Les conditions de travail en France

Venez discuter des problèmes du travail dans notre pays, mais aussi des problèmes sociaux ( retraites, chomage...)
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politicien
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Message non lu par politicien » 11 août 2009, 18:43:00

Bonjour,

Voici un sujet sur les conditions de travail :

 Tout d'abord la définition sur wikipédia : Les conditions de travail désignent d'une manière générale l'environnement dans lequel les employés vivent sur leur lieu de travail. Elles comprennent la pénibilité et les risques du travail effectué ainsi que l'environnement de travail (bruit, chaleur, exposition à des substances toxiques, etc). 
 Le salariat est la condition du salarié, personne liée à une autre par un contrat de travail. Ildésigne l'ensemble des salariés, par opposition au patronat ou aux professions indépendantes.
C'est un mode d'organisation du travail basé sur la rémunération de celui qui loue sa force de travail. Le salarié passe un contrat avec son employeur, qui peut être un individu, une association, une entreprise, un Etat... Le contrat se caractérise par un lien de subordination juridique envers l'employeur. En échange du travail effectué, le salarié reçoit une rémunération, mensuelle en général, ainsi que le financement de sa protection sociale.

Issu de la révolution industrielle, le salariat est le mode d'organisation du travail majoritaire dans le capitalisme. On parle de société salariale. En France, la population active est constituée à environ 90% de salariés (65% en 1954). Les autres sont essentiellement les travailleurs indépendants (exploitants agricoles, artisans, commerçants, professions libérales). 
 Dans l'exercice d'une activité professionnelle donnée, les conditions de travail sont un ensemble de paramètres qui influent sur la satisfaction trouvée quotidiennement à cette activité comme sur les formes et degrés de fatigue et qui dans la durée induisent des conséquences qu'on peut qualifier de répercussions
 Le travail a en effet changé de nature depuis trente ans. Jusqu'aux années 70, c'était le modèle taylorien d'organisation du travail qui prévalait: une parcellisation extrême des tâches et une séparation stricte entre ceux qui organisaient le travail et ceux qui l'exécutaient, sous la surveillance d'une hiérarchie puissante. Mais, dans la foulée de mai 1968, ce modèle a été remis en cause par des travailleurs jeunes de plus en plus formés et peu enclins à se soumettre à l'autorité des "petits chefs". 
 Face à de multiples conflits sociaux, mais aussi face au constat que la fabrication de produits identiques en grande quantité ne correspondait plus aux exigences des consommateurs, avides de nouveautés et d'originalité, l'industrie française a profondément transformé ses modes d'organisation. Les grandes usines ont été éclatées en petites unités. Les industriels ont conçu des produits plus variés et partiellement individualisables, pour mieux s'adapter aux demandes de la clientèle. 
 Dans un contexte de chômage de masse, de multiplication des restructurations et de chantage permanent aux délocalisations, les entreprises n'ont pas eu de mal à imposer ces évolutions. Aujourd'hui encore, les syndicats font parfois de la question des conditions de travail une monnaie d'échange avec les employeurs ("vous ne procédez à aucun licenciement et on vous promet de ne pas vous embêter avec les risques professionnels"). En outre, avec l'augmentation de la part des petites et moyennes entreprises dans le tissu économique français, la grande majorité des salariés ne bénéficie pas de l'intervention d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), chargé de veiller à la santé et à la sécurité sur le lieu de travail et de faire des propositions d'améliorations à l'employeur: alors qu'elles occupent plus de 90% des salariés en France, les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas obligées de disposer d'un tel comité.
 Pendant la crise, la dégradation des conditions de travail se poursuit ! Alors que la France a les yeux braqués sur l'ascension des courbes du chômage et la multiplication des restructurations, en coulisse, là où ne vont pas les caméras de télévision, il faut bien continuer de produire... avec moins d'ouvriers. Il faut bien assurer les services que l'on a vendus, avec moins d'employés; il faut bien prendre en charge les malades dans les hôpitaux, avec moins de personnel soignant... Premières victimes de la crise, ceux qui viennent de perdre leur emploi ont toutes les "chances" de perdre aussi leur santé. Détresse psychologique, troubles cardiaques, augmentation des addictions, perte de sommeil, mortalité plus élevée: le rapport Hires, rendu récemment à la direction générale Emploi de la Commission européenne, dresse un tableau particulièrement sombre des conséquences sanitaires multiples de la perte d'emploi.Sans oublier que les problèmes de santé de nombreux chômeurs sont imputables à leurs mauvaises conditions de travail passées. 
 Je finirais par cette citation d'André Gide : "La première condition du bonheur est que l'homme puisse trouver joie au travail. Il n'y a vraie joie dans le repos, le loisir, que si le travail joyeux le précède.
Le travail le plus pénible peut-être accompagné de joie dès que le travailleur sait pouvoir goûter le fruit de sa peine. La malédiction commence avec l'exploitation de ce travail par un autrui mystérieux qui ne connaît du travailleur que son "rendement"."

Qu'en pensez vous ? Pensez vous que les conditions de travail vont être de pire en pire vu le chômage ?

A plus tard,
 
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mps
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Message non lu par mps » 11 août 2009, 22:01:00

J'ai accomplis un tas de tâches dans ma vie, des plus "glorieuses" aux plus modestes, et n'ai jamais fait de liaison entre le plaisir que toutes m'ont procuré, le salaire que j'en retirais, ou mes horaires.

Alors, je suis totalement imperméable à ce genre de considérations. Tout travail est intéressant, pourvu que l'individu qui le produit soit intéressant et intéressé par ce qu'il fait.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Gis
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Message non lu par Gis » 11 août 2009, 23:15:00

Bonsoir,


N'as-tu jamais pesté contre les cadences sur une chaîne ou le rythme imposé ? manqué de te couper car le couteau a ripé et qu'une seule main était protégée sur cette même chaîne ?.. N'as-tu jamais supporté les humeurs, les remarques désobligeantes d'un chef ? n'as-tu jamais "avalé" les remontrances ou vexations faites devant des clients ? N'as-tu jamais été obligée de répondre ou de te défendre contre le harcellement de quelque nature qu'il soit ?
Les locaux étaient-ils toujours parfaits ? niveau température, surface, luminosité ? Concernant la sécurité : tout était-il aux normes et le travail demandé respectueux de la réglementation ?... Je vais peut-être m'arrêter là :)
Je ne dis pas que tout le monde connait un ou plusieurs des choses que j'ai citées mais il est clair que certains en ont connu ou travaillent dans des conditions difficiles..
Je pense que tout travail, même le plus pénible devient plus facile s'il est effectué dans une bonne ambiance.

à plus

lancelot
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Message non lu par lancelot » 12 août 2009, 08:23:00

Personellement,  vu ma profession (juriste au sein d'un syndicat de salariés autonome) et le fait que je n'ai pas a rendre compte a une autorité, tout va très bien. Cependant, la délinquance patronale existe bel et bien et depuis qu'il y a du chômage de masse, certains salariés sont bien obligés (pour vivre, tout simplement) d'accepter des postes au sein de ces entreprises "indélicates" ....

Bien sur, ces pressions (je n'aime pas le mot harcèlement qui doit garder un caractère pénal) revêtent suivant l'entreprise des formes multiples qui peuvent aller de la simple discrimination à une exploitation éhontée de la faiblesse humaine ou des situations précaires ce qui donne à juste titre au salarié le sentiment d'être une victime.


Ces formes de pressions sont en général liées a la taille de l'entreprise, à sa situation (boite familiale ou pas) et aussi, hélas ... au type d'activité, ainsi qu'aux conaissances juridiques des employeurs.

Depuis juillet 2008, un type de licenciement nouveau est d'ailleurs apparu (licenciement conventionnel ou amiable). Son succès a été immédiat et les chiffres (environ 200 000 procédures) démontrent que des conflits existent bel et bien, car le but de ces licenciements est d'éviter au patron de se retrouver devant une procédure judiciaire.

Offrant le droit au chomage pour les salariés concernés, il constitue ainsi une voie royale pour se séparer rapidement de son employeur, tout en ayant une protection financière classique.

Malgré ce dispositif, le nombre d'affaires arrivant devant le conseil de prud'hommes est en forte hausse depuis le début d'année 2009.
Dans ma région, la hausse est de 30%.

L'essentiel de ces conflits résulte d'un refus de subir des pressions de la part des salariés, ou d'un licenciement jugé abusif par le salarié, qu'il soit pour cause éco, ou réelle et sérieuse, voire pour faute grave.

Ce qui est a mon sens le plus dramatique, car générateur de conflits, c'est la perception qu'ont les salariés victimes de pressions ou de discriminations. En effet, au sein d'une même entreprise le fait de faire des heures supplémentaires non payées sera ressenti par certains comme de l'exploitation, ou par d'autres comme étant le moyen de faire plaisir a son patron en espérant y trouver à terme un avantage.

L'individualisme est dans ce cas une valeur qui permet d'apprécier avec ses propres critères la situation qui vous frappe. Certains s'en accomodent fort bien, d'autres se sentent lésés. L'interprétation est donc très différente suivant les individus.

Souvent, dans la catégorie de ceux qui acceptent la pression afin d'en tirer parti par la suite, la situation change et par exemple, n'ayant pas eu la promo escomptée, ils changent de comportement et se trouvent alors isolés des autres car ayant participé au système sans le dénoncer ils sont coupés de ceux qui le refusaient et coupés également de la hiérarchie si brutalement ils décident de ne plus faire cadeau a leur patron d'heures travaillées, non payées. C'est généralement devant les tribunaux que finissent ces affaires.

Bien sur, les formes de pressions sont multiples :

- Remontrances répétées
- Humiliations
- Sanctions financières
- Dénigrement systématique

Elles peuvent exceptionellement prendre des formes extrèmes :
- Spoliation de ses biens
- pression sur des tiers (la famille)

A titre d'exemple, au sein de mon syndicat, nous avons fait condamner 18 fois la même entreprise, pour les mêmes faits, (avec 18 salariés différents). L'employeur avait une vision très particulière de la rémunération du personnel et de l'embauche et la gestion du personnel.

Les salariés étaient payés en fonction de leur situation :
- marié ou non
- fumeur ou non
- de droite ou non
- catholique pratiquant ou non
- faisant des heures sup ou non

Les salariés embauchés étaient tous cooptés par un membre du personnel et signaient un contrat dans lequel ils s'engagaient à prendre a leur charge, en vendant leurs biens immobiliers si nécessaires, les pertes éventuelles de l'entreprise ....

Un sytème de points, suivant les critères exposés ci dessus, permettait d'établir le salaire. Il n'était pas rare de voir des salaires en dessous du SMIC ou (pour les bons éléments redresseurs de torts et chargés de faire régner l'ordre)  carrément le double ou le triple du salaire conventionnel.

Devant l'énormité de la chose, même les juges n'y croyaient pas . Il y a eu une enquête dans l'entreprise et nos salariés ont gagné devant le conseil de prud'hommes, la cour d'appel, puis pour les 3 premiers devant la cour de cassation.

Depuis, l'employeur a été débarqué par son fils .... il était à la limite de la folie ... et a été placé sous tutelle.

Ce type de situation est certes anecdotique, mais il montre que seulement 18 personnes sur 150 salariés ont osé faire valoir leur droits, même si l'immense majorité pensait que leur employeur était frapadingue. Beaucoup d'entre eux pensaient avoir une situation enviable ..., sentiment qui était entretenu par les salariés chargés de faire passer le message, ce qui était assez facile dans la mesure ou tout le monde se conaissait directement ou indirectement. En revanche pour les 18 justiciables, la situation était infernale, la pression quotidienne était énorme... Hé oui, ils avaient saisi le conseil pour faire casser leur contrat par le juge, donc dans cette attente ... ils travaillaient toujours .... l'un d'entre eux ne s'est jamais remis.

Ces faits se sont déroulés avant la crise, mais démontrent bien l'existence de comportements délictueux.

Actuellement, hélas ... le chantage à l'emploi conduit à des comportements extrèmes, amplifiés par la crise.

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mps
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Message non lu par mps » 12 août 2009, 09:07:00

N'as-tu jamais pesté contre les cadences sur une chaîne ou le rythme imposé ? manqué de te couper car le couteau a ripé et qu'une seule main était protégée sur cette même chaîne ?.
Non. Le travail à la chaine concerne environ 1 % des salariés. Le taux d'accidents est quasi nul (moins que les ménagères épluchant des légumes)
. N'as-tu jamais supporté les humeurs, les remarques désobligeantes d'un chef ? n'as-tu jamais "avalé" les remontrances ou vexations faites devant des clients ?
Jamais subi ni vu de ma vie. Si, une fois, mais cétait à l'installation du premier Carrefour, et le fait d'un petit chef français à un obscur collaboratateur français ... En Belgique, c'est tout simplement impensable.
N'as-tu jamais été obligée de répondre ou de te défendre contre le harcellement de quelque nature qu'il soit ?
Oui, j'ai connu le harcèlement. Je n'ai bien entendu ni répondu ni ne me suis défendue : j'ai ri et ignoré. Après deux mois, j'avais la paix.

Les locaux étaient-ils toujours parfaits ? niveau température, surface, luminosité ?
Non, mais c'était le cadet de mes soucis. Ce qui m'intéresse, c'est mon travail.

 
Concernant la sécurité : tout était-il aux normes et le travail demandé
Sns objet. Ou si j'ai vu des défauts de sécurité, j'y aai remédié. 

respectueux de la réglementation ?...
Le cadet de mes soucis. Oui, une fois dans ma vie je l'ai invoqué, quittant mon bureau toute seule, pour cause de panne de chauffage.J'ai donné le numéro ou je serais, et demandé qu'on me prévienne quand il y aurait au moins 19° dans mon bureau ! Personne ne m'a jamais rien dit ...

Je ne dis pas que tout le monde connait un ou plusieurs des choses que j'ai citées mais il est clair que certains en ont connu ou travaillent dans des conditions difficiles..
Moi, je remarque que mis devant une tâche identique, dans un cadre identique, certains rigolent et abattent du travail, etd'autres se sentent "vicitimisés".
La bonne ambiance, il appartient à chacun de se la construire, en évinçant les inévitables contrarités, et en se centrant sur le côté positif des choses. Des gens qui ne savent pas rire dans leur travail sont des handicapés.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par lancelot » 12 août 2009, 11:15:00

Bref, a lire mps, tout va bien dans le meilleur des mondes ... il suffit de positiver !

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Message non lu par mps » 12 août 2009, 11:28:00

Absolument !
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par politicien » 12 août 2009, 13:30:00

Bonjour,

Mps tu peux pas nier que les conditions de travail ont changé, tu peux positiver c'est bien, mais il y a des métiers où les conditions sont pas top, il ne faut pas oublier les salariés silencieux qui ne disent jamais rien, mais ou leur condition ne sont pas facile, tu vas me dire "mais on peut partir quand on aime pas", je te répondrais que quand on a un loyer, une voitures à payer, des enfants à nourrir, c'est pas toujours simple, alors on accepte la situation, et il y a de nombreux travailleur dans cette situation.
Alors non il y a des conditions de travail pas facile, on est bien à l'époque où on doit produire vite pour 0 défauts, à l'époque ou dans la restauration rapide un client doit être servie en 2 min.

A plus tard,
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Message non lu par lancelot » 12 août 2009, 14:13:00

Oui, puis accessoirement l'être humain n'est pas fait systématiquement a partir du même moule et heureusement. Alors positiver ... y'en a qui y arrivent facilement, d'autres difficilement, d'autres pas du tout. Est ce leur faute ?

Mps rêve sans doute d'un monde ou tout les individus auraient le même comportement, moi pas ... (qu'est ce qu'on se ferait chi...)

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Message non lu par politicien » 12 août 2009, 14:19:00

Bonjour,

Lancelot j'ai une question sur ton message plus haut tu as dis : "Devant l'énormité de la chose, même les juges n'y croyaient pas . Il y a eu une enquête dans l'entreprise et nos salariés ont gagné devant le conseil de prud'hommes, la cour d'appel, puis pour les 3 premiers devant la cour de cassation.

Depuis, l'employeur a été débarqué par son fils .... il était à la limite de la folie ... et a été placé sous tutelle."

Ma question est : depuis que le fils a reprit est il dans les régles ?

A plus tard,
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Message non lu par lancelot » 12 août 2009, 15:22:00

Salut,

Oui, bien sur ... le fils a été contraint devant l'avalanche de procès potentiels et les recommandations de son avocat (que je connais bien, maintenant ... (lol)) de proposer à chaque salarié restant un nouveau contrat et une transaction à la clef  afin de clore tout litige connu ou a naitre.
Qu'il l'ait voulu ou pas, c'est une autre question, car il était DG dans cette boite et son père PDG, donc il n'ignorait pas les agissements dont il était complice.
De toute façon, financièrement, il n'aurait pas pu suivre. Les 18 procès, dont les derniers ont été abandonnés au profit d'une transaction au cas par cas lui ont couté au bas mot 3 millions de francs.
Mon travail s'est arrêté la.

Depuis, la tutelle du père a été levée et il et a monté une nouvelle boite (TPE) ... un peu dans le même genre.  Cela étant, personne ne se plaint. je n'ai donc pas à m'immiscer dans ces affaires et j'avoue que si j'accepte de défendre des personnes en situation de détresse, faut il encore qu'elles le veuillent. Je ne vais pas dans les entreprises recruter de futurs clients. Je n'en ai pas le droit et encore moins l'envie.

Je pars du principe que chaque personne en situation de révolte suite aux agissements de son employeur est parfaitement libre de positiver, comme mps, ou de se défendre en faisant appel à la justice.
Il existe ausi une autre voie qui est celle de chercher et de trouver ailleurs, puis de démissionner. Evidemment, ce n'est pas toujours possible, le marché de l'emploi étant très fermé, et cela depuis déjà un bon moment ...

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Message non lu par mps » 12 août 2009, 15:25:00

Mps tu peux pas nier que les conditions de travail ont changé, tu peux positiver c'est bien, mais il y a des métiers où les conditions sont pas top,

Oui, les conditions ont changé : horaires bien plus légers, comités de sécurité et d'hygiène, alongement des vacances, caques anti-bruit dans les ateliers, etc etc.

Bien entendu, pour les "conditions pas top", un lieu de travail ne sera jamais l'équivalent du cocon familial.  La température variera toujours quand on travaille dehors, la collègue sera peut-être casse-pied, et le patron n'est pas un assistant psychologique. Pire encore (!) on s'y trouve pour travailler ...

J'ai vu des employées arriver pour faire leur café, se limer les ongles, puis prendre téléphoniquement des nouvelles - comme chaque matin - de leur mère, de chacune de leurs deux soeurs, puis s'assurer que leur mari (travaillant à 500 m. de là), "était bien arrivé". Puis le rappeler une demi-heure pous tard, pour voir s'il "mangeait chaud" à midi ou ce soir (sic !)

Et faire une crise nerveuse quand on leur faisait remarquer que tout cela était bien beau, mais que leur tâche avait trois jours de retard ...
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Message non lu par lancelot » 12 août 2009, 15:42:00

C'est vrai, cela existe ... mais les cas dramatiques aussi, enfin les vrais ... pas ceux qui naissent du fait d'avoir déplacé la cafetière sans demander l'autorisation du délégué syndical.

Les salariés voient aussi ce type de comportement chez les cadres des boites familiales, souvent la pour avoir un salaire et rarement pour sortir leur deux mains de leurs poches, une seule étant suffisante pour dire bonjour.

on trouve de tout dans les entreprises, que ce soit du coté des dirigeants ou des salariés, de l'excellent, du bon, du pas bon et du très mauvais.

je rappelle a chacun, qu'un contrat de travail prévoit l'existence d'un lien de subordination envers la hiérarchie. Toute attitude contrevenante expose au licenciement justifié.

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Message non lu par mps » 12 août 2009, 17:59:00

Ta dernière phrase me semble particulièrement utile, Lancelot ...

Elle ne l'aurait pas été il y a 20 ans, mais l'égalitarisme fait perdre la boule à certains ...
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Message non lu par lambertini » 12 août 2009, 20:16:00

les condition de travaille se degrade, il faut etre de plus en plus performant, pour faire face a la concurence , chinoise,ou autre, produire toujour plus en moin de temps,les honnes ne sont pas des machines.
la belge tu a dejas bausser sur des chaines
la caravane passe et les chiens aboient

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