Endettement privé. La cote d’alerte

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johanono
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Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par johanono » 01 juil. 2019, 09:25:23

Endettement privé. La cote d’alerte

Pour la Banque de France, l’endettement des ménages et des entreprises françaises atteint 132 % du produit intérieur brut (PIB), le plus élevé des grands pays de la zone euro.

Épinglée pour sa dette publique, la France est loin de se rattraper dans le secteur privé. Le niveau d’endettement est tel qu’il constitue un risque de déséquilibre pour le système financier français.

suite
La France va-t-elle connaître une crise de l'endettement privé comme aux États-Unis ?

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Nombrilist
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par Nombrilist » 01 juil. 2019, 20:49:38

Franchement, je ne vois pas où est le problème. L'économie mondiale est basée sur l'emprunt. En France, on ne prête pas à n'importe qui, et un taux d'effort à 31% ne me paraît pas ingérable.

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Hector
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par Hector » 01 juil. 2019, 20:52:06

J'ai rarement vu un article aussi crétin. S'il est vrai que la dette des ménages est un problème, celle des entreprises l'est beaucoup moins car la dette des (grandes) entreprises doit être mesurée à l'aune de leurs actifs français et internationaux. Parler d'un ratio dette des entreprises / PIB national relève donc du crétinisme.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

pierre30
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par pierre30 » 05 juil. 2019, 14:14:06

Patrick Arthus : petite leçon d'économie financière
https://www.latribune.fr/economie/inter ... 22476.html
"On ne sort de l'austérité budgétaire qu'en entrant dans l'austérité salariale" Patrick Artus
Par Robert Jules et Philippe Mabille | 05/07/2019, 7:44 | 5746 mots

Patrick Artus.
Patrick Artus. (Crédits : AFP)
GRAND ENTRETIEN. Le chef économiste de Natixis publie "Discipliner la finance" (*) , où il décrit l'état de l'économie mondiale. Il analyse les divers scénarios pour éviter une crise financière qui devrait se révéler plus dure que celle de 2008.
LA TRIBUNE - Dans votre livre, vous faites la différence entre "économie réelle" et "économie financière", pouvez-vous spécifier les deux termes et leur rapport?

PATRICK ARTUS - Le secteur financier a pour rôle de transformer l'épargne en financement de l'investissement. Elle participe donc bien de l'économie réelle. Les épargnants pourraient financer directement une PME. Dans ce cas, il n'y aurait plus besoin d'un secteur financier. Ce serait en quelque sorte du « crowdfunding » en « equity ». Mais les épargnants ne se préoccupent pas de financer ceux qui en ont besoin : les Etats, les ménages, les entreprises. Il faut donc un secteur financier qui fasse de l'intermédiation. Or aujourd'hui il tend à se développer car il est de plus en plus difficile de transformer l'épargne en financement des investissements car les épargnants cherchent en priorité l'absence de risque. Dans ces conditions, ce secteur doit être capable d'absorber les chocs, car les dépôts bancaires sont des placements sans risque, et les banques, et c'est leur rôle, font des crédits risqués.

En revanche, ce qui est moins légitime, c'est le développement de la taille de cette finance lié au fait que l'on vive depuis 20 ans avec des taux d'intérêt extrêmement bas. Une situation qui devient dangereuse en raison de l'explosion du financement par la dette que ce soit pour les Etats, les entreprises ou les ménages. En effet, le financement par la dette est bien moins cher que par actions. Ainsi, en Europe, une entreprise se finance aujourd'hui à environ 2%, alors que le coût du financement en actions est évalué entre 8% et 9%. C'est ce biais là qui a accru considérablement la taille de l'intermédiation financière.

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Vous dites que nous assistons à un double phénomène : une déglobalisation de l'économie réelle couplée à la poursuite de la mondialisation de la finance...

Paradoxalement, le seul endroit où il y a aujourd'hui une déglobalisation de la finance, c'est à l'intérieur de la zone euro. La mobilité des capitaux y a beaucoup baissé alors qu'on s'attendrait à constater le contraire à l'intérieur d'une même zone monétaire. En revanche, partout ailleurs, cette mobilité a augmenté. Cette interpénétration financière peut se mesurer à la taille de la dette et des actifs bruts qui ne cessent d'augmenter puisqu'on sait combien chaque pays a acheté d'actifs financiers à d'autres pays.

Du côté de la production de biens, on assiste à un mouvement de ré-régionalisation des chaînes de valeur. Au lieu de fabriquer une voiture dans 35 pays différents, on la fabrique désormais dans des usines situées dans la région où se trouvent les consommateurs. La segmentation de la production demeurera mais sur une base régionale. Les échanges intercontinentaux vont continuer à ralentir, ce qui explique que le commerce mondial progresse nettement moins vite qu'avant.

Les problèmes environnementaux participent-ils à cette démondialisation?

Je ne le crois pas. La plupart des industriels constatent la fragilité des chaînes mondiales. Quand une voiture est construite dans 35 usines différentes, le moindre problème bloque tout le processus de production. Ce fut le cas par exemple avec l'accident nucléaire de Fukushima qui a entraîné le blocage de la production mondiale des automobiles parce que les 2 usines qui fabriquaient des composants électroniques avaient dû cesser leur activité car elles étaient situées dans la zone irradiée. Et puis l'avantage en terme de coûts a partiellement disparu. Aujourd'hui, il n'est pas plus cher de fabriquer en Slovaquie qu'en Chine, et c'est plus simple. Quand à l'environnement, il est vrai que la plupart des entreprises s'auto-appliquent un prix du CO2. Mais il est relativement faible, autour de 30 à 40 euros la tonne, ce qui ne change que marginalement le coût de revient. Les derniers travaux de recherche sur le sujet estiment qu'il faudrait au moins un prix de 100 euros la tonne pour avoir de véritables choix économiques.

Certaines entreprises mettent déjà un prix de 100 euros dans leur R&D...

C'est possible, mais la majorité des entreprises ne peuvent pas justifier la baisse des coûts que cela procure sans se voir fragilisées. En outre, la tendance politique des gouvernements est d'exiger une production locale. Quand Dassault va vendre des avions aux Indiens, il faut qu'il leur promette 50% de valeur ajoutée en Inde. Il y a 20 ans, il aurait produit intégralement l'avion à Bordeaux. Regardez ce qui se passe en Chine, aux Etats-Unis, au Brésil, en France et dans toute l'Europe. Cette demande de production locale conduit à produire près du consommateur dans les zones économiques régionales, ce qui ralentit la globalisation économique. Au contraire, la globalisation financière, elle, continue, parfois violemment en raison de la circulation des capitaux, dont une part, bizarrement, est un flux continuel vers les Etats-Unis. C'est dû au rôle de monnaie de réserve que joue le dollar. Donald Trump l'a bien compris. Alors que les Etats-Unis sont au plein emploi, il s'en sert pour creuser le déficit public qui s'auto-financera grâce au rôle de monnaie de réserve du dollar. Ce choix commence à avoir des effets positifs en forçant les entreprises à faire des gains de productivité. Trump est en train de rendre plus efficaces les entreprises américaines, de maintenir une croissance annuelle de l'ordre de 3%, le tout financé par le reste du monde, à 2,45%. C'est génial. Le statut de monnaie de réserve est exploité de façon extrêmement puissante par le pays qui émet la monnaie de réserve comme le théorisait l'économiste belge Robert Triffin. Mais ce dernier ajoutait que l'étape suivante est la perte du statut de monnaie de réserve quand le pays atteint un niveau trop élevé de sa dette. Mais les Etats-Unis sont loin d'en être là.

Donc ce n'est pas tenable sur le long terme...

Aujourd'hui, la dette extérieure des Etats-Unis représente 55% du PIB, ce qui augmente le déficit cette année de 800 milliards de dollars. La question est de savoir à partir de quel moment le monde commencera à s'en inquiéter.

D'autant que cette épargne aurait dû aller vers les pays émergents...

Oui, c'est ce que l'on attend du système financier international, sauf qu'à cause du rôle de monnaie de réserve du dollar, ce n'est pas ce qui se passe. Ce flux continu d'épargne vers les Etats-Unis est alimenté aujourd'hui essentiellement par l'Europe et les pays pétroliers, et non plus par la Chine. C'est ce que l'on a appelé Bretton Woods 2. La Chine n'accumule plus de réserves de change, et, en conséquence, elle n'augmente pas ses prêts aux Américains. La deuxième caractéristique du système financier international est l'oscillation permanente des entrées et sorties des capitaux dan les économies émergentes. Quand le monde est optimiste, il leur prête, ce qui améliore le fonctionnement de leurs économies car ils se financent à des taux d'intérêt plus bas. Quand le monde devient pessimiste, les capitaux fuient, les monnaies se déprécient, les taux d'intérêt montent suivis de récessions. Ce mouvement apparaît tous les 3 à 4 ans depuis 20 ans.

Evidemment, la taille de la finance joue un rôle primordial, puisque plus elle est grosse, plus les capitaux qui entrent et sortent des émergents sont importants. Cette situation est détestable, car l'épargne du monde devrait s'investir dans les pays qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les plus pauvres, et non aux Etats-Unis. Surtout, elle ne devrait pas osciller vis-à-vis des émergents, car cette instabilité fragilise ces économies, qui subissent un cycle permanent d'entrées et sorties des capitaux.

Pour y remédier, vous préconisez dans votre livre leur contrôle?

Oui, d'ailleurs, sur ce point le "mea culpa" du FMI est étonnant. L'institution, adepte du "consensus de Washington", a toujours défendu farouchement la libre circulation des capitaux. De fait, les pays de l'OCDE n'ont pas le droit d'imposer un tel contrôle, ou alors il faudrait changer le statut de l'OCDE. C'est logique puisque le but est d'orienter l'épargne du monde vers où elle peut être utilisée de façon la plus efficace. Il serait donc préférable d'opter pour un autre système monétaire, une réflexion qui rappelle d'ailleurs le débat qu'il y a eu dans les années 1970. A l'époque, une controverse opposait Milton Friedman et Rudiger Dornbush sur le fait de savoir si les taux de change flexibles ne conduisaient pas à une volatilité excessive des flux de capitaux et des taux de change. Pour Friedman, la flexibilité des taux de change était efficace car des taux de change fixes assujettissent les politiques monétaires à maintenir la stabilité des taux de change. Ce à quoi Rudiger Dornbush répondait : oui, le raisonnement est correct, mais la flexibilité des taux de change et la libre circulation des capitaux vont conduire à une importante volatilité des taux de changes qui sera destructrice pour les économies. Or aujourd'hui face à la position dominante de Friedmann, les arguments de Dornbush, avancés il y a 45 ans, reviennent en force. Même le FMI affirme que limiter la circulation des capitaux à court terme peut être nécessaire et utile pour les pays émergents. Quand aux pays de l'OCDE, ce n'est pas un problème en raison de flux de capitaux qui ne sont pas importants.

Mais la Chine applique cette politique...

Oui, depuis toujours, sauf entre 2014 et 2016. Ce fut une catastrophe qui s'est soldée par une hémorragie de capitaux et l'effondrement du Renminbi. Elle y est revenue en 2017, et s'en porte très bien, en faisant le tri entre les capitaux qui s'investissent sur le long terme et ceux qui ne font que spéculer.

Sauf qu'un telle politique empêche le renminbi de devenir une monnaie internationale?

Les Chinois en débattent. Il y a deux arguments : le premier est que le renminbi devienne une monnaie utilisée dans les échanges commerciaux. C'est déjà le cas aujourd'hui puisque l'essentiel des échanges commerciaux avec la Chine se fait en renminbi. Les Chinois ont dé-dollarisé leur commerce extérieur. Ensuite, il y a la question de savoir si leur monnaie doit devenir une monnaie de réserve. Sur ce point, les Chinois sont partagés. Certes, ils voient bien que la puissance d'une monnaie, à l'exemple du dollar, permet aux Etats-Unis d'internationaliser leur droit. Mais, d'un autre côté, ce statut de monnaie de réserve impose des contraintes colossales car le pays émetteur doit alimenter correctement le monde en liquidités. Ce qui pèse sur la balance courante. Normalement, un pays qui émet une monnaie de réserve a un déficit extérieur, sinon il n'a pas de dette extérieure, et s'il n'a pas de dette extérieure en renminbi, personne ne peut avoir de renminbi. Il faut que ce pays accepte donc de faire des lignes de swap avec les autres banques centrales pour les alimenter dans sa monnaie au cas où il y aurait un problème de liquidités. C'est ce qu'a fait la Réserve fédérale pendant la crise de 2008 parce qu'elle dispose d'un réseau dit de swaps avec toutes les banques centrales du monde. Si dans un pays une banque commerciale a un problème d'accès au dollar, cela se résout par un swap avec la banque centrale du pays, qui peut ensuite prêter des dollars à la banque. Le problème pour Pékin est que dans ce cas des banques non chinoises pourrait créer des renminbi en octroyant des crédits en devise chinoise. Une perspective à laquelle de nombreux responsables chinois sont hostiles, qui y voient un risque de grave instabilité financière. Xi Jinping, lui, semble favorable à une internationalisation de la devise en raison de l'argument de puissance.

Aujourd'hui, seuls l'euro et le renminbi peuvent être des alternatives au dollar?

Le problème pour l'euro est qu'il n'existe pas de dette de la zone euro mais des dettes des pays membres, qui n'ont pas la même notation ni la même liquidité. Le seul émetteur de dette en euros est la Banque européenne d'investissement (BEI), mais les montants ne sont pas suffisamment importants. Pour la Chine, le problème est qu'il n'y a pas de marché financier d'actifs en renminbi qui puisse satisfaire une demande internationale en raison de marchés trop petits, entièrement détenus par des Chinois qui ont un taux d'épargne énorme et achètent tout ce qui est émis. Il n'y a rien pour les non résidents. Aujourd'hui, le dollar n'est donc pas menacé.

Que faudrait-il faire pour mettre un terme à la suprématie du billet vert ?

Les Européens devraient émettre des eurobonds pour qu'il y ait une dette de la zone euro, qui serait sûrement très demandée. Quand aux Chinois, il faudrait qu'ils acceptent de passer d'un financement bancaire de leur économie à un financement via les marchés financiers pour augmenter un stock d'actifs qui pourrait servir de base à une monnaie de réserve. Pour le moment, il n'y a pas de substitut au dollar, ce qui soit dit en passant ôte une cause possible de crise de l'économie mondiale car si le billet vert ne jouait plus le rôle de monnaie de réserve, les Etats-Unis devrait réduire leur déficit extérieur et rembourser leur dette extérieure, comme les Anglais ont dû le faire après la première guerre mondiale.

Donc Trump n'est pas un génie, il profite seulement de la force du statut du dollar?

C'est un génie au sens où il profite davantage que ses prédécesseurs de sa capacité à financer auprès des non résidents des déficits colossaux à des taux d'intérêt très faibles.

Le monde n'a donc pas intérêt à une compétition entre monnaies de réserve?

Tant que l'on ne discipline pas les Etats-Unis, non, qu'il y ait des présidents nationalistes ou pas. Le jour où cela craquera, ce sera pire parce que la dette extérieure des Etats-Unis sera encore plus énorme. Pour le moment, on est à 55% du PIB. Si la dette extérieure des Etats-Unis devient colossale, un craquement se traduira par une crise épouvantable.

Ne pourrait-on pas utiliser les DTS (droits de tirage spéciaux sont un panier de devises comprenant le dollar, le yen, l'euro, le renminbi, institués par le FMI) ?

C'est une plaisanterie, car aujourd'hui les monnaies sont privées. Il faut rappeler qu'à l'époque de la création des DTS dans les années 1970, il n'y avait pas de flux de capitaux du secteur privé, les seuls flux de capitaux internationaux étaient publics, on pouvait donc avoir une monnaie publique. Aujourd'hui, elles sont privées. Quand Saint-Gobain construit des usines à l'étranger, il achète des dollars pas des DTS.

Et que pensez-vous de l'essor des crypto-monnaies de type Bitcoin?

Je n'y crois pas du tout. Par construction, ces modèles ont une offre limitée puisqu'elle est plafonnée, ce qui pose déjà un problème de ressources. A cause de cette limitation, les chocs que ces monnaies subissent conduisent à des ajustements violents par le prix, qui mèneront à terme à leur disparition. Le cours du Bitcoin est passé en quelques mois d'un rapport de 1 à 5. Ce n'est que de la pure spéculation. Une vraie monnaie implique une gestion de son offre. Si la demande pour la monnaie augmente, la Banque centrale en offre davantage pour stabiliser ses taux d'intérêt qui sont le prix de la monnaie. C'est pour cette raison que l'étalon-or a disparu, car à cause de son offre quasi-fixe, les chocs de demande se transformaient en chocs de prix, ce qui décourageait sa détention par les investisseurs.

(...)


Propos recueillis par Robert Jules et Philippe Mabille

Papibilou
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par Papibilou » 07 juil. 2019, 11:53:22

Même si l'article ci dessus est intéressant, je ne suis pas sûr qu'il entre dans le sujet d e ce fil.
Concernant l' endettement des ménages, il me semble, malgré sa taille moins grave que l'endettement de l'état. D'abord parce que la comparaison avec le pib est un artifice sans intérêt, exactement comme la dette de l'état.
Pour le moment, les échéances de remboursement d'emprunt privé ne dépassent généralement pas les 30% des revenus et surtout, les familles qui empruntent ont une capacité de remboursement avéré. L'état lui, n'a montré jusqu'ici aucune capacité de remboursement.

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Hector
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par Hector » 07 juil. 2019, 12:07:43

En effet, la loi Neïrtz interdit aux banques de prêter au delà d'un remboursement supérieur à 1/3 des revenus d'un ménage.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

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Nombrilist
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par Nombrilist » 07 juil. 2019, 17:30:56

Cette loi est assez facilement contournable. La Caisse d'Epargne m'a proposé un emprunt immobilier à 50% de mes revenus. Evidemment, j'ai refusé.

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asterix
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par asterix » 07 juil. 2019, 17:39:46

Moi je pense que l'endettement privé n'est rien d'autre qu'une "relance" informelle et non concertée. C'est à dire un phénomène naturel et spontané, beaucoup plus vertueux qu'une politique de relance étatique et financé par la dette publique.
La côte d'alerte? On ne peut pas se référer au PIB
L'article de pierre30 est tout de même bienvenu pour démontrer que l'endettement privé entame une restructuration des industries de productions (relocalisation), donc aussi d'une consommation différente des consommateurs. Je peux me l'expliquer par exemple par les soucis environnementaux: renouveler des parcs automobiles urgemment, fabriqués plus près de la vente. Nouvelles usines, nouveaux produits, dont il faut financer la recherche le développement et la fabrication illico presto. Peut être une autre explication: immobilier et construction chère, explosion normative, donc endettement accru en chiffre et en durée, facilité par des taux ultra bas.
Reste à parler d'amortissement. Car environnement ou pas, il s'agit bel et bien d'une montée en gamme sans grands mouvement dans les revenus, donc les capacités d'amortissement.
Vos mains ont un cerveau: ne les mettez pas dans vos poches

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asterix
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par asterix » 07 juil. 2019, 17:42:01

Nombrilist a écrit :
07 juil. 2019, 17:30:56
Cette loi est assez facilement contournable. La Caisse d'Epargne m'a proposé un emprunt immobilier à 50% de mes revenus. Evidemment, j'ai refusé.
La caisse d'épargne est nostalgique des subprimes? Ou alors t'as du répondant :mrgreen:
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pierre30
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par pierre30 » 08 juil. 2019, 07:07:19

PA constate le pouvoir de la monnaie de reserve en dollar et explique le risque et la difficulté que présenterait l'émergence dune nouvelle monnaie de reserve.
Pour la Chine , le risque est lié à son économie dirigée. Un renmimbi non contrôlé mettrait en péril de grandes entreprises peu performantes et pourrait créer un séisme économique.
Pour l'UE le problème est politique. Créer de la dette commune, c'est mutualiser les économies des pays membres.
T rump abuserait de cette situation, selon PA. Je ne vois pas tellement de différence avec la politique de dableyou pendant la crise lorsqu'il finançait ses déficits avec les prêts chinois.
Mais en abusant, Trimp met les Européens face à des choix : mutualiser, c'est à dire aller vers du fédéralisme, ou se faire malmener. Si les pays du Nord commencent à y laisser des plumes, l'UE devra procéder à de grands changements politiques.
Certains pays sortiront peut être,. D'autres pousseront l'intégration de l'UE.

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Nombrilist
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par Nombrilist » 08 juil. 2019, 08:15:47

En effet. Trump a déjà réussi le tour de force d'amener Chinois et Japonais à s'allier pour le contrer. Alors peut-être qu'en Europe ça va donner la même chose ?

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wesker
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Re: Endettement privé. La cote d’alerte

Message non lu par wesker » 13 juil. 2019, 01:45:21

Il est vrai que l'indicateur retenu ne me semble guère pertinent car l'endettement privé doit, à mon sens davantage être comparé au niveau des actifs et des perspectives plutôt qu'au niveau du PIB national.

Cela étant c'est, quelques part, révélateur de l'hypocrisie du monde patronal qui argue, chaque jour la nécessaire réduction de l'endettement lui qui jne cesse de recourir aux emprunts, étant incapable, surtout, de réduire son avidité.

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