la dépense publique est au plus haut

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wesker
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Message non lu par wesker » 23 mai 2010, 14:11:00

Au moment même ou le gouvernementeur nous fait part de mesures d'austérités, de rigueur, ou pour les politiques de responsabilité, avec un gel des dépenses publique, et des dépenses de l'état voici que ....

L’Insee vient de publier sa note sur les comptes des administrations publiques. Le constat est sans appel : la France a battu des records en matière de dépenses publiques en 2009.

Ces dernières ont représenté 56 % du PIB, contre 53 % l’an passé. La hausse des dépenses en valeur est de 3,8 %, soit – une fois retirée une inflation de 1 % – une hausse en volume de près de 3 %. Un rythme bien éloigné du « zéro volume » volontiers affiché, même si la norme s’applique à un périmètre plus restreint.

En 2009, le déficit public s’élève à 143,8 milliards d’euros, soit 7,5 % du PIB. Au cours de cette année marquée par la récession, il augmente de 79,1 milliards d’euros, sous l’effet de la forte baisse des recettes publiques et de la progression maintenue des dépenses publiques. Ce sont, en fait, les déficits de l’État et des administrations de sécurité sociale qui s’aggravent.

La relance budgétaire effectuée par le gouvernement pour contrer la crise économique explique largement l’augmentation. Les dépenses d’investissement (y compris les aides aux investissements) ont été très dynamiques, note l’Insee, avant de souligner la croissance forte de certaines prestations sociales

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mps
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Message non lu par mps » 23 mai 2010, 15:06:00

Quel est le contenu de ces dépenses publiques ?

Parce que, par exemple, si l'aide sociale ou le chômage lui sont incorporés, ce serait tout à fait normal.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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wesker
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Message non lu par wesker » 23 mai 2010, 21:11:00

Hélàs ce n'est que de la dépense de fonctionnement et aucunement d'investissement.....Ce sont pourtant ces dernies qui créerait de l'emploi, de la croissance, de la richesse....Les artisans, les PME, PMI, commerçants, devraient être encouragés et non fiscalisés pour financer de telles dépenses.

Hélàs, les annonces pet l'impact mediatique prennent le pas sur la prise en compte des réalités budgetaires.

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Golgoth
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Message non lu par Golgoth » 23 mai 2010, 21:29:00

Tu arrives à savoir parmi les dépenses, lesquelles sont celles qui font le déficit et celles qui sont couvertes par les rentrées ? Très fort ! icon_mrgreen
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

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mps
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Message non lu par mps » 23 mai 2010, 21:35:00

Le chômage et l'aide sociale sont des dépenses de fonctionnement. Voilaévidemment d'où vient l'augmentation.

Evidemment qu'il ne faudrait pas fiscaliser aussi lourdement les classes moyennes, mais qui alors ? 60 % des français (!!!) échappent à l'impôt (record mondial)
Les riches sont au-delà du maximum admissible, quand ils ne se sont pas taillés.

Si 30 % de français en plus (soit 19 millions de gens) payaient ne serait-ce que 100 euros d'impôts, cela donnerait déjà 1.900.000.000 (quasi 2 milliards d'euros !

Votre assiette fiscale est démégogique, injuste, et particulièrement dé-structurante du point de vue cohésion sociale.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Golgoth
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Message non lu par Golgoth » 23 mai 2010, 21:49:00

Je ne pense pas que le chômage joue beaucoup, en 2010 le déficit de l'UNEDIC est de 10 milliards (à comparer avec les exonérations de charge...). Alors évidemment il y des dépenses conjoncturelles mais l'autre problème c'est que l'argent ne rentre plus car nous avons été en récession.
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

logan
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Message non lu par logan » 23 mai 2010, 21:59:00

C'est vraiment totalement idéologique

On est passé d'un déficit de 42 milliards en 2007 à un déficit de 138 milliards en 2009

Cette augmentation est due :
1) aux politiques de réductions des recettes fiscales ( paquet fiscal ) du gouvernement
2) au plan de sauvetage des banques
3) au plan de relance de l'économie
4) à l'explosion des dépenses publiques dues à la récession

Le gouvernement nous a dit que le plan de sauvetage des banques n'a rien coûté à l'état et lui a même fait gagné de l'argent. Bien évidemment c'est totalement faux.
Le "tout le monde il gagne de l'argent dans l'histoire, personne n'en perd", ce n'est pas de l'économie, c'est de la magie.

Les banques se sont refait leurs marges de profits, grâce à l'argent prêté par les états, en augmentant les intérêts demandés aux entreprises ou aux ménages contre les services bancaires, ou en spéculant sur les titres de la dette publique des états ( les états payent des intérêts à ceux qui détiennent ces titres ).
De plus, la crise financière a donc entrainé une grave récession économique, en grande partie liée au comportement des banques, et aux décisions des gouvernements.
Face à cette récession, les gouvernements ont été obligés de réagir et de mettre en place des plans de relance de l'économie. Ces plans de relance ont évidemment aggravé énormément les déficits de l'état.
Et enfin la récession a provoqué fermetures d'entreprises / licenciements / chute des chiffres d'affaire etc ... Cela a non seulement fait exploser le chômage et plonger les gens dans la précarité, ce qui s'est traduit pour l'état par une explosion des dépenses sociales ( les fameux amortisseurs sociaux dont le gouvernement et les médias se félicitaient pour expliquer que la France résistait mieux à la crise que les autres pays européens ), mais évidemment cela a fait aussi chuter les recettes fiscales.

Ce sont donc bel et bien les entreprises, les ménages et les états qui ont payé dans l'histoire, et les seuls à avoir fait un profit en définitive ce sont les banques. ( record de profit en 2009 et de bonus pour les traders )

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mps
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Message non lu par mps » 24 mai 2010, 08:11:00

[table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0" width="100%"][tr][td colspan="1" rowspan="1" width="100%"]Image la dépense publique est au plus haut[/td][td colspan="1" rowspan="1" valign="top"]Image [/td][/tr][tr][td colspan="2" rowspan="1"]Je ne pense pas que le chômage joue beaucoup, en 2010 le déficit de l'UNEDIC est de 10 milliards (à comparer avec les exonérations de charge...). Alors évidemment il y des dépenses conjoncturelles mais l'autre problème c'est que l'argent ne rentre plus car nous avons été en récession.[/td][/tr][/table]


Bon W., je ne vais pas discuter de la structure du déficit sans le dossier complet, bien entendu.  Mais que le tassement de la consommation ait limité les rentrées de l'Etat est un facteur connu partout, mêe dans les pays qui ne sont pas prédiés par Sarkozy ...
Le gouvernement nous a dit que le plan de sauvetage des banques n'a rien coûté à l'état et lui a même fait gagné de l'argent. Bien évidemment c'est totalement faux.
Le "tout le monde il gagne de l'argent dans l'histoire, personne n'en perd", ce n'est pas de l'économie, c'est de la magie.
 Logan, tu plaisantes ou tu n'y comprends réellement rien ?

Votre plan de sauvetage des banques, copié de celui de la Belgique, a bien entendu RAPPORTE à l'Etat. Mécanismes :

1°. Pendant la période immédiate de panique et de suspicion, il y a eu arrête des prêts interbancaires, mécanisme quotidien indispensable. Les Etats se sont simplement portés garants de la solvabilités des banques, la circulation des capitaux a repris, et donc les rentrées de l'Etat.  Ici, pas un euro de sorti, et les vaches à lait continuent à produire.

2°. Certaines banques, plus mal prises, ont été en mal de liquidités et ont dû emprunter. Or, par perte de confiance, les marchés financiers ne pouvaient pous leur prêter qu'à des taux dissuasifs. Les Etats ont pris le relais, en empruntant à leur tour au tarif préférentiel qu'on connait, et en re-prêtant immédiatement aux banques à un taux majoré, mais plus digeste. Il n'y a rien de "magique" à emprunter à 2 %, à re-prêter à 6 %, et donc à y gagner. Des montants énormes, bien entendu ! Notons que la plupart de ces prêts sont déjà remboursés.

3° (mais ceci ne concerne pas la France) : certaines banques se sont trouvé en quasi-faillite (la crise ne faisant qu'intensifier des difficultés préalables, comme Fortis en Belgique). Là, l'Etat a mis la main au portefeuille et pratiquement racheté la banque. Pas "pour la sauver" comme radotent quelques crétins, mais pour sauver toute l'économie qui en dépendait. Or, que voit-on ? Une fois propriétaire de Fortis, l'Etat belge, qui n'a pas vocation de jouer les banquiers, a négocié une fusion entre sa très grosse banque fraîchement acquise, et BNP-Parisbas ... dont il est devenu l'actionnaire majoritaire ! Les cours ont monté, évidemment, et l'Etat belge se trouve à la tête d'un capital bien plus important que ce qu'il a payé pour racheter la banque. Un énorme profit pour le contribuable.

4°. Enfin, considérant que si l'Etat a joué le rôle d'assurance pour les banques, il doit être rétribué comme tel, une loi fiscale et déjà en application en Belgique, les banques devant désormais acquitter une plantureuse "prime annuelle", quelle que soit la conjoncture ! Encore du blé pour l'Etat, sans se fouler ... La France s'apprête à copier aussi ce volet de la saga.

Bref, à tous les stades, le "sauvetage des banques" a été une succession d'opérations ultra juteuses pour l'Etat ... et les contribuables.

Aucune "magie" donc, juste des cerveaux. 
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Libre Plume » 24 mai 2010, 13:04:00

Ce qui se passe actuellement, c'est que nous avons tout intérêt à stimuler la demande intérieure, il y a un lien entre la dette privée et publique. Vous avez le cas de l'Espagne qui a été frappé par la crise et n’a pas réussi pour l’instant à contenir la dette intérieure privée.


La crise actuelle montre que même si certains pays n’ont jamais eu l'intention de fournir une assistance à d'autres, les événements les ont amenés à réfléchir, ils sont confrontés aux règles du pacte de stabilité de croissance.

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Message non lu par Nombrilist » 24 mai 2010, 13:25:00

On ne stimule pas la demande intérieure en imposant une cure d'austérité au peuple. C'est antinomique.

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wesker
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Message non lu par wesker » 24 mai 2010, 13:42:00

mps a écrit :Le chômage et l'aide sociale sont des dépenses de fonctionnement. Voilaévidemment d'où vient l'augmentation.

Evidemment qu'il ne faudrait pas fiscaliser aussi lourdement les classes moyennes, mais qui alors ? 60 % des français (!!!) échappent à l'impôt (record mondial)
Les riches sont au-delà du maximum admissible, quand ils ne se sont pas taillés.

Si 30 % de français en plus (soit 19 millions de gens) payaient ne serait-ce que 100 euros d'impôts, cela donnerait déjà 1.900.000.000 (quasi 2 milliards d'euros !

Votre assiette fiscale est démégogique, injuste, et particulièrement dé-structurante du point de vue cohésion sociale.
Curieux, ce sont là les propositions de Hollande, representant du Ps qui veut élargir l'assiette pour soumettre à l'impôt le maximum de français.

C'est en raison de sa fiscalité élevé sur l'ensemble des citoyens que la France connaît la recession et prend du retard en matière de retour à la croissance, par rapport au reste du monde. Un niveau de prélèvement élevé ne se traduit pas necessairement par l'augmentation des recettes publiques puisque, devenant confiscatoire, il en devient dissuasif en terme d'investissement et surtout de stimulation à gagner davantage pour fuir la fiscalité.

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Message non lu par logan » 24 mai 2010, 16:43:00

Comme je t'ai dit MPS, la situation où tout le monde gagne de l'argent et où personne ne paye cela n'existe pas, cet argent il vient forcément de qqpart, surtout dans un moment où l'economie est en récession.

Et les banques, au lieu de se servir des aides de l'état pour rouvrir le robinet du crédit à des taux raisonnables ont au contraire reconstruit leurs marges de profits sur le dos des ménages et des entreprises en sur-facturant leurs services bancaires => déjà on voit que ce sont aux ménages et aux entreprises que les banques ont pris cet argent supplémentaire
Ceci a eu pour effet de propager la crise financière en crise économique ...

Ensuite, toujours pour rétablir leur profit, les banques ont racheté en masse des titres de la dette publique des états européens, sur ces titres les banques touchent des intérêts, ce sont donc ici les états qui payent et qui ont permis aux banques de se refaire une santé ...

Enfin la crise économique que les banques ont propagé en n'assurant plus leurs services bancaires ou en pratiquant des taux prohibitifs plutôt que de soutenir l'économie grâce au plan de sauvetage comme les états leur demandait, a obligé les états à financer des plans de relance de l'économie, et a conduit à la fermeture de milliers d'entreprises, à des centaines de milliers de licenciements, à plonger des milliers de gens dans la précarité, tout cela a conduit à une explosion des dépenses sociales ... Et là ce sont les entreprises, les travailleurs et l'état, donc toute la collectivité, qui payent

Donc dire que ce plan d'aide n'a rien coûté et nous a fait gagné de l'argent est une vue de l'esprit, ce plan d'aide a permis de SOCIALISER LES PERTES DES BANQUES, même les libéraux le dénonçaient

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Message non lu par mps » 24 mai 2010, 17:38:00

C'est en raison de sa fiscalité élevé sur l'ensemble des citoyens
Erroné ! La fiscalité touche en moyenne 90 % des citoyens. En France, c'est moins de 50 %.
Comme je t'ai dit MPS, la situation où tout le monde gagne de l'argent et où personne ne paye cela n'existe pas, cet argent il vient forcément de qqpart, surtout dans un moment où l'economie est en récession.
Evidemment, que cela existe ! Exemple : tu veux un jeans demarque à 150 euros. Moi, j'ai un tuyeau pour l'avoir à 50 euros. Je veux t'en faire profiter, et te le propose 75 euros. Tu as gagné 75 euros, et moi 25. 

Donc, tout le monde a gagné de l'rgent, non ?
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 24 mai 2010, 19:04:00

Non, pas celui qui vend à 150.

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Message non lu par wesker » 24 mai 2010, 19:46:00

Exact et qui, pour le vendre à ce prix utilise ton fils ou ta fille pour le fabriquer qui se retrouvera au chômage qu'il faudra ensuite financer par les aides sociales sur ton salaire et qui ne payera plus d'impôt, faute de ressources suffisantes....Le système dont tu vantes les vertus sembles être un système où il y a beaucoup plus de perdants que de gagnants !

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