Et si le bio n’était pas meilleur pour la santé ?

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artragis
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Message non lu par artragis » 03 août 2009, 12:39:00

en plus le plus souvent c'est des souris (cf les huitres)
Le problème du bio c'est que c'est très hypocrite. Les contrôles sont fait pour voir si on ne trouve pas des substances pesticides de synthèse dans le sol.
Si la synthèse est bien faite il faut rappeler que le produit de synthèse et le produit naturel sont identiques...
Maintenant, je pense que c'est Frédo qui l'a évoqué : la polution au cuivre dans les fermes bio.
Le cuivre est un élément qui ne sert par à grand chose pour la plante sinon à apauvrir la terre. De plus le sulfate de cuivre utilisé est un produit très toxique pour les humains.
Il y a aussi des rejets de sulfites beaucoup plus élevés dans les productions bio que dans les production habituelle. D'ailleurs j'ai choisi mon mot : rejet plutôt que utilisation...
Les bios sont moins rentables. la survie des plantes est moins grande. Pourtant la quantité de produit insecticides bio, naturels (à vous de choisir le mot que vous préférez) n'est pas proportionnelle à cette perte.

Le bio n'est pas une initiative foncièrement mauvaise mais qui manque parfois d'honnêteté et de transparance
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

Frédo
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Message non lu par Frédo » 03 août 2009, 13:36:00

Ah tu y croix fort hein... on met de la bouillie bordelaise (du cuivre) sur les cultures pour faire jolie, pour faire bleu, pour changer du vert...

Le cuivre est le seul produit dont dispose la pharmacie végétale pour combattre les bactéries (on s'interdit les antibiotiques sur plantes), il est aussi doté de propriétés fongicides et endurcie le feuillage ce qui le prépare à résister à certaines aggressions.
Le cuivre n'est pas l'exclusivité des bios, il est aussi utilisé en conventionnel....et même plus utilisé car les bios ont prit la peine de se limiter en quantité, pas les conventionnels.

On peut se poser la question de l'innocuité du cuivre sur la nature (et du souffre, même combat) c'est pourquoi les bios ont prit la peine de se limiter. Quand au cuivre sur les fruits et légumes, faut les rincer le cuivre et le souffre restant sur la peau...contrairement à de nombreux pesticides qui rentrent dans les tissus végétaux, feuilles et fruits.

Les bios s'interdisent l'utilisation des pesticides et engrais de synthèse, d'ou le souffre et le cuivre issus de carrière, d'ou les purins d'ortie, d'ou les infusions de tabac (à présent interdites à cause que la nicotine qu'est naturelle n'est pas innofensive)...

Faudra que tu m'explique le coup des sulfites...les cultures c'est mon métier et je n'en ai jamais entendu parler.


La productivité et la rentabilité du bio est à discuter...

Les progrès de l'agriculture ont été fantastique ces 100 dernières années, mécanisation, irrigation, fertilisation, protection, selection...

Le problème du bio c'est qu'en 1950 sont apparus les pesticides (issus des gaz de guerre, on a recyclé les usines) qui ont entrainé avec eux toute l'agriculture et ses progrès techniques. Le bio est resté en marge pour ne pas dire inéxistant. Toute la recherche, la sélection variétale, la technique ont évolué avec les pesticides qui représentaient un gros chiffre d'affaire, moteur de la recherche.

Et donc à chaque problème, à chaque maladie on a cherché une solution pesticide plutôt que d'essayer de jouer sur les techniques culturales, les rotations de cultures...et même on a choisi des variétés sensibles mais productives car on avait des pesticides pour traiter.
De même la notion de fertilisation est plus complexe en bio mais la recherche s'est attelé vers la facilité des engrais chimiques.

En conlusion c'est Monsanto, Syngenta, Basf et Rhône Poulenc qui ont cherché dans le sens ou ils voulaient chercher et le bio est actuellement techniquement sous développé. Mais le vent tourne et j'y croix car cette histoire d'OGM que l'on veut nous imposer m'a beaucoup fait réfléchir sur les pesticides que nous employons à tour de bras. Et puis je voix les cultures bio et les cultures conventionnelles...les fabricants de phyto et d'OGM veulent nous faire croire que le bio est une méthode qui ne sera jamais que marginale en faisant des produits pour les riches.
Je croix à présent le contraire, et qu'il est urgent de changer pour se passer des pesticides qui polluent la planète, notre terre, nos eaux en plus de nos fruits et légumes et dont les effets à moyens et long termes sont sous étudiés et ultra minorés.
Et quand on réfléchit au cout du bio on ne compte pas le cout écologique...c'est quand même incroyable qu'on soit obliger de traiter l'eau pour y enlever les pesticides afin de la rendre potable...tomates moins couteuses et eaux 2 fois plus chères...quelle doit être la logique de la société ???

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mps
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Message non lu par mps » 03 août 2009, 17:02:00

En passant: les rotations de cultures sont et ont toujours été la règle absolue en agriculture.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Bastien Vert
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Message non lu par Bastien Vert » 03 août 2009, 17:24:00

Le problème est aussi celui de la labélisation: en France les normes sont strictes, et on a du bio de qualité. Le problème c'est qu'on importe du bio des pays voisins (parce que l'etat ne fait aucun effort malgré la demande pour encourager le bio, c'est même tout le contraire puisqu'avec l'Europe et la PAc ils subventionnent l'agriculture extensive sur grandes surfaces, irrigués avec tout les polluants possibles.) Et ces pays ne partagent pas souvent les hautres certifications de l'agriculture bio française.

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Message non lu par Frédo » 03 août 2009, 19:56:00

mps a écrit :En passant: les rotations de cultures sont et ont toujours été la règle absolue en agriculture.
En maraichage sous serre non, très longtemps on a fait des désinfections de sol au bromure de méthyl et autre...et maintenant qu'on l'a plus on est franchement embêté...

Et en plein champ en l'absence d'engrais azotés les rotations ne seraient sans doute pas les mêmes...

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Message non lu par Frédo » 03 août 2009, 20:03:00

Bastien Vert a écrit :Le problème est aussi celui de la labélisation: en France les normes sont strictes, et on a du bio de qualité. Le problème c'est qu'on importe du bio des pays voisins (parce que l'etat ne fait aucun effort malgré la demande pour encourager le bio, c'est même tout le contraire puisqu'avec l'Europe et la PAc ils subventionnent l'agriculture extensive sur grandes surfaces, irrigués avec tout les polluants possibles.) Et ces pays ne partagent pas souvent les hautres certifications de l'agriculture bio française.
Ben le but ce serait plutôt de manger du bio français...mais politique, société et propagande (voir le topic 'sans pesticides point de salut, toute une éducation' dans écologie) font que l'agriculture française traine encore plus les pieds qu'ailleurs...et puis la conversion en France dure 2 ans ou il faut produire comme un bio et vendre comme un conventionnel...et les aides sont pas fantastiques.

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Bastien Vert
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Message non lu par Bastien Vert » 04 août 2009, 14:19:00

Et puis l'interet c'est aussi le gout. Les légumes produient  sous serres je sais pas ce que vous en pensez amis je trouve qu'ils ont aucun gout, c'est que de l'eau. Alors qu'avecb les légumes bio je retrouve le gout qu'avaient les légumes il ya dix ans quand j'étais gosse.

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Message non lu par Frédo » 05 août 2009, 21:53:00

Pour pas que tu meures dans l'gnorance...le bio correspond à un cahier des charges qui exclu les pesticides de synthèse, les engrais chimiques...mais pas les cultures sous abri...

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Message non lu par Bastien Vert » 18 août 2009, 13:58:00

Le principe du bio c'est de faire des cultures de saison ca exclu les cultures sous serres. 

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Message non lu par artragis » 18 août 2009, 15:25:00

Bastien Vert a écrit :Le principe du bio c'est de faire des cultures de saison ca exclu les cultures sous serres. 
En quoi les cultures sous serre seraient anti-bio?
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

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Message non lu par worldpeace » 19 août 2009, 19:07:00

Y a pas de contradiction avec le cahier des charges, je pense. Après, avec la philosophie, c'est sûr c'est un peu borderline.

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Message non lu par Bastien Vert » 19 août 2009, 20:12:00

Oui y'a pas contradiction avec le chahier des charges sans doute mais personne fait du bio sous serre donc la question se pose pas.

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Message non lu par racaille » 19 août 2009, 20:34:00

Si y'a des mecs qui font du bio hors-sol, un croisement entre l'hydroponique et les nutriments naturels. Le tout étant d'éviter d'une part d'utiliser des substances novices pendant la culture et d'autre part d'user les sols à cause de l'épandage et du labour. J'ai vu un type cultiver des fraises comme ça à l'INSERM, dans un doc à la téloche. Je sais aussi que c'est une technique qui est utilisée pour la culture de marijuana en Colombie Britannique. J'ai même vu un restaurateur new-yorkais qui ne sert que de la bouffe bio cultivée dans une serre sur son toit. L'énergie requise pour l'alimentation de la serre est fournie par l'excédent de chaleur dégagé par les cuisines du restaurant au rez-de-chaussée. Très ingénieux système : il ne nécessite pas de transport, les légumes et les fruits sont toujours frais, c'est peut coûteux en énergie et ce n'est pas polluant. Que demander de plus , :)
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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Message non lu par mps » 19 août 2009, 21:47:00

icon_biggrin  C'est ce que font depuis toujours les restaurants chinois, qui cultivent leur soja dans la cave ...
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par politicien » 19 août 2009, 23:05:00

Bonjour,

Une récente étude britannique publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition (AJCN) fait aujourd’hui débat. Attention, cette étude est à prendre avec des pincettes. La conclusion donnée par l’AJCN est la suivante : les produits bio ne seraient pas plus sains que les aliments ordinaires. En effet, les produits issus de l’agriculture biologique n’offriraient pas d’avantages nutritionnels supplémentaires, que ce soit en vitamine C, en fer ou encore en calcium.
Alan Dangour, l’un des auteurs de ce rapport réalisé pour le compte de la FSA (Food Standards Agency), agence britannique des normes alimentaires, estime que : “Du point de vue de la nutrition, il n’y a actuellement aucun élément en faveur du choix de produits bio plutôt que d’aliments produits de manière conventionnelle.” Les chercheurs de la London School of Hygiene & Tropical Medecine ont examinés 162 études scientifiques publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années pour en arriver à cette conclusion qui continue de faire polémique.
Déjà en 2003, les bénéfices nutritionnels de l’alimentation bio avaient été remis en cause par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Le document qui fait toujours référence aujourd’hui indique que : “Les faibles écarts ou tendances pris individuellement, qui ont pu être mis en évidence pour quelques nutriments et dans certaines études entre la composition chimique et la valeur nutritionnelle des produits issus de l’agriculture biologique ou de l’agriculture conventionnelle n’apparaissent pas significatifs en termes d’apport nutritionnel.”
Or, les chercheurs ne semblent pas avoir pris en compte les méthodes de l’agriculture biologique. Celles-ci étant respectueuses de l’environnement, elles le sont aussi indirectement pour la santé des consommateurs. D’autant plus que les teneurs en résidus de pesticides et autres polluants présents dans les aliments bio et conventionnels n’ont pas été abordés par l’étude de la FSA. Rappelons que les produits bio sont exempts d’insecticides chimiques, comme le faisait justement remarquer l’étude de l’Afssa de 2003. La guerre entre bio et non-bio ne fait donc que commencer.

Vous en pensez quoi ?

A plus tard,
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