Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

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Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par politicien » 11 juin 2019, 22:13:35

Bonjour,

En dépit des annonces d’Agnès Buzyn, le mouvement de grève engagé il y a trois mois se poursuit. Les personnels réclament plus d’effectifs et de moyens.

Le malaise aux urgences s’amplifie. Comme à l’hôpital parisien Lariboisière la semaine dernière, une partie des soignants des urgences de Saint-Antoine ne se sont pas présentés samedi soir à leur prise de service: ils étaient en arrêt maladie. Selon l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépend Saint-Antoine, 13 infirmiers et aides-soignants, sur les 19 prévus au planning, se sont déclarés en arrêt maladie avant leur prise de service à 21 heures. «Une partie de l’équipe de l’après-midi, sur la base du volontariat, s’est mobilisée pour assurer la continuité des soins. Il a également été fait appel à l’équipe de suppléance et à l’intérim», a précisé l’AP-HP.

» LIRE AUSSI - Grève aux urgences: aux origines du malaise

Le mouvement de grève, entamé il y a trois mois justement à l’hôpital Saint-Antoine, après un énième acte de violence envers les soignants, s’est depuis étendu à 80 services d’urgences, à Paris et en province, selon le collectif Inter-Urgences soutenu par les syndicats CGT, SUD et FO et l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Les grévistes réclament des effectifs et des moyens supplémentaires, notamment une prime de 300 euros mensuels nets en reconnaissance de la pénibilité de leur travail.

(...)

Si elle ne peut cautionner la méthode, qui revient à «dévoyer un arrêt maladie», Agnès Buzyn affirme «comprendre l’impatience» des personnels des urgences face à «un quotidien devenu insupportable». La ministre de la Santé, qui s’est rendue jeudi au congrès des urgentistes, a annoncé cinq mesures immédiates: une accélération de la rénovation des bâtiments vétustes des urgences, des crédits exceptionnels pour les services qui font face à une très forte hausse de leur activité, la généralisation d’une prime déjà existante et la création d’une prime de coopération pour les paramédicaux qui se verraient déléguer certaines tâches des médecins. Enfin, Agnès Buzyn a confié une mission de refondation des urgences au député LREM Thomas Mesnier, urgentiste de profession, et au professeur Carli, président du Syndicat national des urgences hospitalières, dont les propositions sont attendues pour fin novembre.

(...)

Avec une fréquentation qui a doublé en vingt ans, à 21 millions de passages, les urgences sont devenues le lieu de cristallisation des dysfonctionnements du système de santé. «Leurs difficultés ne peuvent être résolues si on se cantonne à des plans “pansements”, sans s’intéresser ni à l’amont ni à l’aval», affirme Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Pour la FHF, il faut un plan d’actions global qui dépasse l’hôpital. D’une part en incitant les médecins de ville libéraux à renforcer la permanence des soins, en clair leur disponibilité, alors que l’obligation de faire des gardes a été supprimée en 2003. D’autre part, la FHF se bat contre les plans d’économies qui ont conduit les pouvoirs publics à imposer des fermetures de lits, «alors que ces lits font gravement défaut pour accueillir les patients et désengorger les urgences».

(...)

http://www.lefigaro.fr/social/les-servi ... s-20190610



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Re: Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par politicien » 16 juin 2019, 14:57:38

Crise aux urgences : "J'ai pris le problème à la racine", défend Agnès Buzyn

Invitée du Grand rendez-vous, dimanche sur Europe 1, la ministre de la Santé assure que sa réforme structurelle de l'accès aux soins répondra, à long terme, à l'actuelle crise des services d'urgence.

INTERVIEW
La crise des urgences, Agnès Buzyn assure l'avoir "vue arriver". Invitée du Grand rendez-vous, dimanche sur Europe 1, la ministre de la Santé a vu dans le mouvement de contestation qui dure depuis trois mois "le symptôme d'un système de santé totalement dysfonctionnel, qui ne répond plus aux besoins de la population", assurant que sa réforme d'accès aux soins apporterait des solutions.
"Une organisation nouvelle" dans les villes

"J'ai pris le problème à la racine, j'ai voulu apporter des réponses structurelles", explique Agnès Buzyn. "Dans la négociation qui a eu lieu entre les syndicats de médecins et l'assurance maladie, nous avons 'topé' sur une organisation nouvelle, qui permettra aux citoyens d'accéder aux soins rapidement", assure-t-elle. Comment ? Grâce à un "engagement aux plages horaires diurnes, entre 8 heures et 20 heures" dans les villes, assuré par une "communauté médicale" de médecins, d'infirmiers ou encore de pharmaciens sur chaque territoire et financé à hauteur de "100.000 à 300.000 euros".

"Les urgences sont très chargées en fin d'après-midi, car les gens n'arrivent pas à trouver un médecin dans la journée", justifie la ministre, expliquant que le nouveau système, non contraignant, pourra "se mettre en place dès cet été, progressivement, sur tous les territoires."

(...)

https://www.europe1.fr/politique/crise- ... 1560677445
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Jeff Van Planet
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Re: Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par Jeff Van Planet » 16 juin 2019, 15:10:47

Pour moi le problème est clair: on a environ 5 millions de fonctionnaires en france et on manque de médecins, d'infirmières de policiers et j'en passe. Il y a clairement un trop plein dans certains endroit et un manque dans d'autres. Cette médaille à deux revers, l'un fait que nous consommateurs de services publiques voyons le service se dégrader, et l'autre revers de la médaille est que les gens qui y bossent ont des conditions de travail de pire en pire et il y a une pression sur les salaires à la baisse. Oui car ils sont plus nombreux à manger du même gâteau.
Cette situation ne satisfait personne. Il faut donc virer une tonne de fonctionnaires qui ne nous sont pas assez utiles pour en embaucher des qui nous sont utiles.


Mais ça ces "braves gens" ne voudront pas car ils sont attachés au statut. Et bien qu'ils s'y accrochent, en attendant qu'ils ne se plaignent pas, car nous qui payons pour ce gâchis nous ne nous plaignons pas.
Le grand problème de notre système démocratique c'est qu'il permet de faire démocratiquement des choses non démocratiques.
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Re: Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par Nombrilist » 16 juin 2019, 15:37:48

Il faut non pas ne pas remplacer les départs en retraite, mais redéployer leurs postes. Mais on les prend où ? Ah oui je sais. On pourrait les prendre chez EDF, le groupe la Poste, GDF, Orange, la SNCF... Il y a des dizaines de milliers de postes à grappiller.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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Re: Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par Baltorupec » 16 juin 2019, 15:44:44

Jeff Van Planet a écrit :
16 juin 2019, 15:10:47
Pour moi le problème est clair: on a environ 5 millions de fonctionnaires en france et on manque de médecins, d'infirmières de policiers et j'en passe. Il y a clairement un trop plein dans certains endroit et un manque dans d'autres. Cette médaille à deux revers, l'un fait que nous consommateurs de services publiques voyons le service se dégrader, et l'autre revers de la médaille est que les gens qui y bossent ont des conditions de travail de pire en pire et il y a une pression sur les salaires à la baisse. Oui car ils sont plus nombreux à manger du même gâteau.
Cette situation ne satisfait personne. Il faut donc virer une tonne de fonctionnaires qui ne nous sont pas assez utiles pour en embaucher des qui nous sont utiles.


Mais ça ces "braves gens" ne voudront pas car ils sont attachés au statut. Et bien qu'ils s'y accrochent, en attendant qu'ils ne se plaignent pas, car nous qui payons pour ce gâchis nous ne nous plaignons pas.
Il me semble que la plupart de ce gâchis viens de la mauvaise organisation de l'état, notamment au niveau territorial.
Je pense aussi que certaines universités sont inutile, mais politiquement c'est encore plus risqué que de s'attaquer aux échelons territoriaux inutiles.

C'est vrai que c'est désespérants de voir les hôpitaux, les tribunaux, les écoles galérer en partie à cause d'une mauvaise organisation, mais il n'y a pas que ça.
“Tout ce que tu peux régler pacifiquement, n’essaie pas de le régler par une guerre ou un procès.” Jules Mazarin

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Jeff Van Planet
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Re: Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par Jeff Van Planet » 16 juin 2019, 15:53:53

Nombrilist a écrit :
16 juin 2019, 15:37:48
Il faut non pas ne pas remplacer les départs en retraite, mais redéployer leurs postes. Mais on les prend où ? Ah oui je sais. On pourrait les prendre chez EDF, le groupe la Poste, GDF, Orange, la SNCF... Il y a des dizaines de milliers de postes à grappiller.
Orange ça fait belle lurette qu'ils ne sont plus fonctionnaires. La Poste et la SNCF il me semble que les nouveaux sont embauchés en CDI de droit civil. EDF aucune idée, mais vu qu'ils sont en SA et très partiellement privé (15%?) ils doivent aussi être en CDI normal.

La gabegie de poste est certainement dans des bureaux de vérification idiots ou je ne sais dans quel hôtel de région.


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@Baltorupec certainement ce ne serait pas une réponse magique, mais je pense que ça serait déjà une pierre à l'édifice de la solution.
Le grand problème de notre système démocratique c'est qu'il permet de faire démocratiquement des choses non démocratiques.
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Re: Grève: les services d’urgences au bord de la crise de nerfs

Message non lu par Nombrilist » 16 juin 2019, 16:08:34

Jeff Van Planet a écrit :
16 juin 2019, 15:53:53
Nombrilist a écrit :
16 juin 2019, 15:37:48
Il faut non pas ne pas remplacer les départs en retraite, mais redéployer leurs postes. Mais on les prend où ? Ah oui je sais. On pourrait les prendre chez EDF, le groupe la Poste, GDF, Orange, la SNCF... Il y a des dizaines de milliers de postes à grappiller.
Orange ça fait belle lurette qu'ils ne sont plus fonctionnaires. La Poste et la SNCF il me semble que les nouveaux sont embauchés en CDI de droit civil. EDF aucune idée, mais vu qu'ils sont en SA et très partiellement privé (15%?) ils doivent aussi être en CDI normal.
Tous les retraités (embauchés il y a 38-42 ans) qui partent de ces boîtes sont encore des fonx. Mais oui, ça va bientôt ne plus être le cas.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

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