Obama et l'héritage de Martin Luther King

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rakosky
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Message non lu par rakosky » 21 janv. 2009, 00:08:00

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } H1 { margin-bottom: 0.21cm } H1.western { font-family: "Times New Roman", serif } H1.cjk { font-family: "Andale Sans UI" } H1.ctl { font-family: "Tahoma" } A:link { so-language: zxx } --> En ces jours d'investiture du nouveau Président des Etats-unis la presse et les commentateurs semblent confondre l' héritage de Luther King et celui de Luciano Benetton,  Pour comprendre l'immense portée historique de l' élection de Bark Obama,pour comprendre les aspirations de cette foule immense rassemblée à Washington,il m'a paru utile de publier le texte du sermon prononcé par Martin Luther King contre la guerre du Vietnam et contre l' exploitation, J'ai du effectuer de nombreuses coupes dans le texte original et ceci a été terriblement difficile tant chaque parole de cet homme est importante et profonde, Il faut comprendre le courage de cet homme qui comprenait parfaitement que chacun des mots qu'il prononçait le rapprochait d'une mort certaine, Martin Luther King parle d'une guerre oubliée par les jeunes générations,mais pensez à l' Irak,pensez à Gaza et vous comprendrez que sa parole de prophète reste toujours d'une terrible actualité, Le peuple américain cherche aujourd'hui les voies pour renouer avec la meilleure partie de son héritage,il cherche dans les discours de Jefferson ou de Luther King des armes et un programme politique pour sortir de l'impasse mortelle où l'ont engagé ses dirigeants, Telle est la portée historique de l' élection d' Obama ,tel est le poids terrible de l' héritage que des millions d'américains attendent qu'il assume,défende et fasse revivre Martin Luther King: «Pourquoi je suis opposé à la guerre du Vietnam»  Sermon prononcé le 30 avril 1967 dans l’église baptiste Ebenezer d’Atlanta (Géorgie),    Le sermon que je prononce ce matin n’est pas un sermon ordinaire, mais il est important car il porte sur une des questions les plus controversées auxquelles notre pays soit confronté: «Pourquoi je suis opposé à la guerre du Vietnam». Permettez-moi de préciser d’emblée que je considère cette guerre comme injuste, mauvaise et vaine. Je prêche aujourd’hui devant vous sur cette guerre parce que ma conscience ne me laisse pas d’autre choix. Il est temps que l’Amérique entende la vérité sur ce conflit tragique. (,,,). Quiconque vit dans le mensonge vit dans l’esclavage spirituel. La connaissance de la vérité nous apporte la liberté. «Vous connaîtrez la vérité, dit Jésus, et la vérité vous rendra libres.» J’ai choisi de prêcher sur la guerre du Vietnam parce que je pense, comme Dante, que les endroits les plus brûlants de l’enfer sont réservés à ceux qui restent neutres aux époques de crise morale. Il y a un moment où le silence devient trahison.(,,,)   Il existe un rapport évident et presque simpliste entre la guerre et la lutte que je mène avec d’autres en Amérique. Il y a quelques années, nous avons vécu un moment remarquable dans cette lutte. Il semblait y avoir un réel espoir pour les pauvres, les blancs comme les noirs, grâce au Programme contre la pauvreté. Il y a eu des expériences, des espoirs, de nouveaux départs. Puis on a intensifié la guerre et j’ai vu qu’on interrompait le Programme comme si c’était quelque jouet politique inutile d’une société devenue folle de guerre. Et j’ai su que l’Amérique n’investirait jamais les fonds ou les énergies nécessaires à la réhabilitation tant que des aventures comme le Vietnam aspireraient des hommes, des talents et de l’argent comme une ventouse démoniaque et destructrice. Et peut-être ne le savez-vous pas, mes amis, mais on estime à 500 000 de dollars le coût de chaque soldat ennemi tué alors que nous ne dépensons que cinquante-trois dollars pour chaque personne rangée parmi les pauvres et que l’essentiel de ces cinquante-trois dollars est destiné au salaire de personnes qui ne sont pas pauvres. Aussi, j’ai été de plus en plus obligé de considérer la guerre comme une ennemie des pauvres et de m’y opposer pour cette raison.  C’est peut-être quand j’ai compris que la guerre faisait beaucoup plus que de détruire l’espoir des pauvres du pays que m’est apparu tout le tragique de la réalité. Le pays envoyait combattre et se faire tuer les pauvres – fils, frères, maris – dans une proportion extraordinairement élevée par rapport au reste de la population. Nous prenions les jeunes Noirs qui avaient déjà été mutilés par la société et nous les envoyions à des milliers de kilomètres garantir en Asie du Sud-Est des libertés qu’ils n’avaient pas trouvées en Géorgie du Sud-Est et dans l’Est de Harlem. Aussi – cruelle ironie – avons-nous souvent vu à la télévision des soldats noirs et blancs tuer et mourir côte à côte pour un pays qui avait été incapable de les asseoir ensemble dans les mêmes salles de classe. Nous les avons vus brûler les huttes d’un village pauvre avec une brutale solidarité. Mais nous réalisons qu’ils ont peu de chances de vivre dans le même immeuble à Chicago ou Atlanta. Je ne peux donc pas me taire face à une aussi cruelle manipulation des pauvres.  Ma troisième raison se situe à un niveau de conscience plus profond car elle est née de mon expérience des ­ghettos du Nord pendant les trois dernières années, en particulier au cours des trois der-niers étés. J’ai dit aux jeunes gens rejetés qui étaient désespérés, en colère, que les cocktails Molotov et les fusils ne résoudraient pas leurs problèmes. J’ai essayé de leur manifester ma profonde compassion tout en soutenant que le moyen le plus intelligent d’amener le changement social était l’action non-violente. Car ils me demandaient: «Et qu’en est-il au Vietnam?» Ils me demandaient si notre pays n’avait pas recours à des doses massives de violence pour résoudre ses problèmes, pour amener les changements qu’ils désirent. Leurs questions ont porté et j’ai su que je ne pourrais plus jamais élever la voix contre la violence des opprimés des ghettos sans commencer par parler clairement au plus grand fauteur de violence du monde aujourd’hui: mon propre gouvernement! (,,,)  Finalement, je dois être fidèle à la conviction que je partage avec tous les hommes: la vocation à être le fils du Dieu vivant. Au-delà de la vocation de la race, de la nation ou de la foi, c’est cette filiation et cette fraternité. Et comme je crois que le Père se préoccupe au plus haut point tout particulièrement du sort de ses enfants qui souffrent, qui sont sans défense ou exclus, je parle aujourd’hui en leur faveur. Et tandis que je réfléchis à la folie de la guerre du Vietnam et que je cherche en moi les moyens de comprendre et de répondre par la compassion, mon esprit se tourne constamment vers les habitants de cette péninsule. Je ne parle pas maintenant des soldats des deux parties, ni du gouvernement militaire de Saigon mais simplement des gens qui subissent le fléau de la guerre depuis près de trois décennies. Je pense à eux également parce qu’il est clair pour moi qu’on n’arrivera pas à une solution satisfaisante tant qu’on n’essaiera pas de connaître ces gens et d’entendre leurs cris étranglés.  Maintenant, permettez-moi de vous dire la vérité à ce sujet. Ils doivent considérer les Américains comme de curieux libérateurs. Vous rendez-vous compte que le peuple vietnamien – c’est une chose qu’on ignore généralement – a proclamé son indépendance en 1945 après une occupation à la fois française et japonaise? Et, soit dit en passant, c’était avant la révolution communiste en Chine. Il était dirigé par Ho Chi Minh. Dans leur document, il cite notre Déclaration d’indépendance et pourtant notre gouvernement a refusé de le reconnaître. Le président Truman a déclaré qu’ils n’étaient pas prêts pour l’indépendance. Aussi avons-nous, à l’époque, été victimes en tant que nation de la même arrogance mortelle que celle qui a empoisonné la situation internationale pendant toutes ces années. La France, alors, a entrepris de reconquérir son ancienne colonie. Et pendant huit ans, elle a mené de longs combats brutaux pour tenter cette reconquête. Et savez-vous qui a aidé la France? Ce sont les Etats-Unis. Nous en sommes arrivés à assumer plus de 80% du coût de la guerre. Et même lorsque la France a commencé à désespérer de son action irresponsable, nous ne l’avons pas fait. Et en 1954, une conférence s’est réunie à Genève et on est parvenu à un accord parce que le France avait été défaite à Dien Bien Phu. Mais même après cela, après les Accords de Genève, nous avons continué. Nous devons admettre le triste fait que notre gouvernement a réellement cherché à saboter ces Accords. Eh bien, après la défaite française, il semblait qu’ils allaient apporter l’indépendance et la réforme agraire. Mais au lieu de cela, les Etats-Unis ont commencé à soutenir un certain Diem qui s’est avéré être un des plus impitoyables dictateurs de l’histoire. Il a réduit toute opposition au silence. Des gens ont été assassinés parce qu’ils élevaient la voix contre les mesures politiques brutales de Diem. Et les paysans assistaient terrorisés à la brutale répression de l’opposition, répression encouragée par les Etats-Unis et par des troupes de plus en plus nombreuses des Nations Unies venues aider à réprimer l’insurrection provoquée par les méthodes de Diem. Lorsque Diem a été renversé, ils auraient pu être contents, mais la longue série de dictatures militaires n’a apparemment apporté aucun changement réel, en particulier en ce qui concernait leur besoin de terres et de paix. Et qui soutenons-nous au Vietnam aujourd’hui? Un général du nom de Ky [général de division aérienne Nguyen Cao Ky] qui a combattu contre son propre peuple aux côtés des Français et qui a déclaré un jour que le plus grand héros qu’il connaissait était Hitler. C’est lui que nous soutenons aujourd’hui au Vietnam. Oh, ni le gouvernement ni la presse ne vous diront de telles choses, mais Dieu m’a dit de vous en parler ce matin. La vérité doit être dite.  Le seul changement est venu de l’Amérique lorsque nous avons accru nos engagements militaires pour soutenir des gouvernements qui étaient singulièrement corrompus, incompétents et sans soutien populaire. Et pendant tout ce temps, les gens lisaient nos tracts et recevaient régulièrement des promesses de paix, de démocratie et de réforme agraire. Maintenant, ils croupissent sous nos bombes et considèrent que leur véritable ennemi, c’est nous et non pas leurs compatriotes vietnamiens. Ils se déplacent tristement et avec apathie quand nous les chassons des ­terres de leurs ancêtres pour les parquer dans des camps de concentration où leurs besoins élémentaires sont rarement satisfaits. Ils savent que s’ils ne partent pas, ils seront tués par nos bombes. Alors, ils ­partent, avant tout les femmes, les enfants et les personnes âgées. Ils nous voient empoisonner leur eau et anéantir leurs récoltes. Ils ne peuvent s’empêcher de pleurer quand ils voient les bulldozers arriver en vrombissant sur leurs terres pour en détruire les arbres précieux. Ils vont dans les villes et y trouvent des milliers et des milliers d’enfants sans abri, nus, courant en meutes dans les rues comme des animaux. Ils voient que nos soldats les humilient lorsqu’ils mendient de la nourriture. Ils voient ces enfants vendre leur sœur à nos soldats, réclamer leur mère. Nous avons détruit les deux institutions qui leur étaient les plus chères: la famille et le village. Nous avons détruit leurs terres et leurs récoltes. Nous avons contribué à écraser la seule force révolutionnaire non communiste du pays, l’Eglise bouddhiste unifiée. Tel est le rôle endossé par notre pays, rôle de ceux qui rendent impossibles les révolutions pacifiques en refusant d’abandonner les privilèges et les plaisirs que procurent les immenses profits des investissements d’outre-mer. Je suis convaincu que si nous voulons être du bon côté de la révolution mondiale, notre pays doit révolutionner radicalement ses valeurs. Nous devons rapidement passer d’une société axée sur les choses à une société axée sur les personnes. Quand les machines et les ordinateurs, la recherche du profit et les droits de propriété sont considérés comme plus importants que les gens, les triplés géants que sont le racisme, le militarisme et l’exploitation économique ne peuvent pas être vaincus.(,,,)  L’arrogance de l’Occident qui consiste à penser qu’il a quelque chose à apprendre aux autres et rien à apprendre d’eux n’est pas juste. Une vraie révolution des valeurs examinera l’ordre mondial et dira de la guerre: Cette façon de régler les différends n’est pas juste. Brûler des gens au napalm, de faire dans les familles de notre pays des quantités de veuves et d’orphelins, instiller le poison de la haine dans les veines de personnes au comportement généralement humain, renvoyer chez eux des soldats que les champs de batailles sinistres et sanglants ont handicapés physiquement et dérangés psychologiquement, tout cela est incompatible avec la sagesse, la justice et l’amour. Une nation qui continue de dépenser d’année en année plus d’argent pour la défense que pour les programmes sociaux est proche de la mort spirituelle. (,,,) Certes, il n’est pas facile de défendre la vérité et la justice. Cela provoque parfois des frustrations. Quand vous dites la vérité et prenez position, vous avez parfois le cœur lourd. Vous risquez de per-dre votre emploi, d’être insulté, méprisé. Vous aurez peut-être un enfant de sept ou huit ans qui vous demandera: «Papa, pourquoi est-ce que tu dois aller si souvent en prison?» Il y a longtemps que j’ai appris qu’être disciple de Jésus-Christ, c’est porter la croix. Et ma Bible me dit que le Vendredi Saint précède Pâques. Avant de porter la couronne, nous devons porter la croix. Portons-la pour la vérité, pour la justice, pour la paix. Sortons d’ici aujourd’hui avec cette détermination. Je n’ai pas perdu la foi. Je ne suis pas désespéré car je sais qu’il y a un ordre moral. Je n’ai pas perdu la foi parce que l’arc de l’univers moral est long mais qu’il est tendu vers la justice. Je peux encore chanter «Nous vaincrons» car Carlyle avait raison lorsqu’il écrivait: «Aucun mensonge ne peut vivre éternellement.» Nous vaincrons parce que, comme l’écrivait à juste titre William Cullen Bryant, «une vérité que l’on écrase à terre se redressera.» [...] Nous vaincrons parce que, selon la Bible, «on récolte ce qu’on a semé».  Avec cette foi, nous serons capables de tailler dans la montagne de désespoir une pierre d’espoir. Avec cette foi, nous transformerons les dissonances criantes de notre monde en une belle symphonie fraternelle. Avec cette foi, nous hâterons la venue du jour où la justice déferlera comme les eaux et la droiture comme un flot puissant. Avec cette foi, nous hâterons la venue du jour où le lion et l’agneau se côtoieront paisiblement et où chaque homme pourra s’asseoir au pied de son cep de vigne ou de son figuier et où personne n’aura plus peur parce que le Seigneur aura parlé. Avec cette foi, nous hâterons la venue du jour où nous pourrons nous donner la main dans le monde entier et chanter les paroles du vieux negro spiritual «Enfin libres! Enfin libres! Dieu soit loué, nous sommes enfin libres!» [...] Les hommes transformeront leurs épées en socs et leurs lances en ébranchoirs. Les nations n’attaqueront plus les autres nations et les hommes n’apprendront plus à faire la guerre. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, je n’apprendrai plus à faire la guerre.     •  Source: Pacifica Radio/KPFA/UC Berkeley ­Library’s Media Resource Center’s Site.(Traduction Horizons et débats)  
rakosky

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Message non lu par Gis » 21 janv. 2009, 00:21:00

Salut Rakosky,  Pourquoi tu utilises pas une police classique, sans gras, et en faisant des paragraphes aérés ? Je t'assure que la lecture en serait facilitée parce que là, au contraire de tes autres posts, je n'ai pas eu "le courage" de tout lire. J'espère que tu tiendras compte de mes remarques.  à plus 

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rakosky
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Message non lu par rakosky » 21 janv. 2009, 00:38:00

En fait ,je suis tout simplement myope comme une taupe et j'ai tendance à utiliser une taille de caractères et une police adapttée à ma vue.
En général il s'agit d'arial black en 12,je te promets pour le prochain de réduire l la taille des caractères et de voisir arial simple ou new roman..
Cordialement rakosky
rakosky

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Message non lu par politicien » 21 janv. 2009, 13:11:00

Bonjour,

J'ai une question, Rakosky penses tu que les Américains ont voté en partie pour Obama pour qu'il fasse revivre, assume, défende l'héritage de Martin Luther King ?

A plus tard,
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

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Message non lu par Gis » 21 janv. 2009, 13:55:00

rakosky a écrit :En fait ,je suis tout simplement myope comme une taupe et j'ai tendance à utiliser une taille de caractères et une police adapttée à ma vue. En général il s'agit d'arial black en 12,je te promets pour le prochain de réduire l la taille des caractères et de voisir arial simple ou new roman..Cordialement rakosky


Salut Rakosky,

ok, alors garde une taille qui te permette de voir quand même !

à plus.

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