Affaire de Karachi : un rapport implique Balladur et Sarkozy

Venez discuter de l'actualité politique.
Répondre
Avatar du membre
FIFE
Messages : 3242
Enregistré le : 11 mars 2009, 00:00:00
Parti Politique : Front National (FN)
Localisation : Paris

Message non lu par FIFE » 02 juin 2010, 15:23:00

 
Un rapport policier luxembourgeois étaie les soupçons de rétrocommissions vers la France via une société off-shore créée avec l'aval, en 1994, du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et évoque, sans en apporter la preuve, un financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur.

     
Ce rapport rédigé en janvier et révélé mercredi par Médiapart a été réalisé à la demande de juges financiers parisiens qui enquêtent sur un espionnage informatique présumé à la Direction des constructions navales (DCN).

Dans le cadre de cette enquête, les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin se sont penchés sur une société luxembourgeoise baptisée Heine et créée en 1994 par la branche internationale de DCN avec l'aval de M. Sarkozy, à l'époque ministre du Budget d'Edouard Balladur.

C'est par cette société off-shore que transitaient une partie des commissions, légales jusqu'en 2000, sur les contrats d'armement, dont la vente de sous-marins Agosta au Pakistan en 1994, susceptible d'avoir servi de mobile à l'attentat de Karachi en 2002.

Selon les policiers du Grand-Duché, «une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises».

«En 1995, des références font croire à une forme de rétrocommission (illégale, ndlr) pour payer des campagnes politiques en France», poursuivent les policiers luxembourgeois.

«Nous soulignons qu'Edouard Balladur était candidat à l'élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua», ajoutent les policiers.

Des sources proches du dossier interrogées par l'AFP ont confirmé la teneur du rapport et les indices relatifs aux rétrocommissions mais s'interrogeaient sur les éléments ayant conduit les enquêteurs luxembourgeois à conclure à un financement politique.

Le nom de Heine était déjà apparu dans une enquête préliminaire antérieure à l'information judiciaire visant la DCN: les policiers français avaient trouvé à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création de cette société du directeur de cabinet de M. Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui de M. Sarkozy, ministre du Budget et porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur.

Elle laissait «supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995», estimaient dès 2007 les policiers français. Le parquet de Paris n'avait à l'époque pas donné suite.

L'avocat des familles de victimes demande la démission du président

Le chef de l'Etat avait qualifié, en juin 2009, de «fable» la thèse d'un financement occulte de M. Balladur. L'ancien Premier ministre a lui aussi fermement démenti tout financement illégal de sa campagne présidentielle de 1995.

Pour l'avocat de six familles de victimes de l'attentat de Karachi, Me Olivier Morice, «ce rapport montre que Nicolas Sarkozy est au coeur de la corruption et qu'il a menti aux familles».

«Nous ne sommes pas en présence d'une fable mais d'un mensonge d'Etat», a estimé l'avocat, ajoutant que «les familles sont indignées et demandent sa démission».

Dans leur rapport, les policiers luxembourgeois relèvent la sophistication des circuits financiers, selon Médiapart, et reconnaissent qu'«il n'existe aucune preuve concrète de corruption».

«Les documents sont tous entièrement vides de noms et les descriptifs des services ou prestations sont vagues», affirment-ils.
 
Leparisien.fr

Il n'est pas blanc-bleu, notre président!

Avatar du membre
Golgoth
Messages : 20268
Enregistré le : 15 mars 2010, 00:00:00
Localisation : Chez moi

Message non lu par Golgoth » 02 juin 2010, 20:45:00

Je suis sûr que Sarko en fait dans son froc, tout le monde connait l'indépendance de la justice quand les affaires touchent les gens au pouvoir. icon_mrgreen
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

Avatar du membre
wesker
Messages : 32008
Enregistré le : 18 mai 2009, 00:00:00
Localisation : Proche de celles et ceux qui vivent dans le pays réel

Message non lu par wesker » 03 juin 2010, 13:57:00

Autant dire qu'il est toujours dans les "bons plans"....Ce sera sans doute encore la faute à Le Pen si des preuves venaient étayer ses soupçons, mais je ne m'inquiète pas, cela ne sera surement pas de sa faute.

Avatar du membre
racaille
Messages : 8638
Enregistré le : 15 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Lemuria

Message non lu par racaille » 18 juin 2010, 17:08:00

Karachigate: un avocat confirme des "rétro-commissions illicites"

Cet avocat des parties civiles suggère que Nicolas Sarkozy savait "parfaitement" ce qui a motivé l'arrêt du versement de ces commissions.

Le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 a confirmé l'existence de "rétro-commissions illicites" en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, indique Le Monde.fr.

C'est ce qu'a indiqué ce vendredi un avocat des parties civiles de l'attentat, rapportant les propos du juge, à l'issue d'une réunion avec lui.

"Il est clair qu'au plus haut niveau de l'Etat français, on sait parfaitement les motifs qui ont conduit à l'arrêt du versement des commissions", a déclaré l'avocat des parties civiles.

Il suggère donc que Nicolas Sarkozy savait "parfaitement" ce qui a motivé l'arrêt du versement de ces commissions.

La justice se demande si ce n'est pas l'arrêt du versement des commissions au Pakistan, qui a causé l'attentat de Karachi. Quinze personnes dont onze Français ont été tués dans cet attentat.

"Les commissions versées sur ce contrat pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon des témoignages et rapports versés au dossier", rappelle le nouvelobs.com.
http://www.lepost.fr/article/2010/06/18 ... t-etait-au…

***

Image

Edit : J'ai été obligé de ré-uploader mon illustration. Bizarrement elle a disparu d'Imageshack... Première fois que ça m'arrive :)
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

Avatar du membre
mps
Messages : 20146
Enregistré le : 01 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Belgique

Message non lu par mps » 18 juin 2010, 17:28:00

C'est une grande constante que, quand des familles de victimes veulent maximaliser leurs indemnités,  elles cherchent toujours à démontrer que leurs malheures vienent de "très riches" ...

Mieux vaut appeler à la cause une multinationale ou un Président que d'essayer de tondre un oeuf.

Et le bon peuple de sauter sur l'hameçon jubilatoire ! Aux cris de "il n'y a pas de fumée sans feu", qui justifie généralement tous les mensonges.

Laissons l'avocat des victimes faire son cinéma, et attendons le travail des Juges.

 
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

Avatar du membre
racaille
Messages : 8638
Enregistré le : 15 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Lemuria

Message non lu par racaille » 18 juin 2010, 20:17:00

Bonne idée, attendons bien sagement la fin programmée de la virginité judiciaire du président... ou pas, ce qui est le plus probable même dans le cas où il serait coupable. De toute façon, d'ici à ce que l'affaire soit finalement jugée, plus personne ne se rappellera de rien. Comme d'habitude :)
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

Avatar du membre
mps
Messages : 20146
Enregistré le : 01 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Belgique

Message non lu par mps » 18 juin 2010, 21:40:00

Il me semble  pourtant que TOUS vos présidents y passent ...

Ce doit être un rituel hexagonal icon_confused
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

En ligne
Avatar du membre
Nombrilist
Messages : 59582
Enregistré le : 08 févr. 2010, 00:00:00

Message non lu par Nombrilist » 18 juin 2010, 23:48:00

Ah, si il n'y avait que les présidents !

Avatar du membre
wesker
Messages : 32008
Enregistré le : 18 mai 2009, 00:00:00
Localisation : Proche de celles et ceux qui vivent dans le pays réel

Message non lu par wesker » 19 juin 2010, 14:26:00

Plutôt que d'innocenter de fait ou de condamner hâtivement;...Attendons le verdict des juges aux ordres...Mais dans le cas où des preuves seraient apportés, il conviendrait que le chef de l'Etat en tire les enseignements et fasse preuve, une fois dans sa vie de decence tant à l'égard des français qui attendent un Président exemplaire que des victimes qui ont droit à réparation, ne serait ce que morale !

Avatar du membre
racaille
Messages : 8638
Enregistré le : 15 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Lemuria

Message non lu par racaille » 19 juin 2010, 19:31:00

mps a écrit :Il me semble  pourtant que TOUS vos présidents y passent ...

Ce doit être un rituel hexagonal icon_confused
Le problème vient surtout du fait que nous vivions en monarchie mais que l'Etat ne veut pas assumer cet état de fait. Donc d'un côté le mec qui a la chance d'être propulsé sur le trône ultime ne pense qu'à s'en mettre plein les fouilles (dans sa tête, c'est normal, c'est pour cela qu'il a d'ailleurs été élu), et de l'autre des juges qui se raccrochent aux oripeaux républicains et qui essayent malgré l'adversité de se "faire un président". C'est un système de dupe bien rôdé et il semble que les français en redemandent régulièrement :)
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

lancelot
Messages : 8370
Enregistré le : 19 mai 2009, 00:00:00

Message non lu par lancelot » 19 juin 2010, 20:17:00

Certes, mais les juges ne peuvent s'auto saisir. La réalité judiciaire c'est que lorsqu'un politique est pris les doigts dans le pot de confiture,  la justice peut redorer son blason quelque peu terni par le manque de compréhension des textes et des procédures. Les obstacles sont nombreux, les textes d'amnistie et de prescription fort avantageux pour cette classe ultra protégée doit certainement les agacer un peu.

Avatar du membre
racaille
Messages : 8638
Enregistré le : 15 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Lemuria

Message non lu par racaille » 19 juin 2010, 20:30:00

Je ne voudrais pas laisser penser que je m'attaque à la Justice. Je parle de système de dupe parce qu'à un moment donné il faudra bien que le peuple, censé être souverain, tranche dans le gras entre la monarchie de fait ou la République et les valeurs qui vont avec. Notre situation me semble intenable, le cul entre deux chaises et l'impression constante de se faire entuber quelque part.
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

Avatar du membre
wesker
Messages : 32008
Enregistré le : 18 mai 2009, 00:00:00
Localisation : Proche de celles et ceux qui vivent dans le pays réel

Message non lu par wesker » 20 juin 2010, 21:15:00

Les actualités recentes confirment la nécessité de disposer, au sein d'une authentique démocratie d'une Justice qui soit veritablement indépendante et pas soumise aux pressions que peuvent exercer les responsables politiques lorsqu'ils sont concernés.

Hélàs, la Justice, comme les médias sont mis sous cloche our éviter de dénoncer ou de s'interesser à certaines affaires...Comment faire respecter l'autorité de l'Etat auprès des jeunes si les responsables ne sont pas capables de se soumettre à des enquêtes judiciaires ?

Avatar du membre
racaille
Messages : 8638
Enregistré le : 15 mars 2009, 00:00:00
Localisation : Lemuria

Message non lu par racaille » 20 juin 2010, 21:27:00

Karachigate, la piste politico-financière privilégiée

DCN / samedi 19 juin par Laurent macabies

La piste financière est dorénavant privilégiée par le juge d’instruction qui enquête sur l’attentat de Karachi en mai 2002.

Longtemps qualifiée de « fable » par le juge Michel Debacq qui avait débuté l’enquête sur l’attentat de Karachi, en 2002, puis par Nicolas Sarkozy lui-même en 2008 ("grotesque", "ridicule") la piste politico-financière dans l’enquête est devenue vendredi 18 juin la thèse officiellement privilégiée par le juge chargé de l’enquête.

Le juge d’instruction Marc Trévidic, chargé de l’enquête sur l’attaque qui a coûté la vie à 11 Français en 2002, a de fait confirmé l’existence de rétrocommissions illicites, en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan.

Lors d’une réunion à huis clos avec les familles des victimes, vendredi matin à Paris, le juge a expliqué sa position et selon l’avocat des familles, Me Olivier Morice, la piste que le juge retient « est celle d’infractions financières qui auraient permis à un certain nombre d’hommes politiques de bénéficier de rétrocommissions illicites ».

Selon Me Morice, le juge leur a confirmé "sans équivoque possible, l’existence de rétrocommissions illicites" dans la vente de sous-marins Agosta 90B au Pakistan en 1994 démontrées par "des documents internes" de la Direction des constructions navales (DCN). Mais, selon un autre avocat de partie civile, si le juge d’instruction a confirmé qu’il y avait bien eu un arrêt du versement des commissions, "il a reconnu qu’il n’avait pas d’éléments permettant de justifier l’arrêt des versements".

Dès le 7 octobre dernier, Bakchich avait publié une partie des carnets rédigés par Gérard Menayas, l’ancien directeur financier de la DCNI, sous l’étiquette de « Verbatim ». Du TNT pur vélin, saisie par les deux juges parisiens. Les brûlants feuillets de Menayas, conservés désormais sous scellés (c’est-à-dire non versés au dossier), faisaient apparaître les noms de personnalités politiques de premier plan : Édouard Balladur, Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua, bien sûr – le seul dont la justice suisse ait retrouvé la trace dans les rétro-commissions versées au moment des frégates. Mais aussi les socialistes Élisabeth Guigou, Jean-Marie Cambacérès et Jean-Yves le Drian, ce dernier étant le maire de Lorient, où les fameuses frégates ont été construites. Tous trois avaient fait savoir à Bakchich qu’ils ignoraient tout de ce dossier. S’ils le disent…

D’après Me Morice, le juge aurait dit aux parties civiles "qu’au plus haut niveau de l’Etat français on sait parfaitement les motifs qui ont conduit à l’arrêt du versement des commissions".

Par ailleurs, Marc Trévidic aurait regretté l’absence de moyens mis à sa disposition et déploré le "manque de coopération", selon Me Morice, de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex-RG).
http://www.bakchich.info/Karachigate-la ... 11152.html
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

Avatar du membre
politicien
Site Admin
Messages : 34109
Enregistré le : 30 août 2008, 00:00:00
Compte Twitter : @LActuPolitique

Message non lu par politicien » 17 sept. 2010, 11:18:00

Bonjour,

Dans le dossier de l'attentat de Karachi, qui avait coûté la vie à 14 personnes, dont 11 Français, le 8 mai 2002, une information judiciaire a bien été ouverte suite à la plainte des familles de victimes, mais sur des aspects périphériques de l'enquête. En effet, le juge Renaud Van Ruymbeke s'est vu confier fin août une enquête sur des soupçons d'entrave à la justice et de faux témoignage, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Le parquet de Paris ne compte pas en revanche ouvrir d'enquête sur les autres volets de l'affaire, qui concernent notamment des chefs de corruption ou d'abus de biens sociaux, dans le cadre du paiement de commissions occultes en marge d'une vente de sous-marins français au Pakistan, étroitement liée selon les familles à l'attentat du 8 mai. Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, estime en effet que les faits sont prescrits. Le magistrat juge par ailleurs que les familles des victimes de l'attentat, qui avaient porté plainte sur ces volets, n'ont pas qualité pour agir sur des faits de corruption présumée.
Dans cette affaire, une mission d'information parlementaire a établi que le versement de quelque 84 millions d'euros de commissions destinées à des officiels pakistanais - soit 10% du contrat - avait été convenu en marge de la livraison de sous-marins Agosta par la Direction des constructions navales au Pakistan. Sur ces 84 millions, 33 ont été demandés au dernier moment par un intermédiaire libanais, Ziad Takieddine, envoyé par le ministre de la Défense de l'époque, François Léotard.
Les enquêteurs soupçonnent donc un financement illégal de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, ce que ce dernier a toujours démenti. Le nom du trésorier de cette campagne, Nicolas Sarkozy, ministre du Budget du gouvernement d'Edouard Balladur en 1993-1995, figure dans des documents saisis par des policiers luxembourgeois lors de leur enquête au Grand-Duché et dont le contenu a été révélé en juin.
Selon ces policiers, Nicolas Sarkozy serait à l'origine de deux sociétés créées pour recevoir les commissions litigieuses. "Un document fait état de l'historique et du fonctionnement des sociétés Heine et Eurolux. Selon ce document, les accords sur la création des sociétés semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et de M. le ministre des Finances [en fait ministre du Budget, ndlr] Nicolas Sarkozy", écrivent-t-ils ainsi dans leur rapport. Nicolas Sarkozy conteste toute implication dans l'affaire et qualifie de "fable" ces accusations. Du côté des familles, l'un de leurs avocats, Me Olivier Morice, a dénoncé la décision du parquet mardi: "Le parquet veut éviter que des investigations trop poussées soient menées sur la campagne présidentielle d'Edouard Balladur."

A plus tard,
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

Répondre

Retourner vers « L'actualité politique »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré