Les victimes de Xynthia ne reviendront pas en zone mortelle

venez parler des sujets de société qui vous concerne ( drogue, alcool, avortement...)
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mps
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Message non lu par mps » 22 mars 2010, 17:48:00

Exact icon_confused  Le sommet étant le vrai c.. qui joue au c.. icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin

Dans le cas du lotissement construit sur les galeries calcaires, sans me souvenir exactement des détails, c'est ultra compliqué ! Ces carrières datent du XIXème siècle, l'opérateur a disparu depuis longtemps, la commune n'a que des plans partiels qui ne faisaient pas référence à cette zone, etc.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 22 mars 2010, 18:43:00

Bah, c'est comme toujours, je préfère protéger les vrais c... d'eux-mêmes, quitte à ce que de faux c... en profitent (je ne vois pas comment, mais bon), plutôt que de risquer la vie d'un vrai c.. sous prétexte qu'il aurait pu être un faux c... Je pense que c'est une philosophie de gauche (je tiens le même raisonnement pour la justice et les aides sociales).

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mps
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Message non lu par mps » 22 mars 2010, 18:50:00

L'ennui, c'est que les vrais c... se mettront toujours dans de mauvais draps, quoi qu'on fasse, mais que les faux c... poussent comme du chiendent icon_confused
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lancelot
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Message non lu par lancelot » 22 mars 2010, 20:11:00

Ouais, sauf que la ... a force de parler de types qui construisent sur du fromage, des pharaons qui n'ont pas eu la bonne idée d'inventer la sécu, des vraicons et des faucons, et des belges , on s'éloigne un peu du problème ...

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Message non lu par Nombrilist » 22 mars 2010, 20:16:00

Les faucons, c'est pas les néocons ?

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Message non lu par mps » 22 mars 2010, 22:08:00

Ouais, sauf que la ... a force de parler de types qui construisent sur du fromage, des pharaons qui n'ont pas eu la bonne idée d'inventer la sécu, des vraicons et des faucons, et des belges , on s'éloigne un peu du problème ...


C'est au contraire une mise en perspective qui permet de considérer le problème dans son ensemble :-)

D'autant pous que ce problème est déjà, soit emmené par les eaux, soit tombé au fond d'un trou ...
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lancelot
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Message non lu par lancelot » 22 mars 2010, 22:17:00

Non, le pb il est indiqué dans le titre du sujet : les victimes de Xynthia ne reviendront pas en zone mortelle.

Pour le pharaon ... et toi ... je pense effectivement que vous êtes tombés au fond d'un trou. Et je pourrais moi aussi noyer le poisson ...

Si j'osais .... je dirais même que les français ont un trou (d'eau) et que les belges ont du trou, mais cela ne ferait toujours pas  avancer le débat sur le sujet.

Tu as autre chose ?

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Message non lu par mps » 23 mars 2010, 07:59:00

Non, à défaut d'être au fond Dutroux, je suis au tapis ! icon_biggrin
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Message non lu par politicien » 26 févr. 2011, 09:03:00

Bonjour,  Les curieux continuent d’affluer. Ils viennent visiter La Faute-sur-Mer, le petit village de Vendée où la tempête Xynthia a fait 29 morts le 28 février 2010. "Le dimanche, c’est le jour des voyeurs, assure une habitante. Les voitures sont à touche-touche pour voir les maisons qui vont être rasées. Les gens prennent des photos, voire récupèrent des objets en souvenir." Une société pensait même organiser un petit train touristique pour sillonner les zones noires.   Comme l’immense majorité des sinistrés, les Berlemont, eux, ont déménagé. La famille s’est installée le mois dernier à La Tranche, une commune voisine. "Ce n’est pas loin de la mer, mais là, on est en hauteur. En plus, nous avons un étage", décrivent les époux. Pas de risque de se retrouver à nouveau avec deux mètres trente d’eau. Malgré tout, le couple a installé des Velux dans les chambres des filles… "pour qu’elles puissent sortir en cas d’inondation".   A présent, ils peuvent souffler: "On commence tout juste à se poser." Cette nouvelle maison – murs blancs, meubles neufs – a servi de déclic. "Nous avons passé des heures à poncer les murs, c’était dur, mais pour la première fois on ne pensait plus à Xynthia", glisse Thierry. "J’ai retrouvé l’appétit et le sommeil", ajoute Chantal. Mais l’équilibre reste fragile. Les cauchemars reviennent. Les époux sont incapables de regarder un film catastrophe.   "Les gens veulent se reconstruire. Mais ils ressentent encore une grande tristesse, un profond désarroi", témoigne Renaud Pinoit, un responsable de l’association des victimes des inondations (Avif). Beaucoup ont du mal à se projeter. Ils vivent au jour le jour. "Je ne suis plus la même, explique Françoise Letort, une sinistrée. J’ai failli mourir ce jour-là. Je ne regarde pas les gens de la même façon. Il y a des parties de belote avec papi et mamie qui sont plus importantes qu’un voyage au loin."   A La Faute et à L’Aiguillon, 85% de ceux qui habitaient les zones de solidarité ont accepté de vendre leur maison à l’Etat (693 sur 823). Les indemnisations ont été jugées satisfaisantes. Mais les gens ont du mal à retrouver leurs marques. Les époux Nicolaizeau par exemple. Ils ont emménagé en novembre dans un nouveau lotissement situé à quelques kilomètres de La Faute. "La maison qu’on va me casser, je la connais par cœur. J’avais tout fait : toiture, lambris, pierres de parement, soupire Jacky, maçon de métier. Ici, je ne me sens pas chez moi." Sa femme Annie opine: "Il faut tout recommencer. On n’a plus la force…"   Michel Poislane, lui aussi, ne se plaît pas trop dans son nouvel environnement. Ce tonique sexagénaire a racheté à l’autre bout de La Faute: "Je n’ai plus mes amis. Le côté 'bonjour, cela va, tu viens prendre l’apéro?', cela n’existe plus." Tous les jours, il retourne voir son ancienne maison. Un crève-cœur. Le quartier – surnommé "cuvette de la mort" – ressemble à une ville fantôme. Des barrières en interdisent l’accès. Derrière, les maisons sont murées, les volets clos. L’herbe a roussi. Ici gît une carcasse de voiture. Là, deux vélos couchés sur le flanc. Des gendarmes patrouillent. De toute façon, il ne reste plus grand-chose à voler. Les plaques des rues ont disparu: "Certains habitants les ont récupérées en souvenir." Un résident a emporté la fenêtre par laquelle il avait échappé aux flots. La phase "déconstruction", elle, commencera mi-mars.   En attendant, Giselle Arnault revient régulièrement. Son papa, âgé de 74 ans, est mort ici, noyé dans sa maison. Un an après, elle est toujours sous anxiolytiques, et se rend au centre médico-psychologique tous les quinze jours: "Je n’ai pas encore fait le deuil de mon père." Même détresse pour Mireille Guillet, qui a perdu sa mère: "J’arrive à maintenir mon travail et ma petite famille. Sinon, ma vie est en stand-by. Je n’ai toujours pas ouvert les bacs des photos que mes belles-sœurs ont fait sécher. Je n’ai pas l’énergie." Toutes deux ont déposé plainte au pénal, notamment pour "homicide involontaire", "prise illégale d’intérêt" et "abstention de combattre un sinistre".   La colère monte Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités de chacun. Mais les questions fusent : pourquoi a-t-on construit dans les zones à risques? Pourquoi n’a-t-on pas évacué la population le soir de la tempête? Le maire de La Faute, René Marratier, est pointé du doigt. Devant l’hôtel de ville, le mot "démission" tagué en grandes lettres affleure sous une couche de goudron. "On ne peut pas en vouloir au maire. Il y a toujours eu des catastrophes", plaident certains. La ville est aujourd’hui divisée en deux camps. Même la commémoration tourne à la bataille.   Auparavant, les annonces – et contre-annonces – concernant les maisons vouées à démolition avaient déjà mis à mal l’unité de la population. Créant des tensions entre ceux qui acceptaient de partir et ceux qui se battaient pour rester. "Nos voisins ne nous parlaient plus, se souvient Erika Plaire, qui a déménagé sur L’Aiguillon. Il m’est arrivé de me faire siffler quand je passais en voiture avec les petites." Tant pis. Avec son mari et ses jumelles de deux ans et demi, elle ne voulait pas vivre dans la crainte d’une nouvelle inondation. Mais la décision a été difficile. Surtout quand le couple a appris, juste avant de signer avec l’Etat, que sa maison n’était plus en zone noire.  Au final, très peu ont refusé de quitter leur habitation. La plupart ont craqué lorsqu’ils ont compris qu’ils allaient se retrouver seuls, dans des quartiers rasés. Marie-Pierre de Lepinay, elle, fait partie des 79 personnes qui résistent. Pour venir la voir, le soir, à la pointe de L’Aiguillon, il faut conduire 8 kilomètres dans le noir, le long de la digue: "Vous ne pouvez pas vous tromper, c’est la seule maison allumée!" Tout autour, il ne reste que des résidences secondaires ou des habitations désertées. Cette brune de 37 ans ne veut pas abandonner la demeure achetée il y a quatre-vingts ans par son grand-père, un ancien café-restaurant avec vue panoramique sur la baie. "Le 28 février, je n’ai eu que 10 centimètres d’eau au rez-de-chaussée. Je dormais, je ne m’étais même pas aperçue qu’il y avait eu Xynthia."   Puis il y a les autres sinistrés, qui n’ont pas été en zone noire. Eux aussi ont du mal à se remettre de la tempête. Beaucoup fréquentent les locaux du Secours populaire, installé à L’Aiguillon. Des bénévoles les accueillent avec un café et des pains au chocolat. "Aujourd’hui, les gens accusent le coup, analyse Joëlle, une responsable. Passé le magnifique élan de solidarité, chacun se retrouve seul face à ses problèmes." Ici, on peut exprimer ses angoisses. Parler des travaux qui n’avancent pas. Evoquer les morts invisibles de Xynthia: suicides, AVC… Et se fournir en savon, vêtements ou nourriture.  Ce jour-là, Fernande repart avec un cabas rempli de légumes. Cette septuagénaire, qui a eu 90 cm d’eau dans sa maison, a dû faire des travaux et racheter tous ses meubles: "J’ai tout perdu, et je ne touche que 750 euros par mois. Pour l’instant, c’est ric-rac!" De nombreux petits revenus sont dans ce cas. "Plus de 60% des sinistrés n’ont pas les moyens de repartir, estime Michèle, une autre bénévole. On suit encore 200 à 300 personnes."   Difficile de tourner la page Xynthia. La Faute-sur-Mer, qui comptait un millier d’habitants (40.000 l’été), a vu sa population reculer: 150 à 200 personnes en moins selon le maire, 300 à 400 pour les plus alarmistes. L’école risque de fermer. Les commerçants ont perdu 20 à 30 % de leur chiffre d’affaires. "J’ai du stock à ne plus savoir qu’en faire. L’emprunt sur le magasin court encore, cela va être très dur", reconnaît le gérant du Nautile, le magasin de souvenirs du centre-ville. Quand d’autres n’y vont pas par quatre chemins: "D’accord, il y a eu des morts. On n’oubliera jamais le drame. Mais maintenant la vie continue. On ne va pas en parler tout le temps. Il faut redorer le blason de La Faute."   A plus tard,  
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