Baisse du nombre d'heures supplémentaire

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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racaille
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Message non lu par racaille » 24 mai 2009, 01:36:00

mareaction a écrit :
racaille a écrit :L'excuse qui tue, entendue hier soir à la télévision : c'est pas de la faute de Sarkozy, c'est la faute à la crise !
et aux personnes comme vous, capables que de critiques. au fait combien d'heures travaillez vous? si vous travaillez !
Qu'est-ce que cela peut bien changer à la discussion ? :roll:
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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mps
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Message non lu par mps » 24 mai 2009, 07:39:00

Toutes ces discussions sur les heures supplémentaires ou e travail du dimanche me font songer à la période de fin du communisme en Hongrie.

A l'époque,, chaque citoyen était encore "fonctionnaire", mais avait le droit de travailler "à son compte" après ses heures.

On a soudain vu des gens cultiver de magnifiques potagers et en venndre les produits sur les marchés, de jeunes femmes travailler en soirée comme secrétaires trilingues, des musiciens donner des cours particuliers, des gens se lancer dans un business indépendant, et doc se costituer de "petites fortunes" leur permettant par exemple d'offrir un appartement confortable à leurs vieux parents.

La réaction n'a pas tardé : les feignasses qui ont continué à ne rien faire de plus que leurs strictes obligations pas trop fatiguantes d'agents de l'Etat se sot mis à décrier ceux qui se remuaient le popotin, les traitant de tous les noms ("égoistes, arrivistes, m'a-tu-vu, etc, etc) :D

La médiocrité se réchauffe en bande !

En fait, dans nos sociétés de Cocagne, mis à part des gens frappés d'handicap physique ou mental, chacun est entièrement responsable de son niveau de revenus.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par racaille » 24 mai 2009, 21:08:00

Ici c'est pas la hongrie post coco. C'est la France de 2009 où le marché du travail exclue quasiment toute liberté pour le salarié dans la négociation de ses conditions de travail. Tout le monde semble plus ou moins d'accord que la hausse du temps de travail ainsi que le travail dominical sont des arguments excellents s'ils sont fondés sur la base du volontariat. Le seul problème c'est que l'on sait très bien qu'il n'existe pas de volontariat pour les salariés, certainement pas avec 10% de chômage derrière. Si un patron veut un salarié qui soit disposé à travailler le dimanche, il n'embauchera que ceux qui sont d'accord avec cette condition. Pour moi ce n'est pas du volontariat.
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Message non lu par mps » 25 mai 2009, 07:47:00

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Ici c'est pas la hongrie post coco. C'est la France de 2009 où le marché du travail exclue quasiment toute liberté pour le salarié dans la négociation de ses conditions de travail. Tout le monde semble plus ou moins d'accord que la hausse du temps de travail ainsi que le travail dominical sont des arguments excellents s'ils sont fondés sur la base du volontariat. Le seul problème c'est que l'on sait très bien qu'il n'existe pas de volontariat pour les salariés, certainement pas avec 10% de chômage derrière. Si un patron veut un salarié qui soit disposé à travailler le dimanche, il n'embauchera que ceux qui sont d'accord avec cette condition. Pour moi ce n'est pas du volontariat.
 
??? Mais, Racaille, tu n'as pas réalisé que tout travail est sur base de volontariat ?


L'Etat ou un pqtron privé offre unn poste de travail.
Le candidat s'informe : nature du travail, horaires, conditions.
Puis, il se porte "volontaire" ou non.
Dans ces "volontaires", le patron sélectionne celui ou ceux qu'il souhaite engager.

C'est tout.
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Message non lu par artragis » 25 mai 2009, 19:19:00

Mps, pourriez vous faire des sitation avec la bonne fonction s'il vous plait, si ici ça ne gène pas trop, rtès vite ça déforme les pages.
Pour racaille. Je ne peux pas répondre même si l'argument de Mps se tient. Il faut savoir que depuis que le "partage du temps de travail" a été créé la droite dit "on ne peut partager ce qui ne nous appartient pas" alors que la gauche y voit une mesure "assurant l'égalité de chacun". Dans les mêmes eaux, on trouve votre phrase "on sait très bien qu'il n'existe pas de volontariat pour les salariés" qui est contesté par l'affirmation contraire chez les éluts libéraux ou type MoDem. Cependant je n'ai pas de preuve concrète de ce que les anglais appèleraient un "backside effect" de cette loi pour les heures supplémentaires payées sous le principe de volontariat.
En effet si on regarde bien, un patron ne peut licencier un ouvrier que pou faute professionnelle ou pour raison économique (dans les deux cas les faits doivent être avérés), donc en quoi un refus de faire des heures supplémentaires serait-il une cause de licenciement?
Qui plus est, la loi en elle même est plus qu'utile puisqu'elle relance les PME qui pour la pluspart travailaient 39H avant les 35 et avait gardé un rythme 35h+4 supplémentaires. Les exhonérations leur ont enlevé un coup certain, c'est logique.
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

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Message non lu par racaille » 25 mai 2009, 20:47:00

mps a écrit :

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Ici c'est pas la hongrie post coco. C'est la France de 2009 où le marché du travail exclue quasiment toute liberté pour le salarié dans la négociation de ses conditions de travail. Tout le monde semble plus ou moins d'accord que la hausse du temps de travail ainsi que le travail dominical sont des arguments excellents s'ils sont fondés sur la base du volontariat. Le seul problème c'est que l'on sait très bien qu'il n'existe pas de volontariat pour les salariés, certainement pas avec 10% de chômage derrière. Si un patron veut un salarié qui soit disposé à travailler le dimanche, il n'embauchera que ceux qui sont d'accord avec cette condition. Pour moi ce n'est pas du volontariat.
 
??? Mais, Racaille, tu n'as pas réalisé que tout travail est sur base de volontariat ?


L'Etat ou un pqtron privé offre unn poste de travail.
Le candidat s'informe : nature du travail, horaires, conditions.
Puis, il se porte "volontaire" ou non.
Dans ces "volontaires", le patron sélectionne celui ou ceux qu'il souhaite engager.

C'est tout.
Non le travail n'est jamais volontaire, il est effectué uniquement en vue d'assurer sa subsistance étant donné le mode d'organisation de notre société. Ce n'est pas un horizon indépassable. Et c'est sans parler du chômage structurel savamment entretenu de manière à ce que les travailleurs acceptent le premier contrat de travail venu, déjà la peur au vendre à l'idée de se faire licencier prochainement.

C'est un volontariat de dupe ;)
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Message non lu par mps » 25 mai 2009, 21:55:00

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Non le travail n'est jamais volontaire, il est effectué uniquement en vue d'assurer sa subsistance étant donné le mode d'organisation de notre société. Ce n'est pas un horizon indépassable. Et c'est sans parler du chômage structurel savamment entretenu de manière à ce que les travailleurs acceptent le premier contrat de travail venu, déjà la peur au vendre à l'idée de se faire licencier prochainement.
 
Allons, Racaille, ne débloque pas !

il faut dormir, manger, travailler, faire pipi, se laver ...

Mais tu as le choix de dormir où tu veux et avec qui, de manger uniquement des moules ou des haricots, de faire pipi en quittant le bureau ou en arrivant chez toi, de travailler comme encadreur ou soudeur, de prendre ta douche le matin, le soir,, ou jamais ;)

Bref, répondre à des obligations matérielles n'enlève rien au choix de la manière.

Pour ton travail, tu pourras privilégier ce qui t'intéresse, ce qui est le plus près de chez toi, ce qui termine tôt, ce qui t'occupe le week-end et te laisse largement récupérer en semaine, ce qui paie le mieux, ce qui t'offre un plan de carrière, ce qui te permet de voyager etc.

C'est donc en fonnction de TON choix que tu te porteras candidat à ceci ou cela.
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Message non lu par racaille » 25 mai 2009, 23:17:00

Il n'y a pas de choix ! Quand tu as mon âge (mi-parcours de l'espérance de vie) et que tu as mon CV tu n'as pas le choix. Sans parler de moi : quand tu es trop vieux pour te reclasser, quand tu as connu le chômage de longue durée, quand tu as une sale g..... ou le teint trop basané, etc. Il y a tellement de facteurs déterminants qu'il n'y a qu'une seule liberté, celle de signer le premier contrat d'embauche venu.

Je ne veux pas te stigmatiser ni me livrer à une attaque ad hominem mais j'ai l'impression que tu ne connais pas bien les réalités du marché du travail en France quand on n'est pas bardé de diplômes et qu'on n'a plus toute la vie devant soi. Les gens en chient et personne n'est à l'abri du licenciement sec.

La Liberté avec une majuscule des libéraux est un mythe, elle ne prospère que dans les bouquins théoriques. La réalité de la vie quotidienne est toute autre.
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Message non lu par mps » 26 mai 2009, 07:56:00

[table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0" width="100%"][tr][td colspan="1" rowspan="1" width="100%"]ImagePosté le: Hier à 22:17    Sujet du message: Baisse du nombre d'heures supplémentaire[/td][td colspan="1" rowspan="1" valign="top"]Image [/td][/tr][tr][td colspan="2" rowspan="1"][hr][/td][/tr][tr][td colspan="2" rowspan="1"]Il n'y a pas de choix ! Quand tu as mon âge (mi-parcours de l'espérance de vie) et que tu as mon CV tu n'as pas le choix. Sans parler de moi : quand tu es trop vieux pour te reclasser, quand tu as connu le chômage de longue durée, quand tu as une sale g..... ou le teint trop basané, etc. Il y a tellement de facteurs déterminants qu'il n'y a qu'une seule liberté, celle de signer le premier contrat d'embauche venu. [/td][/tr][/table]

Bien sûr que tu as le choix ! Mettons qu'une analyse objective aboutisse au fait que ton incompétence, ta "sale g.....", ton "affreuse pigmentation" et tes pieds plats te réduise à des emplois minables, tu ne peux t'arêter à ce constat.

Si tu considères le fait de ramasser des papiers ou pousser des brouettes est indigne de toi, c'est que tu as d'autres capacités.

Tu arrêtes alors de gaspiller ton énergie à râler, et tu deviens "auto-entrepreneur" (avec toutes les facilités que te fera le chômage si tu te lances).

Il y a des foules de métiers très demandés, que tu peux faire sans compétences insurmontables n investissements, et en gagnant très bien ta vie ...

Exemple : promener des chiens. J'ai vu un reportage sur un type qui fait cela à Paris. Il emmène 20 chiens par personne (en fait, il travaille avec sa femme, soit 40 chiens !) de quartiers huppés, et va gambader dans les bois proches, au tarif jouissif de ... 50 € par chien et par jour !!! Les proprio ont la conscience en paix, et le type a une telle liste d'attente qu'il n'accepte chaque chien qu'une fois par semaine !  Seule qualité demandée, un petit "don" pour se faire obéir de la meute, ce que tu peux acquérir facilement avec un bon dresseur ...  Fais le compte (40 x 50 x 5  = 10.000 euros par semaine !!! et comme seuls frais une bonne assurance ...

Contrairement à ce qu'on radote, l'argent coule des murs dans os pays. Ce qui manque, ce sont des gens assez créatifs pour se baisser et le ramasser icon_biggrin
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Message non lu par racaille » 26 mai 2009, 09:04:00

Je suis devenu auto-entrepreneur. Heureusement j'ai suffisamment d'argent de côté pour me permettre de tenir quelques mois le temps de monter mon truc et d'être en ordre de marche. Tout le monde ne peut pas se le permettre. Moi ça va que je n'ai pas de gosses à nourrir, à habiller, etc.

D'autre part, il me semble qu'on ne peut pas demander à des gens qui ont déjà 20 ou 25 ans de métier derrière eux de se reclasser de manière aussi radicale. Il y a des gens qui ne savent faire qu'un truc et ils l'ont fait toute leur vie. Tout le monde n'a pas la souplesse (physique et mentale) pour se soumettre aux lois de la flexibilité du salarié.

Et dans tout ça je ne vois pas l'ombre d'un début de volontariat. Tout est subi, les choix sont orientés en directe fonction de nos besoins premiers : trouver du fric rapidement pour se permettre d'avoir un toit au-dessus de la tête et se payer à bouffer. Cette pression immédiate chez tous les chômeurs empêche la liberté de choix, ou tout du moins détermine cette liberté au point que le travailleur est toujours obligé d'accepter le premier contrat de travail venu (ou de venir auto-entrepreneur parce que c'est la mode même si l'on ne sait pas de quoi sera fait demain).

Personnellement dans mon entourage je ne connais personne qui soit en mesure de refuser un job parce que ceci ou cela ne convient pas dans le contrat de travail. Mais bon je suis dans un milieu plutôt prolo, ceci expliquant peut-être cela.
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Message non lu par mps » 26 mai 2009, 15:46:00

Je crois que ce qui est déterminant dans ton milieu, c'est surtout l'esprit négatif qui y règne. Je constate que les gens sont traités comme des troupeaux de moutons, entre les bureaux de chômage, les officines d'emploi, la certitude qu'on n'en sort que pour un salaire, ou les très mauvais conseils aux indépendants.

J'ai fait énormément de consultance pour des gens globalement dans ta situation. Je prenais au moins deux heures à les écouter, rire avec eux, tacher de les "cerner". Puis, je leur donnais un portrait d'eux qui les sidéraient (agréablement). Les gens sont tellement obsédés par leurs problèmes qu'ils ont le nez dans le guidon, et sont totalement vassalisés par le système. Et leurs choix alternatifs sont rarement en corrélation avec leurs vraies possibilités.

Ils n'ont aucune idée de la chatoyance des possibilités ! Il faut doc, pour les aider, quelqu'un qui ait cette idée à leur place, ne débloque pas mais reste das le faisable, et mouille sa créativité. Fatiguant ? Oui, mais j'ai une panoplies de réussites qui me font toujours chaud au coeur ...

Si tu veux me dire plus sur ton cas, nous pouvons échanger nos mails par MP.

Et voila ici l'histoire d'un candiat repreneur d'Opel, pour te faire chaud au coeur :-)

Opel, l'étape ultime pour Magna



L'histoire de l'équipementier canadien Magna International, candidat à la reprise d'Opel, c'est l'histoire d'un homme : Frank Stronach, 76 ans. L'exemple parfait du rêve américain accompli. Ou plutôt du rêve canadien…
Fils d'ouvriers communistes originaires de la petite bourgade de Weiz, dans le sud de l'Autriche, Franck Strohsack (son nom d'origine) émigre à l'âge de 14 ans à Toronto. Échaudé par la Grande Dépression et la Seconde Guerre Mondiale qui s'l'a suivie, la famille Strohsack n'a plus foi dans l'avenir de l'Europe. La petite histoire raconte que Franck quitte le pays accompagné de sa mère à dos de cheval. Sans rien. Image
Stronach, qui a pour unique expérience une formation d'apprenti dans un atelier de fabrication d'outils, lance en 1957, son commerce de pièces et peintures pour finir par en faire le 2e équipementier automobile au monde.

Ironie de l'histoire, GM est à l'origine du succès. En 1960, le constructeur devient le 1e gros client d'une petite entreprise qui fonde son business sur la production d'attaches de pare-soleil. Multimatic, dont Stronach est le seul employé, construit sa renommée.

 À son entrée en Bourse en 1967, son nom devient Magna Electronics. Pour évoluer, avec le temps, en Magna International.
À force de fusions et acquisitions, Magna Int. se met aux tableaux de bord, aux systèmes de freinage,… Le groupe se déploie géographiquement en reprenant plusieurs fournisseurs de pièces européens. Il acquiert la holding Steyr-Daimler-Puch et met, par la même occasion la main sur une première chaîne d'assemblage à Graz en Autriche. Magna et Stronach y assemblent des véhicules pour Saab, BMW, Mercedes, Chrysler,… Un cas unique. A l'heure actuelle, l'équipementier emploie 70 000 personnes dans 326 centres de fabrication ou d'innovation présents dans 25 pays. Son chiffre d'affaires a atteint, en 2008, 25 milliards de dollars.
Franck Stronach a réussi à s'entourer d'une équipe dirigeante, composée à majorité d'immigrés autrichiens. Comme lui. La langue, l'allemand, les rapproche.
À 76 ans, s'il n'exerce plus de fonction exécutive, Stronach, le « boss », tire toujours les ficelles. 23 % des parts de l'entreprise restent dans ses mains. Faisant du petit immigré l'une des personnalités les plus riches du Canada.
L'ultime souhait d'un homme qui s'est testé, avec moins de succès, au mécénat sportif en parrainant l'équipe de foot de l'Austria de Vienne ? Faire de Magna un constructeur automobile, à part entière. Via un rachat des marques Opel et VauxHall auprès de la maison mère GM. Le défi semble de plus en plus réalisable…
Depuis qu'il a déposé son offre, Magna a pris une longueur d'avance sur Fiat et RHJ. Le gouvernement Merkel qui doit décider de garanties d'État a annoncé vendredi qu'il en faisait son favori.
Après des années de rentabilité, Magna traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire. Conséquence de la crise qui frappe les constructeurs américains et européens, ses principaux clients. Le groupe conserve toutefois des moyens : il dispose d'1,7 milliard de dollars en liquidités et peut puiser 1,8 milliard supplémentaire sur une ligne de crédit inutilisée. l François Bailly

23/05/2009 en page 3
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Message non lu par racaille » 26 mai 2009, 19:30:00

Mon cas particulier est en suspens, j'entame une nouvelle activité avec bienveillance. Ca peut le faire. Et si ça ne le fait pas, tant pis, j'aurais essayé, et j'avais assez d'argent de côté pour pouvoir me permettre un échec. Après tout dans cette activité je n'ai que très peu de frais et pratiquement aucun investissement. Ce n'est pas très casse-g......

Je suis obligé d'être d'accord avec toi lorsque tu dis que le patronage de l'Etat a tendance à déresponsabiliser les gens. Il faut néanmoins composer avec ce paramètre même si on le déplore. Il y a des structures en France qui permettent d'aider les chômeurs de longue durée à reprendre confiance en eux (comme le bilan de compétences par exemple). Un de mes meilleurs amis travaille dans une société conventionnée qui fait ce type de bilan, il a une formation de psychologue. Hélas il constate qu'il y a une énorme différence entre l'offre et la demande sur le marché du travail. Des tas de gens sont complètement hors-circuit et ce n'est pas un peu plus de confiance en eux qui changera la donne.

Ton exemple sur le "rêve américain" existe, je ne le nie pas. Néanmoins il n'y a pas de place telle que celle-là pour tout le monde. Pour moi ça reste de l'ordre du possible mais cela n'a rien de certain.
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Message non lu par mps » 27 mai 2009, 06:48:00

Pour ce qui est du psychologue, cela peut être une étape pour des gens qui ont perdu motivation et confiance en eux, mais ce qu'il leur faut ensuite, ce sont des gens de terrain qui partent du marché pour orienter leurs clients, et non de leur client pour forcer le marché ...

Pour toi : tous mes voeux !
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Message non lu par politicien » 30 août 2009, 09:09:00

Bonjour,   Le nombre d'heures supplémentaires exonérées dans le cadre d'un dispositif financé par l'Etat et créé à l'automne 2007 est resté stable au deuxième trimestre comparé au premier trimestre mais a diminué de 10% sur un an, a indiqué jeudi 20 août l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), caisse nationale des Urssaf.


Au deuxième trimestre, le montant des exonérations accordées au titre de ce dispositif de la loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d'achat) a atteint 666 millions d'euros, correspondant à 165,5 millions d'heures supplémentaires.
Le volume d'heures est "identique" au premier trimestre en données brutes (non corrigées des variations saisonnières), mais il a baissé de 10% sur un an alors que ce glissement annuel n'était que de -4,3% au premier trimestre.
Cela représente une moyenne de 8,8 heures supplémentaires par salarié (concerné ou non par les heures supplémentaires), contre 9 au trimestre précédent, selon l'Acoss.
La proportion d'entreprises ayant déclaré des heures supplémentaires a avoisiné 39% au deuxième trimestre, en "légère baisse" par rapport aux trimestres précédents, précise l'Acoss.

Mesure phare illustrant le slogan de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy "Travailler plus pour gagner plus", les heures supplémentaires sont exonérées de cotisations sociales totalement pour les salariés et partiellement pour les entreprises.
"Les trois quarts des exonérations bénéficient aux salariés", note l'Acoss jeudi dans son communiqué.
Comme les heures supplémentaires ne sont pas imposables sur le revenu, le coût total de cette mesure pour le budget de l'Etat avait été évalué à 4,4 milliards d'euros par an en régime de croisière.
Pour 2009, le gouvernement avait tablé sur environ 750 millions d'heures supplémentaires, comme en 2009. La loi visait à augmenter la durée moyenne de travail.
Entre 3 et 4 salariés sur 10 ont perçu une prime d'heures supplémentaires en 2006, année précédant l'élection de Nicolas Sarkozy, selon une étude publiée fin juillet par le ministère de l'Emploi.

A plus tard,  
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Message non lu par Georges » 30 août 2009, 12:13:00

La plus part de ces heures suplémentaires ont accentué l'augmentation du chômage, elles ont permis à certains de gagner un peu plus, mais a fait perdre leur travail à d'autres. Pour un patron, il est plus rentable financiérement de faire faire des heures suplémentaires à dix salariés que d'en embaucher un. Ces 750 millions d'heures suplémentaires auraient permise d'embaucher environ 430 000 chômeurs.

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