Le NPA

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wesker
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Message non lu par wesker » 22 juin 2014, 11:47:45

Il est effectivement injuste de faire peser sur la catégorie précaire des intermittents du spectacle les résultats déficitaires des comptes de l'UNEDIC alors que ces déficits ne sont que le reflet de la progression du chômage qui n'a pas à être catégorisés si nous ne voulons pas diviser inutilement les français autour des valeurs de solidarité que nous devons préserver.

Que l'on traque et lutte contre les abus et autres fraudes qui existent est une évidence, mais que l'on pénalise, à cette fin, l'ensemble des professionnels d'un secteur aussi importants est une orientation dangereuse qui frapperait, un jour où l'autre l'ensemble des professions. Dès lors, plutôt que de s'en prendre aux victimes de la situation économique, le Gouvernement serait inspiré de s'en prendre aux véritables causes des difficultés économiques qu'il semble, pour l'instant, bien incapable de résoudre.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 22 juin 2014, 12:08:14

Cela va plus loin, il y a des entrepreneurs véreux, y compris le service public : l'astuce est connue et fort simple. Si tu veux un bon poste dans une grande boite de prod ou sur une chaine de télévision, tu es payé 6 mois avec un bon salaire (de 4 à 6.000€) et le reste tu es indemnisé par le régime mais tu viens travailer comme les 6 premiers mois. Pôle emploi ferme les yeux car ces gros employeurs sont (très) influents, les travailleur/ses concerné-es ont un salaire moyen (sur 12 mois) qui atteint assez souvent 3.000€ donc ils ne disent rien (sinon c'est la porte, suffit de se souvenir de cette cadreuse de C+ qui a dénoncé le système, a été viré en deux jours, a vu une énorme pétition de soutien avec des 10aines de personnalités des médias et des dizaines de milliers de signataires (de toute profession) : bilan ? Recasée après des mois de chômage à France 2 en CDI pour qu'elle " arrête son cirque " (et le scandale continue, elle s'est syndiquée mais reste discrète, épuisée par une longue lutte d'environ 10 mois)).

Tract Marche des Fiertés (.pdf)

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wesker
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Message non lu par wesker » 22 juin 2014, 21:04:49

Je ne suis pas certain de comprendre....

Je rappelle, une fois encore que ce type de fraude existe et c'est contre ces dernières qu'il faut lutter, mais pas contre une profession, précaire, qui suit cette situation, ont des systèmes d'indemnisation défavorable. Il ne faut pas tout mélanger, tout confondre et rendre responsable des déficits, ceux qui, en réalité sont les premières victimes.

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Message non lu par Nico37 » 22 juin 2014, 22:57:27

Clairement ce sont les entreprises qu'il s'agit d'assaisonner, pas les travailleurs :!: Quand bien même ils/elles " profitent " d'une faille du système... Si la TV était 100% publique, il n'y aurait aucune dérive de ce genre, et la redevance pourrait couvrir toutes les chaînes...

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Message non lu par wesker » 23 juin 2014, 21:03:02

France Télévision compte tant de directeurs et de manque d'audience notamment sur des chaînes telles que France Ô ou France 24 qui présentent des programmes assez comparables et subissent des pertes considérables qui pourraient être réduites si l'on les fusionnaient et qu'on réduisait, c'est vrai, les dépenses de strcutures de cette entreprise. Elargir également le champs publicitaire et développer les partenariats avec certains studios de production afin de renouveler l'offre cinématographique, comme le fait, avec succès par exemple Canal + qui s'est redressé grâce à cela. Qu'il y ait une entreprise publique de diffusion et d'information n'est pas contesté, qu'elle soit un gouffre financier que les seuls actifs doivent annuellement renflouer n'est pas acceptable, et en tant que contribuable tu ne devrais pas être opposés à l'élargissement de l'offre qui est saine pour la gestion de ces entreprises.

Nico37, tu veux t'en prendre aux entreprises, c'est légitime, dans certains cas, mais tu ne devrais pas ignorer qu'un excès fiscal à l'eur encontre démobilise, démotive des investisseurs qui n'entrevoient plus de perspectives et n'entreprennent pas ou n'investissent pas, alors que nous en avons besoin pour tirer le pays vers le haut. Tu est d'ailleurs un connaisseur en matière économique pour réellement croire que l'absence d'entreprise peut se traduire par un étatisme qui puisse répondre aux besoins du pays. Que l'équilibre soit subtil et difficile à atteindre, dans un contexte de crise où nul ne souhaitent consentir à l'effort et trouve de solides arguments pour s'en extraire est une évidence, mais que l'on renonce à le chercher, à le trouver et à l'instaurer, au profit d'un système néo libéral ou collectivisme est une facilité dans laquelle nous devons éviter de tomber, particulièrement les jeunes générations.

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Message non lu par Nico37 » 24 juin 2014, 02:00:10

Le Communisme est une société sans classe ni Etat...
La colère sociale-chemine à la surface Olivier BESANCENOT

La grève reconductible menée, depuis le 10 juin, par les cheminot(e)s prend l’allure d’un bras de fer.
Bien sûr, bien des luttes emblématiques ont déjà animé le quinquennat d’Hollande (les PSA, les Arcellor mittal, les Goodyear, les manifestations radicales contre les licenciements et l’eco-taxe en Bretagne, contre le projet d’aéroport Notre Dame des Landes…) mais la grève cheminote draine dans son sillage une charge explosive qui pourrait coûter cher à un gouvernement déjà affaibli.
D’abord, parce que depuis 1995, et la grève générale en défense de la sécurité sociale, nous savons que ce secteur du monde du travail peut entraîner avec lui un large flot de mécontentements.
Ensuite, parce que la raison d’être de cette grève est directement liée à un projet de réforme que le gouvernement entend faire passer comme la preuve supplémentaire de sa fermeté contre le mouvement social. Avec un François Hollande, discrédité, et impopulaire, qui pense se refaire une santé en s’essayant à des intonations thatchériennes sur le thème : « il faut savoir arrêter un mouvement » ainsi qu’un premier ministre, Manuel Valls qui, comme à l’accoutumée, se plaît à singer les ministres de droite qui l’ont précédé. Docile, ou simplement en phase, surtout sans imagination, une meute bien-pensante « anti-gréviste » envahit les écrans, les ondes, les éditos, pour appeler à la fin du conflit, et sans négociations, hurlant, sur tous les tons, la rengaine pavlovienne de la réaction : « halte à la prise d’otage » « c’est une grève minoritaire menée par des salariés privilégiés ». Les plus retords d’entre eux tentent de présenter la réforme comme favorable aux revendications des agents car « elle réunifierait la SNCF en une seule entité » (sic !). Il s’agit d’un abus de communication mensonger car cette réforme, dans la stricte application des réglementations libérales européennes (le quatrième paquet ferroviaire), scinde la SCNF en trois entités et ne la regroupe sûrement pas en une seule. Ce premier genre de coup porté au service public ferroviaire unifié date de 1997 et a été porté par le gouvernement Jospin, sans que l’on entende l’un de ses ministres s’en émouvoir réellement. Le Réseau Ferré de France (RFF) chargé de s’occuper des infrastructures, est ainsi devenu une entité séparée de la SNCF qui a alors hérité de l’attribution des trains. Le loup entrait dans la bergerie. Aujourd’hui, la réforme créerait une structure de plus : la première, le Gestionnaire d’infrastructures unifié (GIU) compterait, outre RFF, les 14000 aiguilleurs et les 35OOO agents qui entretiennent les voies : la deuxième organiserait les 100 000 cheminots restant ; la troisième, une holding ferait office de donneur d’ordre pour les deux premiers groupes, concentrant principalement la direction de l’entreprise. Voilà la SNCF démembrée et prête à l’ouverture à la concurrence. Les bases de la guerre économique qui attend ce « marché » seraient, de cette manière, posées et le système ferroviaire savamment dépecé, car les parties lourdes, et coûteuses (l’entretien et la gestion du réseau) reviendraient à l’Etat, tandis que les activités rentables (les trains, TER, TGV….) deviendraient, elles, privatisables. Les libéralisations des différents services publics, qu’il s’agisse de l’énergie, de la poste, des télécommunications, ou de la santé, suffisent à nous dire à quel point la logique est toujours la même : n’offrir au privé que ce qui est susceptible de dégager des bénéfices sans s’encombrer des frais d’entretien imputés aux contribuables. Et pas une de ces libéralisations, en France ou en Europe, ne s’est traduite par une baisse des tarifs, bien au contraire, partout les prix ont flambé et la sécurité des prestations a fondu comme neige au soleil devant le temps court de profits immédiats prioritaires sur le bien être des usagers.
Difficile à admettre pour certains, mais les cheminots ne luttent pas seulement pour eux, pour leur statut, leurs conditions de travail, leurs salaires, ou pour leur organisation du travail que cette réforme veut niveler par la bas, à l’image des accords compétitivité emploi qui polluent le monde du travail. Non, ils se battent aussi pour une certaine idée du service public. Quitte à faire grincer quelques dents, nos heures de galère dans les transports sur les routes, ces jours-ci, vaudront, peut-être demain, quelques années gagnées pour le service public pour peu que nous sachions nous révéler solidaires. Car, plus que la grève, à la SNCF, dans plus de 90% des cas, ce sont les fameux retards qui pourrissent la vie sont dus au manque de moyens, d’investissements et au sous effectif chronique (plus de 30000 suppressions d’emplois en 10 ans !) qui sapent l’activité ferroviaire. La direction de la SNCF désinforme sciemment avec des chiffres de grévistes fantaisistes qui ne résistent pas à la réalité vécue et ressentie du nombre de trains annulés. Cette grève est massive, unitaire, radicale, débattue en assemblées générales. Elle tiendra bon pour avoir la peau de cette réforme. Et il faut l’aider à cela. Le climat social se colore à nouveau, par petites touches successives, depuis la nomination de Valls. Sous Ayrault, le pavé semblait monopolisé par la droite, l’ultra droite et l’extrême droite. Sous Valls, ce sont principalement des cortèges de gauche qui manifestent contre le gouvernement ( le 12 avril, le 1 er mai, services publics…). Et voilà maintenant des grèves qui cheminent à la surface : les intermittents et les précaires dans leur combat légitime contre la renégociation de la convention Unedic ; des postiers qui, dans plusieurs départements, résistent aux réorganisations, à la précarité, et à la répression face à une direction sourde et aveugle. Les exemples pourraient même se multiplier (Air France, Véolia etc…). Rien de la lame de fond, bien sûr, mais des preuves vivantes et stimulantes que la résignation et les doutes n’ont pas vocation à nous paralyser plus longtemps.
Plus que jamais, les échecs du passé nous imposent de travailler à la convergence de toutes ces luttes afin d’emporter quelques précieuses victoires qui redonnent la confiance. C’est la condition pour que l’énergie de nos combats ne parte pas dans les sables. A gauche, les hésitations ou les atermoiements face au gouvernement, qu’ils soient animés par un vrai sentiment de culpabilité ou par des vraies connivences tenaces, n’ont fait qu’affaiblir notre camp jusque maintenant. Un gouvernement de « gauche » qui mène une politique de droite doit, dorénavant, être traité comme un gouvernement de droite qui mène une politique de droite : par l’action massive et le rapport de force.
Il est crucial que les grévistes de la SNCF ne sentent pas la gauche non gouvernementale prise en défaut de solidarité. La gauche sociale, syndicale, associative, et politique (Front de gauche, NPA, LO, AL ….) doit parler d’une même voix pour dire, avec conviction, sa solidarité avec le mouvement. Pourquoi ne pas multiplier des collectifs « usagers grévistes solidaires » ? Des usagers solidaires des grévistes ?. Durant la grève, nous, les passagers, redevenons pourtant « usagers » aux yeux de tous, dans une unanimité presque troublante. Même la classe politique libérale, qui ne voit en nous que des « clients » le restant de l’année, s’égosille, et s’indigne, tremolo dans la voix, du sort réservé aux « malheureux usagers », instrumentalisant ainsi les quais surchargés à des fins politiciennes. Ces collectifs unitaires pourraient être des lieux de convergences militantes. Pourquoi pas des meetings unitaires devant les gares ? Pourquoi pas, dans la continuité de la manifestation du 12 avril, au-delà des débats publics qui sont utiles, planter dans le décors de la rentrée la perspective d’une mobilisation d’ensemble nécessaire, combinant manifestations, grèves, et occupations de place ? Rien ne se décrète, mais la crise sociale et politique, qui s’est exprimée, de la pire manière aux dernières élections, nous oblige à comprendre que lorsque la grogne sociale repointe le bout de son nez, il faut l’accompagner et la renforcer car elle, seule, pourra féconder nos perspectives politiques du renouveau qui nous fait jusqu’à présent cruellement défaut.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 30 juin 2014, 02:24:05


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Message non lu par Nico37 » 30 juin 2014, 16:38:18

Réunification de la Bretagne : de la pluie pour les manifestants, une douche pour le gouvernement Bertrand Achel

Les militant-e-s et sympathisant-e-s du NPA 44 ont défilé sous la pluie, samedi 28 juin à Nantes, pour affirmer le droit à l’autodétermination du peuple et des travailleurs de Bretagne, à l’appel du collectif « 44=BZH ».

De la pluie pour nous, mais une douche pour le gouvernement !

Nous avons manifesté au sein d’un cortège anticapitaliste, organisé avec nos camarades de Breizhistance et des Alternatifs,. On reconnaissait également dans ce cortège les emblèmes du Syndicat des Travailleurs Bretons SLB, celui de « Breizh antifa », ou encore celui des féministes en lutte. Nous avons croisé dans cette manifestation des salariés de la Seita en lutte et des « Bonnets rouges » appelant à la révolution autant qu’à la réunification de la Loire-Atlantique avec la Bretagne administrative.

Une manifestation anti-gouvernementale

Une tonalité clairement anti-gouvernementale s’est dégagée de la manifestation. Pas uniquement à cause du sabotage de la possibilité de réunifier la Bretagne à l’occasion de la réforme territoriale.

C’est ainsi que Patrick Mareschal, ancien président du Conseil général de Loire-Atlantique – un socialiste de la vieille école – favorable depuis longtemps à la réunification, a été hué par la foule des 10 000 manifestants. Hué aussi, et à de nombreuses reprises, Jean-Louis Jossic, chanteur du groupe breton Tri-Yann, mais aussi élu à la culture dans la municipalité de Jean-Marc Ayrault.

Si la pluie a trempé les manifestant-e-s ce 28 juin, c’est bien le gouvernement Hollande-Walls qu’elle a douché !

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Message non lu par Nico37 » 02 juil. 2014, 01:02:48

Université d'été : au NPA, on sait recevoir... Hebdo L'Anticapitaliste - 248 (26/06/2014)

Du dimanche 24 au mercredi 27 août inclus, la 6e université d’été du NPA aura lieu là Port-Leucate dans le village-club de Rives des Corbières. Si le lieu change par rapport aux années précédentes, notre université d’été sera toujours très visitée...

Depuis la fondation du NPA, l’université d’été est devenue un rendez-vous qui a pleinement trouvé sa place. Temps de réflexion et de convivialité, elle permet chaque année à ses centaines de participantEs de s’exprimer dans les débats les plus pointus, d’assister à des séances de formation et d’éducation populaire, et d’y faire des rencontres militantes que l’on aurait bien du mal à faire ailleurs. Où croiser dans un même espace des militantEs et sympathisantEs des quatre coins du pays, des ­intellectuels ou chercheurs et des anticapitalistes venus d’ailleurs ?

Do you speak anticapitalist ?

Cette année, grande nouveauté, un forum international en plénière réunira l’ensemble de nos invitéEs internationaux durant toute une après-midi. Un échange d’expériences que l’on espère riche, un internationalisme concret.
Au-delà de ce forum, sept ateliers, le plus souvent avec nos invitéEs, prendront le pouls des mobilisations internationales. Teresa Rodriguez, la nouvelle députée européenne de Podemos et membre de Izquierda Anticapitalista, sera présente à Port-Leucate, ainsi que Jorge Costa, membre de la direction du Bloco portugais. Des militantEs anticapitalistes d’Italie (Sinistra anticapitalista) et de Grèce seront aussi à nos côtés. Plus à l’Est, Tijana Okic, venue de Bosnie, viendra nous parler de la formidable expérience démocratique de la région de Tuzla, tandis qu’avec Ilya Boudraïtskis, militant anticapitaliste à Moscou, nous reviendrons tant sur la situation de la Russie sous Poutine que sur celle d’une Ukraine tiraillée entre les impérialismes. Le Courant de la gauche révolutionnaire syrienne et des jeunes du PTS argentin devraient aussi participer à notre Université d’été. Et d’ici fin août, d’autres surprises encore (non confirmées au moment où nous écrivons ces lignes)...

Au contact des chercheurs...

Besoin de réfléchir, d’approfondir, d’échanger... Année d’anniversaire oblige (on en parle partout depuis plusieurs semaines), la Première Guerre mondiale est au menu 2014, en particulier avec la participation d’un premier invité, l’historien Nicolas Offenstadt. Auteur de plusieurs ouvrages, en particulier sur les fusillés de la grande guerre, il éclairera la dimension mondiale du premier conflit entre grandes puissances au XXe siècle.
Avec Stéphane Beaud, la sociologie nous aidera à comprendre les mutations profondes des classes populaires dans la France contemporaine. Un sujet sur lequel, de la classe ouvrière de Sochaux-Montbéliard aux quartiers populaires, il a écrit plusieurs livres. Le dernier, consacré à l’équipe de France de football, mérite aussi toute notre attention en cette période de Mondial...
Avouons-le, cette liste des invitéEs n’est évidemment pas complète : gardons-en un peu pour le prochain article de votre hebdomadaire préféré. Et en attendant, si vous ne l’avez pas encore fait, pensez quand même à vous inscrire au plus tôt... On vous a dit qu’il y avait aussi le soleil, la plage et une belle mer Méditerranée qui n’attend que vous ?

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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 03 juil. 2014, 14:20:20

Sarkozy : le retour des affaires.

Le placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy dans le cadre d’une enquête pour trafic d’influence – garde à vue où il rejoint son avocat et deux hauts magistrats soupçonnés de l’avoir renseigné sur l’avancement du travail des juges concernant des affaires où il serait impliqué - montre que l’étau se resserre sur les pratiques de l’ancien Président.
Il a jusqu’à présent réussi à passer au travers de toutes les affaires. On comprend pourquoi. Il semble qu’un système se soit mis en place pour, au mépris des lois, de la justice, en manipulant les institutions, en achetant les silences des plus hauts fonctionnaires, organiser sa protection.
Il ose prétendre être un recours, l’homme providentiel, alors que son principal souci semble être de retrouver les moyens de se protéger avec ou contre, on ne sait, les copains et les coquins, les mafieux de l’UMP !
Ces pratiques – après les affaires Cahuzac et Bygmalion - condamnent celles et ceux – à droite comme à gauche - qui y ont recours ou qui les couvrent. Elles sont l’expression des mœurs d’un monde politique au service du grand patronat et de la finance qui se croit tout permis. L’extrême droite prétend le dénoncer alors qu’elle même fait partie du système. C’est toute leur République qui est corrompue par la loi du fric et du profit.
Pour y mettre bon ordre il faudra l’intervention de la population pour « déprofessionnaliser » la politique, en limitant le cumul des mandats, en instituant la rotation des élus, la possibilité de les révoquer, et le plafonnement de leurs rémunérations…En un mot, imposer son contrôle sur l’Etat.

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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 04 juil. 2014, 17:23:38

Le Préfet campe sur ses positions, nous campons sur notre opposition ! » NPA49

Dans cet article, nous revenons sur l’historique et les enjeux d’une lutte exemplaire contre l’arbitraire et l’inhumanité de la politique de l’État français, sous Sarkozy et sous le gouvernement Hollande-Valls-Gattaz.

Les personnels du collège de la Venaiserie en lutte pour défendre une élève et sa mère menacées d’expulsion

En avril, c’est avec stupeur et émoi que les personnels du collège de la Venaiserie, à Saint Barthélémy d’Anjou apprenaient qu’une de leur élève, sans papier, et sa mère, étaient menacées d’expulsion.
C’est en 2012 que L. et sa mère Mme X. ont fui l’Angola, suite à des agressions subies pour des prises de positions politiques, et à la disparition de deux fils politiquement engagés. Elles sont venues trouver refuge en France.
L. suit sa scolarité au collège depuis deux ans maintenant. Pour la majorité des personnels, sa place est de rester parmi ses camarades, afin de continuer à grandir avec eux et de mener à bien sa scolarité. Pas question donc d’envisager un seul instant que L. et sa mère ne retournent en Angola. La solidarité s’est de suite organisée : les personnels ont apporté un soutien financier à la famille, ainsi qu’un soutien administratif à Mme X. dans ses démarches pour obtenir une régularisation à titre humanitaire.
En juin, la nouvelle tombait : L. et sa mère faisaient l’objet d’une Obligation de Quitter le Territoire Français applicable dès la mi-juillet. Le personnel du collège, rejoint par les parents d’élèves, en accord avec la famille, a donc décidé d’accentuer la mobilisation en organisant l’occupation du collège. Ils ont planté leurs tentes dans l’établissement et ont commencé à y passer leurs nuits. Les banderoles ont fleuri : « Oui à la solidarité ! Non à l’expulsion ! », « Pas de chaise vide à la rentrée ! ». L’action a commencé à être médiatisée et relayée par le collectif RESF 49 et la LDH 49.
La détermination des personnels, le soutien des parents d’élèves, la solidarité qui commençait à s’exprimer, ont obligé les autorités à sortir du silence. Très vite, le cabinet du Préfet acceptait de recevoir une délégation des personnels.
Le Directeur de Cabinet de la Préfecture du Maine et Loire a d’emblée annoncé qu’il ne pouvait pas donner de suite favorable à la demande d’admission exceptionnelle au séjour à titre humanitaire, pour L. et sa mère. Les arguments avancés était purement juridiques : le dossier ne pouvait être accepté puisque ces personnes n’ont pas suivi la procédure, elles sont notamment entrées en France sans visa. Ainsi, cette jeune fille et sa mère, qui ont du fuir les persécutions d’un des gouvernement les moins démocratique de la planète, ne peuvent prétendre à un séjour à titre humanitaire, car elles n’ont pas respecté la procédure ! Le Directeur de Cabinet a cependant signalé qu’il existait une solution : une fois de retour en Angola, L. pourrait faire la demande de visa en tant que mineure scolarisée ! L’argument prêterait à rire s’il n’était question de deux femmes que l’on renvoie vers une situation à risque. Pour compléter l’audience il a menacé les personnels du collège d’une visite de leur inspecteur afin de leur rappeler leur devoir de neutralité. La Préfecture a ainsi livré une démonstration exemplaire de la méthode utilisée par un haut fonctionnaire de l’État pour défendre l’indéfendable. Face à un problème humain, rester sur le terrain juridique. Donner force de loi aux arguments administratifs contre les principes de liberté et de solidarité. Et pour compléter de le tout, agiter la menace contre ceux qui ont choisi de défendre ces principes.
Ce haut fonctionnaire ne faisait qu’appliquer... la politique ministérielle. Que ce soit sous Sarkozy, Ayrault ou Valls, elle reste la même : criminaliser ceux qui viennent trouver refuge là où c’est encore possible sur cette planète, les renvoyer en fermant les yeux, au lieu de traiter un des problèmes humains majeurs de l’époque de la mondialisation.
Les personnels du collège et parents d’élèves ont décidé de rester plus déterminés que jamais. Ils ont donc poursuivi leurs actions : interpellation du député de la circonscription, socialiste, et journée de grève durant laquelle les grévistes sont allés promener leurs tentes dans la ville d’Angers sous le slogan « Le Préfet campe sur ses positions, nous campons sur notre opposition ! ». Ils ont monté une chorale pour faire des haltes aux endroits stratégiques de la ville afin d’interpeller la population. La journée s’est terminée par un rassemblement devant la préfecture qui a réuni environ 200 personnes, avec une présence des syndicats et d’organisations politiques à la gauche du PS.
Le lendemain, la chorale s’est déplacée devant l’Inspection Académique. Une délégation a été immédiatement reçue. L’Inspection souhaitait faire de l’entretien un sermon sur le devoir de neutralité des fonctionnaires, décidément ! Les représentants des personnels ne se sont pas laissés entraînés sur ce terrain. Par contre, au passage, ils ont fait une découverte : pour ce qui est du droit de neutralité, les Assistants d’éducation sont considérés par l’Inspection comme des fonctionnaires. Puissent-ils en avoir aussi le statut et le salaire, et pas seulement les menaces !
Bien que les autorités soient restées fermes sur leurs positions, elles ont été contraintes par le mouvement à sortir du silence. Les personnels savent que leur lutte fait avancer les choses. C’est pourquoi ils restent déterminés à poursuivre leur mouvement. D’autres actions sont prévues d’ici les vacances. D’ores et déjà, ils sont prêts à reprendre le mouvement dès la rentrée.
Le NPA réaffirme son soutien à la lutte des personnels du collège de Saint Barthélémy, et apporte toute sa solidarité à L. et sa mère.

Pour suivre les mobilisations des personnels du collège de Saint Barthélémy vous pouvez vous rendre sur leur blog :
- http://mobilisationcollegesaintbarthelemy.over-blog.com

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Message non lu par Nico37 » 06 juil. 2014, 18:00:36

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Message non lu par Nico37 » 12 juil. 2014, 00:17:59


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Message non lu par wesker » 12 juil. 2014, 09:45:35

Voir le NPA s'émouvoir de certaines mesures gouvernementales est compréhensible, mais qu'il refuse de s'interroger sur son décrochage électoral, sur son isolement laisse penser qu'ils sont là dans le dogmatisme voire la manipulation, vis à vis de citoyens qui savent que les solutions que le NPA proposent ne sont pas réalistes mais permettent d'exprimer un idéalisme qui pourrait s'entendre, en temps faste mais qui semble éloigné des réalités, en temps de crise.

Défendre la SNCF publique a parfaitement son sens, rester accrocher, non pas à un statut social mais a des privilèges qui n'ont plus de raison d'exister, quand tant de salariés, triment, tels que la prime de charbon, prête à sourire et démontre une certaine facilité à ne rien changer, à tout conserver y compris les mesures qui, financièrement ne sont plus tenables, sauf au détriment de ceux qui par leur travail, leurs investissements et leurs prises de risques, nécessaire à la progression d'un pays, crée la richesse.

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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 12 juil. 2014, 11:28:14

Vu le montant récolté lors de la dernière souscription, je me fais guère de soucis pour l'influence politique du NPA d'autant que le PG (et le FDG) patinent (-4000 adhérent-es pour le PG en un an) depuis plusieurs mois... Peut être est-ce l'effet ND...

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