La consommation : le remède anti-crise ?

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politicien
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Message non lu par politicien » 01 août 2009, 17:38:00

Bonjour,

Kpmpf, certes il y a des socialiste dans le gouvernement mais ils ne sont pas ministre du travail, ni de l'économie, mais j'ai une question pour toi kpmpf, est-ce que la consommation en france est le remède anti-crise ?

A plus tard,
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » Le débat ne s'arrête jamais sur Actu-Politique

lancelot
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Message non lu par lancelot » 02 août 2009, 08:45:00

politicien a écrit : Bonjour,

Kpmpf, certes il y a des socialiste dans le gouvernement mais ils ne sont pas ministre du travail, ni de l'économie, mais j'ai une question pour toi kpmpf, est-ce que la consommation en france est le remède anti-crise ?

A plus tard,
Je dirais plutot qu'il y a des ex-socialistes et non pas des socialistes ... au gouvernement. Quand l'appat de la fonction motive un homme politique a changer de camp pour obtenir un poste, cela s'appelle de la trahison, ce qui est finalement assez fréquent en politique ....

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Cépajuste
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Message non lu par Cépajuste » 02 août 2009, 10:49:00

La consommation n’est pas un facteur isolé, c’est un élément dans un environnement. Si la consommation résiste, c’est grâce aux amortisseurs sociaux et parce que la crise n’a pas encore produit tous ses effets, mais il ne faut pas se leurrer : si la récession dure, la consommation s’en ressentira.

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wesker
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Message non lu par wesker » 02 août 2009, 19:48:00

Politicien...La consommation est, avec l'investissement l'un des piliers de la croissance. En France, la consommation a, selon les annonces officielles, resisté à la crise pour l'instant mais l'aggravation du chômage risque fortement de remettre cette réalité en cause.

Que le Gouvernement ait privilégié la relance par l'investissement me paraît coherent dans un pays où les structures devaient et doivent être reformées pour accroître leur competititivé...Mais ne pas prévoir le ralentissement de la consommation liée à l'augmentation du chômage est un risque que la majorité ne devrait pas courir.

Les socialistes ralliés à Sarkozy l'ont fait sur la base d'un programme, d'une orientation et de convictions dans lesquelles ils se sont reconnues...Il n'y a rien à ajouter à ce sujet même s'il convient de comparer les convictions des socialistes ralliés à la majorité avec les attentes des français en matière de politique d'immigration, de securité, économiques...

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racaille
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Message non lu par racaille » 02 août 2009, 19:59:00

kpmpf a écrit :Politicien...La consommation est, avec l'investissement l'un des piliers de la croissance. En France, la consommation a, selon les annonces officielles, resisté à la crise pour l'instant mais l'aggravation du chômage risque fortement de remettre cette réalité en cause.
Il ne suffit pas de dénoncer ce cercle vicieux, il convient surtout de s'y attaquer par la racine.

1. La croissance n'est pas un horizon indépassable, elle n'est pas une fin en soi. il y a aussi des modèles alternatifs tels que la décroissance raisonnée.

2. Consommer dans le seul but de faire marcher la croissance est... comment dire... complètement aliénant.
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

Beret Man
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Quelle crise ? ... celle de la croissance

Message non lu par Beret Man » 02 août 2009, 20:43:00

La crise que nous connaissons est celle de la croissance. Je rejoins Racaille : La croissance (celle du PIB) n'est pas la solution à nos difficultés.
Suite à 50 années de croissance, notre pays n'a jamais été aussi riche.
Si la croissance était la solution de nos problèmes économiques, de société, tous les problèmes devraient être réglés, aujourd'hui.
A bientôt sur nos lignes

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wesker
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Message non lu par wesker » 02 août 2009, 20:53:00

J'entend bien qu'à vos yeux, la croissance n'est guère la solution au financement des retraites, des indemnités de chômages, de la sécurité sociale...en dépit des recettes supplémentaires qu'elle apporte mais ce que je puis aussi dire, c'est que la recession est loin de répondre aux nécessités.

Quant à la décroissance, c'est l'idée d'une stagnation irrealiste dans la mesure où nous serions les seuls à la pratiquer...Cela dit, il convient aussi de reconnaître que la croissance est mal mesurée puisqu'elle n'est que le reflet des flux monétaires qui ne sont pas les seuls à faire de la valeur ajoutée pour le pays.

Un forêt qui brûle n'a aucun impact sur la croissance alors que l'implantation de nouveaux arbres alimentent la croissance....Je crois que ce système de calcul doit être revu !

Beret Man
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Vive la croissance du PIB

Message non lu par Beret Man » 02 août 2009, 21:12:00

Une forêt qui brule participe à la croissance !!! ... aussi idiot que cela soit !
Des heures d'avion et d'hélicoptères (et leur carburant) sont consommées. Des tonnes d'eau et de produits retardants. Des salaires de pompiers volontaires. etc
Soigner 100 000 cancers de plus par an, fabriquer des mines anti personnel ou des vaccins, tout cela entre dans le PIB.
C'est ce qui fait que le PIB est une ineptie et que la croissance du PIB n'est pas forcément une chose positive.
J'ai lu (je ne me souviens hélas plus la source) que le naufrage de l'Erika, par le travail qu'il a généré, a participé à hauteur de 0,5% à la croissance de l'année.
Echouons 10 Erikas et assurons à la France la croissance qu'elle mérite.
Si l'on retire du PIB la part consacrée à la "réparation" des dégats causés par la croissance, il y a bien longtemps que nous ne sommes plus en situation de croissance.
Des politiques chinois commencent à parler de croissance verte, taux de croissance dont serait retirée la part de "réparation".
Ils ont évalué leur part de "réparation" entre 5 et 8 %.   
La croissance du Bonheur Intérieur Brut serait plus bénéfique !
A bientôt sur nos lignes

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racaille
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Message non lu par racaille » 02 août 2009, 21:50:00

D'autre part les chiffres brut de la croissance n'ont aucun intérêt lorsque l'on sait que le partage des fruits de cette croissance n'est pas équitable.
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

Beret Man
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Croissance

Message non lu par Beret Man » 02 août 2009, 22:41:00

Tout à fait d'accord, Racaille. Tout comme il est ridicule de parler du revenu moyen : Un salaire à un million et 9 autres à mille, cela fait une moyenne très confortable, alors que la réalité ...
A bientôt sur nos lignes

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mps
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Message non lu par mps » 03 août 2009, 09:48:00

D'autre part les chiffres brut de la croissance n'ont aucun intérêt lorsque l'on sait que le partage des fruits de cette croissance n'est pas équitable.
Plus politiquement correct que ça, tu meurs ! icon_biggrin

C'est quoi, "la croissance" ? C'est la somme de ce que produisent les initiatives personnelles et les risques encourrus.

Que ceux qui en ont la peine en retirent le fruit - Colbert l'avait déjà souligné - est la moindre des choses.

Qu'en plus, ils en rétrocèdent une partie à titre caritatif, c'est bien gentil à eux.

Mais si ton égalitarisme va jusqu'à vouloir égaliser les ressources entre ceux qui se mouillent et ceux qui ne foutent rien, les premiers auront vite disparu, et de quoi vivront les autres ?

La justice social, c'est que chacun bénéficie de ce qu'il a investi :

- argent risqué ? Bénéfice si tout se passe bien, perte dans l'autre cas.
- travail salarié : salaire.
- études ? Résultats variables en fonction des acquisitions démontrées.
- sports ? succès en fonction de l'effort constant et des aptitudes personnells ...

Le reste, c'est de la pomade pour les gueux icon_biggrin  
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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racaille
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Message non lu par racaille » 03 août 2009, 17:36:00

Il est toujours facile de traiter les chômeurs de feignants quand on a un boulot pépère bien rémunéré. Ca ne mange pas de pain et ça permet de noyer le poisson tout en évitant d'aborder le problème du partage des richesses.

On sait depuis 150 ans que la plus-value (Marx) et la force collective du travail (Proudhon) échappent systématiquement au travailleur pour atterrir directement dans les poches de leurs patrons. Et malgré tout, rien n'a changé depuis ce temps-là, le salariat et son exploitation structurelle sont toujours bien ancrés dans la société.

Je sais que cela aussi est une remarque bien pensante, mais c'est toujours mieux que de penser mal (de travers) pas vrai ?
mps a écrit :C'est quoi, "la croissance" ? C'est la somme de ce que produisent les initiatives personnelles et les risques encourrus.
Non, la production n'est pas individuelle, et cela malgré la division du travail. Il faut relire tes classiques sur la force collective de travail ;)
mps a écrit :- argent risqué ? Bénéfice si tout se passe bien, perte dans l'autre cas.
Il est difficile de risquer son argent lorsque l'on n'en dispose pas icon_idea Trouves-tu normal que ne soient récompensés que ceux qui ont la chance d'être riche dans une société aussi statique que la nôtre ? Et que le reste des forces de travail y soient inféodées ?
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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Libre penseur
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Message non lu par Libre penseur » 03 août 2009, 22:03:00

kpmpf a écrit : L'endettement porte atteinte à la compétitivité de nos entreprises et de l'Etat...De ce fait il detruit l'emploi si nécessaire à l'augmentation des niveaux de vie.

On ne peut concevoir tout de même un pays qui ne vivrait qu'avec des indemnités et des subventions....Justement, le seul véritable progrès social ne peut, à mon sens, être obtenu uniquement lorsque le pays est en situation de plein emploi...C'est ce qu'expliquait l'ancien candidat aujourd'hui Président...Il avait raison, qu'en est il aujourd'hui ? Oublié ? Ah non, c'est la faute à la crise !



Je préfère un déficit important qu'une dette énorme qui nous rend totalement dépendant des pays créanciers.

Certes, l'assistanat n'est pas la solution, mais l'offre d'emplois sur le marché ne suffit pas à combler la demande, de plus les allocs sont nécessaire pour éviter le développement en chaîne de la précarité. Le plein emplois n'est pas un monopole libéral, entre le modèle anglo saxon et le notre, mon choix est fait...

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mps
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Message non lu par mps » 03 août 2009, 22:23:00

Il est toujours facile de traiter les chômeurs de feignants quand on un boulot pépère bien rémunéré. Ca ne mange pas de pain et ça permet de noyer le poisson tout en évitant d'aborder le problème du partage des richesses.

On sait depuis 150 ans que la plus-value (Marx) et la force collective du travail (Proudhon) échappent systématiquement au travailleur pour atterrir directement dans les poches de leurs patrons. Et malgré tout, rien n'a changé depuis ce temps-là, le salariat et son exploitation structurelle sont toujours bien ancrés dans la société.

Tes mammouths se sont complètement planté ! En fait, tu as des entrepreneurs, acrobates qui travaillent sans filet et créent la richesse, et ceux qui en profitent directement (salaires) ou indirectement (resdistribution par l'impôt).
Non, la production n'est pas individuelle, et cela malgré la division du travail. Il faut relire tes classiques sur la force collective de travail

 L'ennui, tu vois, c'est qu'on peut actuellement produire n'importe quoi, en n'importe quelle quantité, et à peu près n'importe où. La production est donc tout à fait anecdotique. L'économie repose sur deux piliers : l'innovation et la commercialisation. C'est ça qu'est dur ...
Il est difficile de risquer son argent lorsque l'on n'en dispose pas icon_idea Trouves-tu normal que ne soient récompensés que ceux qui ont la chance d'être riche dans une société aussi statique que la nôtre ? 

La légende de la société statique est bien confortable pour ceux qui préfèrent gémir que se magner le popotin. Sur 10 "riches" que je connais, 7 ne l'étaient pas à 20 ans. Exemples à ta disposition.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par wesker » 03 août 2009, 23:41:00

Libre penseur, tu as raison, en cas de crise, sortir des critères rigides de Maastricht pour financer la relance se justifie alors que l'endettement présente le risque de dépendance en plus du risque d'atteinte à la compétitivité.

C'est pour cela que Sarkozy a évoqué un emprunt populaire qui, en dépit du coût qu'il represente à court terme, présente l'avantage de federer les français autour d'un projet economique et de maintenir son indépendance financière (à la condition qu'il y ait une épargne suffisante pour répondre aux exigences de cet emprunt)

Il appartient desormais au Gouvernement et à la majorité de ne pas se tromper d'objectifs et de priorités afin d'être capable de favoriser la relance, la reprise de la croissance et de l'emploi pour resorber au mieux l'endettement servant à financer cette nécessaire impulsion.

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