Un palmarès des universités les plus efficaces pour l'emploi

Venez nous parler des problèmes de nos écoles ( service minimum, l'accueil des enfants, effectifs dans les classes ... )
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politicien
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Message non lu par politicien » 17 oct. 2010, 10:00:00

Bonjour,   Le premier palmarès des universités françaises pour l'insertion professionnelle des étudiants a été dévoilé par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Il fait état de 91,4% des diplômés de master (bac+5) qui décrochent un emploi après trente mois.   Après avoir fixé comme nouvelle mission aux universités l'insertion professionnelle par la loi d'autonomie de 2007, Mme Pécresse avait lancé une enquête nationale qui a débouché sur un palmarès, pour l'instant uniquement pour les diplômés de niveau master.     «C'est la première fois qu'on obtient un indicateur commun à toutes les universités. Il va servir d'outil de pilotage tant pour elles que pour l'Etat», précise le ministère de l'Enseignement supérieur.   Cette enquête est consultable sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr.  Trente mois après avoir été diplômés, 91,4% des bac+5 ont trouvé un emploi, mais avec des différences selon les filières: 92,3% en sciences, techniques et santé, 92,2% en droit, économie, gestion, 90,1% en sciences humaines et sociales et 86,9% en lettres, langues et arts.   Côté négatif, «les résultats en biologie sont très inférieurs à la moyenne», «il faudra faire évoluer les études d'histoire et géographie» et «il y a visiblement une forme de +déclassement+ au démarrage avec trop peu de cadres» pour les diplômés en arts et lettres, selon la ministre.  Les données ont en effet permis de calculer les taux d'étudiants ayant un emploi de cadre au bout de trente mois: 85,9% des diplômés de sciences, techniques et santé mais 57,1% de ceux des filières lettres, langues et arts.   L'enquête permet aussi de déterminer que globalement 67,7% des diplômés obtiennent un CDI (contrat à durée indéterminée), 4,7% sont fonctionnaires, 2,9% relèvent d'une profession libérale et indépendante mais que 18,8% sont encore en CDD, deux ans et demi après avoir été diplômés.  Dans le palmarès par établissement, Paris-11 Orsay arrive en tête avec 94,9% de diplômés bac+5 en emploi, devant Lyon-1 Claude-Bernard (94,5%), Rennes-1, Paris-13 Villetaneuse en Seine-Saint-Denis (tous deux 94,3%) et Le Mans (93,9%).  Dans un communiqué, Paris-11 s'est «réjouie» de sa première place.   Selon l'université, elle «illustre sa performance dans le domaine de la formation et l'accompagnement des étudiants et complète ainsi son excellence, déjà reconnue dans le domaine de la recherche scientifique» à travers de prestigieuses distinctions comme la médaille Fields 2010 à Ngo Bao Chau et le prix Nobel de physique 2007 à Albert Fert.   Les classements par établissements sont néanmoins à prendre avec précaution, car des universités peuvent être très bien placées avec un faible taux de réponse de ses anciens, et une autre moins bien avec un fort taux.  Les résultats ne sont d'ailleurs pris en compte qu'à partir d'au moins 30% de réponses, ce qui explique que certaines universités ne sont pas classées (comme Paris-6 Pierre-et-Marie-Curie). D'autres comme Dauphine n'ont pas participé.  Mme Pécresse va demander une «certification Insee» pour que l'enquête soit «pleinement reconnue». A terme, elle devrait concerner d'autres diplômes.   Qu'en pensez vous ?    A plus tard,   
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artragis
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Message non lu par artragis » 17 oct. 2010, 10:26:00

ben ça alors, je vois pas les trois universités catholiques qui brassent pourtant près de 35000 étudiants, voire plus.

Enfin, on prend ici après le master, pas après la licence ou le doctorat...
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

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Nombrilist
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Message non lu par Nombrilist » 17 oct. 2010, 10:28:00

Globalement, les universités se tiennent. Le fait que la filière lettre soit une usine à chômeur ou à non-cadre n'est pas une surprise.

Et bonne remarque d'Artragis: l'étude est effectivement incomplète.

lancelot
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Message non lu par lancelot » 17 oct. 2010, 11:31:00

Incomplète, c'est possible, mais au dela de cela je trouve totalement aberrant de comparer l'incomparable :

Ainsi rennes 1 est 3eme et rennes 2 est 63 eme .... on pourrait donc dire à la lecture de ce classement que l'une est une bonne université et l'autre un ramassis de glandeurs ???

ben non, La première cité c'est un campus scientifique et l'autre comprends les lettres, arts plastiques, socio, psycho, langues, etc .... donc des métiers beaucoup moins évidents, ce qui n'est pas gage d'une qualité dégradée d'enseignement.

Ce type de classement n'a donc a mon sens aucune réelle lisibilité.

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Message non lu par Nombrilist » 17 oct. 2010, 12:27:00

Il serait intéressant à côté des résultats, de voir quel est le % d'anciens étudiants qui a répondu. En dessous de 80%, c'est pas très fiable je dirais.

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mps
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Message non lu par mps » 18 oct. 2010, 10:38:00

Ce qui est étonnant, c'est d'avoir pris comme référence 30 mois.

Normalement, un étudiant est engagé avant la fin de ses études, et expédie sa dernière session pour voir l'esprit libre.

La démarche normale est d'avoir déjà un pied dans la société visée, d'y avoir travaillé en job étudiant d'été pendant plusieurs années, d'y être déjà comme stagiaire, et pas d'attendre son diplôme pour se mettre à chercher un emploi.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 18 oct. 2010, 11:10:00

Poser la question, c'est y répondre. On peut aisément supposer qu'avec 6 mois pris comme référence, le taux d'emploi tombe à 10 ou 20%. Fallait que ça fasse beau. Un repère honnête aurait du être 6 à 12 mois.

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Message non lu par mps » 19 oct. 2010, 17:13:00

De toute manière, c'est beaucoup trop long.

J'ai  la vague impression (à confirmer par toi) que les étudiants ne jobbent pas assez, ou le font sans plan de carrière, juste en ramassant un peu de pognon à une caisse de super-marché le samedi matin.

En fait, c'est dès le début de ses études qu'un étudiant doit cibler le type d'entreprise qui l'intéresse, et y être aussi présent que possible.

Pour prendre le cas des économistes, par exemple, rien ne sert d'aller chercher son fric comme garçon de salle : il faut voir les milliers d'offres de stages offerts par les banques, les grandes entreprises, en France et  à l'étranger, et réunies à l'AIESEC.

5 ans de pratique ponctuelle, un tas de relations dans le milieu, c'est l'engagement immédiat pratiquement garanti !

Les jeunes français n'ont pas encore compris que leur diplôme était une condition nécessaire, mais nullement suffisante.
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Message non lu par Nombrilist » 19 oct. 2010, 17:18:00

Tu as raison mps, et c'est pour ça que les cursus universitaires multiplient les stages en entreprise (ce qui n'était pas le cas avant), et privilégient les projets qui mettent les étudiants en contact avec les entreprises (en diminuant le nombre d'heures de cours théoriques). Les étudiants ne peuvent accéder à ces entreprises que dans le cadre de stages, ils ne peuvent pas jobber dans ces entreprises comme tu dis (je comprends job comme travailler hors cadre universitaire, un peu comme si on bossait chez MacDo).

Bref, on y vient de plus en plus, et la réforme Sarko devrait à ce niveau accélérer les choses.

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Message non lu par mps » 19 oct. 2010, 17:37:00

Il me semble que, comme en Belgique, tout étudiant a le droit de travailler déclaré un certain nombre de jours par an hors stages. Au-delà de  ces jours, il perd son droit aux allocations familiales. 

Il me semble que ce temps de travail est d'environ deux mois, à prendre en une fois ou fractionné. Et ceci indépendament des stages qui, eux, ne sont normalement pas rémunérés.

A vérifier, bien entendu ...

Ce qu'il faut, c'est que les étudiants aient d'emblée un projet de carrière, développent leurs compétences pratiques, leurs relations, se fassent apprécier, aient la niaque, au lieu de se contenter de trainer leurs semelles à la Fac.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par Nombrilist » 19 oct. 2010, 17:39:00

Pour ceux qui se destinent à devenir cadres, je suis d'accord.

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Message non lu par Golgoth » 20 oct. 2010, 18:50:00

Trente mois après avoir été diplômés, 91,4% des bac+5 ont trouvé un emploi, mais avec des différences selon les filières: 92,3% en sciences, techniques et santé, 92,2% en droit, économie, gestion, 90,1% en sciences humaines et sociales et 86,9% en lettres, langues et arts.
Les données ont en effet permis de calculer les taux d'étudiants ayant un emploi de cadre au bout de trente mois: 85,9% des diplômés de sciences, techniques et santé mais 57,1% de ceux des filières lettres, langues et arts.
Donc 29,8 % des étudiants des filières lettres, langues et arts trouvent un boulot chez Mac Do ou Super U icon_mrgreen
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

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Message non lu par Nombrilist » 20 oct. 2010, 19:06:00

Ce qui n'est pas une surprise.

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Message non lu par pwalagratter » 20 oct. 2010, 19:32:00

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage.

Si on veut supprimer le choix dans l'enseignement (y compris celui de devoir finir chez mcdo pour avoir fait des études en sciences molles) il suffit de sortir des palmares sur l'efficacité des universités dans le domaine de l'emploi.
Franchement il faudrait être bête pour avoir une vocation d'anthropologue. Une bonne formation professionnalisante en master et c'est jack-pot : un job bien rémunéré.

Et si on veut comparer le comparable autant se contenter des classements des écoles de commerce, de mangement ou d'ingénieurs
 

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Message non lu par Nombrilist » 20 oct. 2010, 19:39:00

Encore une fois, ce classement n'a été fait que sur une partie de la population. Scientifiquement, en l'absence de précisions sur le % que représente cette partie, ce classement ne vaut rien.

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