L'école fragilisée par le communautarisme

Venez nous parler des problèmes de nos écoles ( service minimum, l'accueil des enfants, effectifs dans les classes ... )
Répondre
Avatar du membre
Jean
Messages : 4408
Enregistré le : 10 mai 2012, 08:35:09

Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Jean » 29 août 2017, 20:21:43

Hector a écrit :
28 août 2017, 21:07:28
@Jean : tu n'es pas dans le tempo, Johanono ne parlait pas de Chalon/Saone. Il parle de l'article de Le Figaro.fr à propos d'un principal en retraite qui s'est lâché sur l'islamisation rampante.

Fanatisme religieux : le coup de g..... d'un principal de collège.

L'article était en clair ce matin, il est réservé aux abonnés ce soir. L'article met en cause des personnes physiques directement.
La Provence a écrit :Sous sa moustache blanche, Bernard Ravet sourit. Un sourire qui cache une inquiétude profonde : celle de la dérive que subissent les collèges en zone d'éducation prioritaire (Zep). En quarante ans de carrière (dont quinze ans en Zep), ce principal de collège a vu la situation se dégrader, année après année. Ce qui semblait acquis ne l'était plus. Son quotidien a changé. Que ce soit à Édouard-Manet, Versailles et Jean-Claude-Izzo, trois collèges parmi les plus difficile de Marseille, Bernard Ravet a dû se battre au quotidien pour continuer à éduquer "ses" jeunes, pour défendre les droits des filles, chaque jour plus contestés par les garçons, pour protéger les établissements qu'il dirigeait de l'influence d’un fait religieux de plus en plus prégnant. Un combat qu'il a mené souvent, trop souvent, seul. Alors, enfin libéré du droit de réserve par son départ en retraite, Bernard Ravet parle. Et a écrit un livre "Principal de collège ou imam de la République" (1). Plus jamais, on ne pourra dire que l'on ne savait pas.

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les collèges de Zep ?
Bernard Ravet : La première des difficultés est l'inégalité sociale. Si l'on compare un collège des quartiers Nord de Marseille à un autre des quartiers Sud, on est dans deux univers totalement différents. La mixité sociale est absente. Ce phénomène est aggravé par le fait que les collèges privés choisissent leurs élèves et ne sont pas sectorisés. Dans les quartiers défavorisés, certaines familles, y compris issues de l'immigration, bien conscientes que la réussite sociale passe par la réussite scolaire, mettent leurs enfants dans des établissements privés.

Attaque de Levallois-Perret: Hamou B., un suspect au profil solitaire
Dans votre livre vous évoquez la poussée de l'islam dans les collèges...
Bernard Ravet : Aujourd'hui, nous sommes en face de quartiers où les enfants s'entendent répéter qu'il faut préférer la loi de Dieu à celle des hommes. L'institution est totalement démunie. On se retrouve dans une situation comme avant 1905 où l'école devait affirmer sa laïcité. Pour moi, il ne s'agit pas de dénoncer la religion musulmane mais de savoir faire face quand le discours d'un certain islam le rend incompatible avec les valeurs de la République.

Quels sont les signes qui laissent apercevoir une poussée de l'islamisme au collège ?
Bernard Ravet : Le premier peut être de voir le nombre croissant de gamines arrivant avec un voile sur la tête qu'elles retirent avant de pénétrer dans l'établissement. C'est aussi, en période de ramadan, le nombre d'enfants qui ne mangent plus à la cantine. Et, d'une manière plus générale, tous ces enfants qui refusent de manger parce que la viande n'est pas abattue rituellement.

Y a-t-il des tensions entre enfants de confessions différentes ?
Bernard Ravet : Lors d'un reportage de RFI au collège Versailles, les enfants disent qu'il n'y a pas de problème avec les enfants juifs car de toute façon, s'il y en a, ils se cachent. Quant aux enfants issus de familles de culture chrétienne, ils vont dans le privé. Du coup, il n'y a pas de problème de ce type.

À l'intérieur du collège, les enfants sont-ils influencés par des prosélytes ?
Bernard Ravet : Mais ce n'est pas qu'au collège ! À Versailles, on l'a vécu avec un petit livre prônant la Charia et interdit en France qui circulait. Et quand on a demandé d'où il venait, on a appris que c'était de la mosquée du surveillant. Aujourd'hui, ce surveillant, qui avait une aura certaine sur les enfants, serait fiché S.

L'enseignement dispensé est-il contesté ?
Bernard Ravet : Tout à fait. On a affaire à deux ordres de contestation. La première concerne l'enseignement des sciences naturelles. Les professeurs de SVT ont des difficultés pour aborder les théories évolutionnistes. Nous avons aussi le devoir de parler d'éducation sexuelle. Pour y arriver, les enseignants sont obligés de séparer les filles des garçons pour aborder ce sujet. Ce n'est pas déontologique. Mais que faut-il faire ? La seconde touche à l'éducation physique et sportive, notamment la natation. Certains médecins complaisants signent des certificats permettant aux filles de ne pas suivre ces cours.

"Les choses ont changé après le 11-Septembre"

Concernant les professeurs, sont-ils eux aussi contestés ?
Bernard Ravet : Ça peut arriver. J'évoque dans mon livre l'exemple d'une professeure issue de l'immigration, non croyante, qui se voit embêtée par les élèves car durant le ramadan, elle continue à manger à la cantine. Rares sont aussi les enseignantes qui ne viennent pas en pantalon pour éviter de choquer certains élèves garçons avec une jupe.

Comment font face les enseignants ? Et les autorités ?
Bernard Ravet : Comme ils peuvent. Certains ont le courage d'aborder d'ouvrir le débat, dautres pas. En 2004, quand je rencontre ces problèmes, le rectorat ne sait pas les gérer car il découvre cette réalité en même temps que nous. Par contre, les RG la connaissent. Mais rien ne se passe.

Quelle a été la réponse des politiques ?
Bernard Ravet : Je ne veux pas être polémique, mais quand je vois le maire de Marseille participer à l'inauguration d'une mosquée appartenant au mouvement tabligh, dont la finalité est la réislamisation des populations, je m'interroge. Quand la sénatrice Samia Ghali inaugure le collège privé musulman Ibn Khaldoun, je me dis que, ou alors, on est dans le clientélisme ou alors dans une inconscience totale. Il faut donc que les politiques prennent leurs responsabilités, peut-être même en revoyant la loi de 1905, ce qui permettrait de mieux contrôler ce qui se dit dans certaines écoles coraniques. Il y a un devoir de vigilance. On a les pieds et les poings liés par la séparation des Églises de l'État.

Inefficace et critiqué, l'unique centre de déradicalisation ferme
Faut-il aussi mieux former les enseignants ?
Bernard Ravet : Je pense que oui. Enseigner dans les collèges en zone d'éducation prioritaire, c'est un métier différent. On m'offre des "dermatologues", moi j'ai besoin de "médecins du Samu". Parce qu'il n'y a pas que le fait religieux. Il y a aussi une gigantesque misère sociale. On n'a pas été capable d'accompagner les habitants des quartiers défavorisés, à Marseille et ailleurs, face à la crise économique. Ce qui a abouti à la création d'une économie parallèle et à une influence croissante du religieux via l'accompagnement social. Enseigner dans ces collèges difficiles est un vrai métier.

Pourquoi cette situation ? On n'a rien vu venir ?
Bernard Ravet : On n'a pas compris que les choses avaient basculé après le 11-Septembre. Les Renseignements généraux le savaient, ils l'ont dit, on n'a pas voulu les entendre.

Votre livre évoque largement l'année 2004. La situation a-t-elle empiré, s'est-elle améliorée aujourd'hui ?
Bernard Ravet : Ce que je vois c'est que des élèves portent aujourd'hui des voiles transparents pour aller en classe, sont convaincues d'être inférieures aux garçons, que leurs grands frères ont des pouvoirs sur elles. Le discours que les enfants entendent à la maison, à l'école coranique n'est pas celui qu'ils entendent au collège. Aujourd'hui, l'Institution doit donc avoir un discours fort, ce qui a un coût en termes de formation des enseignants et d'ouverture au monde par le financement des projets des collèges. Il faut leur donner la fierté d'appartenir à la Nation. Bien sûr, il faut être fier de ses racines. Mais pas que. Car un arbre qui n'a que des racines est un arbre mort.

(1) Éditions Kero, 240 p. 16,90€

Frédéric Cheutin
C'est vrai que je parlais de la décision de justice relative aux menus des cantines.

Dans le cas cité dans cet exemple, je pense qu'il est déjà trop tard pour réagir.

Il faut s'habituer à vivre avec deux populations : une qui vit dans le siècle et qui a suivi les progrès de la science et une qui refuse d'y vivre du moins pour ce qui relève de certains sujets.

La "communauté" est maintenant trop nombreuse et trop rétive pour imaginer une intégration.

Il me semble que c'est joué et qu'il faut tout simplement dispenser les "religieux" de tout cours qui pourrait les conduire à douter de leurs croyances ce à quoi ils ne sont pas prêts.

La logique n'a pas le pouvoir de renverser les croyances. Il faut attendre que les croyances s'estompent toutes seules...

Il faut laisser passer quelques générations, avec le temps, la part de ceux qui seront plus ouverts sera de plus en plus grande.

peut-être u'avec le temps les

Avatar du membre
Hector
Messages : 6222
Enregistré le : 06 août 2016, 21:54:48

Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Hector » 29 août 2017, 21:06:46

Les islamistes de France ne seront graciés de rien, et ils ne perdent rien pour attendre.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (Frédéric Bastiat) La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.(Lawrence W. Reed)

Avatar du membre
johanono
Messages : 23692
Enregistré le : 14 août 2010, 00:00:00

Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par johanono » 21 avr. 2018, 17:08:54

Une étude menée par les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland sur la radicalité chez les jeunes lycéens a été rendue publique il y a quelques semaines. Elle a été peu médiatisée. C'est dommage, car ses résultats sont fort intéressants : cette montre en substance que les idées obscurantistes sont très présentes chez les lycéens de culture musulmane :
Une vaste enquête sur la radicalité chez les lycéens

Les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland ont dévoilé ce matin les premiers résultats d’une étude qu’ils coordonnent auprès de plus de 7 000 lycéens pour mieux comprendre les facteurs d’adhésion des jeunes à la radicalité politique et religieuse.

Article complet sur https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/fac ... e-chez-les

Avatar du membre
johanono
Messages : 23692
Enregistré le : 14 août 2010, 00:00:00

Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par johanono » 13 juin 2018, 19:47:27

L'islam chez les ados, la polémique

Le fondamentalisme a gagné une partie des lycéens musulmans : l'enquête de deux sociologues suscite de vives critiques. Ils répondent.

Image

Article complet sur https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 00639.html

Avatar du membre
Nombrilist
Messages : 50525
Enregistré le : 08 févr. 2010, 00:00:00

Re: L'école fragilisée par le communautarisme

Message non lu par Nombrilist » 13 juin 2018, 20:37:12

Leurs résultats ne m'étonnent pas du tout. Un tiers des jeunes musulmans interrogés (quelques centaines quand même) tombe dans l'obscurantisme. Un tiers de ces obscurantistes valide l'emploi de la violence. ça n'augure rien de bon pour la suite.

J'aime bien la conclusion: Notre enquête, que nous avons voulu dépassionnée, a ses limites. Il serait urgent, maintenant, de mener une étude approfondie sur le rapport à l'islam des jeunes musulmans ; sur leur façon d'interpréter leur religion.
Comment un homme politique français peut-il placer les intérêts de son propre pays derrière les intérêts d'un pays concurrent ? Simple: en se faisant élire sans être franchement ambiguë sur la question.

Répondre

Retourner vers « Nos écoles »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré