La réforme des retraites

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artragis
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Message non lu par artragis » 25 oct. 2010, 16:41:00

j'ai trouvé un article des plus intéressant sur la grève, sur pourquoi le cac40 continue d'augmenter (vous avez vu archos???!!!) sur pourquoi sako il a dit que maintenant la grève en France on a voit plus :
un journaliste des plus respectables, je crois qu'il est prix nobel... eux rebel a écrit : Alors dejà dans la vie, peinard, et alors au boulot maintenant, j'suis syndiqué.
Je suis t'a F.O., Force ouvrière. Gardez vos forces, les ouvrier ! F.O., c'est sérieux comme syndicat.
"F.O., voilà un syndicat qu'il est beau ! F.O., le syndycat qu'il vous faut !"
C'est un syndicat qu'est très bien parce qu'il est le plus petit.
C'est celui qui fait le moins grève... donc, on gagne plus.
Quand on est obligé, on la fait, parce que sans ça, ça se verrait...
Mais c'est toujours nous qu'on reprend le boulot le plus vite, hein !
Je vois à mon usine on est sept.
C'est le plus petit, comme syndicat, c'est le plus petit. Alors il est un peu sur la corde raide.
Si il penche trop du côté des ouvriers, les patrons payent plus.
Et puis si il penche trop du côté des patrons, ça va finir par se voir !
Vu que c'est eux qui payent, et c'est pas le but de la manoeuvre !
Bon parce que vous comprenez, les syndicats ils sont un peu dans une situation délicate !
Des fois, j'entends des ouvriers qui disent : "Oh mais, tout ça, les syndicats sont complices !"
C'est pas vrai ! pas tous ! La plupart, mais pas tous !

Parce que par exemple, prenez le problème :
en France, vous avez 20 millions de travailleurs, je compte les chômeurs, hein ! sans quoi ça ferait moins...
20 millions de travailleurs et il y a 2 millions de syndiqués, les chomeurs d'ailleurs !
Bon ! Alors, c'est pas compliqué. Vous allez faire la grêve a 18 millions de mecs pas inscrits...
C'est pas un problème, ça !
Leur faire reprendre le boulot quand les revendications n'ont pas abouti... c'est plus dur !
Parce que en 68, les ouvriers de chez Renault, ils avaient dit à Seguy :
"Eh ben les accords de Grenelle vous avez qu'à vous les tailler en pointe !"
Alors lui, il peut pas ! C'est un homme, il est tout rouge, il a dejà autre chose...
Ou alors il se maquille avec un gant de crin...
Bon ! Alors moi, je suis délégué syndical, moi !

A mon usine, j'arrive le matin :
"Camarades, nous étudierons aujourd'hui la contestation syndicale face au grand capital !
Camarades, la contestation syndicale est née du capital, elle est engendrée par le capital.
Le capital est donc plus important que la contestation car la contestation... ne vit pas de ce qu'elle conteste !
Alors que le capital vit de sa contestation !"
Je vais vous rassurer tout de suite : les autres ne comprennent pas non plus ! Mais au moins, ça fait plaisir aux mecs de savoir qu'ils sont compris par des mecs qui comprennent des trucs qu'on comprend pas.
Parce qu'on est pas c..., au syndicat. On fait croire qu'on comprend, hein ! On est pas c.. !

Et puis moi, j'ai repéré un truc : le ton compte beaucoup, les gestes aussi !
Là, je vais vous faire un exemple :
- Camarade balayeur, grâce au syndicat et par le truchement du dialogue, tu seras l'égal du patron !
Dans le dialogue, hein !
Parce que dans le détail, tu sera payé moins et puis c'est toi qui continueras à balayer la cour !
- Ah bon ! J'perds pas mon boulot ?
- Non, non.
- Oh ben, ça va alors !

Alors, moi, comme je suis délégué, je suis très bien reçu. Je suis reçu par le patron... à la campagne :
"Entrez, mon ami ! Asseyez vous, c'est du cuir ! Touchez à mon chien, vous connaissez ma femme ?"
Bon. Ou le contraire. Ça dépend de la taille du chien !
- Bon. Alors ? Vous fumez le cigare ?
- Non, mais je tousse !
- Ah, pauv'c....
On était en train de parler à bâtons rompus, que je préfère à brule-pourpoint parcequ'on s'brule... Bon !
Quand il m'a demandé, quand c'est qu'on arrête la grêve. Alors moi je lui ai repondu :
"Ben... C'est quand vous voulez, c'est vous l'patron ! Ça dépend du stock !"
Parce que moi, j'suis dans une usine où c'est que la grêve dépend directement du stock !
Je vais vous expliquer... Y a des usines comme ça, que la grêve dépend du stock.
Par exemple vous avez: Lip... Vlan ! Boussac... Vlan !
Manufrance... Ne m'appelez plus Manufrance ! La France elle m'a laissé tombé !
Mais Zorro va arriver. Ta da ta da !
Bon. Vous prenez des usines, comme Longwy, dans l'Est...
C'est des usines qui fabriquent des pièces de fonte qui vont sur des machines à vapeur qu'on a donné aux Indes. Alors c'est dur d'en vendre, hein ! Parce que, c'est des usines qui appartenaient à l'état, ça, avant !
En moitié, vous savez ? Ils avaient pris des parts, comme ils disent. Pour renflouer, c'était déjà trop tard !
Puis alors, comme les gens du gouvernement ils sont pas là pour rester, parce qu'après ils se barrent, alors ils prennent un peu de... et puis il se cassent !
Alors, les mecs, ils se retrouvent avec leurs usines.
Parce que le maire de Saint-Etienne, c'est un maire communiste.
Il savait pas pourquoi il avait été élu aussi facilement ! Il vient de comprendre. Il a fait :
"Bon sang ! Mais c'est bien sûr !"
Alors, parce que la société, c'est une chaîne... C'est une chaine, la société !
Salut les maillons !
Bon. Vous avez l'état, le patron, le syndicat, l'ouvrier, la police, l'état, le patron, le syndicat, l'ouvrier, la police...
Quand on a trop de gens qui gueulent dans la rue pour avoir du boulot, on leur envoie les flics pour leur casser la g...... Ben, c'est un truc nouveau, ça vient de sortir.
C'est que quand on a des mecs qui gueulent pour avoir du boulot, on leur casse la g..... :
"On veut du boulot !"
"...Salauds !"
Vlan ! Hé, ça fait toujours du boulot pour les flics alors là, si vous voulez !
Quand y a trop de mecs dans la rue, l'état dit aux patrons :
"Engagez-moi donc des chômeurs qui font désordre, parce qu'on doit recevoir Helmut Schmidt."
Bon... ça fait desordre, ça va crier avec de la pancarte. Tout ca pue ! Bon. Alors l'autre, il engage les chômeurs.
Et puis alors, c'est là que le stock il intervient, parce que du coup, il fabrique encore plus qu'il ne vend !
Donc, le stock se remplit et quand le stock est plein, le patron, il peut plus bosser !
Il se retourne vers son partenaire social, qu'est le syndicat et lui dit :
"Mon pauv'gars, on va débaucher une certaine catégorie de personnel !"
Le syndicat appelle à la grêve :
"A LA GRÊVE !" Prenez des notes, hein ! parce que je vais pas répéter, hein !
Les ouvriers :
- Qu'est-ce qu'y a ?
- C'est la grêve !
- Ben, y viennent d'embaucher !
- Ben, y débauchent !
- Ah bon, ! Salauds ! Le patron, rengagez nos camarades ! Aie ! Euh...(Pan sur la tête)
- Aie ! Salut Roger ! T'es dans la police maintenant ! Aie !
- Pardon , s'il vous plait, m'sieu l'agent... Aie ! La République ?
- C'est par là ! (Vlan ! )
Bon. Alors la grêve dure des fois trois semaines, des fois même trois semaine, voire même...
Y en a deux qui suivent ! c'est intéressant, non ?
Pendant les trois semaines, qu'est-ce qu'il fait le patron ?
Il vend ce qu'il a dans son stock ! Il a pas besoin des ouvriers qui fabriquent, pour vendre.
Alors, au bout de trois semaines, il a tout vendu. Il dit :
"Voilà les mecs... vous avez gagné. Je rengage tout le monde ! "
Et les mecs retournent bosser :
"On a gagné ! On a gagné ! On a... à part les trois semaines qu'on a dans le... !
"Bon, le problème, a dit le patron, y a deux problèmes :
y a un problème du côte patron, et y a un problème du côte ouvrier qui se fait sentir ! "
Ça sent le problème, ici...
Le patron, quand il rembauche les ouvriers, il est obligé de les augmenter, après la grêve. C'est embêtant ça ! D'ailleurs, il m'a dit : "C'est ça le problème, parce que, vous comprenez, les ouvriers, il sont bien gentils, moi je les aime bien, moi les ouvriers, et puis il en faut ! Surtout des pauvres !"
Il m'a dit : "Les ouvriers, ils demandent ça. On leur donne ça ! Bon, mais ils le prennent ! On est embêtés !"
Et alors du côté ouvrier, il y a un problème : C'est que la grêve, c'est pas payé !
Vous comprenez ? Sauf dans les grandes administrations, mais ça, c'est pas payé, la grêve. Alors un mec qui dit :
"On a gagné ! On a gagné !" Ben, ils ont perdu trois semaines !
Alors y avait des remous !
"Ouais, euh... Ouais, le syndicat nous a fait faire la grêve. Tout ça, euh... on a gagné ta ta ta... Tu vas voir Ta ta ta ! On a paumé trois semaine, oui !"
J'ai dit : " Camarades, camarades !
D'aucuns diront que le syndicalisme est à la société moderne ce que le mercurochrome est à la jambe de bois.
A ceux là je dirai, rappelez vous l'essentiel :
Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme !
Le syndicalisme, c'est le contraire !"
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johanono
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Message non lu par johanono » 25 oct. 2010, 21:16:00

El Fredo a écrit : Quand le gouvernement a le pouvoir de contrôler la façon dont les débats parlementaires sont menés, y a-t-il toujours séparation des pouvoirs ? Certes la Constitution donne au gouvernement un tel pouvoir mais essentiellement dans des cas particuliers ou d'urgence (lois budgétaires, sécurité nationales, etc.), or le gouvernement depuis 2007 emploie systématiquement ces procédures (y compris pour la "réforme" des retraites dont chacun pourra apprécier le caractère urgent...). La lettre de la Constitution n'est pas violée, mais l'esprit si, ce qui indique :

- que la Constitution est mal écrite puisqu'elle permet une telle transgression ;
- que la soi-disant revalorisation du rôle du Parlement consacrée par la dernière révision constitutionnelle en date (on en est à la 24 ou 25e, je ne sais plus) n'était que de la poudre aux yeux ;
- que la séparation des pouvoirs exécutifs et législatifs n'a aucune réalité pratique : le gouvernement a tout pouvoir pour faire voter ses lois sans débats, et en cas de vote négatif de les faire revoter. Ceci n'a rien à voir avec une quelconque faiblesse du président du Sénat, puisqu'il n'a aucun pouvoir constitutionnel pour s'opposer à la volonté du gouvernement. Le fait qu'un simple conseiller puisse s'essuyer ainsi les pieds sur le deuxième personnage de l'Etat en dit long sur ce point.

Ajoutons que :

- le pouvoir judiciaire incarné par les procureurs (95% des procédures, et 100% si la suppression du juge d'instruction avait été votée) n'est pas considéré comme une autorité judiciaire indépendante par la CEDH et le Conseil de l'Europe ;
- les corps sociaux intermédiaires (dont font entre autres partie les syndicats) n'ont pas été impliqués dans les récentes réformes les concernant, au mépris du principe constitutionnel qui fait de la France une démocratie sociale.

Alors non, la France n'est dans les faits pas une démocratie avancée comme peuvent l'être nos voisins. Ça n'en fait pas non plus une dictature, mais ça nous rapproche quand même plus de la Russie que de la Suède ou l'Allemagne. Au temps pour les arguments sur la légitimité démocratique du gouvernement et de sa contre-réforme, surtout quand la majorité législative actuelle s'est fait battre à tous les scrutins intermédiaires depuis son élection. Si démocratie il y a, c'est donc plutôt un "centralisme démocratique" tel qu'il se pratiquait dans les partis d'inspiration soviétique, mais on sait quelles relations l'UMP entretient avec le Parti Communiste Chinois dont c'est l'un des principes directeurs icon_mrgreen
Tu mélanges tout. Tous nous expliquais que le gouvernement actuel viole l'esprit de la Constitution française. J'ai montré que la Constitution de 1958 était précisément destinée à restaurer une certaine primauté de l'exécutif et à contrecarrer les dérives des Républiques précédentes. Les pratiques que tu dénonces (article 49-3, vote bloqué, etc.) existent depuis 1958, tous les gouvernements, de gauche comme de droite, y ont eu recours. Le gouvernement actuel y a recours à son tour, il est tout à fait dans l'esprit des institutions.

La maîtrise de l'ordre du jour du parlement par le gouvernement existe également depuis 1958. La dernière réforme constitutionnelle a même accru les pouvoirs du parlement de ce point de vue.

La séparation des pouvoirs existe. Le gouvernement est dans son rôle en souhaitant que les débats parlementaires aillent vite. L'opposition est dans son rôle en se livrant à des pratiques dilatoires. Aux parlementaires d'assumer leur rôle... 
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lancelot
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Message non lu par lancelot » 25 oct. 2010, 21:56:00

La séparation n'existe que théoriquement. Le quinquennat + l'ego du nabot a fait le reste. Le Gvt pdt  n'a plus a se soucier du parlement, et il s'est même autorisé, en même temps à tripler son salaire et a venir prononcer ses discours, si il en a envie devant la chambre .... Il s'est de plus assuré sur l'avenir en promulguant une loi d'impunité le concernant... (comme berlusconi .... cherchez l'erreur ...)

Il y a bien une dérive et le régime est passé de parlementaire à présidentiel.

Vous verrez quand vous serez dans l'opposition .... vous pourrez toujours couiner ... icon_cheesygrin
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Message non lu par Golgoth » 25 oct. 2010, 22:06:00

Le président ne respecte pas la constitution, notamment l'article 21. C'est le premier à le faire de façon aussi flagrante, quoiqu'en disent certains, mais de toute façon aucun conseil n'est habilité à juger de la constitutionnalité de ses actions.
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T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

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johanono
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Message non lu par johanono » 25 oct. 2010, 22:19:00

Une loi d'impunité concernant Sarkozy ? J'ai probablement raté un épisode !  :mdr:

Non, vraiment, vous racontez n'importe quoi. Le régime reste fondamentalement parlementaire, avec une véritable séparation des pouvoirs. Si le parlementaires n'ont pas le courage de voter selon leurs convictions, vous pourrez leur donner tous les pouvoirs que vous voudrez, ça ne changera jamais rien.
Modifié en dernier par johanono le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 25 oct. 2010, 22:20:00

effectivement tu as raté un épisode... mais je te rassure ce n'est pas le seul ....
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Message non lu par mps » 26 oct. 2010, 08:13:00

Je crois qu'ils parlent de l'immunité, qui est toujours d'application partout. Il suffirait, en son absence, de déposer plainte contre n'importe quel dirigeant pour le paralyser.

Cette immunité a bien servi Mitterand et Chirac. Sarko n'en a pas besoin.
Modifié en dernier par mps le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Georges » 26 oct. 2010, 20:08:00

johanono a écrit :Une loi d'impunité concernant Sarkozy ? J'ai probablement raté un épisode !  :mdr:
Non, vraiment, vous racontez n'importe quoi. Le régime reste fondamentalement parlementaire, avec une véritable séparation des pouvoirs. Si le parlementaires n'ont pas le courage de voter selon leurs convictions, vous pourrez leur donner tous les pouvoirs que vous voudrez, ça ne changera jamais rien.
Le problème c'est que 40% des électeurs ne sont pas représentés dans l'assemblée nationale.
Modifié en dernier par Georges le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.

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Message non lu par politicien » 26 oct. 2010, 20:45:00

Bonjour,

Après trois semaines de débats parfois mouvementés, le Sénat a adopté la version définitive du projet de loi de réforme des retraites par 177 voix contre 151. Le texte sera soumis demain à l’Assemblée en vue de son adoption définitive. Le PS a annoncé son attention de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel.
"C’est un vote historique" s’est réjoui le ministre du Travail, Eric Woerth après le vote. Un vote solennel qui a vu monter à la tribune de l’hémicycle chaque sénateur un par un pour mettre son bulletin dans l’urne. Seule la majorité UMP et Union centriste a voté pour. L’opposition CRC-SPG (communiste et parti de gauche), PS, Verts et RDSE (à majorité radicaux de gauche) a voté contre.
Il s’agit du "troisième examen le plus long depuis le début de la Ve République avec "16 jours" et "143 heures de débat", a souligné le président UMP du Sénat, Gérard Larcher. "C’est une réforme efficace qui est complète et juste. C’est une réforme moderne qui conforte notre système de retraites par répartition", a commenté Eric Woerth. Mais pour le sénateur communiste Guy Fischer, elle est marquée du sceau de l’injustice. "Elle sera supportée par les seuls salariés. Vous imposez une réforme injuste, inefficace et brutale", a-t-il dit.
Le texte reporte de 60 à 62 ans l’âge légal de départ et de 65 à 67 ans l’âge pour une retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Ce sera demain le tour des députés de se prononcer sur le sujet par un vote solennel. Cet après-midi déjà la séance des questions au gouvernement a été particulièrement tendue avec une mise en cause publique de Guillaume Sarkozy, le frère du président de la République et le départ des députés Nouveau centre.

A plus tard,
Modifié en dernier par politicien le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

Cobalt

Message non lu par Cobalt » 27 oct. 2010, 08:20:00

Les grévistes lacheront définitivement l'affaire si ils ne se sentent pas soutenus,les français des veaux,comment peuvent ils toléraient cette réformee sur les retraites , quand on connait les régimes de retraite de nos élus,un SCANDALE,qui remette toujours à plus tard,et nous nous inclinons devant eux,put..ain mais pourquoi sommes nous si c... !
Modifié en dernier par Cobalt le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.

Cobalt

Message non lu par Cobalt » 27 oct. 2010, 08:27:00

Piqure de rappel !


. Le statut très spécial des députés
C'est désormais à partir de 60 ans, et non plus 55, qu'ils peuvent liquider leurs droits. Mais ils conservent un statut très avantageux.
Combien ? La moyenne de leur retraite, proportionnelle au nombre d'années passées sur les bancs de l'hémicycle, est de 2700 euros par mois, indique l'Assemblée.
Peu de députés restent à l'Assemblée une carrière complète, soit 41 années de cotisation en 2012 (23,5 ans de mandat seulement dans les faits car les cotisations des députés sont majorées). Selon les calculs de l'association Sauvegarde retraites, qui milite pour une refonte du système de retraite, un député touche environ 1550 euros pour 1 mandat, 3100 euros pour 2 mandats, 4650 euros pour 3. Pension maximum : environ 6200 euros...
Forte rentabilité
"Pour 1 euro cotisé en activité, un député récupèrera en moyenne 6,10 euros à la retraite s'il liquide ses droits à 60 ans", déplore Pierre-Edouard Du Cray, directeur des études de l'association. "A titre de comparaison, un fonctionnaire récupère en moyenne entre 1,78 et 2,40 euros, un salarié du régime général entre 0,87 et 1,51 euro."
Autre avantage : une pension de réversion très intéressante. Les 2/3 de la pension sont versés à la veuve quand l'ancien élu meurt, sans condition de ressources, selon Sauvegarde retraites. La réversion n'est par exemple que de 50% pour les fonctionnaires.
"Notez aussi que leur pension est en outre connue à l'avance et 100% garantie", ajoute Pierre-Edouard Du Cray.
Qui paie ? Sauvegarde retraites dénonce un régime déséquilibré : "88% du financement vient du contribuable, les cotisations des députés ne contribuent qu'à hauteur de 12%".
Les députés européens élus en juin 2009 pourront quant à eux toucher leur pension à partir de 63 ans. Montant : 3,5% de leur indemnité par année de mandat, dans la limite de 70%. (L'indemnité est de 7665 euros.)
Cependant, dans une déclaration du mercredi 14 avril 2010, Eric Woerth a annoncé que le régime de retraite privilégié des députés et sénateurs sera aussi réformé. "On ne peut pas demander un effort aux Français sans demander aussi un effort aux parlementaires, ils en sont d'ailleurs bien d'accord" a précisé le ministre du travail.
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Message non lu par Nombrilist » 27 oct. 2010, 20:38:00

Tu nous cites Coluche, Artragis ? C'est vrai que c'est toujours aussi vrai !
Modifié en dernier par Nombrilist le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.

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Message non lu par artragis » 27 oct. 2010, 20:44:00

Nombrilist a écrit :Tu nous cites Coluche, Artragis ? C'est vrai que c'est toujours aussi vrai !
Qu'est-ce que tu crois, rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Mais sérieux, le chapitre des grève, m'a immédiatement fait pensé au sketch de colluche. Tout se déroule pareil : trois semaines, déstockage, supression d'emploi, arrivée du gouvernement, on garde l'emploi quelques années de plus...
tout y est...
Modifié en dernier par artragis le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.
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Cobalt

Message non lu par Cobalt » 28 oct. 2010, 07:19:00

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Message non lu par mps » 28 oct. 2010, 09:03:00

icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin  Il serait pous juste de dire "une poignée de toubibs" !
Modifié en dernier par mps le 08 sept. 2010, 21:03:00, modifié 1 fois.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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