d'emprunt, moins de conso --> 0 croissance, voire récession. C'est pour ça que beaucoup d'économistes ne croient pas à la relance par consommation (car en cas de crise, les gens épargnent, paraît-il).

Ceci dit, El Fredo, un bon moyen de mettre à mal le système actuel serait qu'une bonne partie de la population se mette à épargner et à consommer moins. Ainsi, toute le système économique et notre société de consommation à outrance et de fuite en avant seraient à repenser. Nos dirigeants seraient devant le fait accompli. Néanmoins, les peuples devront beaucoup souffrir pour en arriver là.

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Message non lu par El Fredo » 19 avr. 2010, 10:02:00

mps a écrit :Non, explique icon_confused
Et bien le paradoxe de l'épargne (paradox of thrift) stipule que si tout le monde se met à épargner plus en période de récession (ça inclut l'Etat), et bien le volume total d'épargne diminue par la conséquence du ralentissement économique. Cela dit ça peut être un objectif en soi, comme l'écrit très bien Nombrilist.
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Message non lu par mps » 19 avr. 2010, 15:25:00

Intéressant et vérifiable : jamais chez nous les livrets d'intérêt n'ont concentré un tel taux d'épargne !

A noter toutefois : c'est de la bien mauvaise épargne, puisque le taux de rétribution est très inférieur à l'avilissement monétaire ! En fait, tout se passe comme si le profit de l'épargne était confisqué pour une large part, ne laissant que quelques biscuits de consolation.

Mais quand je parle d'épargner, je songe à mille moyens qui ne s'opposent pas à la consommation, mais la renforcent : immobilier (gros employeur), containers, taxis, joint ventures, etc. 
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par lancelot » 19 avr. 2010, 15:41:00

Oui mais la ce n'est plus de l'épargne, mais de l'investissement et pour investir, il faut en avoir les moyens, je vois mal un smicard ou plus ou moins dans cette zone se payer 2 ou 3 apparts afin de se constituer une rente pour sa retraite.

Pour celui qui en a les moyens, la il n'y a effectivement pas de pb, mais c'est une autre histoire.

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