IG Metall obtient l'emploi «à vie» chez Siemens

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mps
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Message non lu par mps » 27 sept. 2010, 22:51:00

L'idée des patrons anti-syndicaux ne tient guère la route : le taux dans le public n'est qu'à peine supérieur.

Le sydicalisme "boligatoire" non plus, sinon les tauxseraient de 100 %.

Quant à la thèse de Racaille, (un petit nombre très déterminé), c'est complètement facho.  C'est  l'ancrage important des syndicats qui leur donne leur légitimité.
En outre, là où les syndicats sont puissants, il n'y a quasi pas d'actions puisqu'ils travaillent en consultationpermanente avec les patrons et le gouvernement, et qu'ils sont aussi ferme que réalistes.

Les "actions", c'est la preuve éclatante de l'incapacité des syndicats à s'intégrer comme valeur de référence dansles négociations, et leur besoin pathétique de mobiliser des touristes d'un jour pour rappeler qu'ils existent.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

lancelot
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Message non lu par lancelot » 27 sept. 2010, 23:00:00

Encore une perle :

 
Le sydicalisme "boligatoire" non plus, sinon les tauxseraient de 100 %.
Hé ben oui ... si le syndicalisme était obligatoire, le taux serait de 100%. Bravo tu est douée en calcul.

Pour le reste, je te laisse à tes rèves .... a moins que tu cherches a te renseigner avant d'affirmer, auquel cas cherche donc du coté de Citroen Rennes : quand les ouvriers ont voulu implanter des syndicats, il y a eu des tabassages en règle, un mort et de nombreux blessés, mais bien sur c'était la faute des ouvriers.

Cet exemple est pas unique, il y en a pas mal et ce n'est pas si vieux ....

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racaille
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Message non lu par racaille » 27 sept. 2010, 23:30:00

mps a écrit :Quant à la thèse de Racaille, (un petit nombre très déterminé), c'est complètement facho.  C'est  l'ancrage important des syndicats qui leur donne leur légitimité.
Ca c'est dans le cadre bourgeois des négociations tripartites où une poignée de syndicats sont censés représenter l'ensemble des travailleurs. Un cadre absurde d'ailleurs puisque dans la pratique, tu le dis toi-même, ces syndicats ne représentent légitimement que 8% des salariés. C'est ce manque patent de légitimité qui, à mon avis, participe à décrédibiliser l'action syndicale et à l'appauvrir. C'est précisément la recherche de cette légitimité à travers une pratique "respectable" et conforme à l'esprit de négociation qui tue le syndicalisme français à petit feu.

D'autre part je ne vois pas du tout en quoi ce que je dis est "facho". Tu peux développer STP ?
mps a écrit :En outre, là où les syndicats sont puissants, il n'y a quasi pas d'actions puisqu'ils travaillent en consultationpermanente avec les patrons et le gouvernement, et qu'ils sont aussi ferme que réalistes.
Ce que tu dis là ne s'applique pas à la France. Ca n'a jamais existé en tout cas. A moins que tu n'évoques les syndicats "maison" systématiquement à la botte de la direction ?
mps a écrit :Les "actions", c'est la preuve éclatante de l'incapacité des syndicats à s'intégrer comme valeur de référence dansles négociations, et leur besoin pathétique de mobiliser des touristes d'un jour pour rappeler qu'ils existent.
Evidemment, selon ta perspective singulière il est logique de conclure que le patronat et les actionnaires ne sont jamais responsables des situations qui mènent à l'action syndicale.
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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racaille
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Message non lu par racaille » 28 sept. 2010, 15:56:00

Mailly, du syndicat FO, note lui aussi que la représentativité pose un problème. C'est pas moi qui le dit mais le très gauchisant Christophe Barbier sur son blog :
Mailly: le prix de la représentativité
le 7 septembre 2010 9H54 | par
Christophe Barbier

Jean-Claude Mailly a relu l’histoire des accords de 1936, où Léon Jouhaux et Léon Blum avaient arraché de nombreux avantages sociaux au patronat. Il a remarqué que la semaine de congés payés venait alors assez loin dans la liste des revendications, mais qu’un point, surtout, avait bloqué côté patrons: ils avaient refusé mordicus que le "délégué d’atelier", ancêtre du délégué syndical, soit désigné par sa centrale, et exigé le maintien de son élection à l’intérieur de l’entreprise. "Ainsi, ils pouvaient un peu contrôler les choses", explique Mailly. Il faudra attendre mai 1968 pour que les syndicats obtiennent gain de cause sur ce point, remis en cause au moment des négociations sur la représentativité.

Globalement, Mailly considère que cette représentativité est chère payée par les syndicats, même s’il reconnaît que le sien, Force Ouvrière, en profite: afin de ne pas disparaître, plusieurs petites formations ont rejoint FO, comme UNSA Police, un syndicat de stewards et d’hôtesses, une centrale de 9000 enseignants, etc. Pour lui, le gouvernement, depuis la réforme de la représentativité, a un nouveau rapport de forces avec la CGT et la CFDT. La réforme des retraites est le premier dossier où le gouvernement veut tirer les dividendes du "Yalta" qu’il a installé entre les syndicats représentatifs.
http://blogs.lexpress.fr/barbier/2010/0 ... aude_mail/
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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